Le futur président ne pourra pas éviter la question de la dette publique

2200 milliards, soit 100% du produit intérieur brut : la dette publique a bondi de 600 milliards sous l’administration du gouvernement de François Fillon puis de 400 milliards sous les gouvernements socialistes successifs.

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Le futur président ne pourra pas éviter la question de la dette publique

Publié le 29 avril 2017
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Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

Quoiqu’il n’ait pas été sérieusement évoqué durant ces semaines de campagne laborieuse, l’un des grands obstacles auxquels la France est confrontée aujourd’hui est sa dette publique. Il est théoriquement du ressort du Parlement mais un futur président ne peut faire l’impasse sur cette question.

2200 milliards, soit 100% du produit intérieur brut : elle a bondi de 600 milliards sous l’administration du gouvernement de François Fillon puis de 400 milliards sous les gouvernements socialistes successifs.
Elle est par ailleurs détenue majoritairement par des ressortissants étrangers, à hauteur de 58,5% fin 20161.
Rapportée à chaque Français, elle représente 35 000 euros.

Enfin, rappelons qu’aucun budget n’a été voté à l’équilibre depuis 1974, c’est dire si la question est négligée. Pourtant, la charge de la dette ampute le budget de 45 milliards d’euros par an, dans un contexte de taux pourtant ultra favorable : les taux d’emprunts à échéance faible (moins de 5 ans) étaient même devenus négatifs quelques temps. La remontée attendue des taux mettra la France dans l’embarras, même si la durée de vie moyenne de la dette de 7 ans et 233 jours2 ralentit un éventuel renchérissement des remboursements.

Outre le problème financier évident, – la charge de la dette représentant 11% du budget de l’Etat en 2016 – se pose un problème moral : quelle est notre légitimité à vivre sur une dette que nous ne payons pas ? En effet, cette charge, non seulement se renouvelle sans cesse par roulement, mais elle augmente, pour financer des dépenses de fonctionnement et des dépenses sociales. Aujourd’hui, les échéances les plus longues atteignent 50 ans, l’équivalent de 10 mandatures présidentielles : pour ceux qui vivront encore, ce sont leurs petits-enfants qui rembourseront les frais de santé ou de chômage que l’on n’a pas su gérer, voire le salaire des sénateurs !

Assez peu débattu, ce sujet a néanmoins occupé les candidats de ci, de là, à la faveur d’une question impertinente qui paraissait les ennuyer plus qu’autre chose, ou lorsque François Fillon a timidement essayé d’aborder le sujet à la fin de l’échange de salon qui tenait lieu de dernier débat. Nous avons donc quand même une idée de ce qu’ils pensent du problème. Nous les avons classés en 3 groupes :

1. Les magiciens fous
2. Les optimistes aveugles
3. Les inquiets démunis

1- Ce 1er groupe malheureusement regroupe de nombreux candidats. Ce sont ceux qui vont régler la question par le verbe ou par la loi : annulation ou rejet partiel de la dette, inflation, émission de monnaie, sortie des marchés financiers… Les méthodes sont pléthores, le travail facile ! Mme Arthaud, MM Mélenchon, Cheminade, Poutou, Asselineau, Lassalle vont résoudre ça en un tournemain.

2- Les optimistes aveugles sont ceux qui nous gouvernent depuis 1974 : le problème est sous leurs yeux, grossissant dangereusement, mais il ne mérite pas qu’on s’y attache, il risquerait de détruire leur belle construction programmatique. Mme Le Pen, MM Macron, Dupont-Aignan et Hamon font comme si de rien n’était, repoussant à plus tard l’équilibre qu’ils savent essentiel.

3- Enfin, François Fillon s’est publiquement, quoique succinctement, inquiété de la dette. Mais en proposant une maigre économie de 120 milliards étalée sur 5 ans et en renvoyant l’hypothétique équilibre à la fin de son mandat, il ne semble pas prendre la mesure de la tâche à accomplir.

Pourtant, payer et solder une dette est non seulement une exigence morale et économique, mais c’est une obligation à la portée de tout Etat : l’Allemagne a vu sa dette se réduire de 10 points depuis 2010 pour s’établir à 71% du PIB en 2015. Le Canada, la Nouvelle-Zélande et même la Belgique ont également réussi, après des périodes difficiles suivies de grandes réformes. On peut voir aussi que l’Irlande a inversé la tendance après la grave crise de 2007.

Evolution de la dette des administrations publiques / PIB

Evolution de la dette des administrations publiques / PIB

Source OCDE : les chiffres sont plus importants que les publications nationales.

Quelles conséquences ?

En France, les dettes sont portées à raison de 43% par des compagnies d’assurances, au travers de contrats d’assurance vie, produits d’épargne majoritaire des Français, puis à hauteur de 19% par des établissements de crédit. Les porteurs étrangers sont majoritairement situés chez nos partenaires européens. La qualité exacte de ceux-ci n’est pas publique : ce sont des banques, des fonds de pension, des assurances.

Ainsi trois options s’offrent à ceux qui désirent ne pas rembourser la dette :

Faire peser cette décision sur l’épargne des Français, en assurance vie principalement : ce serait de l’accaparement d’épargne privée.

Faire supporter le non-remboursement sur les établissements des pays tiers, avec le risque de déstabiliser la zone Euro à travers leurs institutions financières, puis de voir ces pays riposter de la même manière. Les Etats devraient alors secourir leurs banques et assurances, en empruntant. La confiance en la signature de la France serait durablement affectée.

Manipuler la monnaie pour créer de l’inflation ou créer directement de la monnaie. Les tentatives de ce genre se soldent toujours par des catastrophes (cf assignats, cf Venezuela, etc.).

Il n’y a donc rien à explorer de ce côté-là. La seule solution consiste à honorer nos engagements, tout en réformant pour rendre ces engagements soutenables à long terme.

Sur le web

  1.  Un plus bas en 10 ans, la tendance se poursuivant.
  2.  Au 28 février 2017 selon l’Agence France Trésor.
Voir les commentaires (18)

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  • Vous traitez la dette comme ceux que vous critiquez, on la chiffre, on la situe dans le temps, on en rejette la faute sur Pierre, Paul, Jacques et 2 lignes à la fin suffisent aux solutions. Aussi je vous renvoie au programme de Fillon qui quoique que vous en disiez et était le seul à avoir mis ce sujet au centre de sa campagne. Un petit mot sur la montée des taux ? Léger

  • Quand les politiques veulent voler l’argent de leurs concitoyens, ils ne parlent jamais de vol mais de « contribution » ou mieux d' »emprunt patriotique ».
    Un emprunt, même obligatoire donne l’impression – fausse – aux français qu’on va le leur rembourser plus tard, quand ceux qui ont pratiqué cette extorsion seront ou déjà dans leur tombe ou dans une retraite comfortable (ne vous inquiétez pas pour eux).

  • Cette analyse est bien trop simpliste. En effet, les dettes accumulées depuis 2008 peuvent se justifier par les actions nécessaires pour canaliser la crise rencontrée à cette époque, et ce dans le monde entier. Nécessité jusqu’à 2015 tout au moins. Mais cela n’a plus de sens aujourd’hui étant donné la reprise économique effective qui justifie à contraire de libérer les initiatives économiques et bien évidemment l’emploi. J’ai du mal à saisir pourquoi il est si compliqué en France de comprendre que les initiatives politiques et économiques doivent naturellement tenir compte du contexte national et surtout mondial qui est en perpétuelle évolution, et qui nécessitent bien évidemment d’être mises à jour en permanence. Mais non, ici chacun se réclame d’idéologies toutes plus inertes les unes que les autres…

    • En effet, les dettes accumulées depuis 2008 peuvent se justifier par les actions nécessaires pour canaliser la crise

      Même pas, depuis 2009 la dette allemande a diminué de 12%, la dette française a augmenté de 19%.


      Selon les chiffres de l’OCDE 2015 il y a en France 7,1% de travailleurs pauvres et 3,5% en Allemagne, le chômage des jeunes est de 25% en France et de 7,7 en Allemagne. Selon l’étude de GfK les Allemands ont le 8ème pouvoir d’achat en Europe, celui des Français est tombé à la 12ème place.


      Depuis 2002, les dépenses de l’état français ont augmenté de 121% (en euro constant), la dette de 197%.


      Début 2017, ça fait 43 ans que l’état français n’a pas signé un seul budget positif. Crise ou pas l’état français à toutes les caractéristiques du cancer qui croit sans fin et tue son hôte.

  • La dette dont vous parlez n’est que de la dette de l’État :
    Elle ne comprend ni la dette sociale, ni la dette des collectivités locales, ni les dettes hors bilan, comme les engagements de pension.
    Il n’est pas possible de continuer indéfiniment ainsi, et il à craindre que face à une dette devenue monstrueuse des spoliations massives ne se préparent, que ce soit sur le modèle chypriote, ou par un alourdissement supplémentaire d’une fiscalité déjà devenue folle.
    Il faut briser le cercle vicieux : plus l’État rackette ses sujets, plus ceux-ci sont dépendants de lui, donc plus il a besoin de moyens, et plus il s’endette, et plus il rackette…
    Interdire tout déficit nouveau par voie constitutionnelle, faire confiance à l’initiative privée partout où cela est possible, et donc réduire les besoins de l’État, engager un vaste plan de cessions pour accélérer le désendettement.

  • A lire: http://www.atlantico.fr/decryptage/3000-milliards-euros-hors-bilan-peut-on-prendre-veritable-mesure-dette-francaise-sans-comptabiliser-michel-volle-757196.html

    Tout le monde oublie les dettes « cachées ». En vérité nous atteignons aujourd’hui 250% du PIB (5500 milliards de dette). Ces dettes cachées (ou pas) existent et doivent être comptabilisées comme des dettes, puisqu’elles sont à rembourser…

  • Selon un rapport de la Cour des comptes (de 2013) , la dette publique française s’élèverait à 4 923 milliards d’euros, soit 246% du PIB.
    Le montant couramment évoqué est celui communiqué par l’INSEE. Il s’agit de la dette au sens de Maastricht des administrations publiques et s’élevait fin 2012 à 1 834 milliards d’euros. L’écart, plus de 3 000 milliards d’euros, correspond au montant des engagements hors bilan de l’État calculés par la Cour des comptes.
    L’essentiel de ces engagements (1 679 milliards d’euros) est lié aux retraites des fonctionnaires. Ils avaient été estimés en 2005 aux alentours de 1 000 milliards d’euros par le rapport Pébereau. Pour les sages de la rue Cambon, cette envolée s’explique principalement par un durcissement des normes retenues pour le calcul de l’actualisation des flux futurs.
    Les garanties financières accordées par l’État aux agents économiques atteignent 978 milliards d’euros contre 458 en 2007. En particulier, la garantie de «protection des épargnants» a vu son encours doubler, à 394 milliards d’euros.
    Les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro pèsent 187 milliards d’euros.
    Enfin, la Cour a calculé pour la première fois les engagements régulant de «la mission de régulateur économique et social» (allocation aux adultes handicapés, aides au logement,…). Ceux-ci représentent 434 milliards d’euros.

  • Si l’on croit certains experts, la dette publique francaise était en 2014 de 2040 milliards d’euros auxquels s’ajouteraient 9572 milliards de dettes officieuse (autrement dit la dette représente 549% du PIB). A lire ceci pour comprendre: https://www.contrepoints.org/2014/08/14/177061-cette-dette-publique-que-lon-nous-cache

  • Tout d’abord, notons qu’il y existe un écart entre les prélèvements obligatoires, les recettes publiques (ou recettes fiscales) et les dépenses publiques qui est non-négligeable en France. Si les dépenses publiques sont d’environ 57% du PIB, les recettes publiques sont d’environ 54% du PIB et les prélèvements obligatoires d’environ 48% du PIB. La différence entre ces deux derniers chiffres représente essentiellement les recettes d’emprunt et les recettes engendrées par les établissements publics industriels et commerciaux (qui ont une taille disproportionnée dans l’économie étatisée française). Certains prélèvements ne sont pas « obligatoires » car ils correspondent à une décision considérée comme « volontaire » de la part de celui qui les paie (redevance télévision), ou sont la contrepartie d’un « service » rendu (qu’on n’a pas demandé et pour lequel on a un seul fournisseur pas très sympathique, mais passons). Entrent dans cette catégorie de l’économie étatique fictivement concurrentielle l’enlèvement des ordures ménagères, les droits de timbre (permis de conduire, pêche, passeports,…), les cartes grises, une partie des frais notariés,… Oh, et les amendes : cela fera très plaisir à tous mes lecteurs qui se sont pris une prune avec un radar que le prélèvement en question n’était pas obligatoire.

  • Les étatistes francais veulent nous enfumer mais quand on regarde le fonctionnement des dépenses publiques en France, on comprends très vite que l’état francais dépense énormément d’argent là où ce n’est pas nécessaire. Oser dire que l’on ne peut pas réduire les dépenses publiques en France parce qu’après on aura plus de routes, plus de police, c’est juste des conneries. Il suffit de s’attaquer aux privilèges des fonctionnaires, d’en finir avec le clientélisme, de diminuer l’assistanat et de supprimer les subventions inutiles (aux syndicats, à la culture, aux médias,…) pour diminuer les dépenses publiques à 45 %. On pourrait même augmenter les dépenses publiques régaliennes (justice, police,…).
    Le meilleur moyen de réduire les dépenses publiques dans ce pays c’est diminuer le périmètre de l’état autrement dit faire que l’état se concentrent sur ses fonctions nécessaires et qu’il arrête de se mêler de tout. L’état francais s’occupe de pleins de fonctions inutiles qui seraient bien mieux gérer par le privé.
    Pour diminuer les dépenses publiques, il faut en finir avec les privilèges des fonctionnaires. Pour cela rien de plus simple faire comme la suède ou la suisse: supprimer le statut de fonctionnaire. Les fonctionnaires deviennent des travailleurs comme les autres. Ils ont des contrat comme dans le privé. Seuls certains fonctionnaires spécifiques (je pense aux magistrats ou aux militaires) méritent un statut spécifique. Au sinon, le statut de fonctionnaire est désuète. Il est temps de le supprimer. Les pays qui ont fait cela se portent bien mieux aujourd’hui.
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383672?sommaire=2383694

  • Voici les chiffres de l’INSEE pour l’année 2013.
    Dépenses publiques : 1 176 milliards d’euros
    Dont
    Dépenses de fonctionnement : 398 milliards d’euros
    Prestations sociales : 542 milliards d’euros
    Investissement : 65 milliards d’euros
    Source
    INSEE Dépenses et recettes des administrations publiques
    http://img15.hostingpics.net/pics/787652INSEE20122013.png
    Autrement dit:
    frais de fonctionnement: 33.84%
    prestations sociales: 46.09%
    investissement: 5.53%
    Intérêts de la dette: 4.76%
    Autre transfert et subvention: 9.95%
    La France est championne du monde des dépenses publiques sociales. Oui vous avez bien entendu championne du monde. Pourtant, je n’ai pas l’impression que la situation des pauvres en France est tellement enviable. Il serait peut être temps de s’interroger sur le modèle social francais. Comment se fait t il qu’en dépensant autant d’argent pour les prestations sociales, il y ait autant de pauvres ?
    Pour avoir un élément de réponse, il faut lire « La France injuste : 1975-2006 : pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus » de Timothy Smith qui est social démocrate, celui ci démontre comment le modèle social francais loin d’être redistributif envers les plus pauvres sert à certaines catégories de personnes (notamment les fonctionnaires). Cet ouvrage démontre, dans une perspective de centre gauche, que le modèle français est : premièrement, de manière générale, non redistributif envers les pauvres ; deuxièmement, il est lui-même la cause principale du chômage ; troisièmement, il est injuste pour les jeunes, les femmes, les immigrés et leurs descendants ; enfin, quatrièmement, il est intenable financièrement.
    Comme quoi, il n’y a pas que des libéraux pour critiquer le modèle social francais.

  • L’état francais est composé de l ‘administration publique centrale (état au sens administratif du terme), l’administration publique locale (collectivités territoriales) et de l’administration de sécurité sociale.
    Si on regarde juste pour l’administration publique centrale et pour l’administration publique locale, on voit que les frais de fonctionnement sont énormes. Pour l’administration publique centrale c’est 37% tandis que pour l’administration publique locale c’est 52 %.Les frais de fonctionnement pour l’administration publique locale sont juste catastrophiques. Tout cela à cause du clientélisme régnant dans les collectivités territoriales.
    http://economiepolitique.org/evolution-et-repartition-des-depenses-publiques-en-france/

  • Chiffres datant de 2005 (donc assez vieux) mais toujours intéressant à lire pour comprendre la répartition des dépenses publiques en France: https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280850

  • article: Rapportée à chaque Français, elle représente 35 000 euros.

    Ni les bébés, ni les retraités, ni les salariés d’état n’ont la capacité de payer quoi que ce soit puisqu’ils vivent de l’argent des autres.

    Il reste 18 millions de travailleurs du privé, soit une dette de 111’000 euros en fait. Avec les engagements des retraites, la dette réelle est de 5000 milliards d’euros ce qui nous donne la jolie somme de 280’000 euros par actif ayant les moyens de rembourser.

  • Si vous comptez sur les irresponsables qui nous gouvernent vous pouvez attendre longtemps! Ce n’est que lorsque les taux seront remontés et qu’ils seront pris à la gorge, comme les Grecs, qu’ils taperont dans nos économies et baisseront nos prestations. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est nous qui allons déguster!

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