Législatives : le raz-de-marée Macron s’annonce hétéroclite

Ces gens ne se connaissaient pas il y a quelques mois ; ils n’ont en commun que leur bonne volonté, leur espoir de renouveau et leur chef. Dimanche prochain, ils entreront à l’assemblée nationale et soutiendront le gouvernement Macron.

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Législatives : le raz-de-marée Macron s’annonce hétéroclite

Publié le 15 juin 2017
- A +

Par Nathalie MP.

Je ne suis pas fâchée de voir toute cette affaire se terminer prochainement. Toute cette affaire ? Le paquet électoral 2017 comprenant l’élection présidentielle et ses répliques législatives.

Tout ceci nous occupe depuis des mois et des mois et s’est décliné en pas moins de deux tours de primaire de droite, deux tours de primaire de gauche, deux tours de présidentielle et pour l’instant un tour de législatives. 

• Si le début de la séquence fut « complètement dingue » –  j’aime bien reprendre ces mots de Yannick Jadot – nous faisant bondir de coup de théâtre en coup de tonnerre, avec la candidature Macron, la sélection Fillon, puis la renonciation Hollande, suivie de la sélection Hamon sur fond d’affaire Fillon, la suite fut assez rapidement pliée en faveur de Macron, malgré une remontée de Mélenchon en dernière ligne droite et une chute fracassante de Le Pen juste devant l’obstacle.

Ce qui devait arriver arriva

Au final, on attendait Macron – Le Pen et on a eu Macron – Le Pen. Puis on attendait Macron et on a eu Macron. Depuis la présidentielle, l’éventualité d’une majorité absolue pour La République en Marche (LREM) s’est renforcée tous les jours, et le parti du Président aura bel et bien sa majorité pour gouverner, une majorité non seulement absolue mais pour ainsi dire insolite et insolente, surtout pour un parti qui existe depuis un an seulement.

Le premier tour des élections législatives 2017 qui s’est joué dimanche 11 juin dernier a tout d’un livre des records. Les partis traditionnels se retrouvent soit laminés comme jamais (PS) soit profondément amoindris (LR). Les partis extrêmes qui ont côtoyé le vainqueur à quelques points au moment de la présidentielle reviennent à leur étiage habituel et leur impact législatif sera des plus modestes (FN et FI). Scores en voix ici .

Hécatombe à droite comme à gauche

On ne compte plus les personnalités politiques de droite ou de gauche sèchement battues dès le premier tour ou en ballottage très défavorable pour le second. Certains l’ont pris avec humour (ou plus exactement ont eu le prix de l’humour politique) d’autres moins, mais de toute façon ne soyons pas trop tristes pour eux, leurs conditions de chômage ou de retraite ne seront pas franchement difficiles.

Finalement, la France a été submergée par deux raz-de-marée : dans les urnes, celui de La République en Marche qui promet d’envahir l’Assemblée Nationale dès dimanche prochain ; et hors des urnes, celui de l’abstention qui relativise considérablement la macron-mania qui s’est emparée du pays en apparence. Ainsi, les 32 % des suffrages exprimés réunis par LREM et le Modem deviennent 16 % un fois ramenés à l’ensemble des inscrits. Même opération pour tous les autres partis, naturellement.

Taux d’abstention record

Plus haut niveau jamais enregistré pour une telle élection depuis le début de la Ve République, l’abstention a en effet atteint 51,30 % des 47,6 millions d’électeurs inscrits.

Il est toujours difficile de faire parler les abstentionnistes, même si les partis et les candidats les moins bien placés pour le second tour ont tendance à y voir une réserve de voix qui corrobore en tout point leur analyse de la situation politique de la France. C’est d’ailleurs un thème qui occupe généralement la plus grande partie des soirées électorales, chaque politicien affirmant à la télévision qu’il a entendu les électeurs, qu’il a entendu les abstentionnistes et qu’à partir de maintenant, on va voir ce qu’on va voir.

Dans le cas présent, plus d’un électeur sur deux n’a pas jugé utile d’apporter son soutien formel à Emmanuel Macron, ni à aucun autre candidat. Soit qu’il n’en voulait aucun, soit qu’il s’en fichait complètement, ou soit qu’il ait jugé inutile de se déplacer compte-tenu du fait qu’après la présidentielle, l’affaire semblait pliée en faveur de LREM, ce qui ne le dérangeait pas plus que ça.

La fin d’une longue séquence politique

• C’est cette dernière interprétation que le Premier ministre a retenue au soir du premier tour. Dans la forte abstention de dimanche, il voit la conséquence d’un processus électoral certainement un peu long et lassant doublé de la démobilisation d’une partie de l’électorat pour lequel « l’élection du Président de la République a clos le débat ». 

Je dois dire que j’ai trouvé l’allocution d’Édouard Philippe très réussie (vidéo ci-dessous, 02′ 51″). Dans un langage clair et posé, bien loin des expressions contournées d’un Hollande, il a fait les remerciements d’usage, puis les concessions d’usage à l’abstention et aux partis adverses, pour ensuite revendiquer la victoire, rappeler les politiques mises en route par le gouvernement (moralisation de la vie politique, adaptation du droit aux nouvelles exigences de notre sécurité) et confirmer qu’il avait présenté un calendrier aux partenaires sociaux pour moderniser le droit du travail. Il a conclu sur les « nouveaux visages » qui formeront la nouvelle Assemblée :

Malgré l’abstention, le message des Français est sans ambiguïté : pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du Président de la République.

Dimanche prochain, l’Assemblée nationale incarnera le nouveau visage de notre République, une République forte, une République rassemblée, une République attentive aux besoins de chacun, la République française.


Tout ceci est fort bien dit. Tout ceci est très digne et donne une haute idée de l’État et du gouvernement. Reste à savoir ce que l’on doit comprendre exactement sous les termes très policés employés. J’ai déjà expliqué dans le précédent article combien  le projet de reprendre les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun me semblait inutilement liberticide.

Ces inconnus qui débouleront à l’assemblée

• Aujourd’hui, je m’interroge sur les « nouveaux visages ». Je m’interroge sur tous ces députés connus ou inconnus qui vont débouler en nombre à l’Assemblée. À écouter certains témoignages, il y a de quoi être inquiet.

On comprend qu’Emmanuel Macron a réussi à faire surgir et à incarner un immense désir de renouveau, qu’il a infusé dans ses discours de campagne parfaitement calibrés comme une sorte d’illusion lyrique enivrante qui lui a permis de rassembler autour de lui des personnes de tous horizons politiques, géographiques et sociaux.

Des personnes lassées des vieux partis qui se disputent le pouvoir depuis 40 ans sans résultats tangibles, des personnes  qui ont « envie de faire quelque chose », qui ont envie que « ça bouge ». Des personnes qui pour beaucoup n’ont jamais fait de politique et qui maintenant, grâce à lui ont envie de « faire de la politique autrement ».

Ce désir de renouveau, ce désir de printemps éternel, s’il ne représente que 32 % des votants et 16 % des inscrits, c’est bien dans toute la France qu’on le retrouve, dans la France des villes et la France des champs, à l’est comme à l’ouest, dans les bastions de gauche comme dans les bastions de droite.

Qui seront les nouveaux ?

Pas très élevé en nombre de voix – LREM et le modem auraient obtenu le score le plus faible à un premier tour de législatives pour un parti présidentiel depuis 1981  – mais premier partout ou presque, d’où le raz-de-marée à l’Assemblée.

Écoutons par exemple Marie Sara, ex-torera et candidate LREM en ballottage favorable face à Gilbert Collard (FN) dans la 2ème circonscription du Gard. Sollicitée directement par Emmanuel Macron pour se présenter, elle a accepté avec joie car elle brûle de pouvoir défendre cette terre, la Camargue, qui lui a tant donné.

Interrogée sur la notion de « politique autrement », elle répond qu’elle veut se mettre au service des gens de sa région parce qu’elle les aime, et pour ce qui est de la mesure emblématique d’Emmanuel Macron, elle souligne l’immense espoir qui s’est levé avec lui et les dossiers d’agriculture rurale et de biodiversité de la Camargue.

Elle n’est ni à gauche ni à droite, elle est En Marche ! pour la Camargue et semble ignorer que si un député est désigné localement, sa mission consiste à représenter la France entière et à voter les lois pour toute la nation (vidéo, 04′ 21″) :

Écoutons maintenant Fabienne Colboc, candidate également en ballottage favorable, dans la 4ème Circonscription d’Indre-et-Loire. Entendons-nous bien : il est évidemment très intimidant de passer à la télévision pour la première fois, surtout quand on est complètement novice en politique.

Mais on s’attend tout de même à ce que les candidats aient un petit peu réfléchi à leurs thèmes de campagne, on s’attend à ce qu’ils aient préparé leurs interventions. Ce ne fut manifestement pas le cas de Fabienne Colboc qui bafouille beaucoup, comme pour chercher au fond de sa mémoire les éléments de langage du programme Macron.

Bouquet final à propos de l’objectif de faire baisser la part du nucléaire dans l’électricité à 50 % à l’horizon 2025 comme le prévoit la loi de transition énergétique de Ségolène Royal, reprise par Macron et Hulot (vidéo, 02′ 56″)  :

Fabienne Colboc : Je pense que le plan peut être tenu à partir du moment où il y a de l’investissement qui peut être donné pour que cette nouvelle énergie (les renouvelables) soit mise en place.
Question : Mais il vient d’où, l’argent ?
Fabienne Colboc : Ben, c’est de l’investissement …

Je sais aussi que parmi les plus de 400 candidats LREM qui vont entrer à l’Assemblée, beaucoup sont très expérimentés, ou disposent d’expériences préalables, non politiques certes, mais qui les préparent peut-être mieux à tenir rapidement leur rôle de député. Je pense au mathématicien Cédric Villani, dont le soutien antérieur à Anne Hidalgo laisse cependant perplexe, ou à l’ancien patron du raid Jean-Michel Fauvergue par exemple.

Une majorité novice et hétéroclite

On voit cependant à travers ces exemples, qui ne sont pas isolés, que la majorité qui s’annonce sera très novice et très hétéroclite. Macron lui-même s’inquiétait récemment du raz-de-marée qui pourrait rendre sa majorité difficile à tenir.

Ces gens ne se connaissaient pas il y a quelques mois ; ils n’ont en commun que leur bonne volonté, leur espoir de renouveau et leur chef ; ils mettent un point d’honneur à n’être ni de gauche ni de droite, ou alors soit de gauche soit de droite ; de son côté, Emmanuel Macron n’a dévoilé son programme que tardivement et au compte-gouttes.

À partir de là, deux solutions : soit des divergences ne manqueront pas d’apparaître à mesure que les textes seront connus dans tous leurs détails – et ce sera la pagaille ; soit au contraire, compte-tenu de leur inexpérience, Macron arrivera à tenir ses députés et disposera pour  cinq ans d’une majorité docile et d’un pouvoir colossal.

Dans cette dernière configuration, il n’y a plus qu’à espérer qu’il saura en faire un bon et bel usage dans le sens de plus de liberté et plus de prospérité pour toute la France, loin des piétinements timides qui caractérisent généralement les socio-démocrates tels que lui.

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  • tout nouveau , tout beau , comme on dit ; à mon trés humble avis , les petits nouveaux vont se tenir à carreaux ; je les voit mal ruer dans les brancards alors qu’ils ne connaissent rien aux méandres de la politique ; macron peut dormir tranquille…..du moins je l’espère …..

  • Merci à l’auteur. Raz de marée ou vague scélérate? l’avenir proche nous le dira…
    Jupiter Ier nous a démontré son habilité à « conquérir » les français par la grâce des médiats et de la « justice » à la française; il va devoir très vite dévoiler sa stratégie face aux manifestations sur la voie publique….

  • Cet archaïque mode de scrutin, avec notre lamenta est insensé, surtoutsné

    • (Ça part « tout seul » sans cliquer sur Envoyer' » :-((((( Désolé )

      Alors que cet archaïque mode de scrutin, avec notre lamentable sacro-saint culte du vote majoritaire, est insensé, voire tragi-comique, quel talentueux analyste est capable pour l’amélioration toujours nécessaire de notre éducation politique de faire le plus objectivement possible la répartition des « non-voix » abstentionnistes déjà entre les deux tours, puis après ?

      Sachant qu’il y a déjà le groupe des personnes âgés qui n’ont plus les jambes et/ou la tête pour aller voter et celui des abstentionnistes involontaires qui voulaient voter mais qui … En sus effectivement comme dit de celles et ceux, pro ou anti-macron qui ont estimé l’affaire pliée. Sans oublier les électrices, et les électeurs qui, par contre iront vote dimanche pour permettre ou conforter une victoire.

      Quoiqu’il en soit « Qui trouve rationnelles et louables nos organisations et pratiques sociétales politiques, économiques et a fortiori environnementales, ne l’est guère »

      • Les abstentionnistes « à l’insu de leur plein gré » ça n’existe pas, ils ont bien retrouvé leurs jambes et trouvé 5 minutes pour ranger leur canne à pêche lors du 1° tour de la présidentielle.

      • @ Spikritik
        E.Macron ne pouvait évidemment pas changer les règles pendant la partie et, oui, un scrutin proportionnel serait une solution plus démocratique et plus encourageante pour les électeurs « sans vote », ou « blanc », sachant que chaque voix exprimée est alors prise en compte. L’abstention traduit quand même l’expérience des gens qui, une fois le président élu, surtout « un nouveau », comme cette fois, veulent donner au président choisi, une majorité: cette logique ne s’est pas démentie sous la Vième. La victoire de LAREM, prévue comme large, associée à la baisse des 2 grands partis,signifie quand même l’envie d’un renouveau politique après des années d’échec et la notion de « blanc bonnet… » avec l’espoir « Macron » qui vaut quand même mieux que les 2 extrêmes D et G.

        J’attends de voir ce que tout ça va donner dans l’action, assez méfiant vis-à-vis des programmes et propos de campagne électorale. Et je vous souhaite évidemment le meilleur! (sans croire au miracle: les changements radicaux sont rarement bien acceptés, en politique: à mon avis: une des raison des problèmes de Fr.Fillon.)

  • Bof , les autres partis ne sont pas mieux lotis…c’est quoi un bon député ?
    À l’AN il y aura des meneurs et des moutons comme partout !

  • La censure semble très active : la vidéo de Sara est bloquée par France.tv pour des raisons de droits d’auteur. Enfin, c’est ce qui est affiché. C’est nouveau ça que les polytocards se la joue Canteloup ❓

  • Tout le monde oublie que Macron fut conseiller économique et ministre de Hollande, donc responsable du marasme économique de la France: 1,1% de croissance en 2016. L’ENA n’a jamais enseigné l’économie aux futurs fonctionnaires. Pour le reste, il suffit de lire son livre pour constater suivant ses idées qu’il ne diffère en rien des « vieux » politiciens !

    • @ Virgile

      Au moins lui, il a abandonné Fr.Hollande et son poste de ministre après la « réduction » de « la loi Macron »! C’est rare depuis M.Hirsch!

      Jusqu’à présent, son parcours est en tout, remarquable: lui seul sait où il veut aller; il a derrière lui un « mouvement » d’à peine un an, il est président de la « République », il maîtrise sa communication, contradictions comprises et lire son livre d’avant campagne, donc fait pour plaire ne prédit sans doute pas ce qu’il fera au pouvoir!
      « Wait and see! »

  • « il n’y a plus qu’à espérer qu’il saura en faire un bon et bel usage dans le sens de plus de liberté et plus de prospérité pour toute la France »

    Cela commence déjà mal puisqu’une des premières mesures qu’il envisage est d’inscrire l’état d’urgence dans la constitution.

  • Le profil type du futur député EM est quand même assez clair : CSP+ et profondément social démocrate : vouant un culte à LA république Française dans sa version romantique : le génie de la révolution Française et la nécessité jacobine de l’action publique (lire le livre d’EM pour prendre une bonne dose de lyrisme, il ne manque que la musique de Bizet)

    Leur point commun est de penser que l’Etat (et que ce génie révolutionnaire et progressiste) a été confisqué par des politiciens professionnels devenus incapables et ringards.

    Même si ce social-démocratisme m’insupporte, il ne fallait pas trop espérer d’un pays qui commence à peine et avec grande difficulté à s’affranchir des accords de Yalta franchouillard (le programme politique du CNR) qui a maintenu ce pays dans un status quo entre un modèle social et économique soviétique (ce fameux modèle que le monde entier nous envie) et un cloisonnement et un entrisme sociétal où le sport national est devenu la recherche et l’attribution de privilèges et d’argent public.

    Sortir du marxisme en un saut de puce, il fallait s’appeler François Fillon pour y croire.

  • La séquence des notables de province du 19ème, des héros de la Résistance, de leurs adoubés s’achève, comme une plante trop souvent bouturée.
    Il est temps de changer de logiciel… retour du réel.

  • En fait,le « score » de l’abstention signifie quelque chose , ceci:
    AUCUN parti n’a proposé de politique qui puisse constituer un projet rassembleur.
    Donc, dans la logique des institutions de la V-ème, l’abstention a la majorité absolue (51,3%) et donc constituer un non-gouvernement.
    Tout ce que le président peut faire, est d’expédier les affaires courantes, sans nouvelle loi.
    Mais , bien-entendu les « politocards » ont une logique variable, celle qui les arrange.
    Ce qui est « acquis » est l’augmentation de la CSG, le reste après des mois de grèves et de pantalonnades que le pays connaît très bien déjà, on va voir la réalité, apparaître.
    Pour ceux qui veulent toujours croire, les optimistes.
    Moi , je suis pessimiste (définition: pessimiste = optimiste avec beaucoup d’expérience)

  • Bonjour à tous,
    Je suis désolée pour la vidéo qui n’est plus accessible.
    Voici l’Emission politique du 18 mai en totalité. L’intervention de Marie Sara est à la fin, à partir de 2 h 04′ 20″ :

  • « Sortir du marxisme en un saut de puce, il fallait s’appeler François Fillon pour y croire. »
    +100000000 ! …j’ajoute qu’il n’y croyait déjà plus au lendemain des primaires, pressé de toutes parts par ses »amis »républicains.

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