Santé : que retenir du pénible moment Fillon ?

François Fillon a-t-il vraiment rétropédalé sur la réforme de la santé avec sa tribune signée dans Le Figaro ? Petite analyse d’une minicrise qui n’annonce rien de bon.

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Santé : que retenir du pénible moment Fillon ?

Publié le 14 décembre 2016
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Par Éric Verhaeghe.

Santé : que retenir du pénible moment Fillon ?
By: European People’s PartyCC BY 2.0

Sur la réforme de la santé, François Fillon vient de traverser un moment difficile, qui mérite d’être longuement mâché et ruminé. Il illustre à merveille les affres auxquelles s’expose un candidat qui souhaite réformer en profondeur les dispositifs publics.

Fillon a-t-il rétropédalé sur la santé ?

Beaucoup d’adversaires de François Fillon ont ironisé sur les roulements de mécanique du candidat avant la primaire, et sur le démenti qu’il inflige à ces promesses de « virilité » quelques jours après en rétropédalant sur une question essentielle. La santé fait partie des sujets sensibles qui intéressent les Français. Le flou et cette espèce d’indécision à laquelle nous assistons depuis plusieurs jours dans ce dossier fait en tout cas mauvais genre.

Dans la pratique, François Fillon a-t-il vraiment rétropédalé avec sa tribune signée dans Le Figaro ? Le seul fait que personne ne soit capable de dire clairement si oui ou non le rétropédalage a eu lieu montre bien l’ampleur des dégâts que cette séquence pourrait causer.

Le site Internet du candidat expurgé

Une chose est sûre, en tout cas, le site Internet du candidat a bougé.

La proposition la plus contestée de François Fillon sur l’assurance-maladie a été retirée, mardi 13 décembre, du site internet du candidat des Républicains à la présidentielle. Elle visait à dérembourser les affections bénignes, pour ne prendre en charge que les affections graves et de longue durée.

En termes d’affichage, ce retrait sans explication claire ne laisse augurer rien de bon. Elle donne le sentiment d’une débandade, d’un repli dans le désordre qui soulève quelques questions majeures.

Fillon au cœur de forces antagonistes

Pour l’instant, l’affaire n’a pas prospéré, mais la séquence « santé » du candidat devrait éveiller de plus en plus de questions sur le sujet. Fillon est-il entouré de diverses sphères ou de différentes nébuleuses qui se parlent peu et ont du mal à se mettre d’accord entre elles ?

À ce stade, on peut en tout cas distinguer au moins quatre sphères autour du candidat.

La première sphère est composée de ses soutiens politiques et du lot de ceux qui l’ont soutenu dès la première heure et qui espèrent booster leur carrière politique en 2017 en récupérant un maroquin ministériel. Dans ce lot, on mettra notamment son directeur de campagne, Jérôme Chartier.

La deuxième sphère est composée des gens d’entreprise qui ont participé à l’élaboration du projet. Parmi eux, on compte des figures évoquées largement par la presse : Danon et Castries, en particulier. Ceux-là sont moins rompus à l’exercice politique et ne parlent pas la même langue que les politiques.

La troisième sphère rassemble les « technos », et notamment les fonctionnaires qui entourent le candidat et qui tiennent très souvent la plume. Dans cet entourage coupé des politiques et très attachés à l’étatisme, Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet à Matignon et fidèle d’entre les fidèles est toujours là. Mais on retrouve aussi Éric Aubry, conseiller d’État, et conseiller social à Matignon, qui ne se démarque pas par une capacité particulière à faire bouger les lignes.

La quatrième sphère est récente : elle se nourrit des ralliements postérieurs à la victoire à la primaire. Elle intègre des figures de la Sarkozie comme Éric Woerth.

Nouveaux ralliés et technos contre projet initial ?

La séquence « santé » qui vient de se dérouler pose une question simple : les nouveaux venus dans l’entourage de Fillon sont-ils ligués de fait avec les technos pour ramener le candidat dans le droit chemin, c’est-à-dire dans la ligne du parti étatiste de toujours ?

Selon nos informations, le groupe des « technos » constitue de longue date une sorte de barrage autour de François Fillon, qui filtre pour lui les dossiers et la lecture qu’il peut en avoir. Ce barrage ne peut être qualifié de « libéral » et se veut plutôt le gardien du temple. Il est notamment porteur de l’idéologie du « jardin à la française » , qui consiste à réorganiser la société française autour de quelques grands groupes, en javellisant les « petits » ou en les regroupant par blocs soumis à des impôts élevés.

Les ralliés d’après scrutin, comme Jean-Pierre Raffarin (grand manitou du RSI, rappelons-le), trouvent-ils dans ces « technos » des oreilles complaisantes et leur apportent-ils un soutien politique grâce auquel ils peuvent prendre leur revanche sur une campagne où Fillon les a moins écoutés que les entrepreneurs ou les représentants du secteur privé ? Les mauvaises langues opineront du bonnet.

Un bel exemple d’intervention du gouvernement profond

La séquence « santé » et les manifestes tiraillements dans l’équipe du candidat montrent en tout cas comment des ambitions réformatrices qui touchent à l’organisation systémique de la société française sont rapidement contrées par les zélateurs du gouvernement profond. Depuis plus d’un siècle, la France subit en effet une torsion historique pour confier à la puissance publique les fonctions providentielles exercées auparavant par les forces privées, notamment par l’Église. Ce qui vient de se produire sur la santé illustre à merveille la difficulté de s’abstraire de cette série historique et d’en « inverser la courbe » pour paraphraser l’homme de l’Élysée.

Cette difficulté mérite vraiment d’être calmement analysée et disséquée, car elle fait peser une hypothèque sur la possibilité de réformer le système « de l’intérieur ». Nous avons bien entendu tous l’espérance de pouvoir « changer le système » de façon démocratique et ordonnée. Mais tout montre que ce type de changement suppose l’existence d’une technostructure disposée à transposer les intentions politiques en mesure technique. Et là, les ennuis commencent.

L’habile propagande du pacte social

Enfin, on notera que l’intervention du gouvernement profond en faveur d’une étatisation grandissante de la société française s’opère toujours sous couvert des grands mots qui vont bien : solidarité, pacte social, grande oeuvre modernisatrice du Conseil National de la Résistance, etc. Le système est, de ce point de vue, très bien monté : il consiste à systématiquement présenter une réforme systémique de l’assurance maladie comme une intention de rendre la médecine payante. Cette étape franchie, des journalistes consciencieux sortent dans la rue faire des micro-trottoirs en demandant au quidam : « Entre une médecine remboursée par la Sécurité sociale, et une médecine privée payante, que préférez-vous ? »

Le résultat du micro-trottoir permet de prouver dans l’heure que tous les Français sont contre cette réforme. Sur ce point, Fillon s’est trouvé trop court d’un uppercut. Dans la bataille des doxa, il n’était pas prêt à rendre les coups ni à imposer ses thèmes. Gramsci demeure bien notre maître à penser.

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  • L’Etat obèse et son gouvernement profond… C’est aussi pour arracher cette mauvaise herbe jusqu’à la racine qu’il convient de procéder à des plans sociaux d’ampleur dans les trois fonctions publiques.

  • Fillon veux juste casser le plus possible les acquis sociaux des français, il fera tout pour abaisser les droits des salariés, supprimer du petit fonctionnaire et ponctionner la classe moyenne.

    Ceux qui voteront pour ça, au moins sont prévenus.

    • Au lieu de répéter ce que disent les radios et tv, réfléchissez: quelles sont les conséquences des « acquis sociaux des salariés »? Qui paie les petits fonctionnaires, et surtout les gros, planqués dans les ministères (les premiers servant d’alibis aux seconds)? Pensez-vous qu’actuellement, la classe moyenne ne soit pas ponctionnée? Avec quel résultat?
      Prenez un peu de temps, et sans parti pris, téléchargez la très pédagogique brochure « pour vous » sur le site de Fillon. Elle vous permettra peut-être de comprendre que la situation du petit salarié et du petit fonctionnaire sont liées à celle des entrepreneurs, et que l’Etat ne distribue rien qu’il n’ait quelque part prélevé. N’attendez pas, pour comprendre, que comme en Grèce, on baisse tous les traitements de 20%!

    • Vous ne semblez pas savoir que les jours de ces fameux zakizozio sont comptés, et ce quelque soit les gouvernements qui prendront les commandes dans les années à venir. Ce n’est pas de la politique, c’est de la mécanique. Combien de temps encore allons-nous pouvoir lutter contre nos propres voisins et les chinois avec d’aussi faibles armes ? Vous êtes prévenus.

    • Ah oui les merveilleux acquis sociaux: des millions de chômeurs, de travailleurs pauvres, de mal logés… avec une classe moyenne écrasée de taxes, impôts et cotisations sociales. Si Fillon veut casser ça, c’est plutôt une bonne chose 😀

    • Camarodovitch jamy, prenez connaissance de ceci :

      À la fin du 2ème trimestre 2016, la dette publique s’établit à 2 171 milliards d’euros (Md€), en hausse de 32 Md€ par rapport au trimestre précédent.
      ces 32 Md€ supplémentaires représentent :
      32000000000 / 65000000 soit 492 Euros par français
      32000000000 / 21000000 soit 1523 Euros par travailleur. Une paille juste pour 1 trimestre ! Et plus de 500 Euros par mois un excellent cadeau au travailleur, en impôts futurs supplémentaires. Esclave, souquez plus vite ❗
      Pour une année, à cette vitesse, c’est près de 6000 Euros par travailleur. Comme dirait le camelot Il Francesco il Hollandi Volandi aux commandes du turbo-rétro pédalo, c’est cadeau ❗

      D’ailleurs, nos voisins, voire voizins, ils zadorent les cadeaux. Problème : c’est eux qui les font, la main quelque peu forcée. Combien de temps cela va-t-il durer ❓ Donc si personne ne fait d’effort en France, il faudra envisager une crise sérieuse de l’Euro. Voulez-vous quitter l’Euro ❓

      Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (P.I.B.), elle augmente de 0,9 point par rapport au 1er trimestre 2016, à 98,4 % ».

      Avec un peu de bol, on est à 100% avant la fin de l’année. Allez François lâche toi. Vas-y fais des tas de cadeaux… Impossible n’est pas français ni françois :mrgreen:

    • @Jamy
      Si j’étais vous, je lirais très attentivement les réponses qui vous sont faites. Ceux qui vous répondent me semblent réfléchis, pondérés. Ils ne ressemblent pas à la caricature qu’on fait de l’ultra libéralisme, des patrons qui se goinfrent du sang de leur pauvres ouvriers. Lun résume parfaitement la chose en disant à peu près que ce n’est pas de la politique mais de l’arithmétique.
      Videz vous la tête de tous les slogans idiots, essayez d’avoir une pensée propre sur ces questions.

    • « Supprimer du petit fonctionnaire » entièrement d’accord avec ça. Certains fonctionnaires territoriaux, pourraient très bien être remplacés par des entreprises. Cela reviendrait bien moins cher à la collectivité, moins d’absentéisme, plus d’efficacité.Je ne les nommerais pas, ils sauront se ce reconnaître.
      Quand à  » ponctionner la classe moyenne », il sera difficile de faire pire que les socialistes, qui ont créer des dizaines de taxes nouvelles.
      Les salariés ont plus à craindre des faillites d’entreprises, qui se sont multipliées avec les socialistes au pouvoir. Qui, aujourd’hui à envie de créer son entreprise, engager son argent, son énergie, travailler sans compter son temps. Engager du personnel, que vous devez continuer à payer même si le carnet de commande est vide. Vous ?
      Pour que les salariés aient des droits, il faut déjà qu’il y ait des patrons pour leur donner du travail!

  • Intéressante analyse qui rejoint une des mes vieilles angoisses: dans un pays où 57% du PIB dépend directement de l’Administration, il est à craindre que plus de 50% des électeurs ont intérêt à ce que cela continue… De même lorsque plus de 50% des politiciens sont issus de l’Administration il va être difficile de changer les choses…

  • De fait, Fillon n’est pas un candidat adoubé par le « système » dont nos médias mainstream font partie et qui avaient programmé l’élection de Juppé. Le système est mauvais perdant, mais n’a pas dit son dernier mot. Et derrière ce système, il y a des hommes comme le détaille si bien cet article.
    Les médias vont s’employer à ternir l’image de réformateur de Fillon. Résumer l’infléchissement de son programme et la tribune du Figaro par le terme « rétropédalage » est court et partial. Mais qu’attendre de l’oligarchie socialo-étatiste qui nous gouverne?
    Cet épisode montre l’immense pouvoir que les médias se sont arrogé, de concert avec de puissantes factions qui sont bien au-delà des partis.

    • Entièrement d’accord. Le rétropédalage est une illusion médiatique, produit de l’incapacité générale à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Entre la vision du redressement par des efforts et le desserrement du carcan, d’une part, et les modalités et outils techniques pour y parvenir d’autre part, qui sont à discuter, étudier, confronter…

  • Ce n’est qu’un début ! Après il y aura la campagne présidentielle proprement dite, les législatives, la rédaction des lois par le gouvernement (profond?) puis le passage à l’assemblé sans compter la préssion de la rue organisée lar les syndicats.
    Le chemin des réformes sera très long et semé d’embuche. Il ne faut pas se faire d’illusions, aucune proposition libérale du candidat Fillons n’arivera intact jusqu’au décret d’application.

  • La technostructure résiste et depuis lontemps. Souvenons nous du mammouth… Et pourtant FF est peut-être celui qui le plus de chance de la déboulonner de part son experience dans les ministères dont le premier d’entre eux. C’est la dernière chance avant que le couperet ne tombe.

  • S’il continue ainsi, macron finira par être plus libéral.

    Cependant, il est vrai qu’avec la claque de branquignoles au pouvoir, cela n’est pas facile de réformer un pays.
    Dès lors s’il augmente la TVA de 2% et qu’aucune réforme ne sera faite, il y aura du PQ dans mon bulletin de vote, et là j’irai le poster.

  • « Entre une médecine remboursée par la sécurité sociale, et une médecine privée payante, que préférez-vous ? »

    La sécu coute 20 000 euros par emploi ( Budget SS 500 milliards d’euros et 26 millions de cotisants) . Elle est loin d’etre gratuite.
    La question est : peut on faire mieux et pour moins cher en la mettant en concurrence avec le privé ?

    • C’est effectivement la question essentielle.
      Le constat est que les frais de gestion sont plus de deux fois moins élevés à la sécu que dans les complémentaires. Le seul avantage des complémentaires privées est que l’on peut choisir son niveau de cotisations pour être plus ou moins remboursé. Alors que pour la sécu, les cotisations sur les revenus d’environ 80% des cotisants sont supérieures à leur remboursements et servent à payer les soins de ceux qui n’ont pas assez de revenus. Les hauts revenus payent par leur cotisations les soins de plus de 10 personnes ne cotisant pas ou peu.
      On peut surtout choisir de ne pas avoir de complémentaire du tout et financer tout seul les frais médicaux non remboursés par la sécu. Et là on se rend compte sur le long terme que les complémentaires sont l’équivalent d’un crédit révolving à un taux avoisinant les 20% annuel. Il n’y a donc aucun intérêt à avoir une complémentaire.
      Fillon avait une bonne analyse de la situation en demandant à ce que la sécu se concentre sur les affections graves qui correspondent en réalité aux soins qui nécessitent une opération ou un suivi médical permanent. Le reste doit être financé individuellement par des complémentaires ou pas suivant le choix des patients sachant que ceux qui prendront des complémentaires surpayeront leurs soins.

      Pour les plus démunis, l’Etat pourra payer une complémentaire comme cela se fait aujourd’hui et ce sera aux complémentaires d’empêcher une surconsommation médicale.

  • Vous oubliez un paramètre. Fillon lui-même fait le grand écart en assurant qu’il maintiendra la liberté de prescrire des médecins ainsi que le principe de libre installation. Or, on ne peut rationaliser que si les médecins sont encadrés et non les malades. Fillon inverse la cause et les effets car les médecins font partie de sa clientèle.

  • Monsieur,
    Merci pour votre analyse une nouvelle fois très à propos.
    Reste la schizophrénie française: Tout le monde veut des réformes mais qu’elles ne touchent surtout que les autres…il ne se passe donc rien.
    Quand à la dette de la France, il faut la faire payer par tous les politiques qui ont voté des budgets en déficits depuis 40 ans. Ce sont eux les premiers responsables.
    Et nous aussi qui les laissons faire n’importe quoi depuis tout ce temps.
    Et les pervers financiers ou pseudo économistes qui ont fait croire aux états que s’endetter pour construire des ronds points qui ne servent à rien est bon pour l’économie, et des stades qu’il faudra coûteusement entretenir par la suite….
    Je pense que l’endettement des états a été voulu pour mieux les mettre sous domination.
    L’état serait mieux géré par nous les citoyens qui savons qu’avec 2€ on ne peut pas dépenser 3€.

  • Fillon….filons……budjet de la secu,500 milliards…il y a de quoi faire se retourner n’importe quelle veste et il n’est pas moins politique que les autres,c’est un fonctionnaire rémunéré par nos impôts depuis toujours.
    Si il avait été sage il aurait proposé quelque chose qui marche déjà ailleurs au lieu de reinventer le fil a couper le beurre.

    • Le « truc qui marche déjà ailleurs » c’est le système de santé en vigueur aux Etats Unis ? Celui qui consomme plus de 17% (bien lire 17% !) du PIB national dans un gaspillage généralisé (cf les examens intégralement refaits quand vous changez d’entreprise, et donc de mutuelle) pour des résultats lamentables (les chiffres de mortalité sont faciles à trouver…) sans le moindre respect ni du patient, ni de la vie privée ?
      C’est juste pour savoir….

      NB : le système anglais est un peu moins onéreux…mais je doute que quelqu’un qui a vécu en Grande Bretagne le prenne pour référence (s’il a été malade après 18h00 e tous cas…).

  • Les commentaires sont fermés.

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