Le management de soi

Ceux qui ont de l’ambition, de la volonté et de l’intelligence peuvent atteindre des sommets. Mais cela signifie qu’ils sont déterminés à être les acteurs de leur propre développement et qu’ils ne comptent pas sur les autres pour réussir.

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Le management de soi

Publié le 30 juin 2017
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Par Alain Goetzmann.

Le hasard des rééditions m’a permis de relire un petit opuscule de Peter F. Drucker : Managing Ourself, tiré d’un article qu’il avait rédigé pour la Harvard Business Review en 1999, à l’âge de 90 ans, et dont je traduis librement le titre par « Le Management de soi ». L’idée générale est que, dans un monde d’opportunités phénoménales, ceux qui ont de l’ambition, de la volonté et de l’intelligence peuvent atteindre des sommets, quel que soit leur point de départ. Mais cela signifie qu’ils sont déterminés à être les acteurs de leur propre développement et qu’ils ne comptent pas sur les autres pour réussir.

Afin d’y parvenir, l’important est d’abord de se connaître soi-même, ses forces, ses faiblesses, mais aussi l’efficacité de sa façon d’apprendre et, bien sûr, la qualité de sa relation aux autres. Comme un bon management des autres commence par un bon management de soi – bien se conduire pour bien conduire – Peter F. Drucker liste 5 questions à se poser au quotidien :

Quelles sont mes forces ?

Pour les connaître vraiment, il faut être en mesure de s’analyser. À chaque fois que vous prendrez une décision importante, notez précisément le résultat que vous en attendez puis comparez-le avec la réalité. Vous distinguerez ainsi rapidement les secteurs dans lesquels vous obtenez des succès des autres. Vous pourrez aussi discerner les mauvaises habitudes qui vous font échouer.

Enfin, vous découvrirez quels sont vos vrais points forts ce qui vous permettra d’y concentrer toute votre énergie et vous construire en délaissant vos points faibles. C’est une des grandes théories de Peter F. Drucker, appliquée avec succès par nombre de dirigeants américains.

Plutôt que de tenter de corriger ses points faibles ou les secteurs qui, dans une entreprise ne marchent pas, il vaut mieux se concentrer sur ses points forts pour plus encore les renforcer et progresser en négligeant le reste.

Comment je travaille ?

J’assimile mieux en lisant ou en écoutant ? Je préfère travailler seul ou en équipe ? J’aime prendre les décisions moi-même ou les conseiller à d’autres ? Je suis du matin ou du soir ?

C’est en répondant clairement à ces questions et en adaptant votre mode de vie à vos réponses, que vous vous donnerez les moyens d’être efficace.

Il n’y a pas de secret. Vous serez toujours au sommet de votre art si vous adoptez une hygiène de vie qui correspond à vos vrais besoins, physiques et intellectuels.

Quelles sont mes valeurs ?

Quels sont les objectifs que vous poursuivez en tant qu’être humain ? Quelle est votre éthique ? Comment concevez-vous votre rapport aux autres ? Ne tentez pas de vous écarter de vos convictions profondes, vous n’y trouveriez que des frustrations, de l’inefficacité et un leadership incertain.

Adoptez une attitude et un comportement qui vous définissent. L’exemplarité est aujourd’hui devenue la seule façon de mener les hommes. Il n’y a plus de leadership qui ne soit pas exemplaire.

Dans quel monde veux-je vivre ?

Mes forces, mes modes préférés d’action, mes valeurs me conduisent naturellement à choisir un environnement qui me convient. Faites-le de façon méticuleuse. Il s’agit de l’écrin dans lequel vos talents vont s’épanouir.

Comment puis-je contribuer ?

Autrefois, les entreprises expliquaient aux uns et aux autres ce que devait être leur contribution. Aujourd’hui, chacun prend son destin en main et l’accomplit, pour le plus grand bonheur de tous. Contribuer, de sa propre initiative, au succès commun, est devenu la règle.

On retrouve dans ce livret ce qui fait l’originalité des travaux de Peter F. Drucker sur le management mais avec une composante plus humaniste, moins organisationnelle.

Passionné de philosophie, il s’était peut-être plus penché sur la dimension humaine des entrepreneurs et des dirigeants.

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  • Curieux, « DANS QUEL MONDE VEUX-JE VIVRE ? », surtout pas celui des sociaux progressistes qui vous prennent d’une main, ce qu’ils vous promettent dans leur langage flou et vaporeux.
    Également bizarre, « Contribuer, de sa propre initiative, au succès commun, est devenu la règle. » Alors que l’État qui me veut du bien, cerne de plus en plus tous les domaines de la vie du français moyen.
    Alors, revenir à des règles simples, de base que diraient nos aïeuls. Et qui ne connaissaient pas les diktats du progressisme socialisant.
    Travaille dès que tu es levé.
    Ne mange qu’à ta faim.
    Ne boit qu’à ta soif.
    Ne parle que lorsqu’il le faut, et ne dis que la moitié de ce que tu penses.
    N’écris que ce que tu peux signer.
    Et ne pas oublier que les autres, compteront sur toi, mais que tu ne devra jamais compter sur eux.
    Sans oublier que l’argent est un bon serviteur, mais un mauvais Maître.
    Tout ce que le progressiste nouvelle génération ne s’applique pas à lui même.
    J’ajouterai, n’oublie pas de remercier ceux qui dans ta carrière professionnelle vont t’aider à progresser, mais ne sert pas de « marche pied » à moins « compétent » que toi. Ils t’écraseront quand ils seront en haut. Et change de « boite » dès que tu vois que les inconvénients, sont supérieurs aux avantages. Seuls les cimetières ont des « indispensables ».
    Et « cultive », comme d’autre leur jardin, ta « chance ». On ne peut rien faire, sans la chance.
    Commence avec les trèfles, à 4, à 5 et même à 6 feuilles de ta pelouse.

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