Ce que l’affaire Harvey Weinstein révèle sur la culture du viol

Oui, la culture du viol combattue par les néoféministes existe, comme le montre l’affaire Harvey Weinstein. Seulement, le politiquement correct nous aveugle sur ses foyers véritables.

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Ce que l’affaire Harvey Weinstein révèle sur la culture du viol

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 octobre 2017
- A +

Par Frédéric Mas.

Qui n’a jamais été agacé par les néoféministes sur les réseaux sociaux ? Ce n’est pas par hasard qu’elles sont devenues au fil des années un sujet universel de plaisanteries et de détestation quand elles se confondent avec les Social justice warriors, ces cybermilitants moralistes et paranoïaques qui semblent tuer le temps en dénonçant à tort et à travers l’ignoble patriarcat et ses séides réactionnaires, voire fascistes.

Seulement, derrière les caricatures qu’elles ont parfois elles-mêmes contribué à propager, il y a certains combats qui sont à la fois justes et vrais.

Parmi ces combats justes et vrais, celui pour faire reculer la culture du viol est sans doute le plus sous-estimé. C’est pourquoi on devrait rendre grâce à Harvey Weinstein d’avoir attiré l’attention sur son existence, au-delà de ses usages les plus gauchisants.

Cependant, si la culture du viol existe, ce que ne voit pas la plupart des néoféministes, c’est que le politiquement correct progressiste agit comme un bouclier particulièrement efficace pour la préserver et même l’encourager depuis des décennies.

Le viol, ce marivaudage un peu brutal

L’expression « culture du viol » nous vient des franges radicales du féminisme des années 70, et désigne la tendance à normaliser certaines attitudes de tolérance ou d’approbation du viol au sein d’un groupe social en raison des rapports de domination existants en son sein entre hommes et femmes.

Cette définition colle à merveille avec ce qui est en train d’arriver au producteur américain Harvey Weinstein qui, selon un article du New York Times, est accusé de harcèlement sexuel, d’agression et de viol de la part de plusieurs actrices depuis plusieurs décennies.

Ce producteur talentueux, réputé intouchable, était encore il y a quelques mois un faiseur de rois à Hollywood, mais aussi un donateur pour le parti démocrate et un ami d’Hillary Clinton et Barack Obama.

Faiseur de rois déchu

Selon la presse, l’attitude prédatrice de Weinstein lui vaut aujourd’hui d’avoir été licencié par sa propre compagnie et a provoqué le départ de sa femme. Elle était aussi connue dans le milieu du show business depuis des années, mais tolérée à demi-mots.

Après tout, Weinstein était reconnu par la profession et le public. Ses victimes étaient essentiellement de jeunes actrices dont la carrière dépendait d’individus de son espèce.

Cette affaire rappelle un peu celle de l’humoriste et comédien Bill Cosby, qui lui s’était fait une spécialité de violer des femmes après les avoir droguées, là aussi pendant plus de 30 ans, et toujours en profitant de sa position de pouvoir au sein de l’industrie médiatique.

L’inversion des valeurs

Que les femmes soient obligées de complaire et d’affronter ce genre de prédateur pour survivre dans le milieu du divertissement hollywoodien n’est pas la seule chose choquante dans cette affaire. L’autre, qui participe tout autant à la culture du viol, vient de la réaction étrange d’une partie des commentateurs devant ces révélations.

Plutôt que de s’indigner de l’attitude révoltante de Weinstein, ce sont ses victimes qui ont été prises à partie. Pourquoi faire ces révélations si tard ? Qu’est-ce qui nous garantit qu’il y a eu viol ? Que ce ne sont pas elles qui ont cherché à le séduire ? Ne s’agit-il pas encore d’une fatwa du néoféminisme punitif ou du fameux puritanisme américain envers ce jouisseur sympathique, amateur de coke et de parties fines ?

Étonnant de voir à quel point les victimes deviennent les bourreaux, et les bourreaux sont excusés.

Le bouclier du politiquement correct

L’obstacle qui rend le problème si difficile à comprendre, y compris aux yeux des néoféministes, est idéologique : Weinstein a construit sa carrière et sa réputation en se positionnant politiquement comme progressiste, et en prenant une part active dans la campagne de plusieurs candidats démocrates. Certains, comme Bill Clinton ou Obama, se sont retrouvés à la Maison-blanche.

Weinstein a produit Django Unchained, Inglorious Basterds ou encore Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, ce qui, en plus de la fortune, lui donnait une autorité morale reposant sur un positionnement politique progressiste indiscutable.

Bien entendu, il est impossible et surtout incroyable, comme l’ont compris les victimes de Weinstein qui ont préféré se taire, d’imaginer que le camp du bien serve de paravent aux conduites les plus abjectes comme la culture du viol. En France, à notre « petit » niveau, le paravent idéologique progressiste continue de fonctionner à merveille, que ça soit pour la culture du viol ou d’autres attitudes tout aussi abjectes.

Les Inrocks ont fait leur une sur le retour de Bertrand Cantat, le chanteur qui a tué sa femme à coups de poing, mais qui a le bon goût de s’engager contre le FN, les méchants, l’égoïsme des Anglais après le Brexit et le racisme.

Quelques temps avant, le même journal célébrait Mehdi Meklat, qui lui aussi faisait partie de la coterie des gens bien, et cela malgré ses tweets misogynes, antisémites et homophobes. Le double standard bat son plein, mais le progressisme absout tout, au moins jusqu’à ce que ça se voit vraiment.

La politique produit de la fausse monnaie pour continuer à s’endetter et acheter des clientèles électorales, elle fabrique aussi de la fausse morale publique pour acheter le consentement des citoyens et protéger les gouvernants. Cette fausse morale, c’est le « politiquement correct », et aujourd’hui comme hier, elle traduit des rapports de domination bien réels. Faire reculer la politique pourrait donc être un moyen parmi tant d’autres pour faire avancer la cause des femmes.

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  • définissez culture du viol…

    Je suis très ennuyé que ce soient des femmes ayant obtenu ce qu’lle voulaient près de weinstein qui s’expriment… Il a fallu une femme de ménage qui n’avait rien à gagner de DSK pour le faire tomber , tandis que des tas d’autre s femmes se sont tues doit on le dire pour des raisons matérielles.
    Je vois surtout une culture de non dénonciation des agressions sexuelles et j’ai du mal à placer une actrice déjà connue au même niveau qu’une ouvrière qui n’a pas le choix..

    Bon la question est de protéger en quelque sorte une femme qui dénonce d’une éventuelle entente des violeurs puissants.
    Alors on peut espérer que les agresseurs seront punis ou seront dissuadés de continuer.
    Mais il faut aussi protéger la présomption d’innocence j’ai tendance à conseiller à toute femme de ne pas de retrouver seul avec un homme inconnu. Parce que , sinon c’est parole contre parole dans le cas d’une agression. Parce que à moins de dire que toute femme qui déclare avoir été victime dit vrai , c’est la porte ouverte au grand n’importe quoi.

    Donc, ne pas se retrouver seule avec un homme .

    Une remarque , Il arrive aussi que des femme s fassent des gestes déplacés et quand on est un homme bien qu’on ne se sente pas en danger physique on se sent en danger de dénonciation calomnieuse en cas de refus musclé.

    Presque toujours ce quo’n entend est que weinstein est un porc , sauf votre respect j’en ai rien à faire, c’est son bon droit d’etre obsédé par le sexe…polansly lui est gentil…mais les deux sont accusés de viol

    Et la d »monstration que weinstein soit bien obsédé ne constitue en rien un preuve de viol..

    pas clair.

    En outre il y a des limites à l’hypocrisie voici donc un homme notoirement connu pour être un obsédé sexuel…pour avoir eu au minimum des gestes déplacés et ema de caune par exemple monte dans sa chambre d’hôtel? Moi ça ennuie…
    Je ne gare pas ma voiture n’importe où parce que je préfère éviter les problème s que de crier au crime.

    Un viol peut détruire une personne, il faut s’en protéger, cette façon de penser qu’il faut s’en remettre à je ne sais avant qu’a soi m^me qui pour rendre le monde infiniment sûr me pose question sur le risque de dérive totalitaire.

    • C’est de la faute des victimes ?

      • C’est la faute de la société ?

        • zut …la faute à weinstein, la connerie aux victimes …vous mettriez votre gamin à garder chez une personne qui a été condamné ou est notoirement connu pour en avoir tripoté?

          donc ema de caune par exemple qui connait le type qui a entendu mille anecdotes sur des nanas disant que se retrouver seule avec winstein c’est l’assurance à minima d’une main au cul ou plus…accepte d’aller dans sa chambre…merde , non je le dis à tout le monde…espérer que la justice vous soit rendue en cas d’agression ne vous empêche pas de réfléchir.

          Connerie et hypocrisie énorme…

      • Ben oui, tout de même! Si les premières victimes avaient parlé, il n’y en aurait pas eu d’autres.

      • c’est la faute des hommes ?

      • non pas, mais clairement il y a un os, weinstein etait connu comme étant un porc , et des tas de nana acceptent d’entrer seule avec lui dans un e pièce privée ça n’a rien à voir avec une nana qui se fait agresser dans un espace public par un homme… elles sont un peu cons mais ce n’est pas un crime, par contre qui essayre de convaincre les femmes ou n’importe que qui qu’ne force suprême vous protégera partout…, c’est clairement la faute de ceux qui pensent qu’on ne doit penser à assurer sa sécurité soi même..
        j’ai dit les victimes étaient cons. je n’ai pas dit c’est la faute aux victimes…et j’affirme soyez moins con.

    • « j’ai tendance à conseiller à toute femme de ne pas de retrouver seul avec un homme inconnu ». « Donc, ne pas se retrouver seule avec un homme » .
      Ouh là, qu’est ce que vous dites ! ? Doit-on craindre qu’en tout homme sommeille un agresseur, un violeur ?
      Et si une femme se laisse coincer dans un recoin seule avec un homme qui l’agresse, c’est de sa faute ? Elle aura manqué de prudence ?

      • Je suis chef d’entreprise, je refuse de recevoir une femme seule dans mon bureau. j’appelle toujours un autre homme pour être présent, et je demande l’enregistrement de la conversation.
        sinon elles pourraient crier au viol si elle a pas eu sa promo.

      • elle aura manqué de prudence en effet, sa faute absolument pas…
        est ce que ça décharge l’agresseur de la moindre culpabilité non pas;…

        je conseille en effet à toute femme de ne pas accepter l’invitation d’un homme à entrer dans sa chambre.
        et cette histoire illustre parfaitement mon point!!!

        l’etat puni les crimes..mais ne peut pas s’emepcher que’il en soit commis donc…de façon générale conseiller à quiconque de se protéger d’une façon ou d’une autre me semble évident…
        et dans le cas weinstein…
        donc tout le monde sait que c’est un porc…et personne n’accepte de dire aux femmes mais vous êtes cons!!!!!

  • elles sont jeunes , elles sont belles , elles s’habillent de telle façon que l’on voit leur corps en transparence , et elles savaient ….elles ont fait un choix , celui de garder le silence pour garder leur job et l’argent qui va avec ; quand on possède la beauté et la jeunesse , on a toute les chances pour trouver un autre travail ; quand à ce weinstein , sa déchéance est une bonne chose , mais elle aurait put intervenir beaucoup plus tôt ;

  • il y a bien des magistrats qui pensent qu’une fillette de 11 ans peut être consentante…

    • @ breizh
      Juridiquement une fillette de 11 ans ne peut pas être consentante: ça reste de toute façon un viol si un adulte est concerné.

    • La définition du viol dans le code pénal français, est la suivante : «Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.». Art 222-23 du code pénal.
      Apparemment, l’enquête n’a pas permis de mettre en évidence au moins l’un de ces 4 derniers cas (un seul suffit). Une poursuite pour viol risquerait d’échouer.
      Mais le cas de l’atteinte sexuelle sur mineur est prévu par l’article 227–25 du code pénal qui réprime « le fait par un majeur d’exercer sans violence, contrainte, menace surprise, une atteinte sexuelle sur un mineur de 15 ans». Dans ce cas, on ne s’occupe pas de savoir si le mineur a dit oui ou pas.

      • Ce dont parle breizh est une affaire française. Un homme a entrepris une jeune fille dans la rue, l’a forcée à une fellation, puis l’a emmenée chez lui, l’a gardée deux jours. Le juge a décidé qu’il n’y aviat pas viol mais « attouchements ». Bref, le bonhomme s’en sort très bien : il a le modus operandi pour recommencer autant qu’il le veut, sachant que la séquestration n’a même pas été évoquée. Cette gamine va entendre parler de Justice, de droits, de devoir, d’égalité, de sécurité, tout le reste de sa vie. Mais elle a déjà vécu le néant derrière tous ces mots.

  • La partie « immunité car faisant partie du camp des gentils » est exacte et assez classique.
    La « culture du viol » par contre, n’a aucun sens en Occident, si ce n’est appliquer des schémas marxisants d’exploiteur/dominé entre les classes vers les sexes. Vous savez le traitement fait aux personnes condamnées pour viol dans les prisons?
    La vraie « culture du viol », si on peut l’appeler comme ça, vous la trouvez dans certains pays d’Afrique et du Moyen Orient où effectivement, une femme peut se retrouver « coupable » de s’être fait agresser sexuellement.

  • La culture du viol ou le grand complot mondial machiste ! A quand l’équivalent du « Protocole des Sages de Sion » sur la question ?

    Contrepoint ne s’honore pas à propager ce genre de fable. M. MAS nous a habitué à de meilleurs papiers.

    • On n’a pas du lire le même article. M.Mas s’inscrit plutôt en faux par rapport à cette notion de culture du viol. Notion bien pratique pour incriminer certains comportements/personnes et surtout éviter de se poser les questions qui fâchent…

  • Bonjour Frédéric, j’ai quelques problèmes avec votre article :

    1. il n’y a pas de « culture du viol ». Cette expression signifierait que la société accepterait et encouragerait le viol, ce qui est évidemment faux. Le viol est considéré comme un des crimes les plus graves qui existent, à la fois aux Etats-Unis et en France, et est unanimement rejeté, et ce depuis des lustres. Je n’ai plus la citation exacte mais André Breton en 1924 laissait entendre dans son manifeste du surréalisme que l’incitation au viol ferait partie des choses les plus outrageuses que l’on puisse imaginer. Donc, svp, ne rajoutez pas de l’huile sur le feu en donnant une crédibilité à ce concept de culture du viol qui est faux dans son fondement-même.

    2. Au sujet des actes de Weinstein lui-même, ils sont outrageux, immoraux, oui, mais peut-être pourriez-vous en profiter pour noter un double standard selon le sexe : qu’en est-il de toutes les femmes qui se proposent sexuellement pour avancer dans leur carrière ? Situations qui sont plus fréquentes qu’une personne naïve ne pourrait l’imaginer (j’en ai reçu moi-même le témoignage à plusieurs reprises). Je pense que vu les standards Hollywoodiens, là-bas ce genre de personnes est très répandu et je dirais même que selon toute vraisemblance, une partie, voire la majorité des « victimes » de Weinstein en font partie, et dans leurs dénonciations, jouent sans doute sur les deux tableaux en toute hypocrisie. Ces femmes doivent-elles être dénoncées, arrêtées, mises en accusation, montrées en première page du New York Time et sujettes à une campagne d’humiliation publique ? C’est en tout cas ce qui se passerait si on appliquait un standard d’ « égalité » à cette situation, qui est « l’échange de sexe contre faveurs », et qui peut aller dans les deux sens, en général de la part d’une femme très belle ou d’un homme très riche, attributs tous deux porteurs de pouvoir. Or dans la situation actuelle, c’est un crime de lèse-majesté quand l’homme en est l’auteur mais parfaitement acceptable quand il s’agit d’une femme. Je pense donc ici que vous avez manqué une occasion pour dénoncer ce double standard. Jamais, au grand jamais, on ne va encourager les hommes à dénoncer ces femmes qui font des « propositions indécentes », alors que dans l’autre sens, la chasse à l’homme est ouverte. Vous voyez le problème ? Soit on accepte les deux, soit on interdit les deux mais la situation actuelle est que « la femme a toujours raison et l’homme a toujours tort ». Votre article, par son silence stratégique, normalise ce double standard et par cela est dangereux pour la justice et l’égalité. Il ouvre la porte aux tribunaux d’inquisition qui bien-sûr ne fonctionneront que dans un sens. Toute dénonciation provenant d’une femme sera encouragée, les hommes accusés condamnés par l’opinion publique avant-même leur procès (comme dans ce cas-ci). Vous voyez le danger ? Dans ces circonstance, mettez-vous à la place d’un juge, pendriez-vous le risque de rendre un verdict « innocent » ?

    3. C’est décevant de voir qu’on ne saisit pas ces opportunités, et au contraire on reproduit le discours féministe, uniquement parce que la cible de ces attaques (Weinstein) est un gauchiste notoire qui a largement financé les campagnes d’Obama et Clinton. Je pense que nos outrages moraux ne devraient pas être à géométrie variable. et être au contraire solidement basé sur des valeurs : l’égalité, la justice et une acceptation de la nature humaine. Les échanges de sexe contre faveurs en faisant partie. (On pourrait d’ailleurs dire que le mariage et la plupart des relations amoureuses sont une forme particulière de cet échange.) Maintenant il est tout à fait possible que Weinstein ait dépassé les limites et se soit livré à des agressions ou viols. N’étant pas dans sa chambre d’hotel, je ne peux pas me prononcer là dessus.

    • Très bien votre commentaire.
      Et en effet, face à l’offre de Weinstein, il y avait probablement passablement de demande… A ce petit jeu d’échange de faveurs, entre adultes cyniques, chacun y trouvant son compte.
      Ce qui en veut pas dire bien sûr qu’une partie des partenaires de Weinstein n’aient pas été des victimes piégés par le « prédateur » sexuel. Mais aujourd’hui on se bouscule au portillon. L’occasion pour certaines sans doute de se refaire une virginité ? Comment savoir ?
      Le bal des hypocrites bat son plein sur fond de féminisme moraliste et victimaire de bon aloi. Avec Weinstein, le Camp du Bien a trouvé son bouc émissaire. Les Grands Prêtres ont sortis les couteaux du sacrifice.

    • Merci de votre commentaire plein de bon sens !

      Certes Weinstein est immoral (selon mes valeurs), mais j’ai le même jugement pour quelqu’un acceptant de coucher pour avoir un poste/promotion/rôle.

  • Histoire scandaleuse mais en vérité bien ordinaire.
    Le vrai enseignement édifiant n’est pas là. Aujourd’hui c’est « haro sur le baudet » mais ce l’est d’autant que c’est l’arbre qui cache la forêt.
    Weinstein était un pilier du camp du bien, celui des donneurs de leçon en place à Washington ou en villégiature sur les plages de Martha’s Vineyard. Le camp démocrate bien sûr que Weinstein finançait généreusement de ses dons et qu’il soutenait en organisant de grandes soirées à la gloire du parti « progressiste », le parti d’Obama et de sa protégée à l’investiture présidentielle, Hillary Clinton.
    Harvey était un ami intime du couple Clinton et bien sûr tout ce beau monde savait. Les turpitudes et dérapages de Weinstein étaient connus de tous, de la côte californienne à la côte Est.
    Aussi rappelons nous l’assaut donné à Trump par Hillary pour ses propos de vestiaires sportifs faits il y a trente ans ! Et l’indignation générale et médiatisée de l’establishment. Propos trumpiens certes que tout un chacun qui se respecte n’apprécierait pas de découvrir ou reconnaître qu’il les a prononcés, même dans un moment de vantardise le samedi soir entre potes à la sortie du fitness…
    Hillary a fermé sciemment les yeux sur son ami Harvey, comme elle l’a fait pour Bill, dont les comportements douteux vis-à-vis des femmes ont jalonné le parcours public. Il ne s’agit pas que de la seule affaire Lewinsky, le Monicagate, loin s’en faut. Hillary ne s’était pas privée de menacer certaines victimes de son mari des mêmes rétorsions que l’a fait Weinstein…
    La secrétaire d’état n’avait-elle pas également mis pas mal de temps à réagir aux comportements connus de l’époux de Huma Abedin, dixit sa « fille spirituelle », sa plus proche collaboratrice ? Mais là encore la réalité crue et cruelle à rattrapé celle qui ne voulait voir. A force de récidive, Anthony Weiner a finalement réussi à se faire condamner et éjecter. Tant va la cruche à l’eau…

    Cette affaire, c’est devant nos yeux le bal des hypocrites. Observez bien qui crie le plus fort et s’empresse de s’indigner. Les susnommés l’on déjà fait.

  • il y a plus abject que la femme qui couche pour avoir un poste ou une promotion et doubler toutes ses copines :
    c’est celle qui fait la dégouté après.

    D’autres part, me voisine d’en face est une épave qui maltraite ses enfants (j’ai signalé a la DASS qui m’ont dit être deja au courant et surveiller).

    et ce que je peux faire comme votre articles et généralisé à toutes les femmes en parlant de « la culture de la trainée » ?

  • Les promotions canapés retoquée en « viols ». En vérité, je vous le dis, la fin du monde est proche.

  • Meryll Streep préférait taire ce que faisait Weinstein, elle le savait pertinemment, mais accuser Trump!
    Toute la profession a défendu Polanski malgré le viol d’une fillette de 13 ans!
    Cela confirme l’article!

  • Plus généralement, la qualité de la sexualité hétéro, et donc des rapports hommes/femmes, se dégrade subtilement mais constamment depuis la fin de la révolution sexuelle, comme le reste d ela société d’ailleurs. De plus en plus des femmes pratiquent l’instrumentalisation du sexe pour obtenir ce qu’elles veulent (consciemment ou non), et de plus en plus d’hommes se réfugient dans des pratiques alternatives voire déviantes pour gérer leur frustration. La Kalashnikov peut être un substitut sexuel et un symbole phallique par exemple!

  • Les femmes ont cette opportunité que les hommes n’ont pas : « couche avec le patron et tu seras promu »
    et là elles ont le choix de dire oui ou non.

    la question n’est pas de savoir si c’est bien ou pas bien de demander de coucher, car dans une société qui autorise la prostitution, le sexe est un service payé (en argent, en bien, ou autre), on fait pas d’hypocrisie là dessus.

    (je tiens à rappeler qu’avant les féministes trouvaient la prostitution criminel, mais quand des maisons close de sexdoll très sexy ont ouvert, elles ont critiqué pour dire que c’était horrible de mettre des femmes au chômage)

    vient ensuite les choix : certaines ont dit non, d’autre certainement oui, et d’autre ne se prononce pas.

    et des années après elles viennent se plaindre ?
    de quoi ? d’agression sexuel ? de VIOL ??

    après ce que l’on a vu des campus universitaires et comment les « Regret Rape » sont bien trop fréquent, vous allez me dire que vous n’avez pas de doute ? [regret rape : elle accepte de coucher, mais le lendemain regrette d’avoir accepté et dit que l’homme l’a violé, et l’homme va en prison]

    Elle (une actrice ou autre) avait envie sur le coup (pour sa carrière ou sécurité financière ou autre ,que sais-je) , elle avait envie d’accepter toute sorte de chose, puis quelques temps plus tard elle se dit :
    « bordel j’ai vraiment fait une connerie, … il va payer ! »  » il  »

    pour en revenir aux accusations, je raconte tout ça car j’avais déjà suivi plusieurs cas similaire, et l’un deux, Jian Ghomeshi, (très connu au canada) : le mec aquitté, non coupable.
    entre-autre parce qu’ils ont retrouvé 5000 (!) messages de deux « victimes » qui étaient en train de discuter comment avoir la même version des faits pour gagner le maximum et que ce soit crédible.

    voilà le niveau.

  • Avant, c’était la faute des femmes… Le discours a changé… Aujourd’hui, c’est la faute des progressistes.
    La seule chose qui n’ait pas changé, c’est l’insondable bêtise humaine !

  • écrire pour ne rien dire ..

  • BIEN DIT !
    « le paravent idéologique progressiste continue de fonctionner à merveille, que ça soit pour la culture du viol ou d’autres attitudes tout aussi abjectes. »
    On peut citer une autre attitude encore plus abjecte, la pédophilie, complaisamment tolérée lorsqu’elle est pratiquée par des célébrités du milieu frelaté que vous évoquez ( et qui s’en cachent à peine): Fréderic, Daniel,Jacques, etc. Socrate donné l’exemple, pourquoi se gêner ?

  • Cela ne révèle rien sur la culture de viol mais plutôt sur la culture d’Hollywood.
    Honnêtement que ce gros voit sa vie détruite bien fait pour lui mais il est important de comprendre qu’il n’est que la partie émergée de l’iceberg. Désolé mais il n’est pas rare dans ce milieu qu’un producteur couche avec une actrice en échange d’un rôle. Bon nombres d’actrices (et même de chanteuses) ont vu leurs carrières décollées grâce à cela. Ce genre de pratique est tout simplement répugnante mais c’est comme cela que cela marche. Alors oui il y a des victimes (certaines femmes non consentes) mais il ne faut pas oublié que bon nombres d’actrices qui s’indignent aujourd’hui ne voient aucun problème à ce genre de pratiques et cela les arrange même (vu qu’elles doivent leurs carrières à ce genre de pratiques).
    Il ne s’agit pas pour moi de défendre ce mec juste de constater l’hypocrisie des gens qui l’attaquent aujourd’hui. Bon nombres de femmes se disant dégoûtées ne voyaient aucun problème à coucher avec lui (ou un autre producteur) pour voir sa carrière avancée. Sa femme qui l’a épousé pour son fric l’a quitté se disant dégoûtée. Va t on sérieusement faire croire qu’elle était pas au courant ?
    Hollywood est un monde de dégénérés. Il semble que certaines personnes viennent de le découvrir. Le sexe comme la drogue sont fort répandus. Pas étonnant que des sectes comme l’église de scientologie aient autant de succès chez ces dégénérés.
    Ces détraqués font ce qu’ils veulent (enfin à part commettre des viols cela s’est illégal. On pourrait aussi parler de la pédophilie qui est répandue à Hollywood (la justice ferait bien d’enquêter là dessus)) mais qu’ils arrêtent de donner des lecons de morale. Parce que l’on fait parti d’un milieu aussi immoral, on est mal placer pour donner des lecons de morale à qui que ce soit.
    Au moins, le cinéma américain n’est pas subventionné avec l’argent public.

    Genre Clinton,Obama… n’étaient pas au courant ? Mais bon comme ils recevaient du fric cela les dérangeait pas trop. Tout le monde savait. Et il n’est pas le seul producteur à avoir de telles pratiques. Ce qui est gênant dans cette histoire n’est pas ce lynchage (il ne fait que subir les conséquences de ces actes) mais de voir toute cette bande d’hypocrites le critiquer en sachant très bien et en ayant des pratiques toute aussi immorales.
    Je compatis avec les vraies victimes car désolé de le dire mais j’ai l’impression qu’une bonne partie des femmes se faisant passée pour victime ne le sont pas (cela ne les dérangeait pas à l’époque de se soumettre à de telles pratiques).

  • Il serait caricatural de dire que les actrices sont des prostituées mais il y a un fond de vérité dans cette affirmation. Pas toutes mais une bonne partie doivent leurs carrières grâce à leurs corps (et à ce qu’elles en ont fait dans un lit). Et il est faux de croire que cela les gêne. Pour cela il faudrait qu’elles aient des valeurs morales chose dont elles sont dépourvues

  • On parle de culture, toutes les cultures ont égales mais pourtant nous ne faisons un procès qu’à la notre. Les libéraux se décrédibilisent en ne voulant pas nommer les choses. Je résume : les lois occidentales sont faites pour le boulanger qui viole la charcutière. Mais pas pour une enfant violée par un sex-touriste venu d’ailleurs. Dans ce dernier cas qui remplit les tribunaux et les prisons, l’enfant est trainée plus bas que terre (les écrits des avocats/avocates de la défense sont orduriers, à mille mille de la déontologie, qui diffuse dans la presse les pièces à charge contre l’enfant) sur plusieurs années, jusqu’à 4 instances avec à chaque fois des réductions de peines pour l’accusé pour finir son séjour en prison par une prime sous la forme d’une carte de débit (la solde du prisonnier qui ne peut pas servir à payer le préjudice pour la victime) et peut-être par un papier d’expulsion.

    • « toutes les cultures ont égales » non toutes les cultures ne sont pas égales. Certaines sont supérieures à d’autres. C’est peut être pas politiquement correct mais vrai pour quiconque se renseigne un peu sur le sujet.
      Vous pouvez lire Thomas Sowell sur le sujet. Notamment son livre: « Race, Culture, and Equality ».
      « Les libéraux se décrédibilisent en ne voulant pas nommer les choses » je pense que vous ne pouvez pas mettre tous les libéraux dans le même panier. les libéraux progressistes sans doute. Mais il y a aussi les libéraux conservateurs qui eux ne font pas qu’un procès à notre culture. Personnellement, je ne supporte cette tendance que l’on a en Occident à la haine de soi (qui est très répandue chez les gauchistes et progressistes)

  • Non, 94% des femmes qui ont dénoncé le harcèlement sexuel de leur patron n’ont pas perdu leur travail
    http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-non-94-des-femmes-qui-ont-denonce-le-harcelement-sexuel-de-leur-patron-n-ont-pas-perdu-leur-travail_2401744.html
    Si je dis cela c’est parce que l’on voit beaucoup de manipulation concernant le harcèlement sexuel ces derniers jours de la part des féministes

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Ah les seventies ! L’ORTF, Le Petit Rapporteur, les reportages de Daniel Prévost dans le village de Montcuq et les batailles de boudin blanc ! Ce ne sont sans doute que des ouï-dire pour les plus jeunes, mais le parfum de l’impertinence ne s’est pas totalement évaporé.

Peut-être que quelques-uns se souviennent encore de cette interview d’un grand chef étoilé qui, à la question posée par un des joyeux compères de l'émission de Jacques Martin et Stéphane Collaro : « pourquoi les grands chefs sont tous des hommes, alors qu’à la maison, ce... Poursuivre la lecture

 

« Le privé est politique » expliquait récemment la candidate malheureuse à la primaire des écologistes Sandrine Rousseau au micro du web-magazine féminin-féministe Madmoizelle, « privé » signifiant ici vie privée, vie personnelle. En vertu de quoi elle voudrait voir reconnaître un délit de non-partage des tâches domestiques au sein des couples, écoféminisme de combat oblige.

La nouvelle idée de Sandrine Rousseau

On pourrait évidemment se dire que la propension de Sandrine Rousseau à proférer des âneries pour se faire rema... Poursuivre la lecture

L’isolement maladif peut conduire à toutes les déraisons en matière politique. À force de vouloir enchérir sur les propositions de leurs concurrents, — enfermés qu’ils sont par leurs œillères—, les candidats à la présidentielle s’arment de mesures de plus en plus isolées, comme le combat contre l’endométriose (Emmanuel Macron et Valérie Pécresse) ou des amendes pour les parents des filles de moins de quinze ans voilées (encore Valérie Pécresse).

En Afghanistan, cet isolement vire tout bonnement à la régression totalitaire, coupée de la... Poursuivre la lecture

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