6 mesures chocs pour créer des entreprises en France

Six mesures phares susceptibles de déclencher un choc de création d’entreprises nouvelles, elles-mêmes capables de créer de nouveaux emplois marchands massivement.

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6 mesures chocs pour créer des entreprises en France

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 mars 2017
- A +

Par Yves Buchsenschutz.
Un article d’Emploi 2017

L’emploi est au cœur du redressement de notre pays. S’il ne commande pas tout, énormément de paramètres lui sont liés : de quoi vivre, le statut social, le logement, la retraite, la santé, le financement des dépenses collectives…

En fait on peut assez facilement vérifier que « si l’emploi va, tout va ! ». Si le nombre d’emplois en entreprises est suffisant la machine économique et sociale fonctionne. Quel programme d’urgence le prochain président pourrait-t-il mettre en œuvre pour redémarrer rapidement ce cercle vertueux ?

Nécessité de créer des emplois marchands au sein des entreprises

Des études plus détaillées ont permis de vérifier que ce qu’il faut absolument créer, ce sont des emplois marchands (emplois privés) en quantité importante et suffisante : en une vingtaine d’années, la France a pris un retard d’environ 6 millions d’emplois marchands à population égale par rapport à l’Allemagne, au Royaume-Uni et aux USA.

À noter que, à date, et toutes choses étant égales par ailleurs, chaque tranche de 200.000 emplois marchands nouveaux, non seulement diminue le nombre de chômeurs, mais de plus crée environ 10 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour financer les frais collectifs.

Ces emplois manquants ne seront pas créés par les entreprises existantes. Ils le seront plutôt par des entreprises nouvelles créées par des entrepreneurs « à risque » nouveaux ou expérimentés mais le plus souvent avec l’aide de ces derniers, tant financière que technique et managériale.

Si l’on souhaite réellement créer des emplois à terme il faut enfin que ces nouvelles entreprises démarrent avec une certaine ambition de taille : 1 à 2 millions de capital, de l’ordre d’une dizaine d’employés et un chiffre d’affaires visant rapidement la dizaine de millions d’euros.

La crise de confiance des entreprises

Tout porte à croire que nous sommes, pour de multiples raisons, devant une grève larvée et souterraine des entrepreneurs, de la création d’entreprise et en conséquence de l’emploi. Il s’agit d’une crise de confiance.

Forts de cette constatation, les Entrepreneurs pour la France ont sélectionné six mesures phares susceptibles de déclencher un choc de création d’entreprises nouvelles, elles-mêmes capables de créer de nouveaux emplois marchands massivement :

1. Syndicats : transformer les organisations représentatives des salariés de menaces permanentes en accélérateurs sociaux économiques.

2. Licenciement : assouplir définitivement le marché du travail en rendant naturelle et facile l’adaptation permanente de la force de travail aux besoins réels de l’entreprise, tant en termes de volume que de qualification. La protection de la rente des insiders, bloque de fait l’embauche des entrants.

3. Investissements dans les jeunes pousses : assurer une rémunération équitable du risque pris par les entrepreneurs-investisseurs. Sans espérance raisonnable de gain (en général à 20 ans !) ou avec une fiscalité confiscatoire, les gens fortunés – lesquels sont les seuls raisonnablement à même d’investir – ne reprendront pas le chemin de l’entreprise et de l’industrie.

4. Durée du travail : adopter des conditions générales de travail qui soient compétitives par rapport à nos concurrents naturels (OCDE) : durée du travail de référence de 39 heures sauf accord plus favorable d’entreprise, durée annuelle minimale de 1.750 à 1.800 heures – en particulier dans les fonctions monopolistiques publiques, jours de carence, resserrement de l’indemnisation du chômage, etc.

5. Poids de l’État : abaisser les coûts supportés par l’entreprise en France, en diminuant significativement les charges reposant sur l’emploi, par une meilleure productivité des fonctions publiques, une diminution de ses domaines d’intervention, voire un report sur d’autres bases de financement.

6. Chômage des jeunes : pour un résultat de moyen terme, refonder immédiatement et en profondeur le système d’apprentissage français qui est à date une quasi négation de l’entreprise. En parallèle, remettre au service de cette dernière et du salarié dans le cadre de son emploi, la formation permanente.

Moyennant ces chocs importants et simultanés, nous ouvririons enfin une certaine perspective à la création d’emplois, laquelle n’est pas une donnée finie à partager comme une tarte, mais un réservoir de progrès à explorer, pourvu que les entrepreneurs et les chômeurs s’en donnent la peine.

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  • Pourquoi libérer l’employeur des coûts et du risques de la collecte des assurances sociales de ses salariés ne figure t elle pas en tête des mesures à rendre possible pour faciliter la création d’emploi?

    Concernant les syndicats, pourquoi ne pas rendre facultative l’affiliation et la cotisation, aux chambres consulaires, ordres corporatifs, étc..?

    Enfin, pourquoi pas aligner les délais de paiements sur celui de nos voisins?

  • Il faudrait un miracle pour qu’un changement de réglementation soit la solution au mal français : le socialisme.

  • Cet article définit très clairement les problèmes rencontrés par les entrepreneurs français. Malheureusement ces conditions indispensables pour la reprise de l’activité en France me semble impossibles â réaliser car trop peu de gens sont près à les entendre, encore moins à le comprendre, à commencer par nos syndicats arqueboutés sur des principes archaïques et dont le souci est de se mettre en avant plutôt que de sauvegarder les emplois, l’entrepreneur étant l’ennemi, ce qui n’est pas les cas des syndicats allemands par exemple…
    Pour la création d’emploi, il n’y a pas que les entreprises nouvelles qui peuvent en créer. Les entreprises existantes pourraient aisément se développer si Etat et syndicats ne leur mettaient pas des freins aussi importants : code du travail sans cesse remodelé avec de plus en plus de restrictions, d’obligations, de taxes, le poids du système social sur leurs seules épaules… et maintenant la charge de calculer les impôts et de les prélever pour le compte de l’Etat ! Ce n’est pas leur rôle… Laissons les entrepreneurs travailler sereinement et tout le monde en profitera, entrepreneurs, salariés et l’Etat aussi.

  • Beaucoup trop de réglementations dans tous les sens à l’origine d’une charge administrative décourageante, quelle que soit le type d’entreprises !
    En langage populaire : trop de paperasse, et Internet ne simplifie pas toujours, malgré quelques progrès, la donne.

  • Bonjour à toutes et à tous,
    On ne peut que souscrire à un tel catalogue de mesures … seul apte à relancer la « croissance » que nos gouvernants attendent comme le Messie depuis 35 ans sans jamais rien faire de concret pour la rendre possible !
    Ajoutons-y un effort important sur la Recherche
    https://www.linkedin.com/pulse/financer-massivement-la-recherche-grande-cause-pierre-tarissi
    sans oublier sa transformation en innovation dans les entreprises, et le tableau sera complet …
    https://www.linkedin.com/pulse/croissance-une-seule-solution-beaucoup-plus-de-et-pierre-tarissi
    Amitiés,
    Pierre

  • voire un report sur d’autres bases de financement.

    Suivant comment ce sera fait, le secteur touché par de nouvelles taxes s’effondrera.

    En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées (de taxes) :mrgreen:

  • Quelqu’un qui se présenterai avec un tel programme ne serai jamais élu ! quand j entends les gens parler autour de moi, je me rends bien compte que la propagande socialiste à infiltrée une grande partie de la société française. L inculture économique et le niveau ras les pâquerettes des médias français sont les premiers problèmes à régler, mais pour se faire, il faudrai virer la caste de haut parasite fonctionnaire qui fait la pluie et le beau temps , ce qui me semble impossible.( y a qu à voir les candidats à la présidence…)

  • Pas au USA où, grâce au socialiste Obama, les travailleurs sont passés de 67 millions à 62 millions. 5 millions d’emplois perdus alors que la population a augmenté de 30 millions!

  • le problème avec cet article en ce qui me concerne vient de la façon dont est abordée la question.
    Le problème premier est « au nom de quoi je peux interdire ou entraver l’envie d’entreprendre d’un personne? » SI aucune raison valable n’est donnée alors la suppression des entraves à entrepreneuriat suit.
    tant que des concepts obscurs comme la justice sociale seont avancés, on n’en sortira pas. s

    • je pense personnellement qu’une entrave à entreprendre peut etre réalisé si il y a risque pour la collectivité (trop grosse atteinte à l’environnement, activité dangereuse qui ne respecterait pas de normes comme des normes sismiques entre autres…et il n’y aurait que la collterr qui pourrait mettre son veto dans la mesure où elle connait le terrain). Il y a qq usines en Alsace comme les chimiques de Thann dont je me demande pourquoi on a pas suspendu l’activité jusqu’à remise en norme de l’usine qui ne respecte pas les normes de construction en cas de séisme…sachant que la région et la région rhénane ont connu des précédent assez violents…

  • Samedi 18 mars 2017 , à 15 h : Brillant article écrit sous la férule de Danone ( CAC 40 , 22 milliards de CA , 100.000 employés ) . Mais quid des 3 millions de TPE ? Réponse le 28 mars 2017 .

  • Les commentaires sont fermés.

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