Je crois que j’ai une indigestion de féminisme

Coup de gueule contre le politiquement correct qui instaure de nouveaux tabous et réduit la liberté d’expression à la célébration de l’idéologie féministe. Cette fois, c’est la poupée Barbie qui en est la victime…

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Je crois que j’ai une indigestion de féminisme

Publié le 9 décembre 2016
- A +

Par Fanny-Gaëlle Gentet.

Je crois que j’ai une indigestion de féminisme
By: anna HanksCC BY 2.0

Si je vous dis que Leonardo Dicaprio a été choisi pour jouer J. Edgar, que Morgan Freeman a incarné Nelson Mandela, Jamie Fox Ray Charles ou encore Marion Cotillard Édith Piaf, que me répondez-vous ?

Que sans être des sosies parfaits, ils répondent à un certain nombre de critères et sont crédibles dans leurs rôles respectifs.

Si par contre je vous avais annoncé que Leonardo allait être Mandela, Morgan Freeman Édith Piaf, Jamie Fox J. Edgar et Marion Cotillard Ray Charles, vous m’auriez sans doute répondu que la légitimité de ces choix était hautement contestable et mettait sérieusement en péril la crédibilité de ces films.

Est-ce raciste de dire que Jamie Fox ne peut pas jouer J. Edgar ? Ou que Leonardo ne peut pas jouer Mandela ? Est-ce raciste d’ailleurs que j’appelle familièrement Leo par son prénom quand je reste formelle pour Jamie Fox ?

Est-ce sexiste de dire à Marion Cotillard qu’elle ne peut pas incarner Ray Charles ?

Non. Je l’espère.

La fin du bon sens

Je l’espère, car sinon on peut dire que le politiquement correct de notre ère vient définitivement de prendre le pas sur le bon sens. Il est malheureusement impossible de juger des propos d’autrui sans avoir le contexte de ce qu’il est.

« J’ai croisé un noir » ne veut pas dire la même chose dans ma bouche ou celle de ma grand-mère.

Alors, pour vous aider un peu à me juger voici la version courte (très courte) de ce que je suis. Je suis une femme (ou une fille peut-être, je suis à ce moment de la vie où je ne sais pas lequel de ces deux mots employer pour parler de moi), blanche de 24 ans, Parisienne ayant voyagé à droite et à gauche, surtout à gauche où je vote régulièrement mais pas fidèlement. J’ai mon bac et quelques bouts de diplômes qui ne me servent pas à grand-chose à part faire plaisir à mon conseiller pôle emploi quand je les aligne sur mon C.V.

Faites-vous avec cela l’opinion que vous voudrez de moi.

Qu’importe ce que vous avez conclu, j’assume mes mots crus et lassés du politiquement correct et je reprends le fil de ma pensée.

Freeman jouera donc Mandela et Cotillard Piaf.

La grosse Barbie

Un film sur la reine Elizabeth se prépare ? Les directeurs de casting partent à l’assaut des réseaux et postent des annonces pour des petites vieilles ridées. Un film sur Michael Jordan ? Au tour des grands blacks chauves. Un film sur Barbie ? Une jolie blonde aux formes bien dessinées. Et pour un film sur… Stop. Non. On s’arrête. Finalement pour Barbie on va prendre une grosse.

Oh malheur, enfer et damnation, j’ai osé décrire une femme en utilisant le mot « grosse ». Pleine de formes aurais-je dû dire ? Au physique généreux ? Grande taille ? Il y a derrière cette peur des mots une incohérence qui me dépasse.

Les plus ardents féministes le crient sur les réseaux sociaux à qui veut bien l’entendre (et à ceux qui ne veulent pas au passage) : « Arrêtez de réduire une femme à son poids, toutes les femmes sont belles, qu’importe sa taille ! » (Il existe bien des variantes de ce slogan mais je crois que celle-ci résume assez bien l’affaire).

Mais depuis quand gros est-il l’antonyme de beau ? Si tu défendais sincèrement la beauté sous toutes ses formes tu ne verrais pas dans le qualificatif gros une insulte ou un affront. Alors pourquoi m’empêches-tu d’utiliser ce mot ?

S’offusquer de la réalité

Si je vois une femme blonde (telle que l’est Barbie), je dis qu’elle est blonde et qu’importe ce que je mets derrière ce qualificatif, peut-être que je trouve les blondes très belles, peut-être très moches, peut-être, mais une blonde reste une blonde.

Si je vois une femme grosse (telle que ne l’est pas Barbie), je dis qu’elle est grosse et peu importe ce que tu mets derrière ce mot, une grosse reste une grosse.

Et quand bien même tu jugerais différemment que moi ce qui est blond, ce que je trouve blond est peut-être pour toi châtain clair. T’en offusques-tu ? Non, car on ne s’offusque que ce dont on se sent coupable.

Alors ne blâmez pas autrui pour l’utilisation d’un adjectif neutre auquel vous prêtez de mauvaises intentions. Eh oui, Amy Schumer est grosse. Car c’est bien d’elle dont je parle.

J’ai, je l’avoue, attendu un peu trop longtemps pour en arriver au but, mais c’est le problème des conversations actuelles, le contexte faisant toute la différence, on ne peut plus s’en passer.

Silence radio autour du choix de casting

Barbie est un concept. Certains diront que c’est un mauvais concept, certains le défendront, je ne suis pas là pour en juger. C’est un concept entier et indiscutable qui perdure depuis plusieurs décennies. Et ce concept implique une femme blonde aux courbes fines, à la taille de guêpe et aux jambes fuselées.

Amy Schumer n’est en rien semblable à cela. Et la caster pour jouer Barbie c’est comme caster Marion Cotillard pour jouer Ray Charles. C’est complètement con.

Seulement on ne dit rien.

Les progressistes de Los Angeles, New-York et ailleurs applaudissent l’initiative et vont fêter le contrat au bar du coin avec les féministes un peu trop zélés.

Ils se félicitent d’embrasser la cause des femmes et de participer aux changements des mentalités. Mais, messieurs, si vous vouliez vraiment aider les femmes vous leur écririez de jolis rôles à la John McClane avec un peu trop de bide et des catch line aussi badass que Yippee-ki-yay Motherfucker ! Si vous vouliez vraiment lutter contre l’influence néfaste de Barbie sur les jeunes filles, vous ne feriez pas une adaptation cinématographique qui a l’avantage de voir poindre au bout du chemin un joli paquet d’argent et en vous donnant bonne conscience en employant une comique vulgaire et trop grosse pour le rôle.

La vraie égalité homme/femme

Car oui Amy Schumer est vulgaire, c’est peut-être avec la couleur de ses cheveux, la seule chose qu’elle a en commun avec la célèbre poupée.

Je ne veux pas que ma fille (hypothétique, bien sûr) prenne comme exemple Amy Schumer, je ne veux pas que ma fille pense que pour être une « femme bien » il faut glousser à la télé, provoquer gratuitement, taper sur les hommes, faire du sexe l’élément majeur de son émancipation. Je préfère autant que ma fille (hypothétique, toujours) idéalise une poupée en plastique.

L’égalité homme/femme est une idée précieuse que je défends (ardemment ? non je l’avoue car du haut de mes privilèges et de mes acquis, j’ai parfois du mal à penser qu’on en soit si loin), c’est un principe essentiel de l’évolution de nos sociétés.

Mais nous sombrons dans une époque où le politiquement correct détourne toutes les bonnes idées et les jolis principes pour nier les différences et enfermer chacun dans un ressentiment malsain. Vivre ensemble, ce n’est pas annuler nos différences mais les accepter.

Moi, jeune femme (finalement c’est cela, l’entre deux femme/fille) de 24 ans, pas toujours bien dans ma peau, je vous le dis, le féminisme est à l’égalité homme/femme ce que l’extrémisme est à la religion, un moyen assuré de gâcher une bonne idée en nous l’enfonçant dans la gorge par la force.

Je suis une femme et je veux pouvoir avoir les mêmes opportunités de travail et de salaire que quelqu’un doté d’une anatomie plus intrusive. Je suis une femme et je veux pouvoir être jugée, évaluée de la même façon qu’un homme. Oui. Je ne me laisse pas marcher sur les pieds ou dominer par quelqu’un juste parce qu’il est homme et moi femme, je veux le faire parce que la personne est plus intelligente, expérimentée, sage ou qualifiée que moi.

Oui, l’égalité homme/femme est un principe de base, une bonne putain d’idée que je défends.

Seulement nous sommes tous pareils, après une indigestion au chocolat au lendemain des fêtes de Noël (fêtes de fin d’année devrais-je dire, n’est-ce pas ?), n’avons nous pas tous dit « plus jamais de chocolat ».

Nous sommes tous pareils, on blâme à tort le chocolat et non la main qui nous a nourris et je crois bien qu’aujourd’hui j’ai une indigestion de féminisme.

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  • Bien parlé, jeune fille; ceci dit, le choix de cette actrice est l’assurance d’un prix à Cannes!!

  • schumer n’est pas grosse…si on considère que grosse marque une déviation à la normale de corpulence vert le plus gros….elle est plutôt normale. et grossière putôt vulgaire bien sûr , en gros de la »masse »…
    elle ne ressemble pas à barbie, mais je trouve par contre que ça peut faire un film marrant.

    Je suis très partagé sur beaucoup de points, il faut déjà accorder plus d’importance au cinéma qui doive en avoir, Si un film trouve un public ça me suffit, si son message viole la loi..ben il y a la justice.
    Ainsi ,je trouve que faire un film où les esclaves et les maîtres sont de même couleur de peau permettrait justement de ne pas augmenter la confusion qui existe en esclavage, qui est un crime,.et racisme, qui est une connerie.L’horreur du crime est plus mise en évidence quand le criminel et la victime sont identiques… schumer en barbie, le cheval à la place du cavalier…si si…pourquoi pas.

    SI le film me plait avec morgan freeman en piaf…ça me va…
    ce n’est pas parce que les racistes ,que sont beaucoup d’antiracistes, et les sexistes ,que sont les féministes, passent leur temps à faire des procès d’intention et à criminaliser la pensée qu’il faille réagir autrement qu’en défendant la liberté de création et d’expression.

    Le problème du féminisme passe par le fait très courant du raisonnement par classe statistique en niant la classe statistique… c’est vrai pour les femmes les noirs les tout ce que vous voulez…
    Le but est l’indifférence dans les esprits…il faut du temps..et à moins d’instaurer une police de la pensée, on est mêle pas certain d’y arriver…

    Je ne me pose jamais la question de savoir si je suis machiste ou raciste…je me pose plus souvent la question de savoir si j’ai bien agi..

    Vous détestez l’idée que schumer joue barbie, fort bien. Vous la trouvez grosse , libre à vous, mandela était  » noir » ( dans la défintion raciale historique) oui, piaf était une femme, certes , il me semble. hoover etait « blanc » oui… barbie est une ppupée blonde, oui, ultra mince , certes…

    C’est « mieux » que le rôle de mandela au cinéma soit joué par freeman que cotillard…NON…au dernières nouvelles il n’y a pas de loi pour ça…et le réalisme physique d’un caractère ne fait pas tout.

    • Certes rien n’interdit à un Noir de jouer le rôle d’une femme blanche ou inversement… Mais dès lors qu’il s’agit d’une personnalité historique réelle, on peut se poser la question de ce qui motive cette décision…. la réponse est souvent ce « politiquement correct », une tentative « d’éduquer » le public.
      Ensuite vous avez raison sur ce point que c’est le public qui validera ce choix en allant voir ce film ou non, en le critiquant positivement ou non…
      Pour revenir à des personnages de fiction… Il y a au USA, des polémiques sur la possibilité de faire Jouer James Bond par un noir (perso, je m’en fiche, JB c’est d’abord une personnalité mais JB ne peut pas être joué par une femme !).
      Il y a eu cette polémique sur le dernier Ghostbuster, version féminine. Le film a été encensé par des féministes radicaux parce que cela devait être un film féministe ! Il a été descendu par certains à cause d’un anti-féminisme tout autant radicale. La grande majorité a ri ou n’a pas ri à ce film basé sur le seul scénario et le jeu des actrices…
      Historique ou fiction, un personnage n’est pas qu’une personnalité, c’est aussi dans les faits ou dans l’imaginaire, une personne physique. Concernant la fiction (car bonne chance pour re écrire l’histoire avec un Mandela blanc ou un Hoover noir…) l’auteur de la fiction va faire visualiser à son public son héros comme étant un homme, une femme, blanc, noir etc….

      • non mais je suis d’accord, mais, un réalisateur n’est tenu à rien..je trouve juste que l’auteur dépasse légèrement la limite elle est à deux doigts de tomber dans un travers propre au féministes ou au antiraciste..de penser qu’un réalisateur a des « devoirs » ou des « obligations ».

  • un conseil à l’auteure: qu’elle arrête de voter à gauche !

    Ainsi elle évitera ,un peu, les indigestions du « pret à (bien) penser »

  • Grosse discussion depuis un petit moment pour avoir un James Bond noir, on en a pas fini avec le massacre des icones.

    • Concernant James Bond, un noir pourrait jouer ce rôle mais certainement pas une femme… Quand je pense JB, je pense masculinité ! Mais bien baraqué aussi, pas une grande perche (Will Smith ? fais de la mucu !) ou un gars trop vieux (Morgan Freeman ? Peut être pour le rôle de Q alors). Un JB noir façon Denzel Washington ! Ca oui j’irais le voir.

      • Quand il a joué Ali, Will Smith avait fait ce qu’il faut au niveau muscu, il me semble…

      • Le truc amusant à gérer si JB était joué par une femme, c’est son côté tombeur et ses innombrables conquêtes. Vous allez voir que dans ce cas-là, « ils » seraient capable d’en faire une lesbienne.

    • On parle de Idriss Elba (the Wire, Luther), c’est pas n’importe quel noir non plus !!!

    • mais mais mais … ne serait-ce pas carrément rassisce au dernier degré? JB est un affreux , c’est ignoble de suggérer qu’un noir pourrait jouer un tel rôle, bien trop dans le stéréotype raciste du macho bien membré.
      Moi je pense qu’il faut Beth Ditto, voilà un JB qui enverrait du steak 😉

  • Je suis tout à fait d’accord. avec ce texte.

    Raz le bol qu’on nous interdise des mots sous prétexte de connotation.

    Par exemple : un nain.

    Un nain est une personne atteinte de ce qu’on appelle historiquement le nanisme, qui est un variation génétique (ou anomalie pour certains).
    Appeler un nain, un nain, c’est comme appeler un chat, un chat.
    Appeler un nain « personne de petite taille », c’est comme appeler un chat « animal qui fait miaou »

    Quand on parle parfois de novlangue, c’est ça ! Et c’est bizarrement souvent la gauche qui nous le balance.

    Pour les femmes ou les noirs, c’est la même.

    Est-ce logique de mettre des noirs dans des films Shakespeariens (à part Otello, qui bizarrement ne sera jamais joué par un blanc ou un asiatique) ?
    Pourtant, ils l’ont fait. Et toute la bien-pensance trouve ça normal.

    • Concernant de personnages historiques, il faut s’attacher à être le plus fidèle possible à l’histoire et éviter au maximum les digressions !
      Concernant Shakespeare ou pourquoi pas les Trois Mousquetaires, on a d’avantage de latitude pour faire jouer tel rôle par tel personnage. Je me poserais les questions suivantes : Est ce que la couleur de peau est importante ? Est elle un détail important ou au contraire négligeable ? Concernant Otello, il est maure, on veut quelqu’un de couleur (ou un Anthony Hopkins maquillé, véridique). Si c’était Roméo ou Juliette, finalement, ça pourrait être blanc/blanc, noir/noir ou blanc/noir, ou jaune ou marron… ca ne changerait pas l’histoire finalement…. Une partie du public suivra, une autre moins…
      Je me pose aussi la question, lorsqu’on sort des sentiers battus, si on a choisi tel acteur ou actrice parce qu’elle a le talent ou parce qu’elle est politiquement correct ? Dans le cas de Barbie, il y a une intention de faire du PC. Ca a été le cas pour le dernier Ghostbuster, de faire du « féminisme » au lieu de faire rire…
      Au final, tout n’est pas noir ou blanc…

      • Pour les trois mousquetaires, ou Shakespeare, ou même pour tout adaptation ou création se déroulant à une époque donnée, la latitude est a mon sens tout aussi faible.
        Athos, Porthos Aramis et d’Artagnan sont précisément décris. Leur apparence physique et leur age a tout autant d’importance que leur caractéres et leurs actions.
        Pour prendre l’exemple de la comédie musicale toute récente, l’acteur prit pour jouer Athos est une hérésie. On part d’un gentilhomme français, quintessence de la vielle noblesse et le plus vieux de la bande à un maghrébin en semblant le plus jeune (sans compter leurs costume frôlant le ridicule).

      • Pour Roméo et Juliette, si on respectait l’âge des protagonistes, sans les viellir, ça choquerait pas mal le grand public, car ce sont à la base des pré-adolescents immatures, pas de jeunes adultes. J’aimerais bien voir la pièce jouée ainsi. Par curiosité…

        • La catégorie « adolescent » est déjà des plus douteuses, mais la catégorie « pré-adolescents » est une pure construction contemporaine, sous-produit d’un très long maintien dans l’enfance qui n’avait pas court à l’époque. Et « immatures » … les « jeunes adultes » (autre innovation douteuse … ) d’aujourd’hui le sont bien plus encore.
          Juliette est très littéralement une « débutante ». Roméo, un peu moins, il commence la pièce en plein chagrin d’amour et déjà au bord du suicide… après s’est fait jeté par une vieille expérimentée à qui on ne la fait pas, d’au moins 17 ans. Ils sont tous les deux bons à marier.

          Vous trouverez sans peine des téléfilms qui ne sont rien d’autre que Roméo et Juliette avec des gamins, qui se passent dans des collège voire des écoles primaires.

    • OK tt à fait d’accord.

  • « Vivre ensemble, ce n’est pas annuler nos différences mais les accepter. »
    Fondamental: le politiquement correct, c’est justement cela: nier que l’autre soit autre, qu’il ait des idées différentes, des potentialités différentes, sans être pour autant inférieur ou supérieur. Le politiquement correct a transformé tous les rapports sociaux en lutte des classes, et les différences en rapport dominant/dominé. Un désastre. Saluons les jeunes qui le dénoncent!

  • Lorsque je tiens le discours que l’auteur tient ici, je suis accusé de ne rien comprendre à la lutte sur l’égalité homme / femme. Et je suis accusé de cela non pas à cause de mon discours, mais parce que je suis un homme. Mes détracteurs développent par le fait un sexisme qui n’existait pas dans mon propos. Alors quand c’est une femme, comme l’auteur, qui tient ce propos, comment ceux qui étaient mes détracteurs vont ils le juger ?
    C’est cela qui est dramatique. Juger une critique du féminisme selon le sexe de l’auteur.
    En tout cas, merci à l’auteur pour son article, du bon sens à l’état pur quand d’autre se prennent la tête de manière incroyable.

    • Rassure-toi, vu par une féministe moderne (Badinter, féministe historique venue du temps où les femmes avaient effectivement moins de droits que les hommes, aurait une opinion différente) que l’auteur soit un homme ou une femme, il reste un infâme sexiste. Tu n’as qu’à lire GdeC juste en dessous !

  • voir une femme intérioriser à ce point tous les pries poncifs du sexisme et de la pensée genrée, sous couvert d’un faux bon sens qui relève surtout de la bêtise est pour tout dire assez affligeant. Mais l’on ne s’attend pas vraiment, vu la teneur du progressisme affiché ici, à trouver des contenus plus osés… Il est en effet évident que Barbie doit rester une poupée blonde et maigrichonne au physique d’adolescente, n’est-ce pas ? 😉

    • Donc penser que le politiquement correct est exaspérant est « sexiste » et « genré » ? La question n’est pas de savoir qui doit jouer le rôle mais plutôt « peut-on exprimer un avis contraire sur le sujet sans se faire insulter ? ». Et vous venez de confirmer la thèse de l’article.

    • Le jour ou Mattel ne vendra plus de Barbie qui a déjà mainte fois été relooké, ils arrêteront d’en produire.
      Il y a eu plein de version de Barbie, brunes, rousses et même noire.
      On remarquera à contrario qu’il n’y a personne qui se trouve offusqué par Ken tout aussi stéréotypé que Barbie et qui a toujours été blanc.

    • Barbie est une poupée blonde et maigrichonne au physique d’adolescente. Tout du moins les un peu plus d’un milliard de poupées vendues dans le monde. Toutes les insultes et culpabilisations ne changeront pas la réalité.

      On connaît la vraie signification du « progrès » : cela s’appelle l’esclavage et la dictature : maquiller sous des arguments de justice, d’égalité etc… la mise en place par la coercition (la révolution) une morale unique et universelle ne laissant aucune place à l’individu ni à la liberté.

      • Barbie est une poupée blonde et maigrichonne au physique d’alien (avec ses jambes pas loin de 2 fois trop longues). Alien, comme toutes les poupées, d’ailleurs ; celles de ma grand mère avait la tête 10 fois trop grosse par rapport à son corps caché par des vêtement jusqu’aux pieds (et les cheveux, très importants les cheveux ; leur longueur en rapport avec la taille de la tête, et donc … jusqu’aux pieds).
        Je vous laisse imaginer l’interprétation tordue qu’on peut attacher à ces caractères quand on est féministe moderne.

        • Les gauchistes ont une dissociation cognitive : ils s’imaginent que tout langage est porteur d’une idéologie. Chez les féministes modernes, ca tourne à la paranoïa du grand complot macho-réactionnaire-conservateur-ultra-libéral-révisionniste-climato-sceptique-mangeur-de-chatons, combat des idées qu’il leur faut absolument gagner.

          Pendant qu’ils se prennent la tête, il y a des gens qui bossent (pour acheter des Barbie à leurs enfants, entre autre)

          • « tout langage est porteur d’une idéologie » est littéralement irréfutable : on ne peut pas prouver le contraire, on peut toujours trouver une idéologie sous-jacente. Ce qui est particulier, ce n’est pas de voir de l’idéologie partout, c’est de ne voir QUE du MAL partout. La poupée n’est pas seulement idéologique, elle est méchamment [collez ici les péjoratifs de votre choix].
            Par parenthèse, voir le mal partout CHEZ AUTRUI (à commencer par quelqu’un qui ne peut pas se défendre, il est pas là puisqu’il est mort), surtout pas chez soi, et entrer en guerre contre lui, est aussi la caractéristiques des Jihadistes.
            La seule différence c’est que nos Jihadistes du féminisme sont bisounours et se contente d’agresser l’Église à coup de symbole comme des seins nus. C’est un peu dommage, je trouve (/sarc).

            Ils ne seraient pas « progressistes » comme ils s’appellent eux-même si ils voyaient le passé et le présent autrement que comme un INJUSTE (importe, ce mot) « grand complot macho-réactionnaire-conservateur-ultra-libéral-révisionniste-climato-sceptique-mangeur-de-chatons ». La paranoïa est consubstantielle au progressisme.

  • ohhh barbie, et pourquoi pas un film avc Amy? y a peut etre un public pour ça, au fond certain/es peuvent s’identifier. il y a les dessins animés Barbie, les poupées Barbie, il y a eu une expo pour les Parisiennes Barbie, si vous préfèrez la blonde anorexique 95C 🙂

  • Bravo pour votre analyse, des mots communs deviennent des insultes !!! Le mot « nain » n’a jamais été péjoratif ni les mots « aveugle » ou « sourd », dites-moi si je me trompe mais considérez-vous ces mots comme des insultes ou une stigmatisation d’une partie de la population ? dévalorisent-ils la personne qui en est affecté ? J’aimerais bien avoir l’avis de ces personnes en questions. Moi ça me permettrais de juger et me d’enfin savoir si je dits des connerie ou pas. Je mesure 1m63 et je pèse 97 Kilos ! Oui je suis un « gros » et je ne m’en offusque-pas !!! 🙂

  • En fait, il y a une confusion. Le film en question est un pastiche de Barbie et s’intitule BarBig !

    • quand bien même, c’est un film …soit un divertissement à caractère commercial!!!
      Par dessus le marché, Barbie est une poupée!!! pas un personnage historique…
      Aux dernières nouvelles, les réalisateurs sont libres non?

      il faut …on doit…et puis quoi encore…ce sont les féministes et les antiracistes qui font des procès et qui voient de la propagande partout…

  • J’imagine que si Barbie est adapté en film, c’est avec l’accord de Mattel qui a certainement eu son mot à dire sur le casting. Barbie est certes mince mais avec de la poitrine, en ce sens Amy Schumer peut coller. Après, vu que je n’irai pas voir le film car Ken ne pourra pas être jouer par Bud Spencer 😀 je m’en fiche un petit peu.

  • Ce que l’on peut noter dans la société, c’est une banalisation progressive du surpoids, voir une apologie de l’obésité.
    Emission de télévision de « beauté », mannequin, Barbie déformée.. C’est la litanie des rondeurs.
    Aujourd’hui, c’est devenu un symbole de la femme libérée et emancipée face aux mechants dictats des mannequins ou des médecins…

  • « Est-ce raciste de dire que…? ». Raciste, non, mais discriminant (discriminatoire?) oui! Depuis Descartes, la réflexion occidentale repose sur un mot-clé: INDIFFÉRENCIATION.

  • Je vois pas le rapport avec le féminisme dans le contenu de l’article. Et j’ai pourtant relu 2 fois… Je comprends pas le rapport entre le titre et le contenu.
    C’est une critique du langage, des interprétations subjectives, des jugements, mais en quoi ça critique le féminisme …?

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