Ce qu’on aimerait trouver dans un programme présidentiel

Si un programme présidentiel vraiment libéral devait voir le jour, quelle bobine aurait-il ?
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Vote élections urne (Crédits JaHoVil, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Ce qu’on aimerait trouver dans un programme présidentiel

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 janvier 2017
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Aussi incroyable cela puisse être, il y a en France, actuellement, comme une solide envie de changement, un vrai besoin de renouvellement de la vie politique et du système social français.

On l’a vu avec les primaires de la droite et la victoire de Fillon qui s’était alors placé en décalage avec un Sarkozy interventionniste en diable et un Juppé si social-démocrate que sa différence avec un socialiste devenait diaphane. On le voit encore actuellement avec l’ascension fulgurante et quasi-suspecte de Macron qui, lui aussi, se positionne ouvertement (et avec beaucoup d’aplomb pour un blanc-bec de l’ENA) comme « anti-système ». A contrario, on le voit aussi avec la mobilisation mollassonne qu’entraînent les primaires de la gauche et les scores presque rigolos de ses candidats qui affichent, malgré tout, leur désir d’avenir, alors que leurs programmes proposent l’inverse presque mathématique de l’évolution auquel semble aspirer la société française.

Cependant, ni Fillon, ni Macron et, à plus forte raison, ni la brochette de clowns tristes du parti socialiste ne peuvent prétendre apporter ce puissant changement que le peuple semble attendre. Certes, Fillon, une fois élu, apporterait quelques aménagements de telle ou telle législation, dans telle ou telle démarche administrative, et permettrait peut-être la réduction de l’une ou l’autre taxe qui fait braire ceux qui la paient. Certes, Macron, une fois élu, rajeunirait sans mal un échiquier politique jusqu’alors composé de vieux croûtons et d’apparatchiks indéboulonnables, mais ce serait pour l’offrir à toute une clique de néosocialistes inavoués et politiquement sans boussole, dont les idées n’ont aucune différence factuelle avec celles de ceux qu’ils remplaceraient à grands bruits. Quant aux autres agités de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche, l’absence presque totale de toute proposition de libération de la société française, même microscopique, garantit de façon certaine que le changement opéré, s’il existe, serait pour le pire.

Bref, cette fois encore, ceux qui chercheront un gain de liberté à la prochaine élection en seront pour leurs frais. On devra, fort tristement, se contenter d’en limiter la perte. Et si l’on pouvait viser une stabilisation de la situation économique française au lieu d’entretenir sa dégradation comme tous les gouvernements depuis 40 ans, ce serait déjà un progrès.

Pourtant, à proprement parler, sur le papier et en théorie, une réforme n’est pas hors d’atteinte.

En recentrant l’État sur ses fonctions régaliennes (à 2% du PIB par mission de gestion de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, de la Diplomatie et des administrations qui vont autour), en accordant même 10% du PIB à l’État-Providence et ses redistributions plus ou moins heureuses, on passerait de 57% du PIB consacré à l’État et ses minions à un plus décent 20%, libérant par là plus de 35 points de PIB à la société française.

Dans un précédent billet, j’avais ainsi esquissé quelques mesures phares qui transformeraient durablement l’économie puis la dynamique sociale du pays. Bien évidemment, ces mesures sont inenvisageable dans l’état actuel du pays tant les crispations sont devenues grandes, tant l’inculture économique s’est répandue, tant l’État s’est insinué partout qui a transformé tout un peuple jadis attaché à sa liberté en paquets de moutons serviles d’une ferveur religieuse dès qu’il s’agit de ponctionner les autres, et transis d’effroi à l’idée de devoir compter d’abord sur eux-mêmes.

Mais si descendre ainsi la place de l’État français omniprésent à celle qu’il devrait normalement occuper dans un pays non-communiste dans un temps trop court est impossible en pratique, on peut tout de même envisager de diminuer son empattement des 57% actuels à 40%, ce qui redonnerait indéniablement un souffle que l’économie française n’a plus connu depuis des décennies.

Or, pour que la société française puisse regagner ces quelques points de PIB sur un État devenu obèse, étouffant et impotent, quelques mesures simples et de bon sens sont envisageables.

Dans l’ordre, on pourrait par exemple proposer simplement aux jeunes générations, celles qui commencent tout juste à entrer sur le marché du travail, de choisir leur mode de cotisations sociales : rester dans le giron douillet d’une Sécurité sociale que le monde nous envie (mais, prudent, ne nous copie jamais), ou, au contraire, opter pour l’une ou l’autre mutuelle intégralement privée. Le système actuel, qui est si bon et si performant, n’aura de toute façon aucune crainte à avoir de cette nouvelle concurrence, qui ne pourra jamais rivaliser avec les tombereaux de bienfaits que seule l’étatisation d’un secteur est capable de produire. De surcroît, on parle bien de ces nouveaux entrants qui, s’ils ne coûtent pas bien cher à la sécu (car tombant peu malades), ne lui rapportent rien non plus (tant ils sont peu payés ou leurs cotisations largement subventionnées par l’État).

On pourrait ensuite continuer en libérant certains secteurs pour lesquels les masses gluantes de législations, de normes et de contraintes (fiscales, environnementales, que sais-je encore) empêchent pour le moment toute création franche d’emplois et de richesse. L’immobilier, l’instruction ou les transports sont autant de domaines où redonner de la marge de manœuvre au privé, aux associations, aux coopératives entraînerait immédiatement une création de richesses : la demande en termes d’éducation est extrêmement forte, celle en termes de logement fait régulièrement la une, et les problèmes de transports occupent une part importante du temps de nos compatriotes.

Laisser les gens s’éduquer comme ils l’entendent (et arrêter de stigmatiser les expériences alternatives), laisser les gens se déplacer comme ils le veulent (et arrêter de freiner ceux qui tentent de se déplacer, en car, en voiture ou en train), laisser les gens construire, acheter et vendre comme ils l’entendent (et arrêter de ponctionner, taxer, verrouiller ceux qui s’y essayent), voilà qui favorise clairement d’énormes marchés pour lesquels les Français sont, d’ores et déjà, prêts à investir, payer et faire fonctionner l’économie.

Ces deux mesures, une fois en place, donneraient en quelques mois des effets positifs sur l’intégralité de la société française qui pourrait alors envisager sereinement une refonte des droits du travail, du droit des contrats, de la fonction publique et quelques unes des autres mesures qui, elles, prendront des années à se formaliser et à être acceptées par une société qui, actuellement, n’est plus composée que d’individus en attente permanente de l’État.

Mais voilà, ces simples propositions rappellent aisément que la prochaine élection présidentielle ne donnera aucun espoir d’amélioration pour le pays : tous les candidats ont à cœur de vouloir aider tout le monde mais aucun n’explique d’où va bien pouvoir venir l’argent nécessaire pour ce faire (pas de leur poche en tout cas !). Pire : la liberté est devenue un gros mot, gentiment chuchoté dans le programme de Fillon mais difficile à traduire dans les faits, et surtout, absent de tous les autres.

L’optimisme ne sera pas chose facile.

optimisme
—-
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  • « …laisser les gens construire, acheter et vendre comme ils l’entendent (et arrêter de ponctionner, taxer, verrouiller ceux qui s’y essayent)… »
    Hamon ne veut-il pas taxer les robots industriels encore au berceau, pour financer les quelques 400 milliards par an de son salaire universel… ???!!!
    C’est tuer la poule (aux oeufs d’or) dans l’oeuf !

    • On attend encore que quelqu’un avertisse Hamon que les robots, contrairement aux ouvriers, c’est comme une usine, ça se délocalise…

      • C’est bien pour cela que le trotskiste fera d’abord voter une loi pour obliger, lors de toute installation, à sceller la dite-machine dans la dalle de l’usine. Ainsi, ces belles technologies seront installées immédiatement ailleurs et il nous dira qu’il fait des économies y relatives, car il n’aura plus à recouvrer les taxes.

      • On pourrait surtout prévenir Hamon que les robots même si ça c’est remplir et signer des chèques ça n’a pas de compte en banque pour en faire à l’ordre de l’état ou de l’URSSaf.

  • Ajoutez la proposition IFRAP de réduire les élus à 150.000, d’énormes masses budgétaires irrigueraient l’économie…

    • c’est certainement la mesure la plus simple(mis à part les cris d’orfraie des principaux concernés) et qui a l’avantage de ne pas viser/froisser directement une partie importante de la population(je pense aux fonctionnaires)

      Il est certain que mis à part les indemnités qu’ils perçoivent, pas toujours très élevées, les élus , toujours prompt à avoir de « bonnes idées » avec l’argent des autres, engendrent des quantités considérables d’expertises, de travaux, de législations , de normes,.. et j’en passe,… souvent plus couteuses qu’utiles

  • Tout cela est très bien, mais vu l’état actuel de notre société, infaisable.
    Le problème étant que vous vous attaquez à tellement de corporatismes qui comptent sur la dette française, qu’il est impossible de réformer quoique ce soit.
    Nous sommes dans une impasse qui selon moi ne terminera que par la faillite de l’Etat, et là les corporatismes se rendront peut être compte que leurs calculs de court terme auront entraîné une faillite globale sur le long terme.
    C’est le problème, il y a tellement tellement de passagers clandestins, et les politiques qui pronent une soit disant reduction de l’Etat sont les premiers à en profiter.

    • Oui, c’est infaisable actuellement, encore qu’à l’extérieur du périphérique, il y a quelques prises de conscience.
      Nous en serons réduits à choisir ce qui va dans le bon sens…
      Je trouve intéressante l’idée de h16 de créer une dynamique positive à partir de quelques mesures simples.

  • ….On pourrait , on pourrait…

    «  »En recentrant l’État sur ses fonctions régaliennes (à 2% du PIB par mission de gestion de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, de la Diplomatie et des administrations qui vont autour), en accordant même 10% du PIB à l’État-Providence et ses redistributions plus ou moins heureuses, on passerait de 57% du PIB consacré à l’État et ses minions à un plus décent 20%, libérant par là plus de 35 points de PIB à la société française. » »

  • Tout ceci est vrai et beaucoup de gens sont en faveur de ce changement mais ce qui fait peur c’est la période de friction. Les milliers de fonctionnaires consciencieux qui s’appliquent comme on le leur demande à faire des tâches contre productives dans des univers professionnels fictifs et qui ont développé des compétences inutiles, ils deviennent quoi? La fille qui a travaillé pour passer son concours, qui bosse à la CAF en province et qui a trois gamins à charge jouait selon les règles du jeu. Elle a établi un plan de carrière, et s’est arraché la chemise pour trouver cette rente de situation et s’est prise des charges en fonction. Si on la vire, demain (et il le faudrait parce qu’elle ponctionne du fric à des gens productifs et crée du chômage) elle devient quoi? Ses gosses deviennent quoi?

    Bien sûr que si on libéralise un pays comme la France, il y aura du taf. Plein de taf et même assez rapidement, mais concrètement, elle, elle va en chier des ronds de chapeau pendant au moins 5 ans, et ses gamins aussi. Et cette fille dont je vous parle il y en a combien en France? On ajoute CAF, RSI, Fonction publique territoriale, entreprises de « mission d’intérêt général » au status bâtard comme les SAFER, les chambres d’agriculture, les OPAC, les associations subventionnées et toutes ces armées de parasites, sont contre le non interventionnisme. Ils vivent de l’interventionnisme et n’ont que des compétences de ténia. Ils deviennent quoi?

    Je suis clairement en faveur de la libéralisation totale de l’économie, mis tant qu’on proposera de renverser la la table et de mettre au pain sec et à l’eau des gens qui vivent dans le confort, même pour une période limitée et même sachant qu’à coup sûr, le résultat à moyen terme sera éxtrêmement positif, on ne peut lier la souffrance du court terme. Je sais que la souffrance à l’heure actuelle c’est les gens exclus du monde du travail à cause de ces rentiers, mais concrètement ils s’en rendent à peine compte.

    • La fille en question rêvait-elle de devenir agent de la CAF quand elle était petite ? Il y a 99% de chances que la réponse soit NON. Supprimer son poste lui permettra de trouver un job plus en rapport avec ses passions, et elle gagnera probablement plus et se sentira plus reconnue dans ce qu’elle fait.

      • Et plus on le fera tard, plus ce sera douloureux.

        • Oui mais il y en a qui ont 40 ans… Un peut tard pour tout recommencer au bas de l’échelle.

          • Il n’y a pas d’age pour se reconvertir. Ensuite, quand on fait un job que l’on déteste comme beaucoup d’employés des administrations publiques, peut-on dire que ces derniers ont un jour commencé ? Je ne le pense pas.

          • Quand le bateau coule, ceux qui choisissent de rester dedans n’auront même pas la possibilité de recommencer à zéro.

      • Il faut être un minimum crédible. Ce n’est pas parce que l’on va libéraliser l’économie qu’elle trouvera le travail de ses rêves. Il faut arrêter avec l’utopie libérale selon laquelle chacun s’épanouirait. Il y a de multitudes d’emplois peu intéressants qui devront toujours trouver preneurs et la plupart des gens les prendront car ils doivent payer leurs factures.

    • On fait souvent la blague que payer les fonctionnaires à rester chez eux serait moins néfaste que de les laisser travailler. Et bien au lieu de n’être qu’une blague, on pourrait faire l’appliquer : tous les fonctionnaires virés pour cause de recentrage de l’état sur le régalien continueront à être payé pendant X temps, ou jusqu’à ce qu’ils trouvent un boulot dans la nouvelle économie libéralisé.

    • @Mitch
      C’est clair et net qu’il y aura des frictions, des gémissements, des caprices, des débrayages, des cris et des larmes. Mais comme disait un des mes patrons : « Quand on crève un abcès, il y a du pu, ça fait mal et c’est dégueulasse ! Mais après, on nettoie on désinfecte, on soigne et ça va mieux. »
      J’ai fait parti d’une vague d’intérimaires de l’Etat qui a été balayée par celui-ci en 2011, faute de moyens, évidemment. J’ai donc pratiqué le chômage, comme des millions d’autres. Cette fille fera donc pareil. Vu qu’elle aura un concours, donc des compétences elle pourra trouver un travail, voire un métier.
      Le problème actuel du chômage de masse fait que le marché du travail est bouché et que les employeurs ont l’avantage. Quand le marché du travail est ouvert, ils ne l’ont plus.
      Il y a déjà des personnes vivant dans le confort (relatif) qui sont mises au pain sec et à l’eau, L’idée ne me plaît pas plus qu’à vous, et si vraiment, cette fille de votre exemple est dans la dèche, alors ses proches pourront l’aider, et en dernier recours l’Etat.

      • « Vu qu’elle aura un concours, donc des compétences »
        Euh… pas sûr qu’un concours de la fonction publique implique des compétences utiles à une entreprise privée quelconque…

    • Je vous comprend. Mais il ne s’agit pas de passer de 58%, en réalité près de 65% à 20% en un an. Cela devrait se faire sur une dizaine d’années.
      L’effet se fera sentir au bout de 6 à 12 mois. La tentation de basculer vers le privé pourra se faire sans violence, plus par attraction que par élimination.

      • Sauf que moins la transition prendra de temps, moins elle coutera cher, et plus tôt la France redeviendra compétitive.

        • D’accord sur le principe. Mais, comment débarquez vous 5 millions de personnes du jour au lendemain ❓
          Comment vendez-vous un passage à 20% en 6 mois ❓ Passez-vous en force ❓
          Combien d’acheteurs ❓

          • Une transition sur un mandat de 5 ans est parfaitement possible. Si on privatise totalement la SNCF et les jeunesses socialistes…pardon, l’éducation nationale, ça fera déjà faire pas mal d’économies…et théoriquement, les personnels concernés n’auront pas de mal à retrouver un emploi…sauf s’ils sont jusqu’au boutistes. Pour les autres fonctionnaires…quand on voit ce qui se passe dans certaines administrations où il y a profusion de salle de repos et que ces salles de repos sont systématiquement pleines…j’ai envie de dire que quitte à payer quelqu’un à ne rien faire, autant ne pas le payer du tout 😉

    • Les employés de la CAF, du RSI, des SAFER et autres organismes publics, ils ont des compétences, je suppose? Et s’ils n’en ont pas ils sont capables d’en acquérir, j’espère?

      Je comprends bien que pour quelqu’un qui a fait l’école nationale supérieure de la sécurité sociale (EN3S), par exemple, c’est difficile d’envisager une reconversion. Ces personnels auront besoin de soutien pour se reconvertir. Ils iront à Pôle Emploi, ils feront des bilans de compétences, des projets professionnels, ils referont leur CV et ils iront chercher un job comme tout monde… et ils connaitront la vrai vie.

      Je ne dis pas que c’est facile. Je dis juste que c’est nécessaire. Je dis aussi qu’il faut engager le changement avant qu’il soit trop tard. Quand la France sera vraiment en faillite il sera beaucoup plus difficile d’accompagner le changement.

      • Malheureusement pour les Citoyens, un pays n’ est jamais en faillite, l état ponctionne sur les revenus, sur le patrimoine ( idée de Hamon Piketty), vente de biens de l etat ….
        En Chine Mao a des millions de morts sur sa « conscience posthume » à cause de sa ponction sur les recoltes, entraînant la famine.
        De nombreux fonctionnaires sont au « placard » à cause du numerique, ils continuent d être payés sans remise en cause du « tout travail mérite salaire « .Dans ce cas reduction du salaire pour mise au placard.

        • un pays n’ est jamais en faillite

          Les emprunts russes, ça vous dit quelque chose? Plus récemment: l’Argentine, la Grèce ? Il y a eu de nombreux cas dans l’histoire où des Etats se sont retrouvés en cessation de paiement. On commence par piller les richesses du pays, puis on renie la dette, on cesse de payer les fournisseurs et enfin on cesse de payer les fonctionnaires. Dernier exemple en date: le Vénézuéla qui a mis ses fonctionnaires en chômage technique partiel. Le stade terminal c’est quand les militaires et / ou les policiers ne sont plus payés. Le coup d’état devient inéluctable.

          Ces enchaînements sont parfaitement connus et prévisibles. Il ne faut pas croire qu’un Etat peut toujours ponctionner sa population. Ceux qui le répètent en boucle dans les médias sont souvent des bénéficiaires du système…

    • Votre remarque est réaliste et constructive. Un changement de paradigme est obligatoire mais nous devons aussi prendre ce genre de situation personnelle en cause.
      Personnellement, je serai assez partisan d’une méthode qui me semble à la fois simple et juste :

      1- Faire auditer les fonctions publiques par des cabinets indépendants pour déterminer les seuils d’activité à demander au personnel (les vrais, basés sur le travail des intérimaires ou des sous-traitants privés, pas ceux calculés par les syndicats internes)
      2 – Expliquer au personnel qu’à un horizon de 3 ans (on accompagne le changement de paradigme ais-je dit) seulement 50% du personnel sera conservé, évidemment le plus productif, avec un statut de droit privé et une augmentation de 40%. Les autres seront remerciés mais pourront bénéficier d’une garantie de salaire pendant 2 ans complémentaires et de formations.

      Ainsi, seuls les fonctionnaires faisant déjà leur travail correctement seront conservés (impossible pour Ginette ou Renée de rattraper en 3 ans 30 ans de branlitude…), ils seront valorisés et toucheront une rémunération très correcte sans pouvoir en abuser par la suite grâce au changement de leur contrat de travail en privé.

      Par ailleurs, même si la revalorisation salariale de ceux qui resteront est forte, l’économie de masse salariale au bout des 5 ans sera colossale et impactera fortement tous les prélèvements, impôts et taxes diverses et variées (327 il me semble au dernier comptage).

    • Mitch, l’honorable mère de famille de votre exemple sera toujours employée dans une CAF privatisée. Bénéficiant d’une nouvelle concurrence, elle pourra même changer facilement d’employeur et obtenir un meilleur revenu, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement.

      Le changement de statut ne change rien aux emplois. D’ailleurs, la plupart des employés de la SS, des CAF et autres organismes collectivisés ont déjà un statut de salariés du privé. Aucun d’eux ou presque n’est actuellement fonctionnaire. Il conviendrait d’ailleurs les ajouter au dénombrement des fonctionnaires pour avoir une vision correcte de la fonction publique dans ce pays.

      Décollectiviser la santé, la retraite et les assurances sociales ne signifie absolument pas que ces activités économiques importantes vont disparaître. C’est même le contraire, elles en sortiront d’autant plus renforcées, du fait d’une gestion devenue enfin intelligente.

  • L’idéal serait ….qu’il n’ait pas de programme, pour devenir président il faut avoir berne des millions de français , alors a la fin , qu’il soit honnête cela nous changera.

  • Inculture économique, c’est là la source de tous les maux! L’origine du marasme dans laquelle nous nous vautrons!
    Très peu de gens ont malheureusement la curiosité d’aller au-delà des dogmes officiels keynésiens de l’état « stratège »!

    Faites le test autour de vous:
    Beaucoup de gens connaissent Marx très peu connaissent Bastiat!
    Beaucoup de gens connaissent Keynes très peu connaissent Hayek!
    Beaucoup de gens connaissent Piketty très peu connaissent Tirole!

    La propagande officielle est relayé de maniéré absolument parfaite par les média et l’éducation nationale. L’idée que l’intervention étatique est supérieur au laisser-faire est ancrée solidement dans la tête des gens et c’est ainsi!

    • Oui !
      Et une mesure qui ne coute rien, 0 impact : imposer la lecture de « la ferme des animaux » aux élèves de 3eme, et « 1984 » ou « La Greve » aux élèves de 1ere.
      Si seulement 10% d’entre eux comprennent le message, cela suffit à créer un effet en boule de neige au long terme.

    • A Toulouse, Tirole a été un peu partout sur des affiches…dommage que les médias (avec un petit m) aient raconté n’importe quoi sur les travaux de ce Monsieur (avec un grand M)

    • On appelle ça le noyautage.

  • Jean Tirole a surement un peu plus de reconnaissance depuis son prix Nobel, et à Toulouse et dans sa région il particulierement (re)connu. Sinon tout à fait d´accord!
    Après pour Hayek je suis sur que plein de personnes connaissent Salma, pour une fois qu´il y a une femme dans ce monde d´hommes…

  • Une mesure indispensable, c’est la transparence de toutes les dépenses sans la moindre exception, jusqu’au moindre sachet de thé.
    Consultable par internet, cela a son prix, mais c’est le prix de la liberté. On arrêtera de poursuivre un type selon des critères bidons et pas ses congénères qui restent juste sous le radar.
    Le fait de savoir que vous avez acheté 500 boites de 500g de thé chez tel traiteur fera immédiatement jaser. On évitera le crique arbitraire tel que celui que nous subissons en ce moment.

    Et comme l’UE prétend s’occuper de tout, on n’a plus besoin de 600 députés et 300 sénateurs. A tout casser, 200 députés et 100 sénateurs feront plus que largement l’affaire. Avec des frais réduits à 3000 Euros par tête, à justifier ou publier, ce qui est généreux.

    • Un truc amusant serait de faire comme au Canada ou aux USA : les prix affichés sont tous hors taxes. Et dans les bars et restau, les prix sont hors service, et pas service compris.
      Pour avoir expérimenté la chose dans ces pays, c’est édifiant : à chaque achat le commerçant rajoute les taxe à son propre prix, et le consommateur a en permanence sous les yeux le coût de l’Etat…

  • J’adhère à 100%. S’il y a un moyen de réformer la France, c’est bien en commençant par supprimer des interdictions (interdiction de cotiser ailleurs qu’à la sécu, interdiction de faire concurrence aux camiteux transports publics, interdiction d’apprendre ailleurs qu’à l’école publique ou sous contrat, interdiction de disposer de son logement comme on l’entend…). Les innombrables interdictions auxquelles sont soumis les Français deviennent de plus en plus impopulaires. Un tel programme forcerait les inévitables résistants à dévoiler leur vraie nature d’ennemis de la liberté. Les effets positifs de la concurrence rendraient ces mesures encore plus populaires (voir le succès des autocars Macron). Même les anciens monopoles seraient obligés de s’améliorer, comme on l’a vu dans les télécoms ou le transport aérien. Cette ouverture permettrait une migration sans trop de douleur des travailleurs des anciens monopoles vers les nouvelles entreprises car elle se ferait progressivement.

  • Un peu de politique -Fiction :
    Un programme présidentiel à la fois libéral sur le plan intérieur et efficace économiquement vis à vis de la concurrence déloyale de certains pays serait la privatisation de l’assurance maladie et des retraites, c’est à dire la fin du monopole de la sécurité sociale ; la solidarité nationale pour les gros risques médicaux, les minimas retraites, et la transition entre les deux systèmes seraient fiancés par une « TVA sociale ».
    François Fillon a bien lancé des ballons d’essai lors de la campagne de la primaire (électorat libéral-conservateur), n’ayant rien à perdre et ne s’attendant pas à être élu. Pas de bol pour lui, le vote utile post primaire (en gros pour le moins à droite Juppé ou pour la bête de campagne Sarkozy) n’a pas joué ; il se retrouve élu et, sous les pressions de ses lâches soutiens, commence à baisser sa culotte et à répéter qu’il veux « sauver la sécurité sociale », qu’il a été mal compris…
    Donc même s’il est élu président, un tel programme n’ayant pas été assez expliqué en amont, il capitulera comme ses prédécesseurs devant la première manifestation (pour une souris d’ailleurs !) et les vrais libéraux-conservateur seront encore cocufiés.
    Le retrait de Fillon si il est mis en examen dans le Penelope Gate serait une divine surprise. En effet quelque soit le vainqueur, Macron (social-démocrate mondialiste et libertaire) ou MLP (souveraino-socialiste), et du fait de sa légitimité acquise à la primaire, François Fillon peut transformer l’UMP/les républicains, enfin, en un vrai parti d’opposition de droite à la fois libéral économiquement et conservateur societalement (en récupérant au passage la partie droite du FN exaspérée par la ligne Chevènementiste) et peu à peu imposer des idées vraiment libéral en France. Ainsi on ne pourra pas dire que le libéralisme, le vrai, pas celui de uber,des lignes d’autocars et des magasins ouverts le dimanche, est l’idéologie dominante.

    Avant de prétendre au pouvoir et de tout rater, les libéraux doivent déjà avoir un vrai parti et s’imposer culturellement.
    (PS il faudrait parallèlement que quelque personnalités « méta politiques »libérales fassent un travail médiatique, il faudrait un Zemmour libéral).

  • Un peu de politique -Fiction :
    Un programme présidentiel à la fois libéral sur le plan intérieur et « relativement » protectionniste vis à vis de la concurrence déloyale de certains pays serait la privatisation de l’assurance maladie et des retraites, c’est à dire la fin du monopole de la sécurité sociale ; la solidarité nationale pour les gros risques médicaux, les minimas retraites, et la transition entre les deux systèmes seraient fiancés par une « TVA sociale ».
    François Fillon a bien lancé des ballons d’essai lors de la campagne de la primaire (électorat libéral-conservateur), n’ayant rien à perdre et ne s’attendant pas à être élu. Pas de bol pour lui, le vote utile post primaire (en gros pour le moins à droite Juppé ou pour la bête de campagne Sarkozy) n’a pas joué ; il se retrouve élu et, sous les pressions de ses lâches soutiens, commence à baisser sa culotte et à répéter qu’il veux « sauver la sécurité sociale », qu’il a été mal compris…
    Donc même s’il est élu président, un tel programme n’ayant pas été assez expliqué en amont, il capitulera comme ses prédécesseurs devant la première manifestation (pour une souris d’ailleurs !) et les vrais libéraux-conservateur seront encore cocufiés.

    Le retrait de Fillon si il est mis en examen dans le Penelope Gate serait une divine surprise. En effet quelque soit le vainqueur, Macron (social-démocrate mondialiste et libertaire) ou MLP (souveraino-socialiste), et du fait de sa légitimité acquise à la primaire, François Fillon peut transformer l’UMP/les républicains, enfin, en un vrai parti d’opposition de droite à la fois libéral économiquement et conservateur societalement (en récupérant au passage la partie droite du FN exaspérée par la ligne Chevènementiste) et peu à peu imposer des idées vraiment libéral en France. Ainsi on ne pourra pas dire que le libéralisme, le vrai, pas celui de uber,des lignes d’autocars et des magasins ouverts le dimanche, est l’idéologie dominante.

    Avant d’être représenté au pouvoir et de tout rater en 2 ans, les libéraux doivent déjà avoir un vrai parti et s’imposé culturellement.
    (PS il faudrait parallèlement que quelque personnalités « méta politiques »libérales fassent un travail médiatique, il faudrait un Zemmour libéral).

    • Les vrais « libéraux-conservateurs », j’ai toujours du mal avec cette association d’antinomiques et pourtant ils existent bien. Comme quoi l’esprit humain supporte parfaitement les contradictions.

  • Il est vrai qu’après le très faible niveau de la primaire de droite et le brassage à vide de Macron, la primaire de la gauche a amplement confirmé l’incroyable carence des candidats présidentiels d’un pays pourtant enlisé dans la crise depuis plusieurs décennies et au sein duquel monte un puissant désir de redressement.

    La nullité du débat Hamon – Valls résumée en quelques points :

    1) Désaccord fondamental – surprenant au sein d’une même famille politique – sur le diagnostic de la situation de chômage structurel de masse en France :

    – Hamon l’attribue au progrès technique / technologique alors que Valls veut que l’Etat et l’Europe investissent dans le numérique.
    – Valls l’attribue au coût du travail trop élevé, coût que Hamon veut augmenter en passant à 32h / semaine, en reconnaissant les pathologies professionnelles et en partant plus tôt à la retraite pour les emplois pénibles (qui sont, soit dit en passant, les plus susceptibles d’être automatisés…).

    2) Diagnostic de la situation de chômage structurel de masse en France faible, incohérent et incomplet :

    – Pas un mot sur l’arbitrage des coûts salariaux dans le cadre du libre-échange entre pays développés et pays en développement (par ex. Chine) dans des conditions de taux de change n’équilibrant pas les balances commerciales et encore moins les balances en emplois.
    – Rien sur la prévention des déséquilibres européens entre pays membres baissant leur coût du travail et ceux augmentant leur coût du travail au sein d’une zone de monnaie unique, donc sans possibilité d’ajuster les différentiels de compétitivité par les taux de change. Si la France aggrave son coût du travail avec les 32 heures et le revenu universel pendant que ses partenaires de la zone Euro soignent leur compétitivité, les déséquilibres intra-zone vont s’accentuer au détriment de la France et celle-ci risque de jouer à la prochaine crise le rôle que la Grèce, l’Espagne ou le Portugal ont tenu lors de la crise précédente. Hamon, qui ne prône pas une sortie de la zone Euro, ne semble pas même avoir conscience du risque, montrant ainsi que 8 ans de crise européenne n’ont aucunement amélioré la compréhension des dysfonctionnements de la zone de la part de ceux qui aspirent à diriger le destin des peuples qui la composent.
    – Pas un mot sur le chômage et / ou la pression salariale résultant de l’immigration d’une main d’œuvre peu qualifiée et disposée à travailler pour des salaires inférieurs à ce que demandent des travailleurs français. Hamon propose d’encourager l’immigration avec l’idée d’un visa humanitaire. De la part d’un candidat aspirant à diriger une société déjà frappée par le chômage structurel de masse où le travail – déjà trop rare – serait inéluctablement amené à se raréfier du fait de la technologie au point qu’il faille le partager toujours davantage, c’est pour le moins incohérent.
    – De la part de Valls qui attribue le chômage à un manque de compétitivité, rien de précis sur la non compétitivité du coût du travail en France et comment y remédier. Rien sur le fait que pèsent sur le coût du travail des charges liées à des politiques publiques (assurance maladie, allocations familiales) non liées à la valeur ajoutée produite par les entreprises. Rien non plus sur pourquoi l’emploi privé est désavantagé par rapport à l’emploi public avec des cotisations plus lourdes alors que le déficit d’emplois en France se trouve dans le secteur privé et non dans le secteur public qui a au contraire les effectifs parmi les plus élevés du monde relativement à la population.
    – De la part de Hamon qui propose de combattre le chômage en partageant le travail via une réduction à 32h hebdomadaire, aucune leçon tirée de l’expérience des 35h qui a échoué à faire baisser le chômage.

    3) Valls ne tire aucune leçon de l’échec de Hollande auquel il est étroitement associé et ne propose rien de nouveau ni de différent. Du coup, on ne comprend pas pourquoi il se présente.

    4) La proposition de Hamon de revenu minimum sans contrepartie de travail est le pendant dans une société de chômage structurel de masse du salaire minimum dans la société de plein emploi de l’après guerre (le salaire minimum a été instauré en 1950 en France). Considérant que le plein emploi a perduré en France jusqu’au début des années 1970, on saisit mieux l’incroyable plantage de ces 45 dernières années dont aucun diagnostic fondé n’est établi à ce jour.

    Pauvre France !

  • Bravo H16. Tout à fait d’accord. Une seule De ces mesures relancerait la croissance. Mais nous, libéré, au lieu de rester derrière notre laptop, que faisons-nous ? Présente toi! Au moins, Il y aura de la fraîcheur !

  • Les commentaires sont fermés.

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