L’Empire médiatique contre-attaque

Publié Par Stephane Montabert, le dans Médias

Par Stéphane Montabert.

L'Empire médiatique contre-attaque

Hillary Clinton in Hampton, NH By: Marc NozellCC BY 2.0

L’élection de Donald Trump fut sans doute l’événement le moins conforme aux prévisions des médias depuis plusieurs décennies. Emportant leur crédibilité, elle fut aussi le signe d’un changement de paradigme avec la percée de nouveaux sites d’information sur Internet. Mais la guerre entre l’ancien monde médiatique et le nouveau n’est pas terminée.

Riposte coordonnée

« Nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes, qui continuera bien après que l’élection présidentielle ait eu lieu, » prévenait Charles Gave. Groggy, les médias traditionnels se sont repris depuis leur sombre 8 novembre. Ils travaillent main dans la main avec leurs alliés pour mettre en place une riposte. Le récent retour de Mme Clinton hors de sa retraite pour fustiger les « fausses nouvelles » relève de cette nouvelle stratégie : décrédibiliser les sources d’information alternatives.

« L’épidémie de faux sites d’information mal intentionnés et de fausse propagande (sic) qui a inondé les médias sociaux pendant l’année écoulée – il est clair désormais que ces faux médias ont de vraies conséquences dans le monde réel », affirma Clinton. « Ce n’est pas un sujet de politique ou de bipartisme. Des vies sont en jeu. »

Des vies, ou des carrières… Reste à savoir comment discerner la propagande de la vérité, ou, pour reprendre les termes étranges de la politicienne démocrate, distinguer la fausse propagande de la vraie. Hillary Clinton aura probablement une perception très différente d’un Donald Trump sur ce point essentiel.

La défaite d’Hillary Clinton a clairement déclenché l’offensive des deux côtés de l’Atlantique – coordonnée avec une opiniâtreté qui force le respect. Jugez plutôt:

  • Le 17 novembre, Angela Merkel et Barack Obama déclarent conjointement qu’Internet est une force « perturbatrice » qui doit être « contenue, gérée et pilotée par le gouvernement ».
  • Le 19 novembre, Mark Zuckerberg annonce que Facebook (lourdement engagé du côté démocrate dans la campagne présidentielle) mettra en œuvre un plan en 7 points visant à « éradiquer la désinformation » du réseau social.
  • Durant la même période on voit apparaître des listes de médias à éviter, qui comportent comme par hasard la plupart des sites de droite, et sans qu’aucun procès en désinformation ne soit formulé contre le moindre d’entre eux.
  • En Suisse des individus se réjouissent de nouveaux algorithmes qui permettront, espèrent-ils, de « filtrer l’extrémisme de droite » – la définition de ce dernier étant laissé à leur entière et satisfaisante appréciation.
  • Le 23 novembre, Angela Merkel déclare devant le Bundestag que le temps est venu de lutter contre les sites de fausses nouvelles – citant nommément RT et Sputnik pour leurs liens avec la Russie. Le challenge pour les démocraties est selon elle « d’atteindre et d’inspirer les gens » mais si cela échoue le temps de la censure est là: « nous devons nous confronter au phénomène et si nécessaire, le réguler ».
  • Le 2 décembre, un média révèle que Facebook élaborera désormais son fil d’information à partir d’une liste de « partenaires médiatiques favorisés ». On imagine qu’un site comme Breitbartn’en fera pas partie…

La distinction est ténue entre la volonté d’écarter de « fausses informations » d’une part, et l’élimination pure et simple d’informations divergentes par rapport à une ligne idéologique d’autre part. Le précédent de Google refusant de suggérer dans ses recherches les requêtes quant à la santé d’Hillary Clinton n’incite guère à l’optimisme.

Les vilains Russes

La dernière accusation en date désigne comme d’habitude la Russie : elle aurait interféré pour aider Trump. La conclusion du Washington Post, qui cite une « évaluation secrète de la CIA », permet les manchettes les plus accrocheuses. Malheureusement, les révélations se révèlent bien maigres:

À en croire le Washington Post, des personnes liées à Moscou ont fourni au site Wikileaks des e-mails piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.

Pour l’heure, aucune preuve de ce prétendu lien avec Moscou. Les connaisseurs du dossier ne seront pas surpris. C’est vrai, le compte mail de John Podesta a bien été piraté – le directeur de campagne d’Hillary Clinton utilisait un piètre mot de passe, « p@ssw0rd » – et une volumineuse correspondance finit donc entre les mains de Wikileaks. Mais le dirigeant de l’organisation elle-même, Julian Assange, défaussa l’accusation de « hackers russes » ; il affirma que sa source était interne au Parti Démocrate.

On l’oublie vite, mais avec son vaste historique de coups tordus, Hillary Clinton n’avait guère besoin d’aller jusqu’à Moscou pour se trouver des ennemis. Elle pouvait par exemple rencontrer sur son chemin des partisans de Bernie Sanders, écarté par des magouilles dont la révélation poussa la présidente du Parti Démocrate Debbie Wasserman Schultz à la démission.

Depuis, une vérité plus complexe émerge. L’accusation selon laquelle les e-mails de Podesta auraient été des faux conçus par les Russes était un mensonge délibéré inventé par un fan de Clinton et abondamment repris par les médias mainstream afin de diminuer l’impact des révélations qu’ils contenaient.

En octobre, lorsque Wikileaks publiait des courriels des archives de John Podesta, les officiels de la campagne de Clinton et leurs porte-parole dans les médias adoptèrent une stratégie de mensonge délibéré auprès du grand public, prétendant – sans aucune justification – que les courriels étaient falsifiés ou fabriqués et devraient donc être ignorés. Ce mensonge – et le terme est approprié : une affirmation erronée donnée en connaissance de cause ou un mépris souverain de la vérité – fut amplifié de façon agressive par des personnalités de MSNBC comme Joy Ann Reid et Malcolm Nance, David Frum de The Atlantic, et Kurt Eichenwald de Newsweek.

Que les courriels de l’archive de Wikileaks aient été altérés ou falsifiés – et ne doivent donc pas être pris en compte – était une « fausse nouvelle » caractéristique, diffusée non pas par des adolescents macédoniens ou des agents du Kremlin, mais par des acteurs établis comme MSNBC, The Atlantic et Newsweek. Et de par sa conception même, cette fausse nouvelle se répandit comme une traînée de poudre partout sur Internet, avidement découverte et partagée par des dizaines de milliers de personnes désireuses de croire que c’était vrai. À la suite de cette campagne délibérée de désinformation, quiconque faisant un rapport sur le contenu des courriels se voyait instantanément rétorquer des allégations selon lesquelles on avait prouvé que les documents dans l’archive étaient des faux.

Les e-mails de Podesta ont toujours été authentiques. Les grands médias ont juste choisi de couvrir Clinton. Pas facile décidément de distinguer la fausse propagande de la vraie…

Éliminer les fausses nouvelles, ou la concurrence ?

Soyons clair : la désinformation existe. Mais elle n’est en rien limitée à un seul camp comme on souhaiterait aujourd’hui nous le faire croire. En fait, la découverte soudaine et cruciale de ces « fausses nouvelles » juste après la défaite de Clinton fait elle-même largement penser à une fausse nouvelle – jusqu’à France-Info qui parvint même à dénicher un repenti dans la pure tradition des procès de Moscou, à mi-chemin entre le regret et la vantardise.

En fin de compte, prétendre que la désinformation est responsable de la victoire de Donald Trump contre Hillary Clinton ne traduit rien d’autre qu’une attitude puérile devant une situation désagréable. La thèse ne paraît guère vraisemblable, en particulier face au volume de propagande pro-Clinton déversé sur l’opinion publique durant la même période.

La volonté de se préserver des « fausses nouvelles » ressemble surtout à un prétexte cousu de fil blanc pour reprendre le contrôle du secteur, tant aux États-Unis qu’en Europe. Les politiciens travaillent depuis des années à contrôler le débat public faute de parvenir à en gérer les causes ; on casse les thermomètres plutôt que de lutter contre la fièvre. De là les lois qui interdisent, en France, de tenir des statistiques ethniques ou religieuses ; en Suisse, la pression que s’infligent diverses rédactions pour ne pas mentionner le statut de résidence ou la nationalité d’agresseurs dans un fait-divers ; aux Pays-Bas, la justice déboussolée qui condamne Geert Wilders à la « discrimination raciale » pour avoir évoqué la quantité de ressortissants marocains vivant dans le pays.

Le débat sur les « fausses nouvelles » est un faux débat. Il traduit simplement un nouvel angle d’attaque pour préserver la vérité officielle. On ne discute plus des faits mais de leur source. Tout ce qui ne vient pas du bon canal est suspect d’office et doit affronter un procès en justification. Les termes connotés comme « normal/anormal », « vérifié/non vérifié », etc. permettent d’aiguiller et de canaliser la méfiance du public. La censure, trop brutale et trop voyante, est passée de mode ; on lui préfère aujourd’hui la mise en avant d’une information de « qualité », que le traitement de l’actualité par ceux qui s’en réclament met pourtant largement en doute.

Il n’est pas sûr que la manœuvre fonctionne. L’élection de Donald Trump contre vents et marées médiatiques a montré que les citoyens américains étaient désormais prêts à se forger leur propre opinion. En Europe, en revanche, l’issue de la bataille est encore incertaine.

Sur le web

  1. Je me permets d’ajouter un autre exemple, celui du chantre spirituel du mondialisme, celui qui affirme que Trump n’est pas chrétien, celui qui abat les murs et lance des ponts, l’actuel pape Bergoglio.
    Dans des propos récents il assimile plus ou moins la recherche de ces « fausses nouvelles » à de la coprophagie…
    Source : http://www.breitbart.com/big-government/2016/12/07/pope-francis-decries-fake-news-like-excrement/

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      Lire Breitbart, c’est de la coprophagie.

      1. En ce cas, passons à l’agence catholique Zenit qui apprend que le bon journaliste ne doit pas communiquer de mauvaises choses, même si elles sont vraies….
        https://fr.zenit.org/articles/le-pape-denonce-les-quatre-tentations-des-medias/

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          La citation du Pape : « vouloir toujours communiquer le scandale, communiquer les mauvaises choses, même si elle sont la vérité, (…) peut faire beaucoup de mal ».

          Qu’est-ce qu’il y aurait de faux dans cette proposition ?

          1. Ce qui est faux est de laisser entendre que la vérité pourrait faire du mal. Le mal est logé dans l’absence de vérité contrairement aux affirmations rocambolesques de F1.

            Quand il ne profère pas de scandaleuses carabistouilles, F1 nous gratifie d’une pensée du niveau d’un ivrogne au comptoir. Mais bon, après deux papes exceptionnels l’un comme l’autre, ce qui est presque miraculeux dans l’histoire de l’Eglise, il ne faut pas s’étonner d’avoir un pape socialoïde très bas du plafond. L’Eglise reste une institution humaine tenaillée par le Démon dans ses Œuvres. Heureusement, elle a le temps devant elle. Comme toujours, elle se remettra de son pire pape depuis le 18e siècle.

            1. « Ce qui est faux est de laisser entendre que la vérité pourrait faire du mal. »

              Ben voyons. On a même un dicton : « Il n’y a que la vérité qui blesse. »

              1. Eh oui, la vérité blesse les mécréants, ceux qui vivent par le mensonge. Mais blesser les mécréants est un bien per se.

                La vérité ne fait pas de mal. Au contraire, la vérité libère (les honnêtes, les gentils) alors que le mensonge les enferme (au profit des pillards parasites). La vérité élimine la peur des honnêtes gens. « N’ayez pas peur » nous disait JP2, quand F1 nous propose exactement le contraire.

                Quand même, le contraste entre ce pape pathétique et JP2 puis B16 avant lui est absolument saisissant. Mais bon, comme Saint Paul sur la route de Damas, F1 finira peut-être par reconnaître ses fautes et devenir enfin un grand pape. Ou pas ! Tout dépend de lui, de sa capacité à renoncer à ses fautes devenues immenses compte tenu de sa position.

                1. Pu
                  rée

              2. José Lopez-Martinez bonsoir.

                Bien sûr que la vérité blesse mais je vous conseillerai de relire le Gorgias de Platon où Socrate explique tout le bienfait de la punition et du remède malgré la douleur engendrée à l’élève sophiste Polos.

                1. Le pape des bobos et autres truands socialistes ne s’intéresse pas à la presse à scandale. Il participe à faire taire toute opposition politique contraire à la pensée inique qu’il défend sans l’ombre d’un doute. Il suffit de lire ses textes pour comprendre de quel bois il est fait. Avec ce dernier scandale sur la coprophagie, il ajoute désormais l’ignoble à ses mensonges grossiers. L’Eglise est mal barrée si elle ne parvient pas à se débarrasser de ce guignol rapidement.

                  1. Oups, désolé Franck, c’était une réponse à Bruno, plus bas.

                    1. No problem mate !

          2. la citation n’est pas fausse mais troublante…tout est dans le choix du terme communication…communiquer n’est pas informer. Le fait qu’il soit impossible d’informer les gens sur tout conduit en pratique à sélectionner l’info, or il est très difficile de le faire sans subir son propre biais idéologique et en conséquence de ne pas faire ouvre de propagande idéologique. Et ça pue le paternalisme!!!!

        2. Personnellement j’avais compris cet appel comme un appel à ne pas s’intéresser à la vie privée des gens, mais pas à refuser de regarder la réalité en face. Un appel à ne pas lire la « presse à scandales » et ne pas regarder Hanouna, en gros, ce qui est une mesure d’hygiène mentale et de savoir-vivre élémentaire.

  2. J’aurais été d’accord. Jusqu’à l’affaire du Pizza Gate absolument déplorable.

  3. L’information transmise entre un homme et un autre homme EST TOUJOURS de la propagande soit on l’accepte soit on la refuse selon son propre intérêt.
    Et il est heureux que cette info existe, vivre dans une bulle est mauvais pour la santé !

    1. Ouai et vivre dans une bulle créée par d’autres dont vous n’avez même pas conscience s’est infiniment pire, s’est pour moi vivre pour d’autres.
      Il vaut amplement mieux vivre dans sa propre bulle, qui au contraire de ce que vous dites est une protection.
      Personnellement je ne vis pas dans pas ma bulle (pas encore) mais j’ai bien conscience de la bulle dans laquelle je suis intégré malgré moi et je sais qu’il existe d’autres bulles.

  4. Autrefois, en URSS, la Pravda veillait au formatage du peuple. L’unique organe « d’information » veillait à une adhésion sans faille à la politique menée par le KGB et au dénigrement de l’Occident. Infirmations justes, mais biaisées, tronquées (rappelons-nous les queues devant kes boulangeries le dimanche pour accréditer les pénuries en occident). Bien sûr, les soviétiques n’en étaient pas conscients, leur enfermement idéologique étant doublé d’une impossibilité de passer les frontières.
    Je crois que beaucoup d’Occidentaux prennent conscience aujourd’hui d’un enfermement plus subtil: la diversité de leurs opinions est circonscrite par les grandes options de la politique décidée par une oligarchie américano-européenne, parmi lesquelles la détestation de la Russie occupe une place majeure et évidente depuis les conflits ukrainien et syrien. Sur ce dernier point, les informations alternatives fiables sont faciles à trouver et ne sont pas à l’honneur de nos dirigeants. Mais de nombreux autres sujets sont concernés.
    Bien que notre pays soit un cas d’école pour la pensée unique, il faut souligner que ce parti pris touche tous les pays occidentaux: même traitement pour le Brexit, pour l’immigration, pour la « libération » (le déracinement) de l’individu, pour l’écologisme et le climat, pour la guerre en Syrie…, même détestation pour MM. Trump, Poutine ou Assad, même diabolisation ou marginalisation des « dissidents ».
    Internet, en permettant sur beaucoup de sujets, un accès plus direct à l’information source, éclaire le jugement des citoyens, favorise le pluralisme et contribue à faire naître les débats nécessaires dans une démocratie digne de ce nom. Corollairement, le discours des élites politico-médiatiques est discrédité par une perception plus complexe, mais plus juste, de la réalité.
    C’est la même liberté qui permet la diffusion d’information erronées et la contestation de l’erreur. C’est la liberté qui permet le débat et l’émergence de la vérité. Mais les totalitaires détestent la liberté. Ceux qui veulent « réguler » internet révèlent leurs intentions.

    1. Oui bon, Bashar el-Assad ? C’est quand même un ‘méchant’..

      1. Qu’il soit méchant n’est pas une information. Qu’il ait réprimé la révolte de son peuple en est une. Qu’il ait utilisé des armes chimiques contre lui n’est pas une information parce que ce n’est pas prouvé (cela fait penser aux armes de destruction massive de S. Hussein). Qu’il ait refusé de laisser passer un gazoduc qatari poussé par les Etats Unis est une information qui n’est pas reprise par les médias…
        Informer n’est pas coller des étiquettes moralisatrices, c’est rapporter des faits. Nos médias sont censés nous informer, mais ils sont utilisés pour nous indiquer ce que nous devons penser. Dès lors, les informations non cohérentes avec cette « pensée unique » doivent être « contrôlées »…

        1. oui sont utilisés ou biaisés car non pluralistes ce qui peut être circonstantiel.

        2. « Qu’il soit méchant n’est pas une information. Qu’il ait réprimé la révolte de son peuple en est une. »

          C’est un début, mais j’irais plus loin : que Poutine, Castro, ou Trump soient des méchants nous fait une belle jambe. Ce qui importe, c’est à quel point les structures d’un pays leur permet de devenir des dictateurs et à quel point ils sont dangereux. Et qui peut prétendre que le peuple est gentil (et qu’il faut armer des rebelles extrémistes pour renverser le régime).

          De ce fait les étiquettes moralisatrices sont stupides et le plus souvent des manipulations colportées par des idiots utiles. Et si ces gens sont infréquentables, c’est le principe du commerce d’état à état ou d’entreprise à état qu’il faut remettre en cause.

          1. +1000
            En fait ici « l’information » sert à détourner le peuple des vrais problèmes. Quand on parle du méssant massin qui doit partir, on oublie que le crétin au pouvoir devrait filer le plus vite possible pour le bien du pays avant de recevoir des coups de pied au cul.

            À la fin du 2ème trimestre 2016, la dette publique s’établit à 2 171 milliards d’euros (Md€), en hausse de 32 Md€ par rapport au trimestre précédent.
            ces 32 Md€ supplémentaires :
            32000000000 / 65000000 soit cadeau 492 Euros par français
            32000000000 / 21000000 soit cadeau 1523 Euros par travailleur.

            Juste pour 1 trimestre ❗

  5. Buzzfeed (site de propagande gauchiste) est le site qui a commencé à développer la théorie comme quoi Clinton a perdu à cause de fausses informations sauf qu’il a truqué les données pour appuyer cette théorie: http://dailycaller.com/2016/12/09/buzzfeed-caught-citing-fake-data-in-its-fake-news-won-the-election-for-trump-argument-again/?utm_campaign=atdailycaller&utm_source=Twitter&utm_medium=Social

  6. Partagé…
    Certes il y a une volonté troublante de contrôler l’information contre laquelle il me semble légitime de s’insurger… pour le reste…je ne crois pas montabert parce que c’est montabert..
    Des emails obtenus on ne sait comment sont toujours douteux, ils constituent au mieux et sans confirmation une CAUSE d’investigation…

    Divulguer des emails privés…ça me pose problème, et reste injustifié à mes yeux à moins que cela révèle des activités criminelles,dans lesquelles les petits mensonges qui permettent de conserver une vie privée n’entrent pas,
    Les personnes publiques ont aussi droit à une vie privée…

    Et si il y a suspicion légitime ..il y a enquête de la part de la justice et procès…sans procès en bon et due forme..présomption d’innocence.

    L’élection de trump est intéressante pour la mise en évidence de l’absence de neutralité des médias… c’est important..mais au passage ,ça ne fait pas de trump un ange ou un bon président.

    1. « Des emails obtenus on ne sait comment sont toujours douteux » sauf qu’ici, ni podesta ni Clinton ni le parti démocrate n’ont jamais prétendu que ces mails étaient faux. S’ils étaient faux, Clinton ou podesta l’aurait affirmé ce qui n’est pas le cas. Niez de la véracité des mails me paraît ridicule à partir du moment où même les victimes des révélations n’affirment pas que ces mails sont truqués. En plus, il existe des moyens en informatique pour vérifier l’authenticité des mails.
      Les mails ont été validés par la cryptographie : https://www.wikileaks.org/DKIM-Verification.html il est important de préciser que si on ne sait pas qui est lé hacker, on sait comment il a procédé. Par simple phising. C’est d’une facilité déconcertante. Podesta est un incompétent en terme de sécurité informatique. Ces mails ont été hackés de manière ultra simple. Il ne faut pas être un grand hacker pour hacker les mails de podesta. Il semblerait que ce soit un hacker russe qui ait fait cela.
      Clinton a accusé la Russie de vouloir manipuler l’élection, elle ne l’a pas accusé d’avoir monter de faux mails.

      « Divulguer des emails privés » ces mails concernent la vie publique, il s’agit très majoritairement de mails parlant de choses publiques qui concerne tout le monde. Donc dur d’invoquer la vie privée pour s’offusquer de ces mails.
      Normalement ce genre de mails ne devraient pas publiquement être dévoilés mais là il y a une certaine légitimité car Clinton est protégée par les médias et la justice. Si Clinton n’avait pas été Clinton mais une personne normale, elle serait en prison à l’heure actuelle. Celui qui a enquêté sur les mails c’est le directeur adjoint du fbi qui a une femme qui a été une ancienne candidate démocrate financée par Clinton. Vive le conflit d’intérêt. La publication de mails a révélé que le procureur en charge de l’affaire en utilisant son mail personnel mettait au courant l’équipe de Clinton. Alors désolé mais on peut avoir de doutes sur la justice quand on sait que ceux qui dirigent l’enquête sont soit des proches de Clinton soit des gens qui ont un conflit d’intérêt.
      Lé rapport du fbi est ridicule . Il dit clairement que Clinton est coupable mais recommande de ne pas poursuivre car il n’y aurait pas eu d’intention criminelle ce qui est faux car les mails ont été délibérément effacé cela a été prouvé qu’il était impossible que les mails aient été effacés par erreur.

      1. je ne place pas dans les détails ici mais pose des question sur la méthode même un email concernant la vie publique est encore privé..la seule fois où la divulgation d’un email me semble légitime est quand elle met à jour la possibilité d’un crime.
        Je ne veux pas faire de procès d’intention , c’est tout.

        il faut assumer aussi ses positions, vous dites il y a crime, il est prouvé et rein ne se passe, vous déclarez donc que le système qui doit enquêter sur les crime et les juger est pourri…soit…c’est sur cela qu’il faut insister…faire appel à des juristes les mettre devant les faits.

        1. Du coup, quid des emails et des fichiers récupérés illégalement par diverses administrations fiscales pour fliquer le contribuable généralement moyennement fortuné (il n’y a jamais trop de milliardaires dans ces listes, seulement des millionnaires)…

          Deux poids deux mesures ?

          1. Deux poids deux mesures ?

            Quoique, avec certaines personnes, cela « deux poids, quatre mesures » …

        2. Non un mail concernant la vie publique n’est pas privé.
          Quant à la couleur des chaussettes de Clinton, cela ne nous intéresse pas tout comme un RDV pour aller voir une pièce de théâtre.

          1. Bien au contraire, le RDV pour aller voir une pièce de théatre nous intéresse…qui a payé la place ? Qui a payé les parties fines de DSK et de certaines fédérations du parti actuellement au pouvoir ?

            1. ce n’est pas ce que je dis…que la police ou des journalistes veulent savoir qui a payé les parties fines de DSK me semble normal car cela peut conduire à la découverte d’une forme de corruption..qui est un crime…les positions du journaliste et du policier /juge sont d’ailleurs différentes, un journaliste peut se considérer légitime à dénoncer l’hypocrisie,et le mensonge…
              Pour le reste non…si il n’y pas de crime, un email c’est privé, le divulguer est hors exception inacceptable…
              Mais tout dépend de la distinction entre vie publique et vie privée…. eh bien je considère qu’en email est, a priori sauf volonté de l’expéditeur et du récipiendaire , privé…

              Bon admettons que clinton ait bien donné à sa directrice de campagne des informations confidentielles concernant la santé nationale us..ça c’est criminel ou délictueux.. je n’ai pas de problème avec ça…
              De m^me qu’un email peut prouver un mensonge…car prouver la connaissance d’un fait…
              sauf que fouiller la dedans c’est le travail de la police ou de journaliste profession soumises à des codes de conduite sur le sujet.

              Non désolé la divulgation d’emails est a priori inacceptable…Il soit toujours avoir une justification sinon celui qui le fait doit subir au minimum une condamnation morale.

  7. Un exemple pour illustrer la désinformation des grands médias. Tous les médias ont dit que pudzer, le ministre de travail nommé par Trump est un patron anti travailleur tout cela en sortant une phrase qu’il a dit hors de son contexte. C’est bien sûr faux. https://t.co/WDjGhYx7C3

  8. Et dans cette contre-attaque de l’Empire du Bien le brave petit soldat France est exemplaire. Admirons le travail de notre gouvernement qui par Mme Rossignol s’attaque directement à cette désinformation ! Évidemment par la loi, et oui je pense que la proposition de délit d’entrave à l’IVG relève également de ce délire gauchiste de destruction des voix discordantes, de ce point de vue là la France qui est déjà rendu à l’étape – légiférons! – fait figure de très bon élève.

  9. “The man who reads nothing at all is better educated than the man who reads nothing but newspapers.”

    ― Thomas Jefferson

  10. Curieusement l’Empire médiatique diffuse lui des nouvelles faussées !

  11. Pour illustrer la maturation de l’Union des Républiques Soviétiques Européennes en une dictature stalinienne paranoïaque, souffrant du syndrome de l’assiègement médiatique, rien ne vaut la lecture des textes adoptés dans sa maison de retraite à Strasbourg :
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-2016-0441&format=XML&language=FR

  12. A croire qu’ils n’ont rien compris à la victoire de Trump… Qui n’est pourtant pas bien compliquée, comme le commentait un des rares journalistes de MSNBC dont j’ai oublié le nom au lendemain des élections: l’Amérique « du milieu » va mal, et tout les MSM s’en contrefoutaient et se persuadaient du contraire. Là, ils persistent et signent. Les « medias alternatifs » et l’alt right sont pourtant des mouvements bien creux, qui surfent sur les émotions, il suffirait simplement de relater la vérité avec une analyse lucide pour que leur soufflé s’effondre…

    1. Il y a une information parue aujourd’hui – et qui va surement être rapidement enterrée : le recompte des voix du Wisconsin confirment que Trump est gagnant. Les écologistes ont financé ce recompte parce que … parce que c’était statistiquement scientifiquement impossible. Raté ! Chez nous, c’est plus simple : quand les statistiques montrent que l’Allemagne de pollue pas, c’est que c’est vrai.

      1. Merci. J’en parlerai à une connaissance.

  13. Obama, Merkel, Hollande…sous des discours bienveillants, la tendance du totalitarisme n’est pas loin !
    Journaux et médias rachetés par des banques et des milliardaires sont soutenus financièrement par nos états…et on voudrait nous faire croire qu’ils sont transparents et indépendants…et qu’il ne faut écouter qu’eux.
    Vive Internet et ces nouveaux sites qui sont une bouffée d’oxygène pour nous aider à réfléchir sur le monde qui ne tourne pas rond, ce que ne permettent plus notre presse papier ni radio ni télé.

    1. Oui, j’en arrive à changer de chaîne, même avec TF1-pravda.

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