La campagne de François Fillon s’est enlisée [Replay]

Quoi qu’il arrive maintenant, que Fillon gagne, qu’il soit remplacé ou qu’il perde, l’occasion de rebondir offerte à la France par cette présidentielle 2017 a été complètement sabotée. Adieu l’espoir de transformation en profondeur de notre pays.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
François Fillon by Fondapol (CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La campagne de François Fillon s’est enlisée [Replay]

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 mars 2017
- A +

Par Nathalie MP.

Au moment où il sortait vainqueur de la primaire de droite en novembre dernier, François Fillon avait le meilleur programme économique.

Pas totalement libéral, encore trop attaché à certains tabous sur le salaire minimum ou le monopole de la Sécurité sociale, mais incontestablement très loin devant tous ses concurrents présidentiels. Que François Fillon ait pu gagner sur un tel programme dans un parti de droite était déjà un petit miracle en soi. 

Lui seul, parmi tous les candidats de droite ou de gauche, avait pris la mesure de l’état de « faillite » de la France et lui seul avait le courage de proposer, à rebrousse-poil de tout ce qui se fait depuis 40 ans, un début de vraie politique de réduction des dépenses publiques, 110 milliards d’euros sur le quinquennat.

Pour situer l’effort, signalons que Macron propose une réduction des dépenses de 60 milliards d’euros sur la même période, mais « en tendance », c’est-à-dire par rapport à leur accroissement spontané. Donc rien à voir.

Les réformes de Fillon vilipendées

Les mesures les plus importantes du projet Fillon – suppression de 500 000 postes de fonctionnaires en 5 ans, recul de l’âge légal de départ en retraite à 65 ans, introduction d’une dose de liberté sur le marché du travail par abandon de la référence aux 35 heures, retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale par distinction entre les soins lourds et les soins légers – furent immédiatement vilipendées et taxées de « brutalité » par ses adversaires de tous les bords politiques.

Mais au moment de la primaire, François Fillon bénéficiait d’une dynamique exceptionnelle qui permettait d’envisager l’avenir de la France avec le sourire. Non seulement la droite avait réussi à conjurer ses vieux démons de discorde et de fausses factures en organisant des primaires impeccables se soldant par 4,3 millions de votants à chaque tour, 8 millions d’euros nets dans les caisses du parti et un rassemblement politique rapide autour du vainqueur, mais elle semblait aussi avoir enfin trouvé un homme probe et courageux, en bonne voie de l’emporter en mai prochain pour mettre en œuvre des réformes indispensables et difficiles.

Premières reculades

Comme je fais partie de ces gens qui pensent que la légitimité du nouveau Président sera d’autant plus forte qu’il aura « tout dit avant pour pouvoir tout faire après » (formule de Nicolas Sarkozy), et non pas qu’il faut d’abord se faire élire, peu importe les promesses absurdes qu’on est amené à faire, j’ai vu arriver les premières puis les secondes reculades du candidat Fillon sur la Sécurité sociale avec beaucoup d’inquiétude. Loin d’assouplir quoi que ce soit, il compte maintenant contrôler les mutuelles de plus près.

Or la qualité de sa candidature repose d’abord sur sa capacité à tenir bon face à tous les archaïsmes qu’on a vus se déchaîner jusqu’à l’émeute pour les réformes pourtant bien minuscules que furent les lois Macron et El Khomri.

On imagine les résistances que son projet, théoriquement beaucoup plus ambitieux, beaucoup plus dérangeant, ne manquera pas de susciter dans les rangs étudiants et syndicaux et dans sa future opposition. La CGT a déjà annoncé un troisième tour social en cas de victoire de Fillon.

Mépris de l’argent public

Seul l’homme probe et courageux décrit plus haut pourrait s’en sortir. Mais l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse a complètement changé la donne. On ne peut promettre « du sang et des larmes » comme il l’a fait (tweet ci-dessous) en montrant par ailleurs beaucoup de désinvolture dans son rapport avec l’argent public.

Je continue à utiliser le terme « présumés fictifs » en évoquant les emplois de Penelope Fillon, mais on connait les salaires en jeu et on sait aussi que Mme Fillon elle-même a dit à plusieurs reprises n’avoir jamais été l’assistante de son mari. On nous enjoint maintenant de penser que cette phrase veut dire le contraire de ce qu’elle veut dire. On nous enjoint maintenant de fermer les yeux sur des pratiques certes pas jolies jolies, mais « tout le monde le fait » ! Très difficile.

Un petit système bien rodé

Comme je l’écrivais dans mon article sur Penelope Fillon, il est bien sûr exclu de penser que les révélations du Canard enchaîné étaient dénuées d’arrière-pensées politiques, mais qu’aurait pu révéler le Canard si Fillon avait été un tant soit peu honnête ? Or « l’affaire » concerne les redistributions d’enveloppes sénatoriales aux sénateurs, dont deux chèques pour lui, les salaires présumés fictifs de son épouse et de ses enfants, ainsi qu’un soupçon d’emploi fictif à la Revue des deux Mondes pour sa femme. Ça finit par ressembler à un joli petit système bien rôdé.

Entre reculades, indélicatesses financières, changements de pied et mensonge, qu’est devenu celui qui n’hésitait pas à tacler ses concurrents de la primaire de droite en disant « qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? » et qui affirmait, à raison, « qu’il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable » ?

François Fillon sur la transparence en politique par LePoint

Qu’est devenu celui qui dès les débuts de l’affaire est venu défendre sa femme et sa parfaite honnêteté à la télévision fin janvier en disant qu’il se retirerait de la course si son honneur était en jeu, c’est-à-dire s’il était mis en examen ?

Persévérance de François Fillon

Mercredi, François Fillon a bousculé tous les programmes de nos médias en donnant une conférence de presse imprévue pour annoncer qu’il était convoqué par les juges d’instruction à des fins de mise en examen. Loin d’annoncer son retrait, il a au contraire persévéré dans son intention de se présenter, se posant en victime innocente d’une caste gaucho-médiatique qui voudrait l’assassiner, assassiner la démocratie et priver de leur vote les millions de Français qui l’ont choisi (vidéo, 07′ 30″) :

Abandonnant ses résolutions antérieures, oubliant la référence à de Gaulle et les leçons de morale politique qu’il répandait à profusion auparavant, François Fillon prétend maintenant se soumettre au seul jugement du suffrage universel. Aux Français de voter, aux Français de décider s’il est digne de la fonction. Inutile de dire que ce n’est pas lui qui est en cause, bien sûr, mais la France avec un triple F majuscule.

Demande de chèque en blanc

Si le suffrage universel doit constituer le jugement ultime, qu’attend François Fillon pour exposer les éléments à décharge en sa faveur ? À part sa déclaration de parfaite probité, il ne nous donne aucune indication concrète. Il dit en permanence qu’il s’expliquera, qu’il n’a rien à cacher, mais on ne voit rien venir. Finalement, il nous demande un chèque en blanc, alors que son épouse a déjà vendu la mèche. Un tel vote, un vote de confiance sans preuve, reviendrait à fermer les yeux sur les turpitudes de nos politiciens et à encourager les pratiques actuelles d’abus des élus sur les fonds publics.

On ne peut même plus considérer que sa victoire, même entachée de soupçon, serait un moindre mal par rapport aux autres candidats. Ayant malgré tout beaucoup à se faire pardonner, attendu au tournant par les syndicats, il sera obligé d’entrer dans le rang de la politique française la plus tragiquement classique, c’est-à-dire basée sur l’État-providence, modulo quelques petits aménagements structurels à la marge pour rester peu ou prou conforme aux attentes de l’Union européenne.

L’opération a déjà commencé avec la Sécurité sociale et se poursuit avec des augmentations prévues pour les retraites et les pensions de reversion.

Le risque judiciaire comme épée de Damoclès

En décidant de maintenir sa candidature contre vents et marées, François Fillon n’empêchera pas qu’elle est cependant toujours suspendue à un risque judiciaire. Dans ces conditions, il est invraisemblable et surtout irresponsable de sa part de persister à vouloir représenter la droite tout en devant répondre à tout moment à des convocations des juges. Il cherche manifestement à retourner ceci à son avantage en se faisant passer pour la victime d’un acharnement judiciaire très politique, mais les défections qui se sont produites dans la foulée de son maintien (Bruno Le Maire, puis les centristes) montrent qu’une lassitude devant une forme d’aveuglement du candidat est en train de se faire jour.

C’est dès les débuts de l’affaire que Fillon aurait dû se mettre en retrait. Cela aurait permis à un remplaçant de commencer à se faire connaître et cela aurait évité que toute nouvelle décision de justice concernant la famille Fillon ne vienne impacter la campagne présidentielle en jetant régulièrement l’opprobre sur le candidat de la droite et en ridiculisant son programme « libéral » maintenant bien associé aux « riches qui volent le peuple ».

Prise d’otage

Pour éviter le projet catastrophique de Marine Le Pen d’un côté et la poursuite par Macron de la mort lente bien entamée avec Hollande de l’autre, nous voici donc, nous autres électeurs de la primaire de droite, pris en otage par un politicien qui n’a aucune qualité supérieure aux autres politiciens et dont le programme, le meilleur au pays des aveugles sur le plan théorique, n’a aucune chance d’être appliqué en l’état.

Quoi qu’il arrive maintenant, que Fillon gagne, qu’il soit remplacé ou qu’il perde, l’occasion de rebondir offerte à la France par cette présidentielle 2017 a été complètement sabotée. Adieu l’espoir de transformation en profondeur de notre pays.

L’acharnement politique et médiatique y a certainement sa part, mais la responsabilité en revient d’abord à un homme politique très doué pour faire la leçon aux autres, qui s’est révélé peu scrupuleux, extrêmement hypocrite et qui se montre maintenant suprêmement aveugle sur l’impasse dans laquelle il nous a entraînés. Encore un grand rendez-vous présidentiel manqué.

Sur le web

Voir les commentaires (12)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (12)
  • Merci Nathalie. Vous avez malheureusement parfaitement raison. Ce pays est foutu, comme dit H16. Pour rire un peu, je vous invite à un morceau choisi de politique fiction de la part de Charles Gave, un bon moment de comique amer … http://institutdeslibertes.org/politique-fiction-lettre-ecrite-de-la-prison-de-la-sante-en-septembre-2017/

  • Je ne vous suis pas sur ce terrain Nathalie. Vous chargez Fillon au maximum, vous écrivez un article pour le rendre responsable de la faillite du pays. Mais ce sont les gens comme vous qui serez responsables. Vous reconnaissez que c’était le meilleur, voire le seul qui pouvait sauver la France et vous l’enfoncez. Vous ne vous rendez même pas compte que vous êtes le jouet des politiques et des médias de gauche qui ont monté cette cabale pour garder le pouvoir, comme ils l’avaient fait avec les fameux diamants de Bokassa. Vous êtes leur complice. On n’est pas là pour élire un saint mais un Président capable de redresser le pays. Il n’est certainement pas parfait, mais l’ êtes vous vous-même ? il ne pourra pas faire tout ce qu’il faudrait avec les médias et les syndicats contre lui, comme Sarkozy en son temps… Mais au moins avec lui la France pourrait inverser la vapeur et tenter de reprendre le chemin de la croissance. Réfléchissez avant d’écrire ! Que voulez-vous vraiment ? Que la France s’en sorte ou faire de la morale comme tous les donneurs de leçon qui sont au pouvoir actuellement ? Question moralité, vous serez servie!..,
    Faites comme moi, votez Fillon et écrivez des articles pour le soutenir, pas le dénigrer

    • FILLON a prouvé en cinq ans qu’il était médiocre (600 milliards de dettes (même Normal 1er n’a pas réussi à faire mieux)). En un mois, il a réussi à prouver, en outre, que c’était un hypocrite et un profiteur. En une semaine, il a ajouté qu’il avait également des problèmes psychologiques (il multiplie ses soutiens au Trocadéro comme Jésus les pains et imagine le suicide de sa femme (doit-elle s’inquiéter ?) …).

      Votre gourou (parce qu’à vous lire, sincérement, on en est là …) ne vaut rien. C’était un perdant, il l’est toujours et le restera.

  • J’ai tout de suite pensé dès la parution de l’affaire, que Fillon devait se désister au profit de Juppé (même si j’aurais voté Sarkozy en cas de finale entre ces deux derniers à la primaire),
    Mais il n’est pas sûr que la droite ne se serait pas entre-déchirée s’il l’avait fait.
    Se maintenir était peut-être bien la moins mauvaise chose à faire, par contre il s’est mal défendu (sa plus grosse erreur est de ne pas avoir anticipé le coup) et n’aurait pas dû dire qu’il se retirerait en cas d’examen.
    Ses moyens détournés d’arrondir ses fins de mois sont condamnables mais l’action de Hollande & consorts pour démolir la droite et conserver le pouvoir après un mandat calamiteux est déloyal et anti-démocratique. Michele Alliot-Marie avait raison en intitulant son dernier livre « la tentation totalitaire de la gauche ».

  • La campagne de Fillon s’est enlisée dans le marais médiatique, le même qui ne l’avait pas vu venir, le même qui n’a pas vu le Brexit, le même qui n’a pas vu Trump, le même qui ne survit que par sa complaisance envers l’Etat qui le finance le même qui n’admet pas d’avoir tort contre une France périphérique.

  • Donc destitution de Fillon.
    Remplacé par..
    Juppé.
    Il avait qu’à aller au Canada, le François.

    Ou les sondages sont faux ou les français ont le QI et mémoire d’une quiche.

  • Merci Nathalie. Je partage votre analyse en tous points. Avec un seul bémol, le manque de responsabilité de LR qui laisse (trop longtemps) son candidat de la primaire se saisir de son bon résultat pour transformer la candidature à la présidentielle en une escapade personnelle. Si le candidat devient irresponsable, le parti est lui toujours responsable… Évidemment, dans ce contexte oiseux, nous n’avons toujours pas le débat serein attendu. Il est donc plus que temps que LR « débranche » ce candidat, tout en ne niant pas le désastre que représente ce psyschodrame, au niveau humain, pour ce candidat. Il est regrettable que l’irresponsabilité ait pu gagner celles et ceux qui sont encore, à ce jour, à ses côtés, car la question ne peut être celle ou non de trahir le candidat : l’engagement de candidature ne sollicite pas à ce niveau. Par contre, là maintenant,
    ce sont nos institutions qui sont bafouées. Je ne puis que souhaiter que chacun oeuvre positivement pour arrêter ce massacre ! La manifestation de ce dimanche aurait du être annulée. Enfin, en bilan, je continuerai à regretter la création de primaires, non inscrites dans la loi : elles ne témoignent que d’une forme de délabrement des partis politiques qui les convoquent. Nous savons maintenant qu’elles ne remplissent pas « leur office » : voilà donc une excellente nouvelle.

  • Il me semble que ni Nathalie MP (dont j’apprécie souvent les articles), ni tous ceux qui se disent « déçus » par Fillon ne mesure l’extrême gravité de la situation révélée par cette affaire :

    Le pouvoir socialiste est si hégémonique qu’il peut se permettre de déstabiliser un opposant en lui reprochant exactement ce qui est justement et ironiquement la base de son idéologie : dépouiller les autres à son profit, dont il use et abuse à un tel degré que ce qui est reproché à l’accusé devrait paraître ridicule à toute personne sensée. Un procès à charge unidirectionnelle monté et activé par les hommes, les journalistes et les juges du pouvoir, qui n’est pas sans rappeler les sinistres procès de Moscou. La France a cessé d’être une démocratie. Se soumettre à une dictature embryonnaire exclut tout espoir de changement tout en permettant à la dictature de se renforcer. C’est pourquoi il est absurde de reprocher à Fillon de ne pas renoncer à sa candidature suite à un engagement pris (sur la mise en examen) à une époque où il croyait encore (à tort) vivre en démocratie.

    Car il ne faut pas s’y tromper : ce n’est pas un homme en particulier qui est visé, c’est l’existence même d’une opposition. N’importe quel autre candidat de droite sera sujet à des attaques identiques car en fouillant dans le passé de n’importe quel être humain, on peut toujours trouver quelque chose et ce, d’autant plus facilement que ce qui est reprochable est défini en dehors de tout principe universellement applicable, par ceux qui sont au pouvoir, qui s’exonèrent de toute mise en avant de leurs propres turpitudes.

    Un travail journalistique cohérent aurait consisté à enquêter sur toutes les sinécures de la républiques (comme conservateur des hypothèques) où le pouvoir peut placer parents et amis, à traquer et dénoncer les innombrables emplois non seulement « fictifs » mais nuisibles financés par les contribuables dans les syndicats, les associations, les collectivités locales, les centaines de machins de l’État tels que le PNF (commodément dirigé par un partisan du pouvoir), le Conseil Économique et Social, le CSA, les innombrables « Hautes Autorités » comme la HALDE, celle « pour la Transparence de la Vie Publique », la presse subventionnée, les stations de radio et de télévision et j’en passe. Nos dons sont probablement insuffisants pour que Contrepoints puisse se lancer dans ce genre d’enquête mais un travail collaboratif pourrait faire l’affaire. Chacun, au travers de son expérience, des hasards de ses rencontres ou de ses lectures peut contribuer à lever une partie du voile.

    • Vous avez raison.La France a cessé d’être une démocratie. La perspective de son accession élyséenne donne des sueurs froides à la technostructure. Il n’y a strictement rien d’illégal dans ce dossier. Pourtant, sur le plan de la morale et de l’éthique, on pourrait trouver à redire mais dans beaucoup d’autres cas. Le Parquet National Financier étant maître de son agenda, nul doute que le « dossier » ouvert si vite va mettre une éternité à être refermé sur un constat d’absence de toute irrégularité. Chapeau pour ceux qui ont organisé ce lynchage. Le dossier est légalement parlant vide mais le tribunal de l’opinion savamment guidé l’a déjà condamné. Il est triste que les règles les plus élémentaires de droit d’une personne à la présomption de l’innocence soient aussi bafouées. . La faillite réglera nos problèmes, hélas, Titanic français va vers son destin.

  • Fillon n’a jamais promis du « sang et des larmes »… Il dit juste « c’est maintenant » parce qu’avec la situation du pays c’est déjà ce qu’on vit ! Merci de ne pas extrapoler 😉

  • Eh oui, tout le monde le fait, en FRANCE….
    Dans d’autre pays, on a la pudeur (ou le sens de l’honneur) de se retirer
    C’est à se demander si les élus ne prennent pas les Français pour des attardés, n’ayant droit qu’au médiocre !
    Et arrêtez de tirer sur les médiats: entre l’auteur d’un écart et son outil, c’est l’auteur que l’on met en cause.
    Pas un candidat pour relever le niveau! Nulle part…

  • Il manque un point de contexte important dans ce débat, c’est celui des législatives qui vont suivre les présidentielles et donner à ce quinquennat sa véritable allure de croisière; 1) parce que si c’est Fillon abîmé mais élu quand même, il pourra se refaire le niveau de légitimité qu’il a perdu de sa faute .. peut-être il est vrai au prix de quelques petites concessions 2) parce que si c’est Macron, il devra subir une cohabitation imposée par la droite qui sera majoritaire et revancharde.. et donc le poussera au delà de son programme officiel. En ce qui concerne les réactions de la rue, on a vu avec la loi El Komery que dans tous les cas de figure, Fillon ou Macron, ils seront de toutes façons vent debout et drapeaux en main. Les législatives sont donc très importantes, d’une part pour mettre en second plan la turpitude d’un candidat ou l’immaturité de l’autre, d’autre part pour légitimer les réformes structurelles face aux mouvements de rue prévisibles.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Guillaume Nicoulaud.

Je voudrais revenir ici sur quelques-unes des inepties qui émaillent le programme économique et les discours de Madame Le Pen (mais aussi ceux de l'extrême gauche).

Avant l’euro, la France était libre de faire ce qu’elle voulait du franc

Ça n’est que très partiellement exact. Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la parité du franc face aux autres devises a toujours été encadrée par des accords internationaux. Au début, c’était ceux de Bretton Woods, du 26 décembre 1945 au 19 mars 1973, puis le se... Poursuivre la lecture

Par Eddie Willers.

Cet article a été publié une première fois en 2017, il est malheureusement toujours d'actualité.

Alors que Jean-Luc Mélenchon profite d’une belle hausse de sa popularité dans les sondages (certainement due à sa superbe chaîne YouTube), parlons d’une de ses mesures phare : la hausse du SMIC.

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance est actuellement de 1466,62 euros bruts mensuels. Jean-Luc Mélenchon propose de le faire passer à 1700 euros  bruts dans un premier temps puis nets d’ici la fin de ... Poursuivre la lecture

Pour Pierre Bréchon. Un article de The Conversation

En vertu de leurs connaissances de la sociologie électorale, la plupart des observateurs pensaient qu’Emmanuel Macron ne réussirait pas à conquérir le pouvoir, étant donné sa jeunesse et l’absence d’une force politique importante pour le soutenir. Pourtant, après avoir gagné l’élection présidentielle, il est en passe de dominer très largement les législatives, ce qui lui permettra d’appliquer sa politique.

Le premier tour des élections législatives amplifie les recompositions q... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles