La conduite des hommes, une discipline gratifiante

En adoptant une pratique managériale reposant sur la clarté des missions et une forte décentralisation accompagnée de vraies délégations, vous allez mobiliser la grande majorité de vos effectifs au service de vos objectifs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La conduite des hommes, une discipline gratifiante

Publié le 11 octobre 2017
- A +

Par Alain Goetzmann.

Cela fait presque soixante ans que Douglas Mac Gregor a écrit The Human Side of Enterprise, texte fondateur d’une conduite des hommes en rupture totale avec les méthodes productivistes et utilitaristes en cours, dans les organisations, depuis la première révolution industrielle.

Deux axiomes à méditer

Pour schématiser, face à une théorie qu’il appelle « X » et qui soumet l’homme à un commandement autoritaire et à un contrôle tatillon, il propose une théorie « Y » qui se fonde sur deux principaux axiomes :

  • L’homme est aussi naturellement fait pour le travail que pour le jeu ou le repos
  • Le contrôle et la punition ne servent à rien. L’individu est capable de se réaliser et de s’investir si on l’associe aux buts de l’entreprise.

Or, aujourd’hui encore, alors que les rapports humains évoluent vers de plus en plus d’empathie, beaucoup de chefs d’entreprises continuent à diriger de façon coercitive : « Faites », « Ne faites pas », « Ne parlez jamais à vos concurrents », « Vous vous y prenez mal », « Pensez à prospecter », « N’oubliez pas de relancer telle affaire » etc…

Donner des ordres ne suffit pas

Il est, bien sûr, toujours possible de diriger en distribuant des ordres. C’est d’ailleurs ce qu’il y a de plus facile à faire dans le management. L’inconvénient, c’est que les collaborateurs s’y habituent et qu’ils les attendent au lieu d’avancer tout seul. C’est tellement confortable !

Vous devenez alors, à la fois, une machine à capter toute l’information nécessaire à prendre les décisions et, une fois celles-ci prises, un distributeur d’instructions plus ou moins précises. Vous travaillez comme un fou, dans votre entreprise, au lieu de travailler sur elle et à son développement, comme c’est le rôle de tout entrepreneur et de tout dirigeant.

Au contraire, considérer que tous vos collaborateurs sont des personnes sensées, sensibles, compétentes et dont la motivation n’est pas fondée que sur leur seule rémunération, va vous aider à multiplier les sources de progrès pour l’entreprise toute entière.

Mobilisez, décentralisez, déléguez

En adoptant une pratique managériale reposant sur la clarté des missions et une forte décentralisation accompagnée de vraies délégations, vous allez mobiliser la grande majorité de vos effectifs au service de vos objectifs. Quelques attitudes simples vous permettront d’y parvenir :

. Bannissez à tous les niveaux, les comportements hiérarchiques d’un autre âge, nous sommes tous des hommes, ni plus, ni moins,

. Encouragez ceux qui osent, ceux qui prennent leurs responsabilités, qui font preuve d’initiatives, même s’ils se plantent,

. Valorisez la compétence, oubliez le grade. Encouragez le développement professionnel individuel,

. Entretenez la flamme en célébrant les « Quick Wins », en communiquant avec simplicité mais fréquemment sur leur réalisation. Vous éviterez ainsi les rumeurs de couloir et de machine à café,

. Créez un climat de travail agréable, détendu et responsable,

. Ne travaillez qu’avec des gens qui aiment les gens et éliminez les toxiques,

. Restez toujours positif, même dans l’adversité ; maintenez autour de vous un mental de gagnant.

Le plus difficile pour un leader, est de constituer des équipes puissantes, capables de propulser l’entreprise à ses sommets. C’est d’ailleurs devenu, aujourd’hui, sa tâche la plus importante et, sans doute, la plus difficile.  Mais elle est gratifiante et créé l’enthousiasme, dont chacun sait que, bien qu’il ne figure pas dans l’actif comptable de l’entreprise, il est ce qui en assure le succès.

Sur le web

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Cet article est une « platitude » si on la considère de façon humaniste, je veux dire qu’il s’agit quasi du « minimum minimorum »: j’y ajouterais bien la reconnaissance d’une mission bien accomplie (trop implicite, dans l’article, et à exprimer verbalement, devant témoin, dans la vie): c’est le « Good job! » américain du chef à son « coéquipier », indispensable!

    Les gens ont besoin de reconnaissance quand ils ont réussi, de compassion quand ils échouent sans forcément en être responsables!

    L’espoir de gagner plus est bien plus motivant que gagner plus qui fait diminuer l’analyse critique du bien fondé de ce qu’on fait!

    Le « principe de Peter », consubstantiel à la hiérarchisation est bien connu: il ne conduit finalement qu’à une impression d’impuissance très déprimante pour l’intéressé devenu « désintéressé »!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Et si la guerre en Ukraine illustrait, une fois de plus, la supériorité du libéralisme ?

Pas seulement sur le plan moral, puisque ce conflit oppose une démocratie à un régime autoritaire et enclin à menacer ou envahir ses voisins, mais en termes tout simplement d'efficacité.

Certes, les succès de Kiev s'appuient sur le courage de ses soldats et l'appui d'une population unie dans un patriotisme qui a surpris les Ukrainiens eux-mêmes, en sus de la qualité du renseignement satellite, ou aérien américain et de la fourniture d'armes ... Poursuivre la lecture

Nous vivons dans un monde marqué par une forte incertitude et ponctué d’importantes surprises qui remettent en question bon nombre de nos croyances. Cette remise en question peut être très anxiogène tant il semble que nous ne puissions plus nous appuyer sur rien de stable pour avancer dans la vie. C’est particulièrement vrai dans les entreprises : la situation peut aller jusqu’à une forme de paralysie, causée par le sentiment que quoique l’on entreprenne, un événement imprévu viendra tout remettre en question. D’où un risque de démotivation. ... Poursuivre la lecture

Aujourd’hui, les participants aux réunions viennent bardés de leur portable, tablette, phablette ou smartphone, dans le but légitime d’enregistrer plus rapidement les notes à prendre. En réalité ils en profitent pour consulter subrepticement les informations entrantes, mails, SMS et autres alertes Internet.

Gérer les réunions pour améliorer la productivité de l'entreprise

Les réunions devraient être un moyen d’améliorer la productivité de l’entreprise. Quand on réunit toute une équipe dans une pièce pendant une heure pour travailler en... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles