PMA : un pas de plus vers la liberté de procréer

Les justifications de l’interdiction de la PMA pour couples lesbiens et femmes seules résistent-elles à un examen critique ?

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PMA : un pas de plus vers la liberté de procréer

Publié le 19 septembre 2017
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Par Édouard H.

La secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé le 12 septembre dernier que l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes sera proposée dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, en 2018. Aujourd’hui la PMA n’est légalement autorisée que pour les couples hétérosexuels en âge de procréer.

Sa légalisation pour les couples de lesbiennes et femmes seules a, sans surprise, suscité d’innombrables réactions extrêmement négatives. Y a-t-il raison de s’inquiéter ? Les justifications de l’interdiction de la PMA pour couples lesbiens et femmes seules résistent-elles à un examen critique ? Les personnes attachées à la liberté ne devraient-elles pas plutôt se réjouir de cette libéralisation ?

Les deux techniques de la PMA

Avant de se pencher sur les arguments des opposants à la PMA pour couples lesbiens et femmes seules, il s’agit d’abord de revenir sur ce que recouvre cette appellation. La PMA comprend 2 techniques : l’insémination artificielle (IA) et la fécondation in vitro (FIV).

La première implique l’introduction du sperme dans l’utérus de la femme, où a lieu la fécondation.

La seconde diffère en ce que la fécondation a lieu en dehors du corps de la femme : la rencontre entre spermatozoïdes et ovules a lieu dans un laboratoire. L’embryon est alors introduit dans l’utérus de la femme où il poursuit son développement.

Dans la majorité des cas la PMA n’implique pas de gamète de donneur, mais il peut s’avérer que ce soit nécessaire. Lorsqu’un couple hétérosexuel est infertile à cause de spermatozoïdes ou ovules déficients, le recours aux gamètes d’un donneur est indispensable.

Pour un couple lesbien ou une femme seule, l’usage de sperme d’un donneur est systématiquement requis. En 2015 la PMA pour couples hétérosexuels a concerné 24 839 enfants en France, soit 3,1 % des naissances, selon le dernier rapport de l’Agence de biomédecine.

Une menace pour les enfants ?

Le premier argument brandi contre la libéralisation de la PMA est celui du bien-être des enfants : les enfants souffriraient du fait de naître dans des familles homoparentales ou avec une mère seule. Un tel environnement ne permettrait pas leur plein et sain développement, au contraire d’une famille hétérosexuelle classique.

Une variante de cet argument tient aux droits de l’enfant. Ainsi Madeleine de Jessey, porte parole de Sens Commun, explique dans une tribune parue dans Le Figaro que les projets de libéralisation des technologies de procréation seraient « régressifs, parce qu’ils bafouent une fois de plus les droits des plus faibles, des plus petits, de ceux qui n’ont jamais voix au chapitre ». Est sous-entendu ici que les enfants auraient un droit à avoir un père et une mère que la PMA pour couples lesbiens et femmes seules viendrait bafouer.

Ces arguments de la souffrance des enfants pour interdire la PMA aux couples lesbiens et femmes seules ont une chose en commun : ils feignent d’ignorer que pour les enfants qui naîtront ainsi, la PMA pour couples lesbiens et femmes seules sera inhérente à leur existence même.

Pas de troisième option possible

J’entends par là que pour ces enfants, il n’existera que 2 alternatives : « naître par PMA dans une structure familiale non traditionnelles », ou « ne jamais exister ». Il n’y a pas de troisième option « naître naturellement dans une structure familiale classique » dont on priverait ces enfants.

Arguer de la souffrance des enfants pour interdire la PMA, c’est donc dire que cette souffrance sera si grande et infiniment insupportable qu’il vaille mieux que ces enfants ne naissent jamais. Arguer du droit de l’enfant à avoir un père et une mère pour interdire la PMA, c’est dire que le non respect de ce droit est si grave qu’il vaille mieux que l’enfant ne naisse jamais.

Il n’existe pas de monde alternatif dans lequel ces enfants seraient nés dans une famille classique : la PMA pour couples gay ou femmes seules est indissociable de leur existence.

Le principe de non-identité

Cette explication que je viens de donner a été pour la première fois brillamment énoncée par Derek Parfit dans son livre Reasons and Persons de 1984. Pour illustrer le Principe de Non-identité, il y expose le scénario hypothétique suivant d’une fille de 14 ans :

Cette fille choisit d’avoir un enfant. Parce qu’elle est si jeune, elle donne à son enfant un mauvais départ dans la vie. Bien que cela aura des conséquences négatives à travers la vie de cet enfant, on peut prédire que sa vie vaudra la peine d’être vécue. Si cette fille avait attendu quelques années, elle aurait eu un enfant différent, à qui elle aurait donné un meilleur départ dans la vie. 

Cette jeune fille a-t-elle pris une mauvaise décision ? Si à première vue elle a en effet mal agi, la réalité est en fait plus complexe que cela. En effet, à qui a-t-on causé du tort ? On ne peut dire qu’elle a causé du tort à l’enfant qu’elle a eu puisque, bien que sa vie n’ait pas commencé sous les meilleurs auspices, sa seule alternative était la non-existence.

Comme l’explique Parfit, « si elle avait attendu, cet enfant spécifique n’aurait jamais existé ». Le contexte sous-optimal de naissance de l’enfant est indissociable de son existence même. Dès lors que sa vie ne connaît pas des souffrances telles qu’elle ne vaille pas la peine d’être vécue, on ne peut dire qu’on a nui à cet enfant en le faisant naître.

Le Principe de Non-Identité éclaire ainsi d’une nouvelle lumière les arguments relatifs à la souffrance supposée des enfants nés par PMA : ces arguments ne peuvent servir de justification à l’interdiction de la technique.

La logique du droit des plus faibles est intenable

Il est possible qu’il existe d’autres raisons d’interdire la PMA, mais celle des « droits des plus faibles » est logiquement intenable. L’utilisation de cette justification est d’autant plus surprenante que les personnes qui s’opposent à la libéralisation de la PMA mènent souvent aussi un combat anti-IVG.

Les associations Sens Commun et assimilées expliquent par exemple que bien que la vie des personnes atteintes de handicaps graves contienne beaucoup de souffrance, elle vaut la peine d’être vécue, et qu’il n’y a donc pas lieu de procéder à une IVG qui les privera d’existence.

Le tort causé par une naissance par PMA serait-il bien plus grand et terrible que celui causé par des handicaps graves et incurables ? L’incohérence est ici totale et flagrante.

Il semblerait qu’au lieu d’être motivés par la souffrance des enfants, les mouvements de droite conservatrice hostiles à la libéralisation de la PMA soient donc en réalité motivés par une haine irrationnelle et liberticide de toute technique intervenant dans le processus naturel de procréation.

Un papa et une maman : modèle indépassable pour le bon développement des enfants ?

L’argument tenant à la souffrance des enfants est donc entaché d’un irréparable défaut de logique, mais mettons cette réflexion de côté pendant un instant. Qu’en est-il de la réalité empirique ? L’assertion qu’une structure familiale autre que la famille nucléaire traditionnelle est nocive pour le développement des enfants est-elle basée sur de solides travaux scientifiques ?

Une étude très souvent citée comme preuve que les enfants élevés par des parents de même sexe ne s’en sortent pas bien comparés à ceux élevés par des familles traditionnelles a été publiée en 20121.

Ce papier avait l’avantage d’éviter des biais méthodologiques qui avaient entaché un grand nombre de précédentes études en utilisant un échantillon large et choisi au hasard.

Une étude critiquée

L’étude a toutefois été par la suite lourdement critiquée2 car elle classait comme enfant de parents de même sexe tout enfant qui n’avait pas été élevé par un couple hétérosexuel intact : « Ainsi, plutôt que de mettre la lumière sur les résultats d’adultes qui ont été élevés par un ou 2 parents gay, lesbien ou bisexuel, les résultats de l’étude peuvent plutôt être interprétés comme se faisant l’écho de résultats de précédentes études montrant que l’expérience d’un divorce et de perturbations familiales pendant l’enfance est associée à des problèmes pendant l’âge adulte ».

Une ré-analyse des données de cette même étude3 a montré qu’il n’y a en réalité que des différences minimales entre les enfants de parents de même sexe ou de parents hétérosexuels.

Abondant dans le même sens, une méta-analyse de 33 études publiée en 20104 montre que les enfants élevés par des parents de même sexe se développaient de la manière sur des critères de comportement, d’émotion, d’éducation et de sociabilité.

Une autre méta-analyse de 47 études produite en 20145 est venue appuyer la conclusion de l’absence de différences. La même année, une large étude australienne a répliqué ces résultats6.

Ainsi, bien que plus de recherche avec des méthodologies rigoureuses soit nécessaire pour confirmer ces résultats, il paraît toutefois difficile d’affirmer avec certitude que le fait d’être élevé par des parents de même sexe soit problématique pour le développement d’un enfant.

Les femmes seules

Concernant les femmes seules, il est essentiel de faire la différence entre les mères seules qui ont subi une séparation avec leur conjoint ou partenaire, et les mères qui font un choix d’élever un enfant sans partenaire. Ce sont ces dernières qui font usage de la PMA.

Ces mères seules par choix sont généralement des femmes qui ont fait des études et sont stables financièrement et qui deviennent mères un peu avant ou après 40 ans7.

Contrairement à l’image généralement véhiculée, ces femmes ont longtemps réfléchi avant d’avoir un enfant seules et ont consulté leurs amis et leur famille pour s’assurer d’avoir les ressources financières et sociales pour mener à bien leur projet parental8.

En 2005 une étude conduite au Royaume-Uni a comparé 27 familles avec une mère seule ayant conçu par PMA à 50 familles avec des parents mariés hétérosexuels ayant aussi conçu par PMA9.

Des familles normales

Avec des enfants âgés de 6-12 mois, aucune différence notable n’a été trouvée entre les 2 types de famille en termes de bien-être psychologique des mères, d’adaptation à la maternité, de chaleur humaine exprimée, d’implication émotionnelle ou d’attachement aux enfants.

Ces familles ont été suivies jusqu’à l’âge de 2 ans des enfants10, et l’étude montre que les 2 types de famille ont continué à fonctionner de manière similaire. Concernant les enfants, « les enfants de mères seules n’avaient pas une probabilité plus élevée de montrer des signes de plus grands problèmes psychologiques ou de déficiences intellectuelles que les enfants de familles avec des parents mariés ».

Dans une étude d’enfants de 7 ans nés par insémination avec donneur11, les auteurs comparent des familles avec des mères seules et des familles avec 2 parents. Aucune différence, dans le comportement, les problèmes émotionnels ou la compétence sociale, n’a été trouvée entre les enfants de mères seules et ceux avec 2 parents.

Bien que de nombreuses autres études doivent là aussi être menées pour confirmer ces résultats préliminaires, la réalité empirique semble une nouvelle fois aller fermement à l’encontre de ceux qui prétendent que le seul modèle familial acceptable pour un enfant est celui de la famille nucléaire traditionnelle.

Plutôt que la structure familiale, tout semble indiquer que les éléments déterminants pour le bien-être d’un enfant soient la stabilité de la famille et l’amour et l’attention que son ou ses parent(s) lui porte(nt). Même si l’argument relatif à la souffrance des enfants pour interdire la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules n’était pas logiquement intenable, il resterait empiriquement douteux.

Par ailleurs on peut se demander pourquoi l’attention est exclusivement portée sur les familles homoparentales ou avec des mères seules. Quid des familles hétérosexuelles pauvres ? Quid des familles traditionnelles avec un couple instable et conflictuel ? Quid des innombrables naissances dans des pays en développement, où les enfants devront travailler dès leur plus jeune âge ?

Ces environnements créent sans conteste des difficultés graves pour les enfants. Les opposants à la libéralisation de la PMA ne devraient-ils pas demander la création d’un permis de procréer, soumis à condition stricte d’environnement familial sain ? La procréation ne devrait-elle pas être restreinte aux seuls pays riches ?

La consécration d’un droit à l’enfant ?

Il n’y a pas de droit à l’enfant, disent les opposants à la PMA, et dès lors il n’y a pas lieu de libéraliser la PMA. La psychanalyste Monique Bydlowski explique par exemple que « parler d’un droit à l’enfant est injuste. C’est le penser comme un objet, lui ôter son humanité ».

Mais qui au juste défend un tel « droit à l’enfant » ? Si un tel droit créance existait, il consacrerait une obligation qui incomberait à l’État de fournir un enfant à toute personne le désirant. L’État serait-il alors chargé de fournir un partenaire pour la procréation à tout adulte souhaitant un enfant ? Cela paraît absurde.

Le « droit à l’enfant » n’existe pas. Il semble difficile de trouver une quelconque personne ou association qui ait jamais utilisé cet argument de « droit à l’enfant », qui n’est qu’un sophisme utilisé par les opposants aux technologies reproductives.

Ce que défendent ceux qui soutiennent une libéralisation de la PMA est bien différent : c’est la liberté négative de procréer sans interférence de l’État. Il est faux et caricatural de dire que le désir d’enfant des couples lesbiens ou des femmes seules serait différent de celui des couples hétérosexuels : dans tous les cas il y a un désir profond et légitime d’avoir un enfant, et ce dernier une fois né est accueilli avec joie et amour, peu importe la structure familiale.

Les choix procréatifs sont d’ordre privé

Ce droit négatif de procréer s’exprime en France dans l’interdiction de la stérilisation forcée, de toute forme d’avortement coercitif, ou même dans l’absence de politique anti-nataliste qui définirait un nombre maximum d’enfant autorisé par famille.

Il est largement reconnu que les choix procréatifs sont d’ordre privé, ils relèvent d’une liberté que l’État ne peut enfreindre.

Libéraliser la PMA ne serait qu’une application cohérente de ce principe libéral : le collectif n’a pas à interférer dans les choix reproductifs d’individus libres, peu importe que ces choix relèvent du naturel ou de l’utilisation d’une technique qui ne cause de tort à personne.

La différence entre les applications pathologiques et « sociétales » de la médecine n’est pas non plus une distinction pertinente pour interdire la PMA aux couples lesbiens et femmes seules.

Contrairement à ce que veulent faire croire les opposants à la PMA il n’y a ici nulle nouveauté : la médecine en France procède depuis longtemps à des actes qui ne relèvent pas du pathologique. Faudrait-il interdire l’IVG au nom du fait que la grossesse n’est pas une maladie ?

La médecine contre nature

D’autres motifs ont pu être invoqués contre la PMA, parmi lesquels les questions de l’anonymat du don de gamète, la rémunération éventuelle de ce don, le financement de la PMA, ou encore l’articulation de la PMA avec les lois françaises de filiation.

Aussi importantes soient-elles, aucune de ces questions ne peuvent toutefois permettre à elles seules de justifier une interdiction de la PMA pour les couples lesbiens ou femmes seules. Cet article ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, elles pourront être étudiées dans d’autres publications.

En fin de compte il semble que l’opposition à l’ouverture de la PMA repose fondamentalement sur l’idée qu’étant contraire à la nature, elle peut qu’être détestable. Ce sophisme de l’appel à la nature a notamment été utilisé par François-Xavier Bellamy dans une tribune pour Le Figaro sobrement intitulée « PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme ». Dans cet article l’auteur condamne ce « monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle », élevant ainsi la nature au rang de Dieu infiniment bon envers l’humanité.

Or c’est tout l’objet de la science en général et de la médecine en particulier que de permettre à l’humanité de s’extraire des contraintes que nous impose la nature. L’Homme est naturellement susceptible d’attraper cette maladie naturelle qu’est la variole, qui tuait jusqu’à 35% de ses victimes et laissait les survivants aveugles ou profondément affectés.

La recherche scientifique a abouti à la création d’un vaccin, artificiel, qui a permis d’immuniser artificiellement les humains et par la suite d’éradiquer de cette terrible maladie. Faudrait-il s’effrayer de cette toute puissance de l’humanité où la nature n’est plus « une limite, ni un modèle » ?

La PMA permet à des individus ayant un désir profond d’avoir un enfant mais qui sont limités par des contraintes physiques d’aller au-delà. Ces techniques ne nuisant ni aux personnes les utilisant ni aux enfants qui en naissent, l’État n’a pas à restreindre arbitrairement la PMA à certaines catégories de la population.

Les opposants à la PMA peuvent continuer à procréer naturellement et à promouvoir cette manière de faire, mais ils ne peuvent pas imposer leurs opinions par le bras armé de l’État.

De manière générale, l’État n’a pas à imposer une bonne manière de procréer ou une bonne structure familiale : il doit rester neutre face aux choix que les individus prennent pour eux-mêmes. Le gouvernement devrait se hâter de libéraliser la PMA plutôt que d’attendre 2018, et commencer à sérieusement envisager une légalisation de la GPA.

  1.  Regnerus, M. (2012). How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study. Social science research, 41(4), 752-770.
  2.  Herek, G. M. (2014). Evaluating the methodology of social science research on sexual orientation and parenting: A tale of three studies. UCDL Rev., 48, 583.
  3.  Cheng, S., & Powell, B. (2015). Measurement, methods, and divergent patterns: Reassessing the effects of same-sex parents. Social Science Research, 52, 615-626.
  4. Biblarz, T. J., & Stacey, J. (2010). How does the gender of parents matter?. Journal of Marriage and Family, 72(1), 3-22.
  5.  Manning, W. D., Fettro, M. N., & Lamidi, E. (2014). Child well-being in same-sex parent families: Review of research prepared for American Sociological Association Amicus Brief. Population Research and Policy Review, 33(4), 485-502.
  6.  Crouch, S. R., Waters, E., McNair, R., Power, J., & Davis, E. (2014). Parent-reported measures of child health and wellbeing in same-sex parent families: A cross-sectional survey. BMC public health, 14(1), 635.
  7.  Graham, S., & Braverman, A. (2012). 11 ARTs and the single parent. Reproductive Donation: Practice, policy and bioethics, 189.
  8.  Jadva, V., Freeman, T., Kramer, W., & Golombok, S. (2009). The experiences of adolescents and adults conceived by sperm donation: comparisons by age of disclosure and family type. Human Reproduction, 24(8), 1909-1919.
  9.  Murray, C., & Golombok, S. (2005). Going it alone: solo mothers and their infants conceived by donor insemination. American Journal of Orthopsychiatry, 75(2), 242.
  10.  Murray, C., & Golombok, S. (2005). Solo mothers and their donor insemination infants: follow-up at age 2 years. Human reproduction, 20(6), 1655-1660.
  11.  Chan, R. W., Raboy, B., & Patterson, C. J. (1998). Psychosocial adjustment among children conceived via donor insemination by lesbian and heterosexual mothers. Child development, 69(2), 443-457.
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  • Je suis sensible aux arguments prônant la liberté individuelle. Mais je note qu’on pourra utiliser les mêmes arguments que vous le jour où on proposera d’acheter son enfant sur internet, ou qu’un « trouple » ou toute sorte de communauté pourra avoir un enfant. Et ça arrivera. La question plus profonde à se poser est donc quelle Humanité veut-on?

  • c’est la loi du plus fort : le désir de l’adulte contre le droit de l’enfant à être élevé par un père et une mère, et quand ce n’est pas possible à connaître sa vrai filiation.
    Quand tous ces enfants demanderont pourquoi on les a privés délibérément de cela, comme par hasard, monsieur Edouard H sera aux abonnés absents.

    • L’enfant n’a pas le droit d’être élevé par un père ou une mère, que ce soit avec ou sans « PMA pour tous ». Des parents divorcent, d’autres meurent, certains même décident de procréer alors même qu’ils savent qu’un des partenaires va ou risque de mourir (en cas de maladie, de départ à la guerre, etc.) et aucun enfant ne peut s’y opposer, ni exiger un père ou une mère de remplacement, ni exiger pour cela un dédommagement de ses parents.
      Dire que « l’enfant a besoin d’un père et d’une mère » n’a pas non plus de sens. Ce qui compte c’est de vivre dans un environnement aimant et stable. Je ne vois pas comment un couple de lesbiennes ne pourrait pas faire l’affaire. Bien entendu, parfois ce ne sera pas le cas, exactement comme dans un couple hétérosexuel.

      • D’où sort l’idée qu’une famille c’est un père et une mère ?

        Je crois que c’est l’argument fondamental, anthropologique, concernant tout ces sujets, l’humain n’est pas un animal qui vit en couple, il vit en petite ou grande tribu (il a vécu pour être précis) depuis l’aube de l’humanité.

        Comme vous le rappelez la mortalité est parfois très importante (à fortiori durant la préhistoire période pendant laquelle l’homme meure bien plus souvent à la guerre que dans les sociétés modernes).

        On comprend d’où sort cette idée quand on voit qui s’oppose à ces nouvelles techniques, les religions monothéistes et leur modèle de famille traditionnelle qui est une invention tardive dans l’histoire de l’humanité (urbanisation).

        • Merci pour votre commentaire.
          Je ne suis pas anthropologue, mais je ne me risquerais pas à nier que la famille est (ou est devenue depuis longtemps) une structure fondamentale de notre société. Mais je ne crois pas que reconnaître la PMA pour les couples homosexuels remette cette notion en question; il s’agit plutôt de l’élargir.
          Ce qui serait répugnant, c’est de faire élever les enfants de façon délibérée en dehors des familles, dans une structure collectiviste imposée par l’Etat, sans la présence des parents (sauf erreur cela avait été tenté dans l’un ou l’autre pays communiste, avec des résultats désastreux pour des enfants privés d’affection et confrontés uniquement à des infirmières)

        • Mais cela fait des millénaires maintenant qu’il vit en couple. Donc votre argument est irrecevable. La femme élève, l’homme protège et nourrit.

  • « ils feignent d’ignorer que pour les enfants qui naîtront ainsi, la PMA pour couples lesbiens et femmes seules sera inhérente à leur existence même »

    Sauf que depuis que l’être humain existe, ce n’est pas conforme à la nature.
    Vous arguerez que des couples divorcent, que des enfants sont orphelins.
    Certes.
    Mais un PERE et une mère ont fait un enfant (voies naturelles)… Ou tout au moins souhaité en avoir un (PMA pour couple).
    Et cet enfant aura la plupart du temps été élevé avec cette idée.
    Ce qui, bien entendu, n’est pas le cas dans le cas que vous décrivez où le père est, sciemment, écarté.
    Et ne me dites pas que je m’oppose à la doctrine libérale puisqu’elle suppose que ma liberté n’enfreigne pas celle d’un autre. A svaoir dans ce cas, l’enfant.

    « « ne jamais exister » »
    Fermez le ban.
    La question ne se pose même pas.
    Vous n’allez quand même pas défendre le droit d’un « non être » ?

    • Bonjour laurent

      Depuis que le monde est monde, l’être humain travaille à sortir de l’état de nature. Vaincre la faim, la maladie, utiliser la technologie pour vivre dans l’abondance.
      Votre argumentation est conservatrice, est assujettie à un ordre transcendant, la Nature ou Dieu créateur de tout individu.

      Je ne vois pas en quoi la PMA enfreint la liberté de l’enfant.

      Autant la PMA la GPA le clonage etc.. ne me pose pas de pb, autant l’avortement oui.

      • Tiens un point Godwin 2.0 : ce n’est plus reductio ad Hitlerium, c’est reductio ad Deum …

        • Pas du tout, Dieu ne vient pas dans la discussion comme un cheveu sur la soupe. Bcp d’opposants sont du milieu catho-conservateur-intégriste-bigot.

          • Et aller … le grand méchant catho-conservateur-intégriste-bigot … ultra-néo-turbo libéral tant que vous y êtes… et après çà ce n’est pas un argument du « camp du bien » peut-être ?

        • Je n’est jamais réellement compris cette histoire de point Godwin.

          Le créateur de cette théorie n’a jamais dit que c’était mal venu d’utiliser l’histoire de la ww2 dans une argumentation, il a simplement observé que la proba d’y arriver augmente avec le nombre de posts.

          Je ne vois pas en quoi on décrédibilise un argumentaire en sortant cette histoire de point Goddwin.

          Si l’histoire de WW2 peut être un contre argument logique qui invalide une thèse, ou est le problème ? (je ne dis pas que c’est le cas ici)

          Vous n’argumentez en rien sur le fond en faisant remarquer un point Godwin.

      • D’abord, j’ai le droit d’être conservateur si je veux (ce que je ne suis pas…)
        Ensuite, la liberté d’un enfant est d’avoir un père. Réel (couple hétérosexuel) ou supposé (mère séparée, divorcée, veuve, couple infertile…), ce que lui dénis la PMA.
        Et à une époque où on met en avant la sacro-sainte « égalité pour tous », on va donc fabriquer des enfants AVEC père et des enfants SANS père… et sans repère.

        • Mais ce n’est pas une insulte :).
          J’ai aussi des idées conservatrices, je suis pour la stabilité et contre les expérimentations sociétales.
          Peut-être que dans une génération le résultat sera désastreux, mais actuellement rien ne l’indique.
          La liberté d’un enfant c’est le choix de sa vie pour aujourd’hui ou demain. Ce n’est pas l’égalité dans les faits. Il est né, sa vie est devant lui et il y a des enfants plus ‘favorisés’ que les autres.
          Dans ce cas il faut interdire aux pauvres, aux miséreux de la terres de faire des enfants, car il auront un avenir bien sombre (naître à Calcutta dans la caste des intouchables par exemple).

          Cordialement.

          • Vous devriez réfléchir à ce que sera la vie de l’enfant qui subira les risées, brimades et harcèlements de ses petits camarades, à la cruauté bien connue!

    • « ce n’est pas conforme à la nature… »
      Soigner les cancers, voler dans les airs, communiquer instantanément à des milliers de kilomètres de distance… Rien de tout cela n’est « conforme à la nature ». Devrait-on également bannir ces avancées?

      « Vous n’allez quand même pas défendre le droit d’un « non être » ? »
      Pas du tout, il s’agit au contraire de défendre le droits de personnes 100% réelles: les parents du futur enfant. De plus, et jusqu’à preuve du contraire, l’enfant à naitre n’a jamais eu son mot à dire dans le choix de ses parents, PMA ou pas.

      Soyons clair: personne ne vous demande d’être en faveur de la PMA. Vous pouvez tout à fait trouver cette méthode déplaisante. En revanche, vous n’avez aucun droit d’empêcher par la force ceux qui le désirent d’y faire appel puisqu’elle n’empiète sur aucune liberté individuelle.

      C’est ça le libéralisme.

      • @Puce personne n’a jamais empêché qui que ce soit de faire un enfant de la façon qu’elle le souhaite (j’en connais un paquet de couples de femmes qui l’ont fait ). On n’est cependant pas obligé d’approuver et encore moins de payer la manip . Drôle de notion de libéralisme !

        • Si vous aviez eu la décence de lire mon commentaire jusqu’au bout, vous seriez tombé sur ce passage: « Soyons clair: personne ne vous demande d’être en faveur de la PMA » Je ne vous oblige donc à rien.

          Pour ce qui est de la dernière partie, je vous demanderai de ne pas déformer mes propos, ou le cas échéant, de me montrer précisément ou il est écrit qu’il faudrait payer pour les autres?

          Drôle de notion d’un débat!

          Le problème que vous évoquez est celui de la redistribution et de l’Etat providence et grande nouvelle: aucun libéral digne de ce nom ne le cautionne!

        • Où lisez-vous dans cet article que l’auteur plaide pour une prise en charge par l’État ?
          Et si certaines personnes « n’approuvent pas », ce n’est pas une raison suffisante pour interdire.

          • @Raphael parce que je suis en France et que c’est ce que réclament les femmes et non cette pseudo liberté qu’elles ont déjà

            • et donc? où l’auteur plaide-t-il en faveur d’un quelconque remboursement?

              Avez vous des arguments (hormis la calomnie et les généralisations bancales) à opposer à vos contradicteurs?

          • La prise en charge est déjà dans la discussion dès le début: Le Monde 12 sept: Mme Schiappa a plusieurs fois estimé qu’il s’agissait d’une mesure de « justice sociale » permettant de mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires » et à « l’inégalité » entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l’étranger et celles qui ne les ont pas.

            Pour ceux qui le lisent pas le socialisme dans le texte, justice sociale signifie précisément qu’il faudra payer pour ceux qui n’ont pas les moyens.

  • Que de raisonnements qui me paraissent ici de parti-pris voire biaisés.
    Que la démonstration de Derek Parfit me semble hors sujet.
    Lors qu’il s’agit de problème de société, de morale, de philosophie, Parfit se place au niveau des cuisines !
     » Arguer du droit de l’enfant à avoir un père et une mère pour interdire la PMA, c’est dire que le non respect de ce droit est si grave qu’il vaille mieux que l’enfant ne naisse jamais. « 
    Quel argument spécieux ! Faut-il avoir un argument pour mettre un préservatif ou pour prendre la pilule ? Faut-il accuser ceux qui ne veulent pas d’enfants d’être des assassins par anticipation ? Alors pourquoi s’en prendre à ceux qui pensent qu’il n’est pas raisonnables de donner naissance – à priori – dans des conditions difficiles, sinon peu souhaitable.

    Mais est-ce là le vrai débat ?

    Personnellement, je pense que l’identité d’un enfant se construit sur son histoire et ses origines. C’est-à-dire par son sang.
    Aussi, je pense que le droit du sang est un droit fondamental (ce que n’est pas le droit du sol qui n’est qu’une disposition légale qui peut être prise ou défaite).
    Le Droit du sang, c’est le droit à son héritage identitaire, à ses parents, à son histoire. Ce droit est un droit naturel au même titre que le droit de propriété (pour un libéral). Il est le droit de propriété dans ce que nous avons de plus intimes et de personnel.
    On peut d’ailleurs dire – je pense – que le droit à ses origines est, au moins, aussi important que celui du droit à avoir une descendance ?

    Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas moyen de se construire en dehors de cela. Mais c’est alors un cas particulier à chaque fois et qui relève de l’enfant lui-même, de ses attentes, de sa force de caractère, de son intelligence.

    Une solution qui laisserait le champ des possibles ouvert me paraît dès lors la plus « raisonnable ».

    Je pense que la faute originelle n’est pas tant le problème des couples qui désirent avoir (sic), en fait élever, un enfant alors qu’ils ne peuvent pas procréer en raison de leur stérilité, mais que le problème est celui de l’anonymat du donneur (de sperme ou d’ovule).
    La question est de savoir si c’est un droit inaliénable de connaître ses origines parentales. A-t-on le droit d’en priver un enfant à venir, volontairement ! Cela relève-t-il vraiment du droit, de la loi, des états ?
    Faut-il alors imposer aux donneurs une responsabilité quant à leur geste en leur interdisant l’anonymat qui est aujourd’hui la règle ? Leur seule et unique responsabilité serait d’être visibles et de permettre à l’enfant de savoir qui ils sont (sans entrer ici dans un débat technique à ce sujet).

    Le débat dès lors entre le fait d’être élevé par un couple hétéro (frappé de stérilité) ou un couple homo devient de facto un autre débat.

    Je note aussi que cela éviterai des procréations basées sur un mensonge originel : tu es notre enfant ! Ou, à contrario, sur une révélation abrupte : tu n’es pas de nous mais…. on ne sait pas d’où tu viens (qui tu es).

    Ce serait alors : mon enfant, tu n’es pas notre sang, mais notre amour pour toi est notre amour pour la vie. Et plus si demande. Car cet enfant doit pouvoir avoir les réponses qu’il solliciterait un jour – ou pas.
    Avons-nous le droit de l’en priver ?

    A-t-on une responsabilité humaine vis-à-vis de notre propre sperme (ou ovule) ? Et de ce que nous choisissons d’en faire ?

    • Bonjour Jean Michel, vous êtes confus.

      Mon explication sur le principe de non-identité avait pour unique but de détruire l’argument anti-PMA sur la « souffrance des enfants ». C’était l’unique but de l’explication. Cette explication ne sert pas à justifier un « droit à exister », qui serait absurde. Il n’y a pas de « droit à exister » pour des personnes qui n’existent pas aujourd’hui. La contraception ne pose donc aucun problème.

      Si je défends la PMA pour tous, c’est parce que l’interdiction nuit aux femmes qui veulent en faire usage mais que l’Etat empêche. Procréer librement est une liberté, et étant donné que l’argument « les enfants souffriront » est invalide, il n’y a pas lieu de la restreindre.

      J’espère que cette explication éclaire ma position.

      Concernant vos propos sur l’anonymat des gamètes, c’est un débat annexe. Et il ne peut justifier l’interdiction, qui est l’objet de cet article.

      Bonne journée !

      • Merci de votre intervention et de la « clarification » de votre position.
        Je conviens parfaitement que mes propos sont – pour partie seulement, j’espère – être confus. Le sujet est difficile et ma propre réflexion manque sans doute encore de profondeur. Elle n’est pas aboutie. Des articles comme celui-ci sont l’occasion de la faire avancer.
        Je pense que la manière d’envisager la fourniture et l’utilisation des gamètes (respectivement des ovules) mérite mieux qu’un débat annexe. Je crois que ce processus se situe à la source de l’ensemble de la PMA et a toute sa place dans une réflexion éthique générale. Il me paraît qu’il conditionne même la suite.
        Bonne journée.

  • Ce texte est laborieux, c’est une demonstration idéologique, il est donc parfaitement vain d’essayer d’y répondre. Descarte était sûr d’ avoir démontré l’existence de Dieu. Et Descarte n’était pas un jeune militant…..

    • Ce texte est pertinent, c’est une démonstration plein de bon sens, il est donc parfaitement vain d’essayer d’y ajouter quoi que ce soit. Beaucoup de gens sont sûrs d’avoir démontré l’existence d’un droit à l’enfant, et ce sont tous des militants, vieux ou jeunes.

  • Sans être, loin s’en faut, anarchiste, je suis pour la liberté individuelle sur la façon pour une femme de se retrouver enceinte et je ne vois pas pourquoi l’on s’en mêle.
    Mais l’infécondité d’un couple hétérosexuel est assimilable à une maladie et l’insémination médicale doit être prise en charge par la SS, et l’Etat a le devoir de se préoccuper de mettre tous les enfants sur un même pied d’égalité dans la recherche de leur origine paternelle.
    La GPA est une marchandisation humaine absolument inacceptable.

  • C’est dangereux pour un Libéral d’être aussi loin du réel.

    D’un côté l’IVG, on a sacralisé le droit absolu des femmes à disposer de leur corps, s’évertuant à faire passer le bébé comme une sorte d’amas cellulaire sans humanité lorsqu’il n’est pas – ou plus, ou je le garde, et puis finalement non – désiré, sachant que des aménagement légaux permettent d’avorter jusqu’au terme.

    On se fiche donc pas mal de voir disparaitre 220 000 bébés à naître chaque année car tant qu’ils n’ont pas vu la lumière, ce ne sont pas des êtres juridiques. Dans ces 220 000 combien sont des avortements de confort ? Beaucoup, l’écrasante majorité.

    D’un autre côté, la PMA, nous avons l’opposé, la procréation de confort, tout comme l’avortement, on a toutes les bonnes raisons du monde de se moquer des centaines de milliers d’années d’évolutions qui ont amenés notre espèce et notre civilisation jusque-là.

    Mais pendant que l’on papote sur l’IVG et que l’on tergiverse sur la PMA, en seulement 40 ans, depuis la loi sur le rapprochement familial, on voit apparaître une population au taux de natalité explosif qui fait des bébés pour plaire à dieu (et aux services sociaux). Il suffit de regarder les reportages récents sur les nouveaux allemands pour se rendre compte que cette nouvelle population s’occupe déjà de politique. Que cette nouvelle population est déjà majoritaire dans les écoles de quasiment tout les centres urbains d’Europe, et qu’elle votera bientôt les lois de nos pays démocratiques.

    Et là, le progressisme va se prendre une baffe monumentale, le retour en arrière va être tel que l’IVG et la PMA nous paraitront pour ce qu’ils sont : des caprices.

    • @ Funky Monkey
      Il y a un point sur lequel je vous approuve totalement: la PMA comme l’avortement sont des actes médicaux: ils entrent dans un cadre thérapeutique, au départ: un couple se découvrant stérile, généralement, en souffre et est en demande d’une solution médicale, maintenant possible, et, en cas de succès (jamais garanti) « apporte un bien »! Même si les cas sont maintenant plus rares, l’avortement fut un acte médical pour sauver la vie de la mère.
      Le débat actuel comme celui sur « l’IVG » (terme stupide: l’avortement est volontaire, sinon, c’est une fausse couche) sont des « options » pour des raisons non liées à une pathologie.
      (À noter que la société avait les adoptions (ou l’adultère) et les « faiseuses d’anges », avant!).

      Et dans les 2 cas « optionnels », rien n’oblige un médecin de les pratiquer: il garde sa liberté de conscience.

      Et c’est quand même le signe qu’être « pour ou contre » est un choix individuel toujours respectable: 2 conséquences:
      – la conversation est préférable à la discussion et
      – faut-il vraiment légiférer?

    • Pour un grand singe marrant vous êtes d’une grande lucidité! Bravo

  • Sujet incontournable pour un politique lambda. Quand il faut faire passer des ordonnances, on ressort la PMA/GPA et pendant que la société s’étripe « ON » peut faire passer plein de choses désagréables en douce.
    Comme ce sujet commence à devenir un éculé, un conseil, le prochain sujet clivant sera « euthanasie » et le tour est joué.

  • Parler de « libéralisation » de la procréation est très discutable, de mon point de vue, c’est bien de légalisation qu’il s’agit.
    Les couples homo ou les femmes seules n’ont-ils pas déjà la liberté de procréer comme ils veulent, sans que l’état n’y puisse quoi que ce soit? Et d’ailleurs, l’état s’y est-il déjà clairement opposé? A-t-il interdit la reconnaissance civile de ces enfants? Non. Et pour ce que j’en pense, c’est tout de même préférable. Le projet de loi consiste bien à donner un cadre légal à la PMA et la GPA pour les femmes seules et les couples lesbiens, puisque cela se pratique déjà, que l’état le veuille ou non.

    De plus, dire que ce projet de loi ne consiste pas à donner « un droit à » est de mauvaise foi: d’abord parce que les militants LGBT et autres le revendiquent bien comme tel, et ensuite parce que des représentants de l’état ont eux-mêmes déclaré oeuvrer pour un égalitarisme procréatif, étant donné qu’il n’y a pas plus d’égalité sur ce plan que sur tous les autres qui sont déterminés par la nature. Il s’agit bien de créer un droit, il s’agit d’un projet sociétal assumé.

    Personnellement, des hétérosexuels indignes et incapables font bien des enfants, je ne vois pas pourquoi on devrait l’interdire à des couples lesbiens ou des femmes seules qui en ont le désir. Mais tout cela est finalement secondaire, et c’est l’intervention de l’état là-dedans qui me dérange.

    Parce que les hommes, pourquoi ne pourraient-il pas avoir ce droit aussi, puisqu’ils ne sont pas équipés d’un utérus? C’est une intolérable inégalité qui ne manquera pas d’être revendiquée, avec tous les remous bienpensants auxquels on peut s’attendre. L’état devra donc y faire quelque chose, n’est-ce pas?
    Et quand surviendra la pénurie annoncée de gamètes, ceux-ci feront immanquablement l’objet d’un commerce, comme pour le temps d’utérus disponible. Et qui va contrôler ce marché? Vu la façon fort « libérale » dont l’état gère déjà le reste, je suppose que l’auteur de cet article optimiste a toutes les raisons de s’en réjouir d’avance?

    Au passage, savez-vous que les donneurs de sperme font l’objet d’une sélection? Que les différents spermes collectés sont triés, et attribués ensuite à des demandeurs, et savez-vous selon quels critères? Voilà dans quoi l’état intervient de plus en plus, et si pour le moment il n’y pas de raison de s’alarmer outre-mesure, quand on observe l’intervention croissante de l’état dans ce domaine, il n’y a pas plus de raison de s’en faire une fête. Il est tout de même étonnant qu’un libertarien se réjouisse d’une « libéralisation » voulue par l’état…

    • Vous soulevez un point intéressant. Juridiquement il y a deux problèmes.
      1. L’Etat est-il légitime à réserver la PMA à ceux qui se présentent « en couple » hétérosexuel à l’hôpital, et à la refuser aux autres? La réponse libérale me semble évidemment que l’Etat n’a pas à s’en mêler.
      2. Le second point est celui de la filiation. Et là il est plus difficile de se passer de l’Etat. Il s’agit pour un couple lesbien de faire reconnaître qu’ils sont les parents d’un enfant alors qu’évidemment seule la mère biologique a un lien de parenté avec lui. Ce lien de filiation est essentiel parce qu’il confère l’autorité parentale, donne des droits de garde en cas de séparation, etc. La question est donc de savoir si l’Etat peut refuser cette filiation non basée sur le sang pour des lesbiennes et l’accepter pour des couples hétérosexuels (où le père est stérile par exemple). Il me semble que l’article démontre de façon assez convaincante qu’il n’existe pas de raison pour faire une différence.

    • @dr slump +1 sur toute la ligne . Ca me fait marrer ces libéraux d’opérette qui demandent l’aval de l’état pour ce qui les concerne sur le plus intime d’eux mêmes : les enfants .

    • Oh le bel « homme de paille » ou comment accuser l’auteur de propos qu’il ne tient pas…

      • @Raphael ce n’est pas un homme de paille. La liberté de procréer elle l’ont deja , comme tout un chacun. Ce qu’elles veulent c’est la légalisation . Def du droit privé : »La « légalisation est la formalité par laquelle une autorité publique certifie avoir vérifié l’identité du ou des signataires d’un acte et sur le fait que l’intéressé ou les intéressés ayant comparu en personne l’agent public peut affirmer que la ou les signatures apposées sur cet acte sont celles de la ou des personnes qui ont comparu. » . Et donc avoir l’aval de l’état . Bon drôles de libéraux

  • Assez désolant de voir comment de prétendu libéraux font mine d’oublier le seul et unique argument qui convient quand on parle de liberté : celui de la responsabilité.

    Si les individus faisant appel à la PMA/GPA étaient contraint à une responsabilité devant la communauté pour la décision qu’ils prennent au lieu de revendiquer leur romantisme exacerbé … on pourrait peut être avoir une discussion sur le sujet.

    Mais dans un monde où il suffit de demander un truc, n’importe lequel, pour voir 10 politiciens se ruer pour l’offrir au frais des autres, je pense que ce débat est peine perdue.

    • C’est marrant comme cet argument de la « responsabilité » n’est jamais invoqué pour les couples hétérosexuels qui font des enfants naturellement. Comme je le dis dans l’article, seriez-vous en faveur d’un « permis de procréer » universel qui serait donné sous condition stricte d’environnement familial approprié ?

      • Ce n’est pas marrant justement, le sujet est sérieux.

        Vous avez 25 ans, Edouard, avez vous des enfants ? Si ce n’est pas le cas, lancez vous et vous comprendrez que les couples qui font des enfants (donc hétérosexuels) se posent généralement bien la question de la responsabilité… du moment pour en faire, du nombre, des conditions, de la vie qu’ils pourront leur apporter…. La baisse de la natalité n’est ainsi pas qu’une question d’égoïsme.

        • Donc les hétéro sont des parents responsables qui réfléchissent avant de procréer, alors que ce n’est pas le cas pour les parents homosexuels ou les femmes seules ? C’est bien ça que vous êtes en train d’expliquer ?

      • Edouard vous jouez à la polémique (à dessein ? ) Vous affirmez que l’état empêche ces femmes d’avoir ces enfants . C’est faux . Je connais pas mal de femmes qui ont des enfants PMA . Elle se sont prises par la main et sont allées en Belgique (pas trop compliqué , non ? ) et puis quoi ? et puis c’est tout . Ces personnes sont libres ,elles font ce qu’elles veulent. Je n’approuve pas mais c’est leur vie , leur choix. Ce que je ne veux pas c’est vivre dans un pays qui banalise ça , qui le formalise et l’organise . Je ne veux pas payer pour cela , c’est simple , non ? Je ne vois pas au nom de quoi vous voudriez m’imposer de payer pour cela

        • Chacun pourra apprécier la puissance de l’argumentation : l’État français n’empêche pas les femmes de procréer en France, la preuve elles peuvent aller le faire en Belgique ! Ah, ah !

          • @Raphaël eh bien cela me va tout à fait voyez vous . Elle vont là ou c’est organisé et légal et payent pour et assument en bonnes libérales.

            • et pourquoi ne pourraient-elles pas payer en France? pourquoi, en bons libéraux, maintenir cette interdiction?

              Encore une fois, personne ici ne parle de remboursement. Vous sortez cette lubie tout droit de votre chapeau.

              • TOUT LE MONDE parle de remboursement, sauf celui qui regarde le doigt ou qui veut manipuler les autres. La raison en est fort simple: une FIV coûte 4000 €. Donc il n’y a pas de lubie, il y a simplement un scénario bien huilé, toujours le même, pour faire accepter des évolutions avec un agenda caché, quitte à mentir comme des arracheurs de dent pour parvenir à ses fins. Ce que vous faites malheureusement. Pour mémoire:

                – Lorsque l’IVG a été légalisé, c’était le dernier recours, la solution exceptionnelle et ultime (S.Veil). Maintenant, c’est un droit portant sur plus de 200 000 actes par an, plus rien n’est à motiver, ce n’est même plus discutable et on est en train de pénaliser à grande vitesse toute opposition.

                Lorsque le PACS a été créé, il n’était pas question de mariage gay.

                Lorsque le mariage gay a été créé, on a juré la main sur le coeur que cela ne déboucherait pas sur un droit à la PMA pour les homosexuelles, contrairement à ce que les opposants anticipaient.

                Maintenant vous prétendez qu’il ne s’agit que d’instituer un droit à la PMA ? et pas un droit créance ?

                Ecoutez donc la ministre Schiappa le 12 septembre selon le Monde « Mme Schiappa a plusieurs fois estimé qu’il s’agissait d’une mesure de « justice sociale » permettant de mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires » et à « l’inégalité » entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l’étranger et celles qui ne les ont pas. « …. vous avez bien lu, il y a un pb de « moyens financiers » selon elle, et de « justice sociale »…. si vous êtes libéral, pas besoin de traduire ce que veut dire ce langage socialoïde, sinon h16 va vous faire une petite traduction.

                En résumé, le débat est bien engagé dès le début sous l’angle de la justice sociale et non pas de la simple possibilité de faire sans être empêché. La question du financement est évidemment nichée au coeur du débat vu les coûts astronomiques de ces actes dans un pays où on débat d’ 1 € de remboursement sécu.

                Que va-t-il bien pouvoir se passer lorsqu’on verra que seules les lesbiennes riches peuvent payer des FIV à 4000 € ou des IA à 1000€+ …. Je vois d’ici les titres dans les journaux, et le débat qui suivra….

              • Pas de lubie, pas de chapeau.
                C’est juste toujours la même manipulation, la technique des petits pas en mode cliquet irréversible. Ex:
                – IVG exceptionnel, puis IVG inconditionnel, puis IVG tellement incontestable que toute opposition est pénalisée. Résultat, toujours 200 000 IVG par an. Payé 100% par nous tous, alors que les frais de suivi de grossesse sont moins remboursés!
                – PACS mais pas mariage gay. Puis mariage gay mais pas PMA. Puis PMA droit simple sans droit créance à la PMA ?… Ha ha ha
                – Ensuite la GPA suivra obligatoirement selon le même motif, l’auteur a déjà fait un billet là dessus. Et évidemment aux frais de tous.

                Pour remettre les pendules à l’heure et arrêter les manipulations mensongères qui parlent de lubie: La prise en charge est DEJA dans la discussion dès le début: Le Monde 12 sept: Mme Schiappa a plusieurs fois estimé qu’il s’agissait d’une mesure de « justice sociale » permettant de mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires » et à « l’inégalité » entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l’étranger et celles qui ne les ont pas.

                Pour ceux qui le lisent pas le socialisme dans le texte, justice sociale signifie précisément qu’il faudra payer pour ceux qui n’ont pas les moyens.

                FIV 4000 €, IA 1000€+…. je vois d’ici les titres dans les journaux quand on comprendra que ce droit est utilisable pas les seules femmes aisées…….

                In fine, ce que les libéraux libertaires récolteront, au bout de leur route de la servitude, ce sera comme pour l’IVG, comme pour l’opposition au mariage homo, comme pour l’opposition à l’islam, toute une panoplie de lois qui criminalisera l’expression libre contre la PMA et les choix de vie associés. C’est déjà bien engagé.

                • vous êtes futurologue? vous voyez l’avenir?

                  Pourriez vous, s’il vous plait, m’indiquer les prochains chiffres du loto?

                  Si vous y arrivez, j’accepterai volontiers de revoir mon jugement.

                  En attendant , vos élucubration ne sont qu’un vulgaire procès d’intention en vue de maintenir une interdiction injuste.

                  • @Puce seul un robot peut faire preuve d’autant d’aveuglement. La technique a décidement encore des progrès à faire 😉

                  • à Puce : non, non, les arguments du Grd Méchant ne sont pas du tout des « élucubrations » , la GPA (en particulier pour les couples masculins homos) suivra la PMA pour mettre fin à toute discrimination, par rapport à la PMA des couples féminins homos. Ce seront exactement le même argument que celui de Schiappa.

                  • Il est naïf de penser qu’il pourra être socialement admissible que ces techniques coûteuses soient réservés à ceux seuls qui peuvent les assumer… Faire croire le contraire relève de la manipulation afin de faire passer la pilule.

      • En dehors de l’homme de paille – clairement cet argument est essentiel envers les couples hétérosexuels.

        Assez étrange comme argument que celui d’un règlement étatique, pourquoi pas une taxe aussi ?

        • Pas relu, désolé :

          En dehors de l’homme de paille – clairement cette responsabilité est essentielle envers les couples hétérosexuels.

          Assez étrange comme solution pour régler un problème de responsabilité que celui d’un règlement étatique, pourquoi pas une taxe aussi ?

    • Mais de quelle contrainte supposée vis à vis de la communauté et de quelle responsabilité parlez vous? C’est bien écrit, mais ça ne veut strictement rien dire! Où est votre argument?

      Ma question se résume ainsi: quel principe libéral (puisque vous prétendez raisonner sous cet angle) vous permettrait d’empêcher les gens qui le souhaitent de recourir à la PMA? Quelle liberté individuelle leur opposez vous?

      Je n’en vois pas dans votre intervention mais je me trompe peut-être…

      • @Puce La liberté , elle l’ont déjà , elle vont le faire dans les pays où cela se pratique, à leurs frais. Ce qu’elles veulent de mon point de vue c’est : la gratuité et la reconnaissance de l’état. Bref , de la bonne grosse sauce étatiste.

        • « elle l’ont déjà , elle vont le faire dans les pays où cela se pratique »
          Et en vertu de quoi devraient-elles s’expatrier? Qu’est ce qui justifie le maintien de la prohibition (hors cas médicaux) en France? on ne parle pas de rembourser mais de ne plus interdire! C’est pourtant pas si compliqué à comprendre.

      • Je dis simplement que le seul sujet de débat est (devait être) la responsabilité de la filiation et de la (m/p)aternité.

        Les arguments sur « l’égalité » de tel ou tel « groupe » devant tel ou tel autre « groupe » est du pipotage de socialiste : les « groupes sociaux » n’existent pas : il n’existe que des individus et ce baratin sur l’égalitarisme et le nivellement par la loi est tout aussi ridicule.

        Ces arguments sont du verbiage de collectivistes moralisateurs.

    • Il n’y a aucune « responsabilité devant la communauté » qui tienne dans la philosophie libérale…
      Et ça vient donner des leçons en libéralisme…

      • Pardon ?

        « La liberté ne signifie pas seulement que l’individu a à la fois l’occasion et le poids du choix ; elle signifie aussi qu’il doit supporter les conséquences de ses actions et qu’il recevra estime ou blâme pour elles. La liberté et la responsabilité sont inséparables. » – F v Hayek

        • La « responsabilité individuelle » dont parle Hayek n’a rien à voir avec la « responsabilité devant la communauté » dont vous parlez.

          • Ha bon, et le responsabilité individuelle s’exerce devant qui alors ? Qui dans la citation d’Hayek donnera estime ou blâme ?

            Toute la théorie libérale est basée sur cette responsabilité individuelle devant la communauté. C’est l’essence même de la philosophie politique : le libéralisme n’est pas un art de vivre de Robinson sur son île déserte…

            • C’est une blague ? Vous vous êtes visiblement contenté de recopier une citation trouvée sur internet et n’avez clairement pas lu « Droit, Législation et Liberté » de Hayek. Selon lui, la responsabilité individuelle ne consiste justement pas à rendre des comptes devant une « communauté » qui s’érige en « législateur éclairé ». De même il fait clairement la distinction entre droit et morale, ce qui ne semble pas être votre fort.
              Non Monsieur, la philosophie libérale n’explique pas que les gays doivent rendre des comptes sur leurs choix de vie devant la communauté des conservateurs.

              • Mais d’où avez-vous été sortir que je parlais de jugement moral ou de rendre des comptes ?

                Je parle de responsabilité … justement pas de justification ou d’argumentation :

                Relisez ma phrase : « si les individus faisant appel à la PMA/GPA étaient contraint à une responsabilité devant la communauté pour la décision qu’ils prennent au lieu de revendiquer leur romantisme exacerbé »

                Je parle bien d’individus qui doivent assumer leur responsabilité individuelle vs des « gays qui rendraient des comptes sur leurs choix »

                C’est pourtant clair non ?

  • L’article de Edouard H. m’ouvre les yeux sur la logique qui permet de réfuter les arguments utilisés par les milieux hostiles à la PMA (et à la GPA). Je suis heureux de cet article qui me fait passer dans le camp des libéraux face à cette question. Mais puisque Edouard H. se fait un professeur de logique, et qu’il est de langue française, je voudrais faire remarquer que dans notre langue, la question de « naître par PMA dans une famille non traditionnelle ou ne pas exister » , n’est pas deux alternatives mais une seule ! Lorsqu’il y a deux options, l’ensemble constitue donc une alternative. S’il y a trois options, il y a des choix multiples mais cela ne constitue pas trois alternatives ! Dans le cas envisagé, la troisième option « naître naturellement dans une famille classique » n’est pas possible ; il n’y a donc qu’un choix possible, donc il y a une alternative. Edouard H. en ajoute une couche lorsqu’il parle d’un « monde alternatif » (sic) au lieu de dire « l’autre possibilité pour eux » qui est la « non-existence ».
    La majorité des locuteurs français utilise erronément cette définition de l’alternative qui serait une «option »; cette acception n’est qu’un anglicisme de mauvais aloi, parce que notre langue française doit garder ses formulations qui sont à la base de la logique et donc de la philosophie. A part cela, je suis donc d’accord avec le reste du texte qui est argumenté correctement.

  • C’est un beau travail rhétorique…
    Mais l’excès de détail ne cache t’il pas l’ensemble ?
    Comme le dit très justement Stéphane Boulot dans son commentaire, il est stupéfiant qu’un tel débat sur la liberté de recourir à la PMA maintienne dans l’ombre la question de la responsabilité des/du parent lorsqu’il décide de procréation….
    Les libéraux se devraient probablement de se battre pour qu’en lieu et place d’une liberté pleinement responsable, on ne mette pas en place un nouveau droit créance irresponsable financé par l’argent des autres. En effet:

    1. Que l’Etat n’interdise pas la PMA… soit. Mais le but de l’Etat n’est visiblement pas d’autoriser tout en restant neutre vis à vis de cette pratique. Pour parvenir au fantasme socialiste de l’égalité, l’Etat voudra immanquablement faciliter, et donc financer avec les impôts de tous, y compris des libéraux et de ceux pour qui une telle pratique heurte les valeurs fondamentales.

    Mais cela ne suffira jamais à une bonne égalité, car au bout de quelques temps, des groupes de pression découvriront qu’il y aura encore et toujours trop de femmes qui procréent avec partenaire alors qu’elles auraient pu le faire sans etc.. Et il faudra encore et toujours plus financer inséminations, FIV, organismes de promotion, de controle, conseils supérieurs, associations de proximité pour garantir l’égalité d’accès à toutes etc….

    2. En facilitant une nouvelle fois la monoparentalité, l’Etat accentuera une nouvelle fois la pauvreté et la précarité. La prévalence de la pauvreté semble 2, 3 voire 4 fois plus élevée pour les monoparents. Si des idiots utiles libéraux peuvent se féliciter de cette grande conquête humaine, les autres libéraux réalistes qui sont restés attachés à ce que la liberté ne soit jamais découplée de la responsabilité ne manqueront pas de remarquer que l’Etat est toujours très satisfait de créer des pauvres, pour ensuite pouvoir compenser les inégalités avec de nouvelles taxes, plus de pouvoir et de coercition.

    Il est spécieux de fantasmer sur le coeur de cible des femmes de 40 ans éduquées et aisées car une fois la pratique passée dans les usages et les techniques rendues plus efficaces et de mise en oeuvre moins contraignante, nul ne peut prédire quelles femmes recourront à la PMA pour fonder une monofamille ? Et pourquoi pas une majorité, et pourquoi pas des jeunes femmes… après tout, trouver un futur père n’est pas si facile, alors pourquoi ne pas faire des mono-enfants 🙂 subventionnés par tous grâce aux allocations de parent isolé, au quotient familial et à toute la nébuleuse d’aides de notre magnifique modèle social ?

    3. L’absence d’impact sur les enfants ? Les méta-études sont une gangrène de la démarche scientifique. Elle ne prouvent rien et permettent simplement aux paresseux de croire faire de la science, aux journalistes de croire faire du journalisme alors qu’il font du copier coller, aux politiques de faire avancer leurs petites manoeuvres, et au GIEC de prouver à tout le monde le réchauffement climatique d’origine anthropique 🙂
    Le sujet est éminemment politique, le monde universitaire est notoirement progressiste voire gauchiste et pro-minorité, et la sociologie encore plus, quand elle n’est pas de la flûte absolue (cf les hoax reccurrents destinés à démontrer que le peer review et la publication ne valent pas toujours ce que l’on peut croire) …, les financements de recherche sont distribués par des organismes politisés progressistes souvent sous le contrôle des états, progressistes généralement,…. Tout va bien.

    Au mieux, peut-on sans doute dire que l’on n’a pas la moindre certitude scientifique des conséquences à long terme, pour les enfants, futurs adultes dans 20 ans, parents dans 30 ou 40 ans…

    Là encore, qu’est-ce qui peut justifier que l’Etat se fasse facilitateur à grande échelle et avec l’argent des contribuables d’une expérience sociale qui porte sur des enfants ? Les libéraux ne pourraient-ils pas légitimement pointer du doigt que les progressistes sont en contradiction avec eux-mêmes, en faisant fi aussi facilement du principe de précaution, grand ordonnateur des téléphones cellulaires, petits pots pour bébés, biberons en plastique et je ne sais quoi encore…

    • Merci Grand Méchant d’apporter un peu de structure et de logique à ce débat, mal commencé par un article délirant: « Le risque de non existence ». On croît rêver… Dans un monde déjà largement surpeuplé, en grande souffrance morale et familiale en plus (du moins à l’Ouest). De toutes façons la responsabilité parentale et collective vis à vis de l’enfant, nos sociétés s’en moquent totalement. Ce qui compte c’est le droit individuel et sans limites de procréer pour satisfaire son ego, d’avorter si cela ne convient plus, de décomposer-recomposer, et plus politiquement, la conquête des « droits » des minorités sexuelles (qui à ce rythme vont devenir majorités). La marchandisation de l’enfant n’est que la conséquence de notre faillite morale personnelle et collective (rien à voir avec la religion au passage). Le retour de bâton va être terrible, car nos enfants deviendrons des adultes dégénérés et à l’ego ravagé pour la plupart, ou bien d’éblouissants cyniques pour les rares qui réussiront à tirer leur épingle du jeu. Le Meilleur des Mondes…

      Au passage, et travaillant dans le domaine scientifique et médical, je vous confirme que les méta-analyses, parfois intéressantes voire utiles, sont à étudier avec la plus grande des précautions tant les risques de biais méthodologiques sont considérables. Les manipulateurs professionnels ne manqueront jamais de leur faire dire tout et n’importe quoi.

    • 1/ le but de l’Etat (d’un point de vue libéral classique) c’est de s’occuper des fonctions régaliennes. le reste ne le concerne pas.

      2/vous évoquez le problème des subventions. La PMA n’y est pour rien si nous vivons en social-démocratie.

      3/Là on atteint le niveau stratosphérique du complotisme! Tout y passe:
      – « les scientifiques disent n’importe quoi »,
      – « c’est à cause du grand coup mené par les factions socialo-gauchislamistes »
      – et de conclure par « faites moi confiance, ma bonne dame! »

      Bravo, chapeau bas, bon troll!
      (Vous n’avez pas mentionné les reptiliens, un oubli, sans doute)

      • Qui veut faire l’ange fait la bête … et jouer à « plus libéral que moi tu meurs » ne sert ici que les intérêts de l’Etat… sinon pourquoi commencerions nous le mandat présidentiel par cette question parfaitement anecdotique au regard des 67 millions de français à administrer.

        N’est pas libéral celui qui prétend à plus de liberté lorsque celle-ci sera payée par les autres.

        Vous l’avez dit, nous sommes en socialo-démocratie, et donc il faudra que certains payent pour que d’autres fassent des expériences sociétales.

        Quand à votre point 3/ revenez sur terre, les méta-analyses posent question dans les sciences dures (cf en.wikipedia.org/wiki/Meta-analysis) alors ne parlons même pas des sciences sociales…. Le pb n’est pas de me faire confiance, vous avez lu de travers, je ne vous demande strictement rien, mais de faire confiance à ceux qui affirment la main sur le coeur que tout cela est sans incidence sur les enfants et qu’en conséquence nous allons tous autoriser et soutenir financièrement cela.

  • D’un point de vue libéral, rien ne permet d’affirmer qu’un couple hétéro-sexuel sera meilleur qu’un couple homosexuel, ou parent isolé ou trouple ou toute forme de foyer parental. cas typique de logique sacrificielle…
    Pour les premières générations, ce sera sans doute un peu difficile pour certain, cela va poser des problématiques nouvelles mais pas forcément plus grave ou préoccupantes que les problèmes qui peuvent déjà exister dans les familles classiques.
    Si on se projette dans plusieurs générations, tout ça sera parfaitement normal.
    De plus un enfant issu de PMA est par définition voulu et a donc beaucoup plus de chances d’avoir de bonnes condition de vie que nombre d’enfants pas toujours voulus issus de couples classiques.

    • @Ragnar on ne peut l’interdire , et personne ne le fait , mais d’où vient ce désir de légaliser ?

      • « on ne peut l’interdire , et personne ne le fait »

        Bah si justement, l’Etat le fait! C’est tout le sujet de l’article. Vous l’avez lu ou êtes-vous simplement ici pour brailler contre la PMA?

        • @Puce je ne braille pas , encore une fois : lisez franz et peut être nous comprendrez vous.

          • Je vous retourne le compliment: Lisez l’article et peut-être nous comprendrez-vous.

            En attendant vous n’avez donné aucun argument pour appuyer vos propos.
            L’argument d’autorité n’en consitue pas un.

            • @Puce L’article est simpliste et un bon gros sophisme de haut en bas . Edouard s’amuse à l’art de la polémique . Et mon point n’est pas un argument d’autorité . Allez lire Franz il exprime mieux que moi le fond de ma pensée . (En fait votre manière de polémiquer me laisse à penser que je m’époumone contre une bloody machine . )

              • Hôpital charité. tout ça.

                E donc maintenant, demander des preuves de ce qu’on avance, c’est créer la polémique… vous avez de drôles de définitions…

                « Allez lire Franz »
                Pour votre gouverne, ceci est un argument d’autorité.

                Vous ne devriez pas parler de sujets que vous ne maîtrisez visiblement pas

    • Qu’est ce qui vous permet d’affirmer qu’un couple hétéro-sexuel sera moins bon qu’un couple homosexuel, ou parent isolé ou trouple ?
      Vous avez des études là dessus ?

      Et puis vous avez raison, pour les premières générations, ce sera sans doute un peu difficile pour certain. Bon, c’est pas bien grave hein… ce ne sont que des enfants.

      « mais pas forcément plus grave ou préoccupantes que les problèmes qui peuvent déjà exister dans les familles classiques. »
      Qu’en savez-vous ?
      Vous avez analysé, disséqué combien d’études différentes pour avoir cette certitude ?

      « Si on se projette dans plusieurs générations, tout ça sera parfaitement normal. »
      Idem. J’attends avec impatience vos liens.
      Ou alors vous faites ça au doigt mouillé ?
      Ce qui, vis-à-vis d’enfants me parait pour le moins osé.

      « De plus un enfant issu de PMA est par définition voulu et a donc beaucoup plus de chances d’avoir de bonnes condition de vie que nombre d’enfants pas toujours voulus issus de couples classiques. »

      Alors là… Bouche bée.
      C’est que vous arriveriez presque à nous prouver qu’il vaudrait mieux que les enfants soient faits par des couples homo ou des familles mono.
      On touche le fond.

      L’aspect financier, pas du tout abordé par l’auteur de l’article est aussi intéressant à travailler.

      • L’aspect financier: … c’est curieux en effet, on n’en parle pas … 🙂
        Après tout, c’est pas cher. 4000 € la FIV et 1000 € la série d’IA…
        Tout va bien se passer.
        Comme pour l’IVG.

      • « Alors là… Bouche bée. »
        Si vous connaissez quelqu’un qui a accidentellement procréé par assistance médicale, faites moi signe. En revanche des enfants « non désirés » dans le cadre d’une procréation classique, j’en connais des paquets.

        « C’est que vous arriveriez presque à nous prouver qu’il vaudrait mieux que les enfants soient faits par des couples homo ou des familles mono.
        On touche le fond. »

        Oh le bel homme de paille. encore un!

        « L’aspect financier, pas du tout abordé par l’auteur de l’article est aussi intéressant à travailler. »

        il me semble, mais je me trompe peut-être, que l’auteur, publiant sa tribune sur un site libéral, est au courant que personne ici ne serait en faveur d’une prise en charge collective. Faut-il vraiment continuer d’enfoncer les portes ouvertes?

        • Alors, je vais reprendre puisque vous semblez ne pas comprendre… On ne pas vouloir comprendre.
          Anskool écrit : « De plus un enfant issu de PMA est par définition voulu et a donc beaucoup plus de chances d’avoir de bonnes condition de vie que nombre d’enfants pas toujours voulus issus de couples classiques »
          Donc, par définition, un enfant issu d’un couple homo ou d’une famille mono a « beaucoup plus de chances » d’avoir de bonnes conditions de vie. Et comme on cherche toujours (j’imagine mais peut-être me trompè-je) à avoir les meilleures conditions de vie pour les enfants, vous comprenez mieux mon raisonnement ?

          Quant à l’aspect financier, il eut fallu que nos chers (très chers…) Ministres nous indiquassent que cette PMA aurait a être prise en charge financièrement en intégralité par les demandeurs, sans passage par la case Sécurité Sociale.
          Ce qui ne me semble pas être le cas.

  • Bonjour Édouard , votre article n’aborde pas l’aspect financier.
    Trouvez vous normal que nos impôts servent à payer?
    Dans un monde libéral, les femmes se font faire un enfant comme elles l’entendent et n’ont besoin de personne pour cela. On peut être d’accord avec leur action comme vous ou désapprouver comme moi mais c’est leur problème et sera celui de leur enfant. D’où vient ce besoin de demander le tampon étatique légal ? C’est toujours ça qui gêne , ce besoin d’avoir le tampon légal , on se dit libéral mais on veut l’autorisation de maman état.

    • Ce n’est pas le sujet de l’article, il me semble.

      Du reste, il parait évident que pour tout libéral, la fiction que représente l’Etat providence est un mal à combattre.

      • @Puce « Etat providence est un mal à combattre » oui , mais pourquoi donc l’appelez vous sans cesse à la rescousse ? si vous en avez besoin , c’est qu’il y a un loup , non ?

    • Bonjour Val, l’aspect financier est un débat annexe. Peu importe la solution qu’on choisit, qu’on choisisse que la Sécu rembourse ou non, dans aucun cas ça ne permet de justifier une interdiction, qui est le sujet de cet article.

      Quant au « besoin de tampon légal », il est indispensable. Aujourd’hui la PMA pour couples de femmes ou femmes seules est prohibée. La libéralisation est indispensable pour mettre fin à la prohibition, c’est malheureux mais c’est comme ça.

      • @Edouard : l’aspect financier n’est pas annexe du tout. Le tampon légal est annexe , une fille mère est elle poursuivie en France ? Demande t-on aux mères qui est le père ? Ce n’est pas sérieux et vous le savez. Tout l’arsenal juridique existe déjà pour donner un statut à la compagne de la mère vis à vis de l’enfant . La seule chose qui est interdite est l’acte médical sur la femme . Il peut facilement (c’est ce qu’elles font ) le faire ailleurs à leurs frais .

        • Exact. C’est la grande tromperie de toutes ces « avancées » qui sont une avancé de l’étatisme surtout, PMA ? GPA ? Mariage pour tous ? etc. ce n’est que du financier, du vol légal par l’intervention de l’Etat. Personne n’est emprisonné pour avoir eu un enfant par PMA, personne n’était emprisonné pour être homosexuel… mais aujourd’hui on vondrait en plus contraindre « les autres » à financer, à valider, à bénir. C’est le cœur du débat et une violation de la liberté (mais tout à fait logique dans un contexte de démocratie, c’est à dire rapidement de tyrannie de la majorité ou de la minorité la plus vocale).

          • @Franz , on est d’accord 🙂 , bizarrement pas mal de libéraux n’y voient que du feu. Ils devraient voir que l’état est le grand vainqueur de ces pseudos avancées . Le jackpot sera l’euthanasie (pouf plus de retraite à payer (ou la moitié ) et razzia sur le chnouf des successions ) L’état a fait aussi très fort avec le succès du Pacs : pas de pension de reversion , pas d’héritage si pas de testament , et les gogos voient de grandes avancées …

            • bizarrement pas mal de prétendus libéraux justifient leur lubies interventionnistes par l’existence de la sécu.

              Personne (pas même le gouvernement, c’est dire!) ne parle de financer ces cas par la sécu (ou alors, pour la nième fois, montrez nous le passage en question).

              la chirurgie plastique n’est pas rembourése par la sécu que je sache. elle n’est pourtant pas interdite pour autant.

              Même chose pour la PMA. Elle n’a pas à être remboursée mais rien ne justifie son interdiction.

              • Nous sommes de lapins de six jours et nous vous croyons car nous savons que l’Etat saura rester neutre, comme toujours, sur toutes ces questions sociétales.

                Le Monde 12 septembre: Mme Schiappa a plusieurs fois estimé qu’il s’agissait d’une mesure de « justice sociale » permettant de mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires » et à « l’inégalité » entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l’étranger et celles qui ne les ont pas.

                Mots compte triple: « justice sociale » et « qui en ont les moyens »

                • Aujourd’hui, un médecin qui proposerait la PMA à un couple de femmes risque la prison en France.

                  Je suppose que vous trouvez ça parfaitement normal?

                  Certains n’ont décidément pas pigé le concept de liberté individuelle…

        • « La seule chose qui est interdite est l’acte médical sur la femme  » et c’est exactement ce que je dénonce dans mon article. Cette interdiction de l’acte médical n’a pas lieu d’être. Le fait que ce soit possible dans des pays voisins n’est pas une justification pour interdire en France.

          Quant à l’aspect financier, je suis 100% pour que tous les parents (je dis bien tous, pas uniquement homo ou femmes seules) prennent en charge les frais eux même. Faire un enfant est un choix, la collectivité n’a pas à le financer. Voilà, êtes-vous heureuse ? On libéralise la PMA, et les personnes qui font des PMA le financent eux(elles) mêmes.

          • Ok Edouard , merci pour la réponse . Mais vous savez bien qu ici et maintenant ce qu’elles auront c’est le remboursement . Nous ne vivons pas dans un jeu virtuel . Dans la vraie vie quand la loi passera vous et moi payerons pour cela . Et moi cela ne me va pas.

          • Merci Edouard.
            Vous êtes jeunes, vous auriez du voir les tartines de m… que l’on a avalé depuis l’arrivée de Mitterrand au pouvoir.
            Vous êtes apparemment libéral en théorie.
            Souffrez que nous le soyons en pratique, c’est à dire que nous refusions d’emblée toute mouvement qui nous imposera A COUP SUR de financer les idées et envies de certains, et en prime nous interdira d’exprimer notre opposition.

    • Il ne s’agit pas de demander une autorisation à l’État, mais que l’État rende une liberté aux individus.

      • Si seulement… si seulement.
        Le débat s’éteindrait très vite si on rendait une liberté naturelle au lieu de mettre en place un cadre juridique contraignant et de « donner un droit » (si on le donne c’est qu’il n’existe pas naturellement et donc qu’on ne devrait pas le donner… enfin pour un libéral. Un socialiste aura un autre point de vu, mais ne viendra pas s’esbaudir de liberté individuelle, logiquement).

  • Bravo Edouard pour cet article auquel je souscris totalement. Permets moi de revenir sur un point, je pense qu’il existe fondamentalement un droit à l’enfant. Il y a un glissement sémantique chez les anti-GPA qui les conduit à utiliser ce terme à leur compte. Il ne s’agit pas d’un droit créance comme tu le dis si bien, mais d’un véritable droit comme le droit de grève ou le droit de vote.
    Personne ne nous force à faire grève, ou nous force à voter. En revanche. Nos droits sont aussi définis à négativa, c’est à dire que j’ai le droit de faire tout ce qui n’est pas interdit.
    Le droit à l’enfant de la même façon que le droit de vote n’est pas à prendre à la légère et on entend souvent les même conservateurs qui t’expliquent qu’il faudrait un permis de voter, que les gens sont bêtes. Surtout en réalité car ils ne votent pas comme on le voudrait…
    De la même façon, si vous êtes vraiment contre le droit à l’enfant, alors soyez entier et réclamez un permis d’enfanter. Pourquoi pas des points lorsqu’on est en couple, +3 pour un couple hétéro, +1 pour un couple homo, -3 pour un alcolo etc….

    • « Nos droits sont aussi définis à négativa, c’est à dire que j’ai le droit de faire tout ce qui n’est pas interdit. » … ça c’est la liberté des gamins dans le bac à sable : ne surtout pas se poser de question sur les conséquences de ses actes.

  • Pour un garçon, être élevé par des féministes attardée qui n’aime pas les hommes et veulent absolument imposer leur point de vue de femme victime sur le monde… Ca n’est pas marrant tout les jours.

    Mais de toute façon ces femmes égoïstes exigent un enfant comme on veut un chien ou un enfant son doudou, et autorisé ou non, elles vont le faire en Belgique pour 600euro.
    Il est donc vitale de donner un cadre légale a l’enfant pour qu’il ne souffre pas d’avantage de cette situation.

  • Dès le titre, un problème. La « liberté de procréer ». Il me semblait que n’était réellement une liberté que la possibilité d’agir comme on le souhaite sans qu’une contrainte soit appliquée aux autres comme conséquence. Qu’un couple souhaite procréer, très bien. Qu’il y arrive, tant mieux. Qu’il n’y arrive pas… c’est son problème. La liberté et le droit (négatif) s’arrêtent là. Il n’y a plus de liberté réelle si on va plus loin et qu’on demande (contraint) un médecin à intervenir (par la loi ou la force) et qu’on impose à tous de financer.

    Viendrait ensuite le problème du droit/liberté de l’enfant. Mais ce n’est qu’hypothétique puisque jusqu’à preuve du contraire, il ne peut y avoir de « droit à la PMA pour tous/toutes » dans une vision de liberté (pour ne pas dire libérale). Cependant cette question est plus complexe et intéressante. Il y a du fait de la nature (désolé si ça fâche certains) des mammifères dont l’homme fait partie (là encore désolé, nous sommes des animaux, des grands singes, même si nous sommes également très différents) une nécessité biologique à ce qu’un enfant ait un père et une mère. Pas forcément toujours ceux qui l’élèveront, mais dans l’immense majorité des cas/civilisations/cultures c’est le cas. La « norme » (ouh, encore un gros mot) est donc corollairement qu’un enfant qui n’a pas un père et une mère biologique qui l’élève est « hors norme » et donc en situation de souffrance sur certains points. Notre cerveau et notre psychologie ont évolué sur des millénaires autour de ce fait. Que la technique et l’hubris nous fassent penser qu’on peut aller plus loin ni changera rien. Et la souffrance restera, cachée ou affichée. Au moins pour les quelques siècles qui viennent.

    Un peu comme le « trans-genrisme », désormais techniquement possible mais qui s’accompagne malgré toutes les drogues et les injonctions sociales à sa gloire d’un taux de suicide et de dépression effrayants…

    M’enfin, ça reste quand même très « théorique » puisqu’on a bien établi dès le début que ce n’est pas une « liberté » ni même un « droit » du moins dans un sens libéral ou jus-naturaliste et que cela implique une contrainte sur les tiers… A rejeter d’urgence, donc, comme l’immense majorité des lois qui ne font que codifier la prédation de quelques uns sur les autres.

    • « Qu’un couple souhaite procréer, très bien. Qu’il y arrive, tant mieux. Qu’il n’y arrive pas… c’est son problème. »

      Tout à fait, la suite logique étant que s’il souhaite recourir à la PMA, c’est aussi son problème. Pas le vôtre.

      • Tout à fait. Mais aucune loi ne doit contraindre un médecin, rembourser les actes en question et garantir un statut à l’enfant qui en sera issu hormis celui d’être humain.
        Bref, pas besoin de lois supplémentaire. Au contraire, besoin d’en enlever quelques unes.

        • Les médecins qui voudraient pouvoir aider volontairement des couples de femmes ou des femmes seules à faire une PMA, n’ont aujourd’hui pas le droit. La loi le leur empêche. C’est donc tout le propos de mon article de dire que cette interdiction n’a pas lieu, et qu’il faut donc libéraliser.

          • La loi empêche de voler et de tuer … donc il faut libéraliser.

            Démontrez que cette interdiction n’a pas lieu, ce que vous ne faites pas : vous usez d’arguments rhétoriques et non de faits, de chiffres, d’évidences et vous éludez proprement le sujet principal : celui de l’impact que cette décision pourrait avoir.

            • Faut-il vraiment rappeler que l’interdiction de voler et tuer entre dans le domaine régalien et pas la PMA?

              L’Etat n’a donc pas voix au chapitre: il ne devrait ni l’interdire, ni la financer (avis aux amateurs d’épouvantails).

              « vous usez d’arguments rhétoriques et non de faits, de chiffres, d’évidences et vous éludez proprement le sujet principal : celui de l’impact que cette décision pourrait avoir. »

              Dites, vous vous moqueriez pas un peu du monde?
              Vous restez vagues dans vos propos, éludez les questions qui vous enquiquinent et n’apportez aucun chiffre pour ensuite accuser l’auteur de vos propres turpitudes. C’est du propre!

              • Je n’ai absolument jamais dit que l’Etat devait avoir voix au chapitre sur ce sujet, j’ai dit et répété qu’argumenter sur la légitimité morale d’avoir ce « droit » par « égalité » est ridicule, que cela déplace le sujet du seul vrai débat : « qui assume la responsabilité d’une telle décision »

                Sachant clairement que si c’est l’Etat, ça se finira comme toujours par des taxes supplémentaires (ou des fonctionnaires, ce qui est idem), de la bureaucratie et des patates chaudes sans aucun responsable pour nettoyer les écuries d’Augias.

                Ce n’est pas moi qui ait écrit l’article, ne renversez pas les rôles.

        • « Bref, pas besoin de lois supplémentaire. Au contraire, besoin d’en enlever quelques unes. »

          Sauf que personne ne demande de lois supplémentaire (ou alors va falloir me montrer où). On demande à lever une interdiction (donc moins de lois) .

          C’est pas bien compliqué à comprendre pourtant…

    • « on a bien établi dès le début que ce n’est pas une « liberté » ni même un « droit » du moins dans un sens libéral ou jus-naturaliste »

      Ah bon ? Où ça ?
      Vous ne prenez pas sérieusement cette phrase-là pour une démonstration? : « Qu’un couple souhaite procréer, très bien. Qu’il y arrive, tant mieux. Qu’il n’y arrive pas… c’est son problème. La liberté et le droit (négatif) s’arrêtent là. » Eh bien…
      Sinon les droits-liberté des hommes doivent se limiter à ceux des grands singes, c’est ça ?….

      Vous ne convaincrez que des réactionnaires aux idées liberticides avec de tels arguments non libéraux…

      • Vous semblez n’avoir pas bien lu. Ce n’est pas grave, ça se corrige. Retournez à mon commentaire.
        Sinon, oui, il est clairement établi que le droit à la PMA n’est pas un drait au sens jus-naturaliste, puisque pour jouir de ce droit, de cette liberté, il faut que quelqu’un vienne vous donner ce que vous voulez.
        On peut imaginer que parfois cela arrive, tant mieux. Mais on ne peut pas mettre en place une loi pour garantir ce « droit » sans violer le droit de pas mal d’autre gens (droit de propriété pour financer, droit des médecins à faire ce qu’ils veulent, droit des donateurs).

        Et oui, les droits de l’homme sont ceux de l’homme, un grand singe, doué de raison et de conscience de soi.

        Vos « contre arguments » ne convaincront que des « progressistes » pour qui la contrainte sur autrui au nom du « progrès » est un « progrès » et pour qui leurs opposants n’ont pas droit à la parole parce qu’ils sont « des réactionnaires aux idées liberticides » (truc qu j’ai du mal à imaginer dans la bouche d’une personne éprise de liberté… la vraie pas uniquement celle de faire eux, ce qui leur plait au détriment du reste du monde)

        • @franz j’applaudis

        • « on ne peut pas mettre en place une loi pour garantir ce « droit » sans violer le droit de pas mal d’autre gens »

          N’importe quoi.
          Bonjour le sophisme et l’homme de paille : vous introduisez dans le raisonnement un hypothétique financement public. Dans ce cas, c’est le financement public qui viole le droit d’autres gens et non la liberté de procréer via la PMA.

          • Votre « liberté » vous voulez l’assurer pour tous/toutes, non ? Comment faites vous s’il n’y a pas de donateurs, pas de médecins qui acceptent de réaliser cet acte ? Et le suivi de grossesse après coup, il est gratuit et réalisé bénévolement ? Puis les aides sociales aux enfants ? Vous contraignez ceux qui ne sont pas d’accord pour résoudre ces « petits inconvénients », n’est-ce pas ? Ou c’est encore un homme de paille (ça ferait de vous un épouvantail à l’ancienne tout ça).

          • Donc il ne faut pas de loi sur la GPA ou la PMA ou truc muche pour tous, il faut supprimer les lois s’il y en a qui criminalisent ces choses. Et c’est tout. Surtout pas plus.

            • Et encore, cela devrait être discuté dans le cas de la possibilité ouverte de recours légaux par les enfants contre leurs « parents », et autres… La liberté doit être entière, n’est-ce pas ?

              • « Donc il ne faut pas de loi sur la GPA ou la PMA ou truc muche pour tous, il faut supprimer les lois s’il y en a qui criminalisent ces choses. Et c’est tout. « 
                Et bah voilà! c’était pas si compliqué! C’est d’ailleurs ce que dit l’article.

                « cela devrait être discuté dans le cas de la possibilité ouverte de recours légaux par les enfants contre leurs « parents », »

                Comme dans tous les cas où il y aurait un préjudice reconnu (maltraitance etc…) mais pas sur la méthode de procréation ou la nature des parents à propos desquels l’enfant à naître n’a, jusqu’à preuve du contraire, jamais eu son mot à dire.

            • Vos deux derniers commentaires admettent donc mon point : c’est le financement public qui viole le droit d’autres gens et non la liberté de procréer via la PMA.

              • là encore vous n’avez pas tout lu ou tout bien lu. C’est un des points centraux du viol des droits des autres. Mais ce n’est pas le seul. La différence est dans le « accorder un droit » versus « suprimer une interdiction ». Dans le légaliser versus dé-criminaliser…
                Le diable est dans les détails, dit-on souvent. Et ces à coup de ces « détails » que nous sommes passés à un Etat obèse et tout puissant qui régule, définit, contraint tout.

            • Selon votre logique, dès lors que nos social-démocraties mettent en place un dispositif encadrant les droits-liberté, ces derniers disparaissent…
              Exemple : le licenciement est encadré par le code du travail en France avec à la clef des droits sociaux (assurance chômage). Pour que l’employeur puisse licencier en pleine liberté un employé, les droits d’autres gens sont violés. Selon votre logique, le licenciement ne devrait plus être considéré comme un droit.
              Sophisme.

              • La liberté n’est pas vraiment divisible. Si j’encadre votre liberté de parole je suis de facto en train d’abolir la liberté de parole puisqu’il existe désormais des choses que vous ne pouvez pas dire. Et ainsi de suite.
                Donc oui, chaque fois qu’une loi est promulguée sur un point sortant du domaine régalien, une liberté meurt. Et une licorne aussi, mais c’est pas le sujet :mrgreen:

                • Faites semblant de ne pas avoir compris pour faire diversion…

                  Je reprends : vous nous expliquez qu’un droit-liberté n’en est plus un dès lors que la social-démocratie met en place un cadre légal avec des droits-créances à côté de ce droit-liberté. C’est grotesque.

                  Traduction :
                  – la PMA n’est pas un droit, ni une liberté pour un couple de femmes parce qu’il y a un financement public.
                  – le licenciement n’est pas un droit, ni une liberté pour un employeur parce qu’il existe un système d’assurance chômage

                  • @raphaël euh , c’est vous qui ne comprenez pas car le discours de Franz est limpide . A chaque « droit à » accordé aux uns par l’état, on tord le bras à tous les autres , soit en les faisant payer soit en forçant leur volonté (soit les deux )
                    « parce qu’il y a un financement public » : pas seulement , parce que quand ce sera légal , les medecins seront contraints de le faire , et poursuivis s’ils ne le veulent pas (ie. contre donc leur liberté ) .
                    Votre point sur les licenciements est juste n’importe quoi. Licencier est un droit , encadré par l’état donc un droit fort limité comme le dit Franz. L’assurance chômage n’a pas grand chose à voir avec ça si ce n’est que l’on force tout le monde à cotiser une assurance et hop une liberté en plus de rognée .

                    • C’est vous qui ne comprenez rien.
                      J’ai fait ce qu’on appelle un « raisonnement par analogie ». Franz prétendait avoir démontrer que la procréation via PMA n’était pas un « droit ». Mais sa démonstration n’est qu’un sophisme pour justifier le maintien de mesures liberticides.

                    • @Raphael bon , donc dialogue de sourd . Mais à votre différence je comprend bien votre raisonnement mais vous pas le nôtre . Le truc c’est que nos opinions divergent . Pas grave. Donc pour vous , si je vous suis bien , la PMA est un droit naturel ?

              • Absolument et totalement : la limite d’une liberté n’est absolument pas la loi, mais la responsabilité.

                Lorsqu’un employeur licencie un employé, c’est la collectivité qui paye, alors que c’est à l’employeur d’assumer cette responsabilité.

                La loi dans ce cas précis dédouane l’employeur de sa responsabilité, donc fait disparaître la liberté : il ne s’agit plus de liberté, mais de processus administratif.

                • Non mais c’est dingue : vous croyez m’apprendre quelque chose ??? C’est moi qui ai sorti cet exemple pour vous montrer PAR ANALOGIE l’absurdité de vos raisonnements sur la PMA.

                  « La loi dans ce cas précis dédouane l’employeur de sa responsabilité, donc fait disparaître la liberté »
                  On est d’accord là-dessus. C’était mon propos. Sauf que la conclusion de Franz sera différente de la mienne.
                  Là où j’expliquerai qu’il y a une liberté à restaurer, Franz conclura qu’il n’existe pas de liberté de licencier de l’employeur.

                  C’est exactement la « magistrale démonstration » qu’il nous a présentée pour nous convaincre que la procréation via la PMA n’est pas un droit. Un sophisme.

                  • Vous présumez que la loi va restaurer la liberté … prenez legifrance, et trouvez moi un seul exemple de loi ayant restauré une liberté.

                    Vous savez très bien que dans ce pays, quand on vous vend une liberté, vous sortez avec une usine à gaz de réglementations (avec les fonctionnaires qui vont bien pour surveiller son application et de taxes à verser dans le brontosaure) et de déresponsabilisation totale à base de subventions et autres prises en charge « gratuites »

  • pour avoir un fœtus il faut un ovule et un spermatozoïde.
    la question que pourra se poser l’enfant c’est d’ou vient l’ovule et d’ou vient le spermatozoïde…

    • En effet, on peut tourner autour du pot autant qu’on veut, un enfant aura toujours un père et un père seulement, une mère et une mère seulement, au sens biologique. Quand on voit les souffrances et la recherches des ascendants des enfants adoptés, on peut également se douter que l’unicité du couple père mère pour la construction de la personne est assez centrale. Et même (surtout) si on est ensuite élevé dans un contexte (que la loi n’a pas à interdire, mais c’est un autre sujet et il me semble qu’elle ne le fait pas… simplement elle ne subventionne pas) « non standard », ou « anormal » (pas de jugement de valeur ici, simplement un rappel statistique).

  • Pour l’information de tous: Contrepoints a semble-t-il censuré un de mes commentaires […]

    MODÉRATION CONTREPOINTS >> Contrepoints a supprimé votre précédent commentaire raciste totalement hors sujet.
    Contrepoints vient également de supprimer le reste de votre commentaire du même acabit.
    Comme apparemment vous ne voulez pas comprendre et souhaitez récidiver, Contrepoints vient de vous bannir de l’espace de commentaires.

  • je parlais cet été avec un homme d’une cinquantaine d’années. Père de famille, il m’expliquait comment il avait du mal à assurer son rôle car il avait eu un père absent, marin au long court. Avec seulement un père absent 11 mois et demi sur 12, mais existant pleinement par ailleurs, ça lui posait encore des problème 50 ans après, n’ayant pas eu du tout de modèle paternel, et il transmettait ce problème, sans le vouloir mais très conscient, à ses enfants.
    Je n’ose même pas imaginer les effets pour un adulte issu de PMA. Ce n’est pas un moindre mal, c’est un mal, et ne pas exister est complètement différent d’une existence à laquelle on aurait mis fin dans le cadre d’un avortement.
    Quant aux familles monoparentales (avec des mères dans la plupart des cas), il suffit de regarder à quel point les enfants issus de ces familles sont sur-représenté dans la délinquance juvénile pour voir qu’il y a réellement un problème quand l’enfant (un garçon le plus souvent) a du mal à se construire en l’absence de figure masculine.
    Même si on ne peut pas toujours éviter les cas problématiques, la PMA sans père est à coup sûr une vrai fabrique à souffrance pour les enfants et plus tard, les adultes qu’ils vont devenir.

    • Vous déplacez le débat sur un terrain différent, respectable aussi, qui est celui de la morale et de l »éthique individuelle.

      Dans une vision libérale et responsable de la PMA non pathologique, la seule proposition acceptable serait le combo:
      1/ décriminalisation des actes,
      2/ neutralité et non ingérence de l’Etat par rapport à ces pratiques,
      3/ liberté individuelle de faire ou pas, chacun décidant ce qu’il juge préférable et moral de décider pour lui même
      4/ liberté de pensée et d’expression de toutes les opinions même très négatives, liberté de convaincre les autres, liberté de critiquer tous choix de vie tels qu’homoprentalité et monoparentalité.

      On peut en effet être d’avis que choisir une solution de mono ou d’homo procréation sont des choix individuels de « mal » sur le plan moral, mauvais sur le plan pratique, par rapport à des alternatives qui existent toujours quoi qu’en dise Derek Parfit, à savoir: rechercher un futur père et aménager sa vie et ses préférences pour accueillir un enfant dans la diversité des sexes et des personnes, et non pas dans l’unicité…

      Pour autant, Le choix de recourir à la PMA serait bien un choix purement individuel, chacun restant libre de ses critères moraux et des conséquences de ses actes.

      On voit qu’une telle proposition en 4 volets indisociables – la seule acceptable pour un libéral – ne pourra jamais être car les conditions 2 et 4 ne seront jamais remplies :

      – l’Etat va faire organiser la prise en charge des uns par les autres, comme pour l’IVG, comme pour les colonies de vacances ou les cantines scolaires, bref comme pour absolument tout et n’importe quoi, l’Etat décidera comme il l’a toujours fait si le donneur doit rester inconnu ou pas et tant pis pour enfants et donneurs, l’Etat contraindra les professionnels de santé et les structures de santé comme pour l’IVG de mille manières… et l’Etat fera bien sûr la promotion active de la non hétéro-parentalité comme il a toujours fait la promotion de tous les progressismes depuis 30 ans, au sein même des écoles, dans les manuels scolaires, en réécrivant histoire et littérature, dans les arts et assos subventionnées etc…
      – Comme pour les débats sur l’IVG, le mariage homo, la nature de l’isl*m, les migrations etc… la liberté de pensée et de s’exprimer sera immanquablement restreinte, puis pénalisée, comme on le voit maintenant sur ces divers sujets en France (IVG, homosexualité), au Canada (Isl*m), en Allemagne (migrations).

      Il ne restera donc in fine que le droit créance à obtenir un enfant par FIV/IA subventionnée par la collectivité, et l’interdiction de critiquer la pratique pour protéger les enfants de mono et homo familles…. Donc le droit de payer en fermant sa gueule et en laissant faire ce contre quoi on n’aura même plus le droit d’essayer de convaincre.

      Ou comment le libéralisme qui joue pour le compte des collectivistes est toujours le dindon de la farce.

      • +1000, analyse tout à fait judicieuse, bravo !

      • Absolument : ou comment jouer les idiots utiles de l’Obèse.

      • Très bon résumé, merci.
        Cet article est d’ailleurs assez malhonnête, car encore une fois, il n’évoque qu’un seul coté du libéralisme, le politiquement correct, celui qui veut rendre cette pratique libre, et omet évidement l’autre coté, qui veut que ça ne soit pas remboursé, que les médecins aient le droit de refuser, que l’on ait le droit de moquer et critiquer les gens qui l’utiliseront. Et comme vous le dites si bien, c’est pourtant évident que c’est ce qui va se passer. Et l’article ne le mentionne étonnamment pas.
        C’est toujours le même schéma dans ce genre d’article, comme sur l’islam, le burkini, etc, ou l’on invoque la liberté (a juste titre), mais dans un seul sens, et on omet systématiquement le reste (liberté de discriminer, etc …)

  • Je dirais que le principal problème pour un libéral est l’échelle de ses propres valeurs et convictions. On peut être un farouche adepte de la Liberté, mais être très choqué par certains choix de société, question sans doute d’époque mais aussi de valeur. Vous croyez vraiment que Frederic Bastiat aurait voté en faveur de la PMA ou du mariage pour tous ?

    Si maintenant je propose la gestation de fœtus dans un utérus de vache, je suis certain de me faire incendier. Mais je peux très bien imaginer que ce sera une pratique courante d’ici 200 ans, et qui ne choquera plus personne ou presque.

    En définitive, je ne suis pas d’accord avec cette idée qui dit qu’une orientation sociétale est libérale et que celui qui est contre ne l’est pas. On ne peut être d’accord sur tout, mais au fond de nous, nous savons pertinemment que les gens sont toujours libre de faire ce qu’ils souhaitent, et que nous n’avons pas à leur imposer nos convictions: nous laissons cela à nos adversaires idéologiques, les socialistes et les fascistes.

    Par contre, la manière dont est abordée ce sujet par l’état sent encore trop fort le constructivisme pour être véritablement honnête et par expérience, nous savons que trop bien les perversions qui arrivent lorsque l’état se mêle de sujets qui ne le concernent pas.

  • C’est une tendance récente mais désormais assez répandue de voir le sophisme de son adversaire mais jamais celui que l’on emploie soi-même. On cherche davantage à discréditer la position opposée plutôt qu’à démontrer le bienfondé de sa propre position. Il en résulte un simple exercice de rhétorique. L’auteur n’échappe malheureusement pas à cet écueil.

    1/ La PMA serait inhérente à l’existence même de l’enfant et ne nuirait donc pas à ses droits

    Traduit en termes juridiques: « Nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du fait de sa naissance ». Ce principe vaut essentiellement dans le cas où un enfant souhaite attaquer ses parents du fait d’un préjudice inhérent à sa naissance (aussi, le médecin ayant échoué à procéder à un avortement). Il me semble assez peu applicable au cas de l’enfant à naître dans cadre d’une PMA non-thérapeutique et relève de surcroit d’un raisonnement circulaire.

    Il existe également un droit de l’enfant à connaître ses origines. Ce droit est disparate selon les juridictions mais la tendance récente va vers la reconnaissance du caractère fondamental de ce droit.

    Dans les cas où un enfant a été conçu par donneur dans un couple hétérosexuel (PMA à visée thérapeutique), le mimétisme biologique de la situation de l’enfant fait qu’il y a peu de chances que la question des origines se pose un jour, celui-ci étant au demeurant bien issu de sa mère.

    Dans le cas d’une PMA non thérapeutique, comme pour les mères seules ou les couples lesbiens, cette question se posera nécessairement et entrera directement en conflit avec d’autres principes, notamment celui de l’anonymat du donneur, ce qui pourrait en outre fragiliser l’offre de don dont le reste de la population bénéficie.

    J’ai tout à fait conscience du fait que dans les deux cas, le principe de l’anonymat du donneur s’appliquerait. Toutefois, ce problème est théorique dans la PMA thérapeutique mais tout à fait pratique dans le cas des PMA non-thérapeutiques. Il y a donc une différence de situation objective.

    2/ La logique du droit des plus faibles

    L’auteur cherche ici à réfuter l’argument de la protection de l’enfant en attaquant la position des milieux traditionalistes qui sont à la fois anti-IVG et anti-PMA en soulignant la contradiction de leur position.

    Passons rapidement sur le sophisme par association : il existe quantité de gens contre la PMA non-thérapeutique qui ne sont ni traditionalistes, ni anti-IVG.

    Par ailleurs, une position pro-IVG et anti-PMA non-thérapeutique peut constituer une ligne de crête acceptable. L’IVG (et son avatar moins connu, l’IMG) a d’abord eu vocation à répondre à des préoccupations de santé publique, notamment les avortements clandestins qui aboutissaient à des décès et des complications graves chez les femmes qui y avaient recours. Le pragmatisme a guidé cette mesure au regard des conséquences particulièrement grave d’une absence de légalisation. Il ne s’agit donc pas d’une mesure de confort mais de réalisme.

    La PMA non-thérapeutique n’est pas une question de santé publique mais sociétale. Partant de là, on ne voit pas en quoi il est impératif d’y remédier, sans compter qu’il ne s’agit pas d’une véritable interdiction. Dans un contexte de communisme mou à la française, on ne peut pas non plus totalement occulter le fait que l’autorisation et la prise en charge ne sont pas des questions à étudier séparément (j’y reviens plus tard).

    3/ Les choix procréatifs sont d’ordre privé

    C’est peut-être le véritable argument de l’article. Il doit néanmoins être nuancé dans la mesure où il existe un cadre juridique lié à la filiation et à la transmission du patrimoine. De ce fait, l’État se trouvera de fait garant des effets juridiques d’une telle filiation.

    4/ La médecine contre la nature

    Un homme de paille cette fois. Être contre la PMA non-thérapeutiques pour des motifs tenant au mimétisme biologique n’implique pas d’être contre toute intervention humaine (l’auteur cite ici le cas des vaccins). Il n’échappera à personne, encore une fois, que l’un à des visées thérapeutiques et l’autre non, ce qui demeure un des cœurs du sujet.

    5/ Le dévoiement de la notion d’égalité

    Un nombre important de commentateurs ont souligné, à juste titre je pense, que l’autorisation de la PMA non-thérapeutique irait de facto avec sa prise en charge par la collectivité.

    C’est ici le problème principal de l’article à mon sens. Il aborde le sujet sous un angle purement théorique (l’État n’a pas à s’immiscer dans les choix de procréation), qui est de mon point de vue défendable, sans prendre en compte ses effets pratiques.

    Dans le cas où la PMA non-thérapeutique serait autorisée, il est clair qu’une des premières demandes qui suivraient serait celle de sa prise en charge par la collectivité dans une logique déresponsabilisante dont les Français se sont fait maîtres. Marlène Schiappa évoque d’ailleurs ce sujet en même temps que celui de la légalisation. On voit déjà les arguments (fallacieux) venir : la non-prise en charge est une discrimination à l’encontre des couples homosexuels ou des femmes seules, démontrant de ce fait que le caractère hétéronormé de la société, et il convient dès lors d’assurer l’égal accès de tous au droit à procréer (novlangue d’usage). Vous noterez que ce même argument justifiera aussi bien la légalisation de la GPA que sa prise en charge par la collectivité, quand bien même celle-ci pose d’importantes questions d’ordre public.

    Si l’on veut s’assurer que la PMA non-thérapeutique soit une affaire privée et par suite justifier sa légalisation, il faut que les personnes qui y ont recours paient pour la réaliser (principe de responsabilité). C’est précisément ce qui se passe aujourd’hui, avec la seule contrainte que l’acte soit réalisé hors de France. C’est peut-être hypocrite mais ça évite bien d’autres problèmes.

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