Une élection présidentielle à mourir de rire

Les cinq prochaines années seront décisives pour la France et on nous propose une brochette de onze clowns poudrés ou corrompus, aux idées essayées et appliquées avec application depuis 40 ans avec un empilement épique de misère et d’échecs.

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Une élection présidentielle à mourir de rire

Publié le 21 mars 2017
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Par h16.

C’est acté : le peuple français, apparemment fan de ballon rond, s’est donc trouvé onze champions pour trotter en formation dans la prochaine élection présidentielle. Vu l’état du pays, il fallait au moins ça et dans ce cadre, le terme de « champions » n’est vraiment pas usurpé.

Oui, je sais que certains m’objecteront avec force la dernière petite phrase de François Hollande, qui serait toujours, selon des rumeurs insistantes, l’actuel président français, et qui a déclaré – très probablement à la suite d’un de ses dîners beaucoup trop arrosés – que, je cite en substance, la France pète la forme après son passage :

Cependant, si l’on reste un peu lucide, force est de constater qu’il faudra bien de véritables champions pour relever le niveau et que, grâce à la belle équipe de pieds- bots qui vont tenter de faire du foot présidentiel, on peut d’ores et déjà s’attendre à de grands moments de vie politique française.

Une pré-campagne de haute volée

Il faut admettre que la pré-campagne fut particulièrement agitée et pleine de ces rebondissements qui permettent à chaque citoyen français de se faire une idée précise des tenants et des aboutissants de cette élection.

Ainsi, la presse nous a détaillé par le menu l’ensemble du programme électoral de Fillon, qui se compose essentiellement de CDI pour les femmes mariées, de stages rémunérés pour les enfants, de ponction de 75% sur salaire, de costumes haut-de-gamme et de prêts à taux zéros. Difficile de ne pas adhérer quand s’y ajoute une plus grande souplesse de la justice et une couverture médiatique renforcée.

Le programme de Macron a lui aussi bénéficié d’une analyse détaillée, poussée et chiffrée à tel point que tout le monde est maintenant capable d’en résumer les grandes lignes en quelques mots dans lesquels apparaîtront immanquablement « pensez printemps », « travailler plus pour gagner moins », « culture française » et d’autres concepts dont la solidité est inversement proportionnelle à la place occupée dans les discours du sémillant adulescent. Il est à noter que, comme pour le candidat Fillon, les costumes sont aussi un sujet de préoccupation du candidat qui se dit aussi tout à fait serein face aux t-shirts.

Pour les autres candidats, là encore, on a pu à chaque fois faire son miel des articles détaillés de la presse qui, parfaitement raccord avec ses capacités naturelles à informer un public attentif, aura déployé d’immenses efforts pour se faire tous les jours plus didactique. On ne compte plus les infographies pertinentes mesurant les écarts des programmes économiques de chaque candidat, tout comme se sont multipliées les chroniques intelligentes d’analyses des propositions sociales ou politiques de nos 11 prétendants.

Un travail journalistique « remarquable »

Pour le moment, à l’exception d’organes comme Contrepoints, qui se vautrent dans la facilité évidente de détailler la vie intime ou les turpitudes des candidats (comme ici, ou ), on ne peut que constater que la presse a fait un remarquable travail démocratique en proposant quasiment chaque jour un éclairage nouveau sur chacun des candidats, notamment sur leurs patrimoines financiers, patrimonial ou vestimentaire à partir du moment où leur prénom et leur nom commencent par F, ou en analysant avec recul et déontologie l’engouement que provoquent naturellement ces leaders beaux, forts et intelligents dès qu’ils ont un âge inférieur à 40 ans.

Une campagne toute en finesse

Tout ceci concourt à un débat de qualité où, de surcroît, l’humour n’est pas absent, ce qui ne gâche rien.

Ainsi voilà Fillon, Macron, Le Pen ou Mélenchon qui s’érigent ouvertement en candidats anti-système. François Fillon est à l’évidence en lutte contre une presse déchaînée contre lui. Emmanuel Macron, lui, sait que n’étant pas issu d’un parti politique traditionnel, ne trouvera que des bâtons dans ses roues.

Jean-Luc Mélenchon, lui, s’oppose au système par l’angle de la bienpensance petite bourgeoise étriquée en choisissant de prendre le parti des classes laborieuses. Quant à Marine Le Pen, elle joue bien évidemment la carte du « magic-combo » en rappelant qu’elle a toujours été âprement combattue par les médias, les partis et la bienpensance.

Ainsi, cette élection aura jusqu’à présent permis de complètement renouveler le paysage politique : plus rien ne sera jamais comme avant.

Pensez donc : Fillon n’est entré dans la politique que dans les années 70. Marine Le Pen n’est pas du tout le prolongement de son père, qui a fondé son parti dans les années 70. Mélenchon a su se détacher complètement des rocardiens des années 80 avec lesquels il a pourtant traîné de longues années. Macron est en rupture totale avec son passé gouvernemental à tel point qu’aucun ténor du parti socialiste n’a renoncé à venir le rejoindre prestement dès que son succès médiatique fut acté.

Hamon n’est absolument pas l’exemple d’un apparatchik encroûté au PS depuis qu’il fut étudiant, il y a 20 ans. Je passerai pudiquement sur les autres candidats qui en sont tous à leur énième tentative et/ou sont tous issus d’un syndicat, d’un parti, de l’ENA ou d’un mélange de ces éléments dans différentes proportions. Si, en 2012, le changement, c’était maintenant, en 2017, le renouvellement, ce sera avec les mêmes, deux fois, avec beaucoup de sauce.

11 nuances d’étatisme

Dans ce contexte, l’électeur français aura cette joie difficilement répressible de pouvoir, enfin !, choisir entre non pas 50 nuances de gris mais bien 11 nuances d’étatisme plus ou moins raides, fouet et menottes inclus. Difficile de trouver exercice plus subtil et plus rigolo que de sélectionner celui ou celle qui aura l’insigne honneur de mettre définitivement le pays dans le fossé.

Ainsi, le nombre total de candidats permet une juste répartition des temps de parole. Et diviser les deux heures standard d’un débat télévisuel en 11 représente une trivialité mathématique puisqu’il va falloir laisser exactement 10 minutes et 54 secondes à chaque candidat pour exposer son programme, ses idées et ses petites turpitudes.

Heureusement que les chaînes de télévision ont trouvé une parade aussi drôle que le reste de cette élection en mettant en place une jolie stratégie d’ostracisation des candidats jugés peu crédibles par leur unique capacité d’analyse (celle-là même qui avait vu le Bremain, Clinton élue, Juppé désigné ou Valls gagnant).

Un élu qui va nous amuser

Tout ceci serait seulement modérément amusant si on oubliait qu’ensuite, des élections prendront place pour de vrai, et qu’un de ces candidats sera effectivement élu Président de la République française. Et là, la plaisanterie passe un cran supplémentaire.

Quel que soit l’élu, aucun ne peut prétendre décrocher une majorité présidentielle stable. Compte tenu de leur passé, de leurs casseroles, des mouvements tectoniques politiques et de la composition actuelle de l’électorat français, tous devront compter sur une majorité au mieux fragile et changeante, au pire d’emblée inexistante. Cohabitation, « ouverture », coalitions, arrangements et surtout bidouillages vont être la norme pour les cinq années à venir.

Alors que le pays est confronté à des menaces économiques, géopolitiques, sociétales évidentes, alors que l’ensemble de la société devrait maintenant s’apprêter à faire front devant des risques multiples et grandissant, l’élu devra composer avec une assemblée fracturée, un pays divisé et l’absolue certitude que ses choix seront systématiquement remis en cause ou bien par la rue, ou bien par les administrations, ou bien par les médias, ou bien par l’appareil politique, ou bien par un mélange de ces éléments.

Devant ceux-ci, je me demande encore qui peut bien hésiter à aller voter, qui peut encore refuser de participer à cette magnifique mascarade qui se déroulera en pillant son temps, son argent et sa patience. À l’évidence, les cinq prochaines années seront décisives pour la France et on nous propose heureusement une brochette de onze clowns poudrés ou corrompus, aux idées essayées et appliquées avec application depuis 40 ans, avec un empilement épique de misère et d’échecs.

Forcément, ça va bien se passer.


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Sur le web

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  • C est pour cela que je vais voter pour les onze ! (En espérant que ça rentre dans l enveloppe)

  • @H16 beau constat, mais à chaque article de votre part, je ne vois que de la critique, du négatif et toujours aucune proposition claire sur ce que vous, vous, pourriez proposez. Que doivent faire les citoyens selon vous? rester chez eux? ne pas prendre faite et cause pour un candidat?

  • Je ne sais pas ce qui m’a pris de regarder ce débat. Je ne suis même pas français. Plus de trois heures de vide, faut le faire. Quelque part, c’est une performance. Cinq monologues, un ramassis de stupidité. Si j’étais français, je crois que je n’irais pas voter…

  • Devant le choix suivant : 4 candidats socialistes.
    1 -un marxiste orthodoxe via Mélenchon
    2 -un bobo altermondialiste écolo/scout via Hamon
    3 -un social réformiste via Macron
    4 -un national socialiste via LePen.
    Les 4 se retrouvent dans leur étatisme exacerbé dans la grande tradition du centralisme démocratique (on sait ce qui est bon pour vous et avec l’Etat on va vous l’imposer pour votre bien), leur mépris pour la réalité économique, pour la bonne tenue des comptes, pour ce qu’ils nomment tous « l’ultra libéralisme » pour qualifier à la fois la performance des pays meilleurs que nous (syndrome du mauvais élève) et ce qui serait la cause de nos mauvais résultats (alors que 57% des richesses du pays passent aujourd’hui entre les mains de l’Etat qu’ils veulent encore faire grossir!!).
    Cet ensemble hétéroclite mais hélas uni sur les grands principes de médiocrité (étatisme, dépense publique, bureaucratie, régulation, repli sur soi) pèse quand même au total 75 % des électeurs.
    Mon choix se portera sur F. Fillon.

    • 5 – Un parasite professionnel qui confond sa poche (payée par un ami) avec la mienne (gagnée à la sueur de mon front) et qui a déjà fait perdre 600 milliards au pays.

      Mon choix ne se portera pas sur M. WC.

  • Cet article, son titre, sont une insulte pour le bel et noble métier de clown. ☺ ☺ ☺

  • Il est vrai que l’Allemagne (au hasard) où c’est la loi des coalitions pour diriger, est un pays pauvre, anémique, où tout va mal etc etc…

  • C’est pas la peine de s’exciter et de s’inquiéter pour la présidentielle, de toutes façons l’heureux gagnant va devoir appliquer gentiment le programme de l’UE qui est peu ou prou le vôtre: réduction des déficits et donc de la dépense publique, privatisation des services publics et mise en concurrence généralisée, une banque centrale qui échappe au contrôle démocratique et qui est là juste pour empêcher la vilaine inflation, la promotion d’accords de libre-échange avec environ tous les pays du monde, etc., etc.

    Vous faites pas trop de souci, vous avez déjà gagné!

    • On ne doit pas vivre dans le même pays.

      L’Europe nous force à la réduction de le dépense publique ?
      Où ça ? Quand ? Comment ?
      On est sous les 3% de déficit ? Depuis quand ? Vous m’étonnez.

      Privatisation de SP ? On a privatisé des SP ? Où ça ? Quand ? Lesquels ?

      Concurrence généralisée des SP… La Sécurité sociale est un secteur concurrentiel ? Le train ? Les Transports en commun des grandes villes ? Lesquels ?

      Les banques doivent être sous un contrôle démocratique ? Pour quoi faire ? Le peuple doit pouvoir jouer avec sa monnaie ?

      Quand au libre échange… #poke.

      Vous devez être de ceux qui pensent que nous vivons dans un pays ultra méga libéral;

      La France, elle, en tout cas, perd tous les jours un peu plus de chance.

      • Absolument d’accord avec Prowler, le programme européen est le suivant: libre concurrence et réduction des services publique.
        Se sont les seules prérogatives que les pays souverains on laissés à l’UE.
        l’action n’est aussi dichotomique que vous le caricaturez Laurent75005 mais ouvrez les yeux, tout ce qui était public, hors régalien, se libéralise et s’ouvre à la privatisation et al concurrence.
        je suis d’accords avec vous sur ce point, Laurent75005 :
        On ne doit pas vivre dans le même pays.
        question de lunettes sans doute….

        • taxusbaccata: On ne doit pas vivre dans le même pays.

          Si mais vous deviez dormir ces 30 dernières années.


          L’état français mange 60% du PIB et la France est 70ème sous le Ghana et la Bulgarie pour la liberté économique.
          Indice liberté économique – Classement des pays


          Pour rappel, dans le pays d’à côté, qui est 4ème dans le même classement et qui ne mange que 35% du PIB, une caissière gagne 4300 euros par mois, le chômage est de 3.5% et rien n’y est en faillite.
          http://www.bilan.ch/entreprises/aldi-suisse-augmente-masse-salariale-de-05-2017


          Sur 148 pays la France est classée:
          -130ème place pour le poids global des réglementations
          -134ème pour les prélèvements obligatoires.
          -137ème pour les réglementations liées au fait d’entreprendre.
          -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
          -135ème pour la dette publique,
          -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
          -117ème pour la flexibilité.
          -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
          -127ème pour les incitations fiscales à travailler
          -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

          • Encore une fois, vous nous faites un copier-coller de chiffres sans rapport avec mon propos. Je parlais du PROGRAMME de l’UE, de ce qui est inscrit dans les traités contraignants que la France a signé. L’esprit de ces traités est complètement inspiré de l’ordolibéralisme allemand, à savoir l’instauration d’une banque soustraite à la délibération politique et démocratique dont la seule mission est la lutte de l’inflation, la privatisation totale ou partielle des entreprises publiques dès que possible (Saint-Gobain, Paribas, TF1, Alcatel-Alsthom, Société générale, Havas, Matra, 1988, Suez, Renault, BNP, Elf, Total, Pechiney, Bull, Air France, autoroutes, Thomson, Aérospatiale, France Telecom, Crédit Lyonnais, Gaz de France, EDF, Aéroports de Paris, SNCM, EADS, Safran, etc.), la libre circulation des biens, capitaux, personnes et/ou services, d’abord en Europe, puis avec d’autres pays (TAFTA, CETA), poursuite systématique et dogmatique de l’objectif de réduction des déficits, de la dette publique, des taux d’intérêt à long terme et de l’inflation indépendamment de la conjoncture (critères de Maastricht).

            Le programme de l’UE auxquels tous les gouvernements successifs depuis Mitterrand souscrivent de bon coeur sont d’inspiration complètement (ordo)libérale et non pas socialiste, comme vous essayez de nous faire croire à longueur de journée. Alors certes, on sort pas d’une économie stalino-trotskyste du jour au lendemain, et la France n’est pas toujours pas le paradis sur terre décrit par Ricardo, mais tous les efforts des derniers gouvernements de droite ou de gauche y tendent. Mais je sais bien que vous préférez vous imaginer en héros d’un livre de Ayn Rand en lutte contre une dictature socialiste et que le simple fait de poster sur ce site vous condamne au goulag…c’est tout benef narcissiquement, mais ça n’a malheureusement aucun fondement réel.

            • Prowler: de ce qui est inscrit dans les traités contraignants

              Non, en réalité l’état français s’assoit dessus.

              ’instauration d’une banque soustraite à la délibération politique et démocratique

              Il faudrait déjà que la France en soit une de démocratie et vous devriez être content : si la BCE déverse de l’argent gratuit par camion entier c’est justement à la demande de vos dirigeants corrompus et incapables pour masquer leurs résultats désastreux.

              Ce n’est pas la banque qui oblige la France à dépenser 200 milliards de trop chaque année, ce n’est pas la banque non plus qui impose la régulation et la fiscalité répressive qui tue l’économie française.

              Prowler: (ordo)libérale, stalino-trotskyste , dictature socialiste

              Redescendez un peu au niveau du monde réel et expliquez-moi comment vos pauvres slogans se traduisent dans la loi française, une des plus répressives économiquement du continent, dans la fiscalité, l’état français étant no2 mondial pour les prélèvements, dans la dépense, l’état français étant no1 mondial pour le social, pour le poids de l’état, 7 points plus hauts que celle de la suède, etc., etc.

              Vous savez le réel… les faits, la pratique, toc-toc-toc ! allo ?!?

              • Certes, l’Etat français s’assoit dessus quand ça l’arrange, ce qui prouve bien la débilité de l’ordolibéralisme inscrit dans le marbre par les traités européens – impossible de mener une politique économique selon la conjoncture. Toutefois, pour la troisième fois (j’espère que cette fois vous comprendrez!), la politique économique de l’UE à laquelle souscrit la France est complètement d’inspiration libérale. Ce que les gouvernements successifs français essayent de faire depuis 30 ans, c’est de remplir les objectifs économiques fixés par l’UE qui sont d’inspiration libérale:
                – banque centrale soustraite à la délibération politique et démocratique dont la seule mission est la lutte de l’inflation
                – privatisation totale ou partielle des entreprises publiques (voir la longue liste dans mon post précédent)
                – libre circulation des biens, capitaux, personnes et services
                – objectifs de réduction des déficits, de la dette publique, des taux d’intérêt à long terme et de l’inflation

                Tous les gouvernements français souscrivent et adhèrent à ces principes, et personne ne les a jamais remis en cause.

                Pour ce qu’il en est de la BCE, déjà les dirigeants français c’est autant les vôtres que les miens, vu que j’ai quitté la France depuis presque 10 ans et que je n’ai jamais voté de ma vie. Ensuite, la question n’est pas de savoir si la France est une démocratie ou non (tout le monde sait que c’est la dictature du prolétariat en France, n’est-ce pas xpldr). Mon propos était le suivant: dans une démocratie qui fonctionne, tout ou presque se discute, à commencer par la politique économique et donc monétaire. Un gouvernement démocratiquement élu va mener telle ou telle politique économique selon le mandat donné par les électeurs. Cette politique peut impliquer la création de monnaie ou au contraire la lutte contre l’inflation en priorité. Cependant (et c’est là où je veux en venir), les traités européens sont ainsi faits que la politique monétaire de l’UE et donc de ses membres est soustraite au débat démocratique: ce sera la lutte contre l’inflation, rien que la lutte contre l’inflation, et aucun vote ne pourra y changer quoi que ce soit. Comme le disait ce bon vieux Jean-Claude Juncker (sûrement un de vos héros vu sa rigidité quant aux dogmes libéraux), « Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

                Enfin, vu que vous semblez manquer cruellement de culture politique et économique (non, faire des copier-coller de statistiques, ce n’est pas avoir une culture économique), je vous invite vivement à vous pencher sur la question de l’ordolibéralisme: vous allez alors réaliser que l’UE a imposé un carcan économique à ses membres, dont les plus gros arrivent parfois à s’extirper temporairement et à contre-coeur, quand cette politique qu’ils chérissent tant les mènent à intervalle régulier droit dans le mur. Mais continuez de fantasmer sur le caractère collectiviste de la France: la dernière nationalisation en France date de…1982 (les faits, la pratique, toussa toussa).

                • Certes, l’Etat français s’assoit dessus quand ça l’arrange

                  Voilà.

                  vous allez alors réaliser que l’UE a imposé un carcan économique

                  L’état français s’assoit dessus, vous l’avez dit.

                  non, faire des copier-coller de statistiques, ce n’est pas avoir une culture économique

                  Budgets, emplois, fiscalité sont du domaine de la réalité pratique que vivent les gens.

                  Vous n’avez que quelques slogans et mots comme « ordo-libéralisme » sans jamais faire le lien avec la réalité.

                  • Alors, pour la quatrième (et dernière) fois, vu que les trois premières n’ont pas suffit: je vous parle d’idéologie, d’intention, d’objectifs – bref, de politique. Tous les gouvernements français des trente dernières années adhèrent à ce que vous défendez. La bataille des idées a déjà été remportée en Europe par le libéralisme, contrairement à ce que vous semblez croire, à savoir que nous vivons dans le collectivisme. A chaque fois que c’est possible, le gouvernement français a appliqué les directives ordolibérales de l’UE. Résultats concrets et pratiques de la réalité vraie:
                    – nombreuses privatisations (je vous remets une liste partielle pour que vous voyiez que c’est la vérité vraie du vraie monde réel: Saint-Gobain, Paribas, TF1, Alcatel-Alsthom, Société générale, Havas, Matra, 1988, Suez, Renault, BNP, Elf, Total, Pechiney, Bull, Air France, autoroutes, Thomson, Aérospatiale, France Telecom, Crédit Lyonnais, Gaz de France, EDF, Aéroports de Paris, SNCM, EADS, Safran, etc.), dans le cadre de l’instauration de la fameuse concurrence libre et non faussée promue par l’UE
                    – instauration d’un vaste espace de libre circulation des biens, personnes, services et capitaux en Europe
                    – création d’une banque centrale indépendante (soustraite au débat démocratique) dont l’unique mission est la lutte contre l’inflation, le contrôle des taux d’intérêt à long terme (si, si je vous jure, la BCE existe vraiment, il paraît même qu’elle a un vrai bureau avec des portes, des fenêtres et tout)
                    – objectif de respect des critères de Maatstricht, pas toujours remplis, mais objectifs quand même.

                    Bref, tous nos gouvernements de gauche ou de droite adhèrent au programme libéral que vous défendez et le mettent petit à petit en place, malgré les résistances de leurs populations ou des réalités économiques qui ralentissent un peu l’application du programme. Mais leur programme, c’est le même que le vôtre, et en tout point.

                    Donc si j’étais libéral, je me ferai pas trop de soucis pour les élections présidentielles en France: au bout du compte, c’est toujours le libéralisme qui gagne.

                    PS: c’est pas parce que vous ne connaissez pas un concept qu’il n’existe pas (je parle de l’ordolibéralisme). De la même façon, les hommes des cavernes ignoraient tout de la loi universelle de le gravitation, ça ne les empêchait pas de tomber de haut 🙂

                    • Vous vivez vraiment sur une autre planète.

                      C’est clair que par rapport à votre idéal collectiviste ou l’état produit tout depuis les voitures à l’électronique en passant par l’eau et contrôle tous depuis les médias, les transports en passant par les communications la France a l’air « libérale », mais c’est très loin d’être le cas.

                      Dans la vraie réalité l’état a pour plus de 100 milliards de participations dans vos « entreprises privatisées », il contrôle les deux tiers du PIB et un salarié sur trois en France est payé avec de l’argent public, donc contrôlé par l’état.

                      Prowler: c’est pas parce que vous ne connaissez pas un concept qu’il n’existe pas (je parle de l’ordolibéralisme

                      Et pour la quatrième fois: vous utilisez des concepts et des slogans qui ne se traduisent pas dans la réalité de l’économie française.

                    • Pour la cinquième fois (on va y arriver!), le programme libéral n’a pas encore été complètement appliqué et la France n’est pas encore un livre de Ayn Rand, mais tous les gouvernements des dernières années ont pour objectif et politique d’aller dans ce sens, ce qui explique la BCE (vous ne répondez jamais sur la BCE, c’est parce que ça vous arrange pas j’imagine), la libre circulation des biens, services, personnes, capitaux, ou les privatisations progressives (totales ou partielles comme je disais), etc.

                      Dans la vraie réalité, le libéralisme a gagné la bataille des idées, et tous nos gouvernements oeuvrent dans ce sens. C’est pour ça que les dernières nationalisations ont eu lieu en 1981/82, que le libre-échange intra-européen et mondial augmentent en volume en permanence et que les barrières protectionnistes tombent une à une (sous l’impulsion également de l’OMC, autre officine collectiviste stalinienne, n’est-ce pas…), et que la politique monétaire de l’Europe n’est plus entre les mains des gouvernements: voici les conséquences réelles et directes de la victoire de l’idéologie libérale.

                      Alors dans vos rêves les plus fous, on passe de l’étatisme au monde de Hayek du jour au lendemain, mais malheureusement ces choses prennent du temps. Mais ne vous inquiétez pas, les choses vont dans votre sens! Tous les candidats agitent leurs petits bras mais une fois élus, ils vont gentiment baisser les yeux et aller sucer Juncker, Barroso et Moody’s, comme Hollande, Sarkozy, Chirac, Jospin et tous les autres avant eux. Pas la peine de vous mettre dans tous ces états mon vieux, c’est bon, vous avez gagné – il suffit juste d’être patient maintenant et regarder les gouvernements dérouler votre programme!

                    • Un employé sur trois salarié de l’état et 60% du PIB mangé par l’état c’est une société « libérale » ?

                      LOL !

                    • Une banque centrale indépendante, la libre circulation des biens, services, personnes et capitaux, les privatisations successives, et des décisions politiques qui vont toutes dans ce sens, une société « collectiviste »?
                      LOL!

                      (je me mets à votre niveau d’argumentation)

                    • Prowler: la libre circulation des biens, services, personne

                      Quelle horreur effectivement.
                      C’est la liberté ça monsieur un droit fondamental de l’homme déjà chanté par les philosophes et les poètes 3000 ans avant la définition du libéralisme.

                      Ça jure avec le gris de vos murailles bureaucratique effectivement.

                      Relisez la déclaration de l’homme et du citoyen de 1789 et essayez de lire plus loin que le titre pour une fois.

  • Monsieur H16,
    Avec tout le respect que je vous dois pour nombre de vos articles forts intéressants.
    Cette fois je n’ai pas lu votre article, je perds déjà assez de temps avec ce commentaire.
    Je me suis arrêté à cette phrase :
    « on nous propose une brochette de onze clowns poudrés ou corrompus, aux idées essayées et appliquées avec application depuis 40 ans avec un empilement épique de misère et d’échecs. »

    Puis j’ai fais un Contrôle+F pour rechercher le nom des candidats. On y trouve vos amis, hamon, macron, melenchon, le pen et fillon, vous les aimez beaucoup puisque vous parlez beaucoup d’eux.

    Connaissez-vous les programmes de messieurs, Lassalle, Asselineau ou Cheminade ?
    Je connais déjà la réponse au vue de votre première phrase.
    Donc s’il vous plaît quand vous parlez de 5 candidats n’englobez pas les 11 ou si vous le faites lisez au minimum leur programme.
    Amicalement.

    • Lassalle : qui se souvient de Toyal ? Moi.
      Asselineau : énarque aux dents longues. Joli gourou, étatiste en diable.
      Cheminade : s’il n’est pas élu cette fois-ci, la quatrième fois sera la bonne, hein ?
      Et au fait, oui, j’ai lu leurs « programmes ». Des clowns.

      • Les candidats que vous qualifier d’insignifiants et qui le sont médiatiquement parlant ne sont pas là pour accéder à la plus haute distinction de l’état, ils sont là pour que leurs idées soient connues.
        Cheminade par exemple ne se présentera plus et se bat pour ses idées pas pour être président, cela parait pourtant évident.

        Vous savez peu d’élections donnent autant de visibilité que les présidentielles.
        Alors quand on a des idées, qu’elles plaisent ou non, et qu’on veut les faire connaitre c’est probablement le seul moyen politique d’y parvenir …
        Le clown n’est pas forcément celui que l’on croit, vous apportez trop d’importance aux apparences pour le coup.
        Vous avez comme nos médias oublié 6 candidats que cela vous plaise ou non et les dénigrer n’arrange rien au contraire.

        • Ces « idées » sont des copiés/collés de l’état planificateur qui a fait faire faillite aux 34 économies communistes. Et il vit dans un autre monde, entre théories du complot et déni des réalités.


          Par exemple:


          Cheminade : « Enfin, nous devons sortir des textes qui nous contraignent, bloquant tout recours à l’initiative de l’État et au crédit public ».


          LOL !


          Évolution des dépenses des administrations publiques (en milliards)
          ————————————————————————
          2002: 833,77
          2003: 864,31
          2004: 898,56
          2005: 936.99
          2006: 972,84
          2007: 1016,17
          2008: 1057,61
          2009: 1100,61
          2010: 1128,02
          2011: 1151,54
          2012: 1185,38
          2013: 1207,49
          2014: 1226,7


          Évolution des dépenses publiques en % du PIB
          ————————————————–
          1960 34% <— début des "30 glorieuses"
          1974 39% <— dernier budget en équilibre
          1975 43% <— fin des "30 glorieuses"
          1980 45%
          1985 51%
          1990 49%
          1995 53%
          2000 51%
          2005 53%
          2010 55%
          2015 57% <— faillite
          2017 57% <— Cheminade trouve qu'on "manque d'état" (lol)


          L’état suisse est resté à la place de l’état français de 1960, soit 35% et n’a aucun problème. Pas de chômage, une dette maîtrisée, des salaires trois fois plus élevés, pas de déserts médicaux, pas de zones de non-droit, etc., etc.


          Le pauvre Cheminade lui parle encore agriculture et industrie, il regrette sans doute les usines, les mines et les kolkhozes il ne s’est même pas rendu compte que l’économie française est maintenant tertiaire et il regrette le « faible poids de l’état » alors qu’il mange 7 points de PIB de plus que la Suède pays pourtant réputé pour cela.

          • LOL de chez LOL.
            Evolution de la dette s’il vous plaît ?
            L’austérité par la dépense n’a rien mais alors rien à voir avec le crédit publique. L’économie n’est pas ma spécialité mais alors pour vous c’est l’inconnue totale, merci pour la marade en tous cas, je vais en rire toute la journée je crois 😉

            En fait il vous faut surtout regarder où va l’argent. Par exemple les banques qui ont été renflouée (y compris par le QE de la BCE), qui en a profité de ces avantages ?!

            Un conseil lisez les programmes plutôt que de lire naïvement des ragots sur quelques médias à droite à gauche.
            Cheminade propose aussi un investissement publique pour les services numériques. Il veut aussi pousser l’exploration spatiale. Si vous ne reprenez que ce qui vous intéresse et le déformez, ce n’est pas étonnant que vous fassiez de tels contre sens.

            Sinon pour info, l’agriculture cela se modernise et cela peut vous permettre accessoirement de vous nourrir dans la vraie vie, déconnectez un peu 😉 C’est un enjeu extrêmement important au même titre que la gestion de l’eau !
            Quand à l’Industrie elle s’inscrit aussi dans l’avenir, la France a les capacités, d’innover, de créer et bien entendu de fabriquer des produits de haute qualité ne vous en déplaise. Maîtriser la chaîne de bout en bout de l’idée au produit est primordial, c’est une question de bon sens, que vous avez semble t-il largement perdu.

            • air135: L’économie n’est pas ma spécialité

              C’est une manière élégante d’avouer votre totale ignorance, mais vous exagérez quand même, un gamin de CM2 verrait la place et les moyens énormes de l’état français.

              Un gamin verrait aussi que la mauvaise allocation des ressources ne doit strictement rien aux « textes extérieurs contraignants » et tout au corporatisme français.

              Un gamin arriverait aussi à la conclusion que dépenser plus qu’on ne gagne pendant 42 ans aboutit inévitablement à une dette.

              air135: Sinon pour info, l’agriculture cela se modernise

              Vous croyez qu’elle a attendu Cheminade ?
              Quelqu’un l’a prévenu que l’agriculture n’occupe plus que 3% des actifs au lieu de 92% en 1917 ?

              air135: Quand à l’Industrie elle s’inscrit aussi dans l’avenir

              Non.
              D’autres font le gros œuvre bien mieux et moins cher que nous, nos économies tertiaires fournissent des services, un cerveau et de la haute technologie à tout ça.
              Plus de 75% des Français travaillent désormais dans le secteur tertiaire

              air135: Maîtriser la chaîne de bout en bout de l’idée au produit est primordial

              Non, cette idée nationaliste moisie était déjà dépassée à l’époque des fiacres.

              Les pays les plus riches et les plus innovants sont ceux qui sont les plus libres et échangent et commercent le plus. Les pays fermés qui produisent tout localement sont tous extrêmement pauvres.

              Indice liberté économique – Classement des pays

              air135: la France a les capacités, d’innover

              Tout à fait, mais la technologie pilotée par des bureaucrates a toujours et partout été un échec cuisant. Et c’est bien parce que l’état français bouffe deux euros sur trois et réprime ou contrôle toute innovation économique et technologique que la France est en faillite.

              Les forces innovantes de la société civile libre n’ont plus d’air ni de moyens, Cheminade ne veut pas la libérer, il veut contrôler et tout planifier avec une bureaucratie nationaliste.

              C’est un clown triste en retard de deux siècles.

          • Et j’ajouterai il faut soit un état fort, plus proche des communistes soit un état faible, plus proche des libéraux.
            Je pense que les 2 peuvent fonctionner à leur manière.

            Aujourd’hui on a ni l’un ni l’autre. On est perdu dans une stratégie volontaire ou non qui favorise uniquement une certaine élite. La droite et la gauche en sont les garants et ne sont qu’un seul et même parti incluant évidemment le dernier né macron.

            • air135: soit un état fort, plus proche des communistes

              Être ignorant en économie ça se comprend, mais en histoire quand même :
              https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_communiste#.C3.89tats_communistes_actuels

              • Euh hum hum et qu’est-ce que vous ne comprenez pas exactement ?

                Que vient faire l’histoire dans l’opposition d’idéologie des libéraux, avec un état faible dit régalien, et des communistes qui nationalisent tout et rendent l’état fort ?

                Décidément vous enchaînez, c’est pas évident, reposez vous un peu, prenez du recul avant de répondre, ça vous évitera de répondre à côté 😉

                • air135: Que vient faire l’histoire dans l’opposition d’idéologie des libéraux, avec un état faible dit régalien, et des communistes qui nationalisent tout et rendent l’état fort ?

                  Vous présentez une idéologie meurtrière qui a échoué 100% du temps comme un choix, l’autre face d’une même pièce alors que cette idée est aussi inepte que si vous aviez avancé le national-socialisme ou la dictature nord-coréenne.

                  L’état communiste n’est pas « fort » il est juste obèse, paradoxalement l’idéologie incite aux luttes de pouvoir interne ce qui les ont toujours rendus politiquement impuissants et le système de production collectiviste affaibli l’économie jusqu’à la faillite inévitable.

                  Un état fort c’est par exemple les USA qui font les règles du jeu dans le monde depuis presque un siècle avec leur économie puissante et leur armée.

                  Mais je vous rappelle que les états sont aux services des individus et pas l’inverse !
                  Un bon état c’est celui qui assure la prospérité, la richesse, la liberté et les droits des individus.

                  Relisez la déclaration de l’homme et du citoyen de 1789 et essayez de lire plus loin que le titre pour une fois.

              • Et avant que vous répondiez encore à côté, que retiendra l’histoire de la période actuelle ?
                Au présent il apparaît d’après nos élites que nous sommes dans une société libérale voire ultra libérale, c’est ce que vous pensez aussi ?

            • air135: L’économie n’est pas ma spécialité mais alors pour vous c’est l’inconnue totale

              Vous ne sortez que des assertions et des slogans hors-sol, je vous sors des chiffres. Jusqu’à plus ample informé, l’économie est constituée de chiffres.

              air135: Par exemple les banques qui ont été renflouée

              Vous racontez n’importe quoi : elles ont été soutenues en France avec des prêts qu’elles ont fini de rembourser depuis 2012 :
              http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110226trib000604372/les-banques-francaises-s-acquittent-de-leur-dette-envers-l-etat.html

              La seule qui a coûté un maximum, c’est Dexia, une banque spécialisée dans les prêts aux communautés locales. Créée par Pierre Richard, ancien haut fonctionnaire français très marqué à gauche (administrateur du journal le Monde) conjointement détenue par la Belgique, la France et le Luxembourg (3% pour le petit pays).

              Vous n’avez strictement rien compris non plus à la collusion banque/état, Pierre Richard critiqué par la Cour des comptes avant 2007 pour sa mauvaise gestion qui a coûté 6 milliards aux contribuables a pourtant reçu… la Légion d’honneur.

              air135: En fait il vous faut surtout regarder où va l’argent

              Chose que vous n’avez strictement jamais faite.

              Je vais vous aider à faire vos premier pas dans la réalité de l’économie française : les budgets de l’état sont inscrits chaque année dans les PLF, « Projet Loi de Finance », qui sont votés par le parlement, pour faire simple, vous y trouvez tous les chiffres des recettes et dépenses.

              Vous les trouvez ici par exemple:
              http://droit-finances.commentcamarche.net/download/telecharger-297-loi-de-finances-2015-pdf

              air135: Sinon pour info, l’agriculture cela se modernise

              Parce que vous croyez qu’elle a attendu Cheminade ?
              Quelqu’un a prévenu ce clown que l’agriculture n’occupe plus que 3% de la population active au lieu de 92% en 1917, année ou il est resté coincé, que le tertiaire occupe plus de 75% de l’économie et que les seules économies fermées qui « maîtrisent la production de bout en bout » sont des pays ultra-pauvres ?

              Enfin bref… vous avez quel âge ?

              • « Je vous sors des chiffres »
                Je vous invite à lire quelques livres de grands économistes, ou de plus petits, vous verrez il n’y a pas que des chiffres loin de là heureusement. Sinon l’économie ne serait que comptabilité, elle s’apparente tout de même plus à une science sociale.
                Vous avez quand même réussi à vous mélanger les pinceaux en comparant des dépenses publiques (faites avec de l’argent que l’on a pas, cf dette) et un crédit publique. Évitons l’économie, clairement ce n’est pas votre tasse de thé 😉

                « elles ont été soutenues en France avec des prêts qu’elles ont fini de rembourser  »

                Oui c’est probablement vrai et je n’ai pas dit le contraire, seulement ce que je dis et répète est:
                à qui a profité tout ces emprunts ? Les banques françaises sont relativement solides, avaient-elles besoin d’être ainsi renflouées ? Notre économie en tous cas n’a pas profité de ces emprunts, ou alors on a pas les mêmes info …
                En élargissant, la planche à billet européenne, le QE de la BCE, cela a servi notre économie pour vous ? Cela ne vous choque pas de voir des emprunts à taux négatifs ? Tout va bien chez les bisounours 😉

                Voyez je n’emploie aucun chiffre et pourtant je parle bien d’économie.

                « Chose que vous n’avez strictement jamais faite. »
                Vous n’avez pas compris en fait. L’argent sert ou a servi aux banques mais à qui d’autres au final ?

                « Enfin bref… vous avez quel âge ? »
                Vous voulez que l’on compare quoi d’autres ?
                Je peux vous répondre que je ne suis pas de la génération des vieux cons tels cahuzac qui ne connaissent pas grand chose aux outils actuels. Planquer son argent en suisses, on s’est bien moqué de lui chez nous. Un coureur cycliste utilisant encore les techniques injections d’EPO quantitative du siècle dernier 😉
                Vous savez il se passe beaucoup de choses en dehors des réseaux visibles et officiels. Des choses ni légales ni illégales.
                Le shadow banking je suis sur que certains de nos dirigeants n’en n’ont même pas conscience. A mon avis, macron lui sait très bien comment cela fonctionne 😉
                Bref bye bye mon vieux, sans rancune 😉

                • air135: (« les banques ont eu des prêts qu’elles ont remboursé ») Oui c’est probablement vrai et je n’ai pas dit le contraire

                  Quelle mauvaise foi. C’est juste votre slogan commun no2 qui a explosé au contact de la réalité, passons.

                  air135: En élargissant, la planche à billet européenne, le QE de la BCE, cela a servi notre économie pour vous ?

                  Si vous aviez une micro-once de culture économique, vous sauriez que les libéraux sont totalement contre la planche à billets et le sauvetage des banques. J’en ai même parlé plus haut. Eh oui, « l’argent gratuit » a servi à masquer la mauvaise gestion de vos politiques, c’est eux que ça arrange en premier lieu et c’est à leur demande que la BCE fait cela.

                  C’est de la bête politique keynésiennes qui fait partie de votre idéologie et auquel les libéraux sont fermement opposés.

                  Vous montrez juste votre inculture une fois de plus, passons.

                  air135: Voyez je n’emploie aucun chiffre et pourtant je parle bien d’économie.

                  Nope mon petit. Si on enlève le blabla, il reste votre fail sur les banques et votre incompréhension totale de pourquoi la BCE imprime de « l’argent gratuit » et sous la pression de qui.

  • Merci @h16 d’éclairer ma lanterne. Le titre ne me fait pas rire du tout et le contenu ne me rassure pas non plus. Je n’ai pas suffisamment de connaissances pour exprimer aussi bien que vous ce que je ressens mais ce que je lis de vous me vas très bien. Après la découverte de « contrepoints  » « l’iFRAP » « l’EREF » et plus récemment aussi de vos articles j’ai l’impression d’être mieux informé… .
    Mais je suis très inquiet des prochaines semaines et surtout des 5 ans à venir.BL

  • En effet, cette campagne est un véritable plaidoyer pour l’abstention.

    Nous voilà bientôt au terme d’une nouvelle campagne électorale d’un niveau toujours aussi faible qui n’aura toujours pas permis de dégager un diagnostic fondé sur la stagnation économique et sociale dans laquelle le pays s’enlise depuis 1974, et encore moins de dégager la moindre conviction sur les mesures à prendre pour amorcer le redressement.

    Rappelons qu’il manque 8 millions d’emplois marchands en France et que l’enjeu majeur des dirigeants politiques est donc de mettre en place rapidement les conditions permettant l’émergence d’une activité économique supplémentaire de la taille de l’économie suisse ou suédoise dans un délai raisonnable (disons 15 ans) de façon à résorber le sous-emploi massif qui mine le pays. À voir la cacophonie confuse qui s’est immédiatement emparé du plateau lundi soir lors du débat entre les 5 principaux candidats dès que le thème du chômage a été abordé, il est malheureusement très clair qu’aucun des candidats n’a la moindre idée de ce qu’il fait là.

    Il est donc normal que les exhortations à aller accomplir son devoir citoyen se multiplient. Puisque les arguments susceptibles d’emporter la conviction et l’adhésion ont été une nouvelle fois inexistants dans une campagne une nouvelle fois pathétique, il ne reste plus que l’argument d’autorité. Voter est un devoir ! C’est embêtant s’il n’y a que des brêles qui se présentent, certes, mais il faut voter quand même.

    Cet argument que voter est un devoir est totalement erroné.

    1) Juridiquement, il n’a bien sûr aucune valeur. Juridiquement, le vote est un droit, pas une obligation. Chaque citoyen est totalement libre de l’exercer ou pas.

    2) On nous dit alors que nos prédécesseurs se sont battus pour obtenir le droit de vote et que l’exercer est donc un devoir moral, en mémoire de ces luttes démocratiques. Certes, mais cela date d’une époque où la France était un pays souverain. Quel est aujourd’hui la valeur de cet argument dans le cadre de l’Union Européenne ? Puisque le droit européen l’emporte sur le droit national, les élections européennes priment donc sur les élections nationales. Or, aucun programme de législature n’est jamais présenté lors des élections européennes. Un exemple parmi tant d’autres : le parlement européen vient d’avaliser le traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada dit CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement). Ce projet de traité – quel que soient ses avantages ou ses inconvénients – n’a jamais été mentionné dans aucun programme électoral lors des dernières élections européennes de 2014. Pourtant ce traité s’impose maintenant aux États membres. Dans ces conditions, toute substance démocratique du vote ayant été vidée, et le vote s’apparentant à un chèque en blanc, il va de soi que l’obligation morale qu’il pouvait y avoir à exercer ce droit de vote est totalement caduque. C’est même l’inverse : les chèques sans provision étant fort justement interdits par la loi, il est du devoir des citoyens de ne pas en émettre.

    3) On nous dit ensuite que s’abstenir c’est faire le jeu du Front National. Cet argument ne tient pas. Par définition, l’abstention ne fait le jeu d’aucun candidat en lice puisqu’il s’agit précisément de ne voter pour aucun d’entre eux, pas plus le FN qu’aucun autre. Ce que veulent vraiment dire les tenants de cet argument est la chose suivante : puisque ce sont les partis dits de gouvernement qui ont échoué à tour de rôle ces 43 dernières années, détruisant la croissance avec beaucoup de persévérance et portant le sous-emploi, la pression fiscale et la dette à des niveaux insupportables, les déçus se trouvent parmi leurs électeurs, pour ceux bien sûr qui ne sont pas déjà partis gonfler les rangs des partis alternatifs. L’exhortation à aller voter et à ne pas s’abstenir est donc une exhortation à continuer de voter malgré tout pour les partis qui ont échoué. C’est une exhortation à les exonérer des conséquences de leurs échecs répétés. Or, encore une fois, c’est tout l’inverse : dans une démocratie indirecte où les électeurs ne peuvent concrètement décider d’absolument rien de ce qui les concerne, les élections sont des occasions de demander des comptes aux dirigeants politiques, certainement pas de les dédouaner de leurs erreurs, surtout quand elles sont persistantes. Bien sûr qu’il y a un risque que le Front National passe : 43 ans de montée invraisemblable et quasi-ininterrompue du chômage, du sous-emploi, de la précarité, de la pauvreté, de la fiscalité, des inégalités lui ont ouvert un large boulevard orné d’un magnifique tapis rouge. Quelle chance inouïe pour un parti extrémiste d’avoir des partis dits de gouvernement aussi incapables ! Si le Front National gagne, ce sera bel et bien grâce aux partis établis qui ont recruté pour lui des dizaines de milliers de nouveaux chômeurs chaque mois depuis des décennies.

    4) Depuis 1974, la droite et la gauche dits de gouvernement alternent au pouvoir. Mais il est clair que la France a été la grande perdante de toutes ces élections, s’enlisant de façon quasi permanente dans la stagnation économique et sociale. Il est également très clair que ces partis dits de gouvernement n’ont toujours rien appris de leurs échecs. Hamon nous ressort les 35 heures, actualisées à 32, sans tirer aucune leçon de l’échec des 35h à créer le moindre emploi. Fillon nous refait le coup de la rupture sans tirer aucune leçon de l’échec de Sarkozy auquel il est associé. Le jeune Macron s’emploie avec beaucoup d’opportunisme à renouveler l’ère du vide dont on désespère de pouvoir sortir un jour. Et il faudrait, dans ces conditions, aller voter ? En démocratie, le peuple est le sélectionneur de l’équipe de France politique. A-t-on jamais songé à demander à Didier Deschamps de sélectionner son équipe de France de football parmi des bras cassés de 14ème division qui marquent systématiquement contre leur camp ? A-t-on déjà essayé de lui dire que c’était son devoir de les sélectionner ? Il vous rirait au nez, et il aurait raison. S’abstenir, c’est leur rire au nez ! Bien sûr qu’on votera … dès qu’il y aura des candidats qui ont le calibre. Des que des candidats poseront un diagnostic fondé de la difficile situation française, faisant clairement ressortir la part des facteurs domestiques, européens et internationaux, développant une vision claire de ce qu’il convient de faire à ces différents niveaux pour renouer avec la prospérité, montrant un charisme et une capacité de mettre en œuvre susceptible d’entraîner l’adhésion du peuple et la coopération des gouvernements européens et étrangers, alors oui nous voterons. Pour l’instant, on est très loin du compte.

    5) Enfin, n’est-il pas curieux que ces farouches défenseurs des valeurs démocratiques qui nous poussent à aller voter n’étendent leur amour des valeurs civiques qu’à la fausse démocratie, l’indirecte ? Sur la vraie démocratie, la directe, silence complet. Étrange, non ? Pourquoi pas, en effet, la démocratie directe dans laquelle les politiciens proposent et mettent en œuvre ce qui est accepté, le peuple étant seul décisionnaire des mesures proposées ? Si les politiques et les hauts fonctionnaires – en France, c’est la même chose – savaient vraiment mieux que le peuple ce qui est bon pour lui, on s’en serait aperçu. Or, on s’est aperçu du contraire : ils échouent avec constance depuis 43 ans, entraînant le pays dans l’impasse actuelle. Alors, chiche, votons ! Le peuple se prononcera désormais par référendum sur toute question, le rôle du politique étant restreint aux seuls rôles de proposition et d’exécution des mesures approuvées. Le silence assourdissant que entoure le recours à la démocratie directe en France est d’autant plus incompréhensible que ce système donne des bons résultats chez nos voisins Suisses. La spectaculaire divergence de développement économique et social entre la Suisse et la France ces quatre dernières décennies témoigne de la supériorité écrasante de la vraie démocratie sur la fausse.

    Au final, les exhortations à aller voter pour des candidats vides de toute substance explicative et opérationnelle n’est rien d’autre qu’une tentative hypocrite et intéressée de se maintenir au pouvoir de la part de ceux que leurs mauvais résultats ont disqualifié.

    Seule une abstention massive permettra de signifier pacifiquement à ces messieurs-dames leur mise hors d’état de nuire. C’est une condition, certes non suffisante en soi, mais indispensable pour permettre l’émergence de personnalités plus compétentes pour faire enfin retrouver au pays le chemin de la prospérité en s’attaquant tout à la fois aux déséquilibres internes français, aux déséquilibres européens et aux déséquilibres internationaux qui se cumulent et s’exacerbent pour faire perdurer sans aucune nécessité la stagnation économique et sociale française.

    Dehors les clowns !

  • – Campagne pipée par les mass-médias. Elle se limite à 1 « club des cinq » qui correspondent aux candidats adoubés par le Système. On connait à peu près tout sur ceux-là et leurs programmes .Rien sur les 6 autres qui auront 1 temps restreint les derniers jours pour convaincre – ce qui relève de la gageure – et dont les + anciens qui n’ont pas internet, ignorent jusqu’à leur noms ! C’est 1 mascarade démocratique car l’art.17 sur l’équité du temps de parole est bafoué ( on l’a vu sur TF1 ) et le CSA ne dit rien. En + de tous les problèmes que vous énumérez en fin d’article ; les # programmes du club des 5 ( LR et En Marche sont 2 partis jumeaux ) s’éloignent des attentes des gens et n’abordent aucunement les problèmes liés à l’UE !

  • Bonsoir à toutes et à tous,
    En fait, ce n’est pas drôle du tout …
    En 2012, nous avons eu droit à l’élimination par une affaire baroque sur des activités connues depuis des lustres de DSK, puis de Sarkozy par rejet, et nous avons hérité d’un président calamiteux devenu candidat à l’issue d’une « primaire » présentée comme la pierre philosophale …
    En 2012, nous avons eu un grand coup de balai dans les vieux chevaux de retour, et deux primaires (toujours réputées pierres philosophales …). Les deux primaires ont désigné des candidats, dont l’un est poursuivi sans relâche et avec une diligence au moins suspecte pour des affaires infiniment plus baroques que DSK en 2011, et l’autre voit se produire l’explosion de son parti, le PS, par un autre candidat qui n’a pas « joué le jeu » des primaires …
    Tout cela respire le désordre et la confusion de notre vie politique de plus en plus grands depuis en gros 35 ans …
    Amitiés,
    Pierre

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Commenter des images de France 24, la voix de son maître gouvernemental s’il en est, qui montre, à travers des images choquantes, les effets néfastes de la politique du zéro covid en Chine.

Pourquoi ?

Par exemple, la photo de droite montre le dos d’un travailleur qui escalade une clôture. Il s’agit du recadrage sur un travailleur d’un groupe de travailleurs de Foxconn, entreprise taïwanaise, filiale d’Apple, dont l’immense usine est située à Zhengzhou en Chine. Elle fabrique 70 % des iPhone de ce groupe (500 000 par jour). La lé... Poursuivre la lecture

Cyril Hanouna est très loin d'avoir la finesse d'un humoriste. Il serait plutôt du genre amuseur public, façon petit rigolo de la classe qui subjugue ses petits camarades par son aplomb et désespère son institutrice. Son truc, manifestement, ce sont les coquillettes versées dans le slip d'un chroniqueur, histoire de vérifier le proverbe "avoir le cul bordé de nouilles", le tout bien enveloppé dans un prêt-à-penser frappé au coin de la médiocrité, comme on a pu s'en rendre compte à l'époque des débats sur l'affaire Mila et les caricatures de C... Poursuivre la lecture

Émoi (encore un) dans l’hémicycle : un député Rassemblement National aurait dépassé les bornes des limites et se serait vautré avec emphase dans les heures les plus sombres de notre histoire politique avec de vrais morceaux de racisme dedans. Pour ajouter l’insulte à l’injure, la presse s’est jointe à la mêlée pour y ajouter une dose de propagande.

La petite phrase défraye la chronique paresseuse des folliculaires médiocres : alors que Carlos Martens Bilongo, député France Insoumise d’origine congolaise, évoquait la question des migran... Poursuivre la lecture

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