Idée reçue : « Il faut relancer la consommation »

Non la relance de l’économie ne passe pas par la relance de la consommation. Démonstration.

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Idée reçue : « Il faut relancer la consommation »

Publié le 27 février 2017
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Par Eddie Willers.

La semaine dernière Jean-Luc Mélenchon a présenté le financement de ses propositions sur Facebook pendant 5 heures. Une bien jolie performance en soi mais qui malheureusement ne m’a guère rassuré quant au budget de ses propositions.

J’ai notamment halluciné devant ses déclarations sur le fait que 1 € d’argent public investi allait générer 2 à 3 € pour l’économie (attention c’est le FMI qui l’a dit). Avec des retours sur investissement aussi élevés, notre lider maximo a sans doute loupé une magnifique carrière en fonds d’investissement.

Le fameux multiplicateur keynésien

La recette pour obtenir ces ROI est bien connue : le fameux multiplicateur keynésien. Tout le monde semble encore croire que la relance des dépenses publiques permettra de faire repartir l’économie. Cela a même été validé par un comité d’économistes dans une tribune sur le site de Libération.

Or le multiplicateur keynésien, fondement de la relance par la consommation, est certainement la plus grande escroquerie intellectuelle du 20ème siècle. Il serait donc de bon ton d’arrêter de croire qu’il marche.

D’où vient ce fameux multiplicateur ? Pour Keynes, l’économie se résume à l’équation suivante :

Y = C + I

où Y est la richesse d’un pays, C la consommation et I l’investissement.

C s’exprime de la façon suivante : ci + cY où ci correspond aux dépenses incompressibles qui ne dépendraient pas du revenu (manger, boire, se loger) et c la propension marginale à consommer, soit les autres dépenses qui augmentent lorsque le revenu augmente (sorties, loisirs, vacances etc.).

Dès lors si nous travaillons un tout petit peu l’équation au-dessus nous obtenons :

Y = (1/(1-c)) * (ci + I)

C’est là que nous voyons apparaître notre fameux multiplicateur des dépenses : 1/(1-c). Comment fonctionne-t-il ?

Imaginons que la propension marginale à consommer soit de 80 %. Lorsque l’État dépense 100 €, la personne qui reçoit ces 100 € va en économiser 20 € et en dépenser 80 €. La personne qui reçoit ces 80 € va elle en épargner 16 € et en dépenser 64 € etc. In fine l’accroissement de richesse est donc 1/(1-0,8) soit 500 €. Prodigieux, tel Jésus multipliant les pains, l’État est capable de multiplier la richesse.

On voit même que plus la propension des gens à consommer est élevée et plus ce multiplicateur est élevé. Tiens, allons au bout de l’exercice, que ce passerait-il si les gens ne souhaitaient plus épargner et consommer tout ce qu’ils ont ? Vu les taux d’inflation actuels au Vénézuela, pays cher au coeur de Jean-Luc Mélanchon, je pense que nous ne devons pas en être loin.

Notre multiplicateur serait donc de 1/(1-1). Les problèmes commencent. Lorsque les gens ne souhaitent plus consommer, le multiplicateur fait face à une impossibilité mathématique. Nous pourrions arrêter notre analyse ici mais cela ne réfuterait pas l’erreur fondamentale des keynésiens.

L’erreur fondamentale des keynésiens

Ces derniers pensent que les gens échangent des biens et services contre de l’argent. Or il n’en est rien, les gens échangent des biens et services contre d’autres biens et services. Dans un article précédent sur la déflation, j’avais décrit le rôle de la monnaie qui n’est qu’un intermédiaire facilitant l’échange de biens et services.

Nous considérerons la monnaie comme un pouvoir d’achat généralisé, c’est-à-dire le bien le plus liquide qui permet d’acheter d’autres biens et services.

Prenons une économie à trois personnes : Alexandre produit des ananas, Basile produit des bonbons et Carole produit des carottes. Alexandre a le choix de consommer sa production pour se nourrir ou alors de l’épargner/de la vendre contre d’autres biens. En épargnant, il permet à d’autres individus d’avoir accès à sa production via l’échange. En épargnant, il peut aussi réserver une partie de sa production pour plus tard. Au lieu de passer sa journée dans les champs, il pourra ainsi réfléchir à la façon d’améliorer sa production et donc aura plus de chances de produire plus d’ananas dans le futur.

Ainsi nous remarquons une première erreur de la réflexion keynésienne, la consommation n’améliore pas le sort des individus. Seule l’épargne peut le faire. Encourager la consommation c’est donc retarder la création de richesses.

Mais continuons notre petite histoire. Au cours du temps, Basile se rend compte qu’il préfère largement les carottes de Carole aux ananas d’Alexandre. Il alloue donc sa production entre sa consommation personnelle et les ventes auprès de Carole. Alexandre aura beau produire 10 fois plus d’ananas, cela ne servira à rien puisque personne ne voudra les lui échanger.

Maintenant, nos trois acteurs se sont rendus compte qu’introduire une monnaie faciliterait les échanges entre eux. Carole échange une carotte contre 1€ et Basile 10 bonbons contre 1 €. Alexandre lui n’intéresse toujours personne avec sa production d’ananas. C’est alors qu’arrive un quatrième acteur, Étienne, qui décide de force de s’arroger une épargne de 100 € sur son compte alors même qu’il n’a rien produit d’utile pour la société.

Dans sa grande bonté, il en donne 25 € à Alexandre qui jusqu’à présent n’avait aucun euro sur son compte. En effet, il n’avait rien produit d’utile aux autres membres de la société et n’avait donc jamais pu échanger ses ananas contre des euros. Maintenant qu’Alexandre a ses 25 € en poche il veut les dépenser et acheter 25 carottes auprès de Carole.

Sauf que Carole en voyant arriver Étienne a été démoralisée. Pourquoi s’échiner tous les jours à produire ces carottes que tout le monde aime si un individu peut arriver et décréter qu’il a 100 € d’épargne sans avoir rien produit. Carole a donc fortement réduit sa production, si bien qu’elle ne vend plus rien aux autres et garde tout pour elle. Idem pour Basile. Alexandre et ses 25 € ne servent donc toujours à rien car il ne peut pas acheter d’autres biens.

Moralité, accroître la quantité d’argent en circulation n’améliorera aucunement le niveau de richesse d’un pays. Seule compte la structure de production de biens et services. L’argent sur notre compte ne nous permet d’acheter que ce que les autres ont produit. Si Carole ne vend plus ses carottes car elle a tout consommé pour elle, l’argent sur le compte d’Alexandre ne sert à rien.

La désastreuse intervention de l’État

Or l’intervention de l’État pour accroître la consommation n’est pas neutre. Lorsque l’État investit lui-même, il entraîne un effet d’éviction de l’investissement privé. Je l’ai vu de mes propres yeux l’an passé sur le secteur du capital risque. L’État décide d’investir lui-même via la BPI dans plusieurs entreprises alors que le fonds dans lequel je travaille était prêt à le faire. Or un fonds qui n’arrive pas à investir n’a plus qu’à mettre la clé sous la porte car il ne gérera plus de l’argent pour le compte de tiers.

Cette effet d’éviction est applicable à tous les secteurs où l’État intervient alors que des individus privés pourraient le faire, c’est-à-dire tout sauf le régalien. L’impact n’est pas neutre. En intervenant lui-même, l’État force des entreprises à mettre la clé sous la porte, incapables de faire face à un État qui peut vendre à perte puisqu’il se fiche des déficits. L’État modifie donc les structures de production dans le mauvais sens.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la fameuse relance de la consommation se fait grâce à de l’argent public qui lui-même ne peut venir que d’emprunts ou d’impôts. En somme il ne peut venir que de la capacité de prédation de l’État sur le contribuable, soit pour prélever l’impôt, soit via annulation de dette ou prélèvement de plus d’impôts dans le cas de l’emprunt.

Or les individus ne sont pas stupides, lorsqu’ils voient une augmentation des dépenses publiques, ils préfèrent mettre un peu de côté en prévision des augmentations futures. L’augmentation des dépenses publiques ne génère donc pas une augmentation de la consommation.

Milton Friedman affirmait aussi pour dénoncer le multiplicateur keynésien que les individus réfléchissent selon un revenu moyen sur l’ensemble de leur vie. Ce n’est pas parce que l’État va créditer mon compte de 300 € que je vais les dépenser tout de suite, en particulier si j’ai des projets à long terme, comme l’achat d’une maison.

Enfin dans le cas d’une économie ouverte où la balance commerciale penche drôlement en faveur des importations (la France par exemple), une relance sert surtout à payer des biens produits à l’étranger et n’a donc aucun impact sur le chômage et la richesse du pays en question.

Les Keynésiens méconnaissent l’économie

Tous ces éléments montrent donc à quel point les keynésiens méconnaissent la façon dont fonctionne l’économie. À mon sens, leur problème principal réside dans le fait qu’ils imaginent que l’argent est au coeur de l’économie alors que je suis convaincu que ce sont la production et les échanges qui la définissent.

Pourtant chaque lycéen et chaque étudiant se voit présenter comme une vérité absolue et indépassable ce fameux multiplicateur keynésien. L’infiltration dans les esprits, dès leur plus jeune âge, de toutes ces théories est certainement au cœur de la grande inculture française en matière d’économie.

Je terminerai cet article en rappelant quelques chiffres qui à eux seuls montrent que les belles formules mathématiques du multiplicateur keynésien n’existent que dans les esprits sociaux-démocrates :

Déficit moyen du gouvernement japonais entre 1995 et 2007 : -6 %

Dette publique japonaise 1995 : 120 % ; 2007 : 240 %

Le tout pour une croissance famélique de… 0,4 % en moyenne. Game over.

Pour aller plus loin :

H. Lewis (2009), Where Keynes Went Wrong

Sur le web

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  • Bonjour à toutes et à tous,
    Tout cela est très vrai … On y ajoutera, pour finir d’expliquer l’extraordinaire prospérité des humains depuis 250 ans, le progrès scientifique et technologique, qui est à la source de toute innovation et donc de la transformation profonde de nos modes de vie.
    https://www.linkedin.com/pulse/recherche-et-industrialisation-moteurs-de-linnovation-pierre-tarissi

    De façon concrète, seule l’épargne (= façon de « stocker » une production de biens ou de services sous forme de sa contrepartie en monnaie) permet de transformer le progrès scientifique en innovation largement répandue par l’investissement …
    https://www.linkedin.com/pulse/croissance-une-seule-solution-beaucoup-plus-de-et-pierre-tarissi

    La fascination de la « pensée de gauche » pour la monnaie et ses pouvoirs jugés miraculeux relève à mon avis de la pensée magique, voire religieuse …
    Amitiés,
    Pierre

  • relancer la consommation ? hi! hi! Tout le monde ne demande que ça !
    C’est pas compliqué ! Qu’on me donne des sous, et je vais la relancer, moi !

    • Bien sûr que si, ça passe par la relance de la consommation !
      Le seul point difficile,c’est qu’il faut d’abord relancer la dite consommation !
      Et ce n’est pas vice-versa: La consommation n’est qu’un résultat,n’est-ce pas ! Une étape,tout au plus
      Le Keynes est un simple fumiste,quelque chose entre le salaud et le naïf !
      Sa théorie est un marxisme simplifié, exposant des idées justes mais à l’envers,en commençant par la fin,comme Marx d’ailleurs !
      Il faut toujours penser deux côtés d’une question pratique : il y a l’aspect statique et l’aspect dynamique : autrement dit,en l’occurence, ou bien on examine
      l’état d’une économie qui marche,avec toutes ses parties;ou bien on cherche à comprendre dans quel ordre chronologique, ces différentes vont se présenter,donc par quoi il faut commencer.
      Il est presque évident qu’un marché économique qui marche,se constate,pour un regard passif,par une consommation d’une certaine abondance,par rapport à la population et à la production.
      Mais ce n’est qu’une résultante dans un moment passif de l’évolution, c’est une photo,sans plus.

      Ce qu’il y a à piger,c’est la forme de mécanisme dans le temps qui aboutit à un tel résultant satisfaisant.
      Et là évidemment,Keynes est plongé dans l’imbécillité ! Entrainant,pour les politiciens qui croient des suites de situations menant au totalitarisme aussi irréaliste qu’inefficace économiquement.

      Parce que,contrairement à ce que les ignorants se figurent,ce n’est pas la demande qui fait la dynamique de la prospérité,c’est la production.
      Pourquoi ! Parce que,s’il y a des besoins,bien sûr, les solutions à ces besoins n’existent pas à l’origine!
      La demande ne peut s’orienter que vers ce qui se met à exister,grâce à l’invention,l’initiative et la production, trio imprévisible !

  • En fait les keynésiens.,n’ont rien compris à Keynes…Ou prennent Keynes comme caution à leur méconnaissance de l’économie.
    Relancer la consommation est une évidence lorsque l’économie ne tourne pas rond….Mais cela ne veut pas dire offrir de l’argent sur un plateau mais chercher pourquoi la consommation ne précède pas la production….Sûrement pas assez sexy pour nos politiques qui demandent l’immédiateté du résultat

  • Le problème de cette théorie est qu’elle oublie les frottements sociaux et fiscaux.
    Prenons un exemple volontairement exagéré :
    Une société À fait 1M€ de bénéfice avant impôt. Ce million est la richesse crée, point de départ de ma réflexion (car au demeurant, l’argent qu’injecter les Keynésiens, ils l’ont initialement pris à la société civile…)
    La société va payer son impôt, disons 1/3 pour simplifier.
    Les 666k€ restants sont distribués aux actionnaires. Pour eux, c’est un revenu. Ils vont donc payer impôt sur le revenu et la CSG/CRDS. Tranche d’impôt maximale, le total avoisine la encore les 2/3 (passez-moi les arrondis ou approximations, c’est juste pour comprendre le mécanisme). Reste donc un peu moins de 230k€ disponible pour le salaud d’actionnaire sur le million d’€ de richesse crée par l’entreprise. À ce seul niveau l’Etat à capte déjà plus des 3/4 de cette richesse…
    Si notre actionnaire consomme, il paiera au passage 20% de TVA. Ce qui ne fait que 180k€ seulement de disponible pour l’économie libre, les artisans, commerçants, prestataires de service.
    À leur tour ils vont payer charges et impôts avant de pouvoir disposer du reste comme revenu net. On sera alors entre 40 et 100k€ de revenu net pour ce second tour. À ce moment, l’Etat aura capté plus de 90% de la richesse crée à l’origine, il y a peu…
    Et si le vilain actionnaire décidé d’épargner, la taxation sur sa succession produira un effet similaire.
    La conclusion est effrayante : que l’Etat pratique ou non une relance Keynésienne, il s’approprie en quelques cycles économiques quasiment 100% de la richesse crée sans que personne n’y trouve à redire.
    Nous sommes factuellement dans une société communiste, nous avons juste l’illusion de la propriété privée, mais l’Etat ne nous laisse qu’un maigre usufruit…

  • Globalement je suis ok sur la conclusion mais il convient à mon sens d’introduire quelques bémols dans l’analyse . 1) il faut lire le modèle keynésien de manière dynamique en considérant notamment qu’ il y a une décroissance marginale du multiplicateur selon l’état de la consommation des ménages. Une population en état de sous développement aura un effet multiplicateur de la conso sans commune mesure avec une population ayant atteint les strates supèrieures de la pyramide de Maslow.. 2) il y a également une décroissance marginale mécanique de l’efficience de l’Etat du fait de l’installation d’une bureaucratie plétorique au fil des dépenses publiques (influence de la loi de Parkinson), ce qui signifie que l’effet multiplicateur diminue puis tombe à zéro voire devient négatif dés lors que le taux de dépenses publiques sur PIB (pour prendre par exemple cet indicateur) dépasse un certain montant (on parle de 42 %). 3) sans doûte convient-il de distinguer aussi en matière de dépenses publiques celles qui agravent les dépenses de fonctionnement de celles qui peuvent être considérées comme des investissements ; leur effet multiplicateur ne sera d’évidence pas le même. 4) le modèle keynésien (donc l’effet multiplicateur) répond à certaines hypothèses que méconnait naturellement Mélenchon. Ce n’est pas un modèle tous temps car il suppose agir dans une économie fermée, souffrant temporairement d’une capacité de production excédentaire dans laquelle un choc conjoncturel de dépense publique, donc temporaire, serait susceptible de relancer la croissance. Oubliant ces conditions, les socialistes ont fait du modèle keynésien une caricature légitimant toute politique de redistribution sociale illimitée au nom d’une théorie économique détournée de ses fondements.

  • L’énorme supercherie intellectuelle, c’est de résumer Keynes à une politique de relance de la consommation, par opposition à des libéraux qui seraient du côté de l’offre.
    Si vous lisez bien Keynes, vous comprendrez qu’il peut être tantôt pour l’offre ou la demande en fonction de la conjoncture, et que le coefficiant multiplicateur décrit simplement l’impact d’un investissement privé ou public en macro économie.
    Que dit vraiment Keynes ? Que pour valider l’équilibre en économie (au sens classique du terme), S (épargne) doit être égale à I, hors, ces valeurs dépendent de facteurs qui n’ont aucune raison de converger, d’où des interventions publiques, qui peuvent être dans un sens ou dans l’autre, Keynes étant tout sauf marxiste.

    • Bonjour Tigrou

      Les libéraux ne sont ni pour une politique de relance ni pour une politique d’offre. Vous devriez le savoir depuis le temps que vous sévissez ici. Ils sont pour un état neutre qui n’a pas de politique.
      Vous êtes bien un socialiste tel que le décrit JF Revel, tjs dans l’idéologie.

      • Je n’ai jamais dit le contraire, de même Keynes n’a jamais revendiqué être un économiste de la demande. Je ne vois pas où intervient l’idéologie et le socialisme là dedans, mais si ça vous fait plaisir.

  • Depuis le temps que l’Etat distribue l’argent qu’il nous prend pour relancer, on devrait être proche de l’emballement mécanique, ou de l’effet boule de neige. Pourant, nous sommes toujours au point mort, voire en marche arrière.

  • Les commentaires sont fermés.

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