Climat : il est temps de revenir à la raison !

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Dans une lettre ouverte aux dirigeants du G20, et aux autres, l’auteur tente d’expliquer que les décisions en matière de climat sont prises sans qu’il y ait un débat objectif.

Par Michel de Rougemont.

Des désaccords surgissent à propos du climat et vous n’écoutez pas, soumis que vous êtes à votre propre propagande climatique. Sauver la planète, se libérer des carburants fossiles, subventionner tous azimuts : tout cela serait impératif, urgent, adéquat, et bon pour l’économie.

Mais en fait qu’en savez-vous ? Que valent ces promesses d’avenir radieux ?

Votre base de décision est bien maigre : un aréopage d’experts soigneusement cooptés, mandaté par vos prédécesseurs pour mener une enquête uniquement à charge, vous répète que le climat va mal à cause des émissions de gaz à effet de serre.

Bien qu’incapables de la démontrer, leur hypothèse est devenue toute une théorie qui, validée ni par les faits ni par la logique, n’est juste qu’un dogme. À Paris vous avez obéi à leur ordre de limiter un hypothétique réchauffement en dessous de 2 °C, valeur totalement tombée du ciel.

Ils vous ont fait croire que plus de 95% des savants impliqués dans la recherche climatique étaient de cet avis. Peu vous importe ce gros mensonge, il semble vous être utile. Répétez souvent une fausse nouvelle, elle devient une vérité.

Pourquoi vous obstinez-vous à croire l’indémontrable ?

Les mêmes modèles utilisés par les experts montrent que les mesures de restriction énergétique qui découleraient des engagements de vos pays n’auraient qu’un infime impact sur le climat, ou n’en ralentiraient l’évolution que de quelques années. Que sera le climat demain ? Quel serait un « bon » climat ? Personne n’en sait rien.

Pourquoi vous obstinez-vous vers l’inutile ?

Faute de base scientifique solide, d’autres arguments sont invoqués, comme on l’a vu à la COP22 de Marrakech où à cette causa climatica furent amalgamés tous les maux attribués au développement : pollutions de tous genres, biodiversité, migrations, ressources agricoles et halieutiques, chômage, pauvreté. Vous savez pourtant bien que les problèmes ne se posent pas ainsi et ne se résolvent pas en les jetant dans le même panier.

Pourquoi vous obstinez-vous vers l’ingérable globalisé ?

Vous êtes pourtant tous connus pour votre pragmatisme, votre aptitude à trouver des solutions là où dogmes et idéologies ne font que diviser. Pourtant vous insistez dans une aventure qui mobilisera bien des intelligences qui feraient pourtant mieux de s’occuper de questions plus importantes et urgentes. Or, la ressource la plus précieuse sur Terre est justement l’intelligence, qu’il faut donc employer à meilleur escient.

Pourquoi vous obstinez vous à galvauder ces ressources dans un but si équivoque ?

Les citoyens qui vous font confiance ont droit à plus d’ouverture d’esprit de votre part, plus de souci de l’intérêt général que de celui d’industriels restant non compétitifs sans aide étatique, plus de bon sens que d’idéologie écologiste, plus de science que de dépravation de la science.

Soutenir une cause monstrueusement futile est digne des temps où les dogmes causèrent tant de dégâts humains. Saurez-vous revenir à la raison ?

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