Présidentielle : où va la « transition énergétique » ?

La transition énergétique vers le nucléaire (énergie fissile) s’inscrit dans l’évolution de notre civilisation car elle seule permet une réduction importante de la consommation des énergies fossiles.

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La centrale nucléaire de Cattenom By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0

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Présidentielle : où va la « transition énergétique » ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 décembre 2016
- A +

Par Michel Gay.

Présidentielle : où va la "transition énergétique" ?
By: Gilles FRANCOISCC BY 2.0

La transition énergétique a-t-elle bien pour objectif de diminuer, voire de stopper, la consommation des énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole) ?

Si oui, alors il faut adopter au moins une énergie capable de s’y substituer. Elle devra apporter un service équivalent, être économiquement viable, abondante, moins polluante, et durable.

Les énergies diffuses intermittentes et non pilotables comme l’éolien et le photovoltaïque sont disqualifiées d’entrée puisqu’elles nécessitent des centrales à combustibles fossiles en soutien de leurs intermittences, souvent aléatoires. De plus, leurs faibles productions erratiques difficilement stockables ne permettent pas de répondre aux besoins en énergie de la plupart des nations.

La formidable mais rare énergie hydraulique suppose un réseau important de fleuves, de rivières et de grandes vallées de stockage par rapport à la population d’un pays. Seuls quelques rares petits États répondent à ces particularités, comme la Norvège (5 millions d’habitants) ou la Suisse (8 millions d’habitants).

À quelques rares exceptions près (géothermie en Islande par exemple), les autres sources exploitables d’énergies dites « vertes » (biomasse, marées,…) resteront marginales pour produire de la chaleur et de l’électricité.

Que reste t-il ?

Il reste l’énergie nucléaire qui est une énergie disponible, abondante, puissante, massive, pilotable, propre et inépuisable à l’échelle humaine (quelques milliers d’années avec la surgénération). Elle produit majoritairement de l’électricité qui pourrait se substituer aux énergies fossiles dans les moteurs, les transports et le chauffage.

Le charbon, le gaz et le pétrole devront être réservés à des usages spécifiques comme, par exemple, la chimie et l’aéronautique qui en seront dépendants pendant encore longtemps.

La transition énergétique vers le nucléaire (énergie fissile) s’inscrit dans l’évolution de notre civilisation car elle seule permet une réduction importante de la consommation des énergies fossiles. Pour atteindre cet objectif, les autres sources d’énergies sont des impasses ruineuses, ou resteront marginales.

Les candidats à l’élection présidentielle et leur entourage en sont-ils conscients ?

 

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  • Nucléaire propre? Fallait oser. Abondant? Tant que durera la Francafrique.
    Surgeneration? Un procédé de laboratoire non validé malgré les années et les milliards.
    C comme la dette: nos arrières petits-enfants gèreront…

  • C’est quoi la transition énergétique? Je peux comprendre que la décision de diminuer les émissions de CO2 fossile soit prise…et on peut alors MESURER les effets d’un politique, d’un autre coté je vois que les allemands sont vus comme les leaders de la transition énergétique …et je ne vois rien de particulier pour le moment à leurs émissions

    si je reprends wiki pedia…

    La notion de transition énergétique est un volet essentiel de la transition écologique, elle désigne le passage du système énergétique actuel utilisant des ressources non renouvelables vers un bouquet énergétique basé principalement sur des ressources renouvelables ; ce qui implique de développer des solutions de remplacement aux combustibles fossiles, qui sont des ressources limitées et non renouvelables (à l’échelle humaine). Certains y ajoutent les combustibles fissiles (matières radioactives telles que l’uranium et le plutonium). La transition énergétique prévoit leur remplacement progressif par des sources d’énergies renouvelables pour la quasi-totalité des activités humaines (transports, industries, éclairage, chauffage, etc.).

    S’il vous plait..arrêtez d’utiliser des notions creuses comme la transition énergétique.

    Le nucleaire a des avantages et des inconvénients..
    Le concept de transition énergétique permet juste d’éluder la question de l »efficacité sinon la pertinence des politiques tendant à réduire les émissions de CO2 fossiles.
    SI vous vous placez sur le plan de la défense politique du nucléaire,je me permets de vous suggérer une autre démarche, vous commencez par évaluer la pertinence de diminuer les émissions de CO2 pour la France, en gros vous nous expliquez de combien et pourquoi la France doit diminuer sa consommation de fossile, n’omettez pas le combien ça va coûter ou rapporter et à qui…
    Il est très périlleux de faire reposer un choix sur des considérations essentiellement politiques tant nationales qu’internationales et surtout si vos voulez faire financer le contribuable.
    La question que je me pose aussi quand je lis les articles de Monsieur Gay est à qui s’adresse t il? Au contribuable que je suis ? au citoyen qui doit se prononcer sur des dépenses publiques? directement à nos décideurs ? à des investisseurs privés? Mystère…
    Un fois admis l’idée que les émissions de CO2 doivent être diminuées de X%, le choix entre intermittent et nucleaire n’est pas aussi simple que cela. La question est économique et spéculative.
    Il me semble que la réalité du marché de l’électricité est son extreme variabilité et en conséquence, la grande variabilité de la valeur à la vente d’un kWh…Et l’important reste d’etre capable de vendre du jus au moment où les gens en veulent. Le nucleaire a de l’inerte les intermittents sont intermittents…si la nature de la demande ne change pas…sans moyen de stockage ou sans pilotable rapide , les deux ont leur problème, non pilotable tu vas brader ton jus..la rentabilité repose là dessus…

    Il y a de la spéculation…ne faites pas le malin à dire voila la solution…

    • ceci dit en tout état de cause..sans stockage, les intermittents me posent problèmes…

      • Actuellement nos barrages hydrauliques permettent de stocker l’électricité éolienne si nécessaire. Une intermittente pilotable pallie une autre intermittente non pilotable. Ca marche tant que l’éolien n’est pas trop développé. Mais si on continue à faire pousser les moulins à vent, l’hydraulique ne pourra plus absorber à elle seule les variations de l’éolien.

        • Oui, pour quelques heures seulement, mais pas pour 1 semaine ❗ La centrales à fuel, gaz et charbons indispensables.

        • Ça suppose aussi une capacité de stockage considérable dans les retenues de ces barrages : en période de fonte des neige, quand ils sont déjà aux limites, pas facile d’y remonter plus d’eau au prétexte de stocker l’énergie éolienne…

        • nos barrages hydrauliques permettent de stocker l’électricité éolienne si nécessaire

          Non, même utilisé à fond, ça ne représente que quelques pourcents des besoins.

  • Bah, sans transition énergétique, plus personne ne se baisserait pour pomper du gaz ou du pétrole, nos forets seraient des zones sauvages a l’État brute,des millions de personnes sans aucunes ressources….. la guerre serait a notre porte.
    A part pour ces raisons, je ne vois pas pourquoi ce machin existe …..sûrement un truc pour préparer le monde a la prochaine révolution technologique, la fusion.

  • Le Brésil n’est pas un petit pays, son énergie est essentiellement hydraulique, et son potentiel en barrages est loin d’être saturé ! Le solaire à encore un potentiel de productivité considérable : dans les pays chauds ou le principal usage de l’électricité estla climatisation il a toute sa place. En France, la place centrale du nucléaire est de bon sens, sois réserve qu’on sache en maintenir les coûts au niveau qu’il a eu jusqu’ici. Il n’y a pas une solution universelle mais un ensemble de possible à marier avec les contraintes et les opportunités de chaque région.

    • Tout à fait. On pourrait d’ailleurs développer un peu plus l’hydraulique si les écologistes ne s’opposaient pas au moindre barrage.

  • Avenir : nucléaire + solaire + stockage!

    Comme dit précédemment, le nucléaire a un gros défaut : l’inertie. Certains électriciens disent que le nucléaire assurera probablement la production « en base », c’est à dire le minimum annuel de la demande où les réacteurs peuvent tourner à leur pleine puissance 7j/7 sans discontinuer. Bref quand ils sont utilisés à leur maximum, et pas comme maintenant en France où 60GW sont actifs l’hiver et seulement 30GW l’été. Le taux de charge français est alors de 70% « seulement »

    Ainsi le nucléaire (actuel) a une inertie telle qu’il ne peut suivre toutes les variations de la demande (notons toutefois que l’EPR a une flexibilité accrue sur le primaire de 15% alors que c’est 5% avec les REP). Certes ces « défauts » sont en partie actuellement palliés par l’exportation, ou le stockage en STEP (notamment 10GW en France). Mais avec notre consommation « intermittente », on arrive à la même problématique que les productions intermittentes : le stockage !!

    Ainsi, au delà de cette production en « base », le solaire a de grandes chances d’être la puissance d’avenir, au fur et à mesure que les stockages journaliers et hebdomadaires deviendront abordables. Le solaire a l’avantage énorme d’avoir une inertie « nulle », et de pouvoir être circuitable (et court-circuitable) au réseau instantanément et surtout à la demande. Ainsi il peut être surdimensionné et rester capable de suivre instantanément la consommation ( stockage inclu) par déconnexion de la production (tout le contraire du nucléaire). Les zones déjà bétonnées en France offrent déjà 1000 GWc sans déforestation ni spoliation des terres agricoles restantes. Le cout des panneaux deviendra marginal.

    C’est souvent où on ne les attend pas que les révolutions arrivent. La révolution du stockage va probablement changer la donne ( stockage gaz ou hydrogène ou batterie ou autre dispositif dont on ne soupçonne pas encore l’existence ). Surtout qu’avec l’électrification des transports, la demande électrique va être très supérieure à celle qu’on connait aujourd’hui. Et le nucléaire probablement encore de beaux jours devant lui

    • Le solaire PV est une hérésie. Il produit au maximum en été quand la demande est beaucoup plus faible qu’en hiver et que les moyens de productions dimensionnés pour l’hiver et ses pics de consommation sont sous-utilisés. Et en hiver sa production est marginale quand la consommation est élevée. En plus son coût est exorbitant ! De la folie pure et dure.

      • Justement non, vous vous trompez. Peut-être n’ai-je pas été clair. Le tout est de dimensionner la capacité pour l’hiver et de court-circuiter le trop plein l’été. Marginale l’hiver ? 5 x moindre d’accord,mais je ne trouve pas ça n’est pas « marginal » ! A nos latitudes, on peut incliner plus intelligemment les panneaux ( au Sud, 60°) afin que la production soit un peu plus grande l’hiver et un peu moins grande l’été; c’est ce qui se fait pour l’autoconsommation. ou alors avec des suiveurs, mais là ça coûte cher. Actuellement, c’est incliné comme vous dites pour une production max l’été car l’électricité est réinjecté dans le réseau à tarif d’achat fixe ( décorrélé de la demande); et c’est stupide, sauf pour les gens qui profitent de cette manne financière subventionnée. Pour que ça fonctionne, il faudra un unique opérateur solaire PV pour toute la France qui gérera les court-circuitages, et pas des producteurs disséminés qui injectent tous comme des ânes dans le réseau.

        Quant au coût du PV, il n’est pas exorbitant et il va baisser d’année en année (actuellement 14cts le kwh avec stockage journalier).

        • bleubv: Le tout est de dimensionner la capacité pour l’hiver

          Et il suffirait d’empiler des briques pour atteindre l’orbite avec un ascenseur.

          C’est quand on sort la calculette que cette idée, comme le PV devient ridicule.

          • Comme vous voulez! Mais Regardez juste le tableau à la fin : http://www.photovoltaique.guidenr.fr/III_effet_inclinaison_module_photovoltaique.php

            C’est n’est pas si saugrenu que cela. Avec une inclinaison à 60°, c’est quand même beaucoup plus lissé sur toute l’année. Et on est grosso modo à 75 kwh/m². Bref, idem qu’avec un panneau incliné à 30°, sauf qu’on évite le pic estival qui ne sert à rien !!!

            Alors, ça vous laisse bouche bée, non ?

            • bleubv: Alors, ça vous laisse bouche bée, non ?

              C’est le moins qu’on puisse dire !
              Vous n’avez strictement RIEN compris aux problèmes du PV.

              • Vous ne savez dire que cela ? … plus loin vous dites « LE problème du solaire c’est l’intermittence et donc le stockage à moyen/long terme ».
                « Moyen », « long » terme ? Kesako ? Il semble pour ma part que vous n’avez rien compris aux problème du stockage.

                • Moyen c’est minimum une semaine pour les hautes pressions hivernale, longue c’est saisonnier.
                  En bref, vos machins mêmes avec le meilleur rendement du monde fournissent une énergie faible et qui vous laisse tomber aux moments ou vous en avez le plus besoin.

                  Sortez la calculette, vous verrez.

    • Pas besoin de révolution du stockage pour stocker l’énergie solaire puisque le système optimal de stockage est déjà connu. Il s’agit du pétrole. Mais il semble que vous n’en soupçonniez pas l’existence.

      • Vous voulez dire le stockage en gaz ? Ca je connais ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Conversion_d'%C3%A9lectricit%C3%A9_en_gaz ) . Mais stockage en pétrole (ou au charbon ), pas sûr qu’une techno arrive à faire ce qui a mis des millions d’années à se former ?

      • Et en 300 ans on aura consommé ce que la nature aura mis des millions d’années à produire, au détriment des générations futures dont on se fout éperdument. Bravo !

        • On aura consommé en 300 ans les ressources non renouvelables pour inventer l’informatique, aller sur la lune, développer des dizaines de pays et sortir des milliards de gens de la misere la plus crue.
          On aura plutot investit ce que la nature nous a légué pour développer les solutions énergétiques de demain : d’autres sources de nucléaire plus propres (thorium), fusion nucléaire….

        • Jacques ALLIER: au détriment des générations futures

          Des millions d’innovations qui accélèrent par un facteur dix ou cent les capacités innovantes de l’espèce ce n’est pas « au détriment ».
          Des milliards de tonnes de pétrole ont été claqué pour que vous puissiez écrire sur votre ordinateur ça n’a pas été à votre « détriment »ni au « détriment » des scientifiques et ingénieurs qui préparent les solutions du futur.

          Des solutions énergétiques existent et de nouvelles émergentes constamment, elles ne sont justes pas compétitive actuellement donc, strictement rien, n’est « au détriment des générations futures ».

          Malthus est mort ruiné parce qu’ils n’avaient rien compris, rien vu et vous marchez droit dans ces traces.

      • Ou le gaz méthane synthétique 🙂

  • Je crois connaitre votre position sur la filière thorium (nous en avions discuté à la C-COP22.
    Quid de la filière (uranium) à sels fondus ?
    Et à propos de sels fondus, ne serait-ce pas une solution pour pallier l’intermittence du solaire/éolien, via un stockage déjà plus « consistant », même si « insuffisant ».
    La fusion n’est-elle envisageable, à terme (2050?) que sous l’approche « ITER », ou bien d’autres pistes sont-elles explorées ?

  • Voila un article savamment construit, issu d’une personne qui sait de quoi elle parle.
    Un étudiant ingénieur que nous suivions en 1978 avait découvert que les principes d’automatismes connus ne s’appliquaient pas à l’énergie solaire. (Absence d’accessibilité à la source) C’est ce que les ignorants désignent par la non-pilotabilité. Maurice TOUCHAIS qui a conçu l’héliodyne à ALGER, (Concentrateur solaire atteignant 3500° en régime de travail et destiné à fabriquer des engrais azotés, opérationnel en 1954) proposait des solutions de REGULARISATION (rendre régulier). Mais on ignore les travaux de ces chercheurs et on ne parle que de stockage, solution très réduite de la régularisation nécessaire.
    La simplicité du PV a balayé les avantages des solutions thermodynamiques qui pourtant permettraient avec des dispositions spécifiques d’atteindre des rendements globaux entre 50 et 70%. Mais on ignore les livres écrits entre 1975 et 1983… puisque qu’absents d’internet.

    • Il n’est plus possible d’avoir un avis global et serein sur l’énergie: On peut faire semblant que Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima n’ont pas existé ou, comme déjà dit ici, il n’y a eu que 3 morts au Japon, par accident et sans effet de l’irradiation, mais la population n’y croit plus et a peur: c’est un fait, sans doute peu rationnel (quoique!). Qui veut s’acheter une propriété à côté d’une centrale nucléaire?

      De toute façon, ce n’est pas une solution pour les grands espaces africains: les seuls frais de câblage sont insurmontables et des sources d’énergie locales sont plus rationnelles.

      La fusion, c’est bien gentil, mais ça fait au moins 35-40 ans que 2 spécialistes m’en ont expliqué les principes!
      On voit bien que le photovoltaïque apporte cette possibilité de produire « son » énergie qui fera « le plein » de son véhicule électrique par batteries domestiques (Tesla ou Schneider).

      Et qui peut prévoir les progrès qui auront encore lieu? Qui croit tout ce que raconte l’A.S.N.?

      Michel Gay est pro-nucléaire exclusif, opposé à tout « renouvelable »: c’est, à mon avis, trop « fermé ».

      • On est bien d’accord ! La moquerie faisant l’objet de ma première phrase n’était peut-être pas forcément la plus adaptée à mon irritation !

      • « Michel Gay est pro-nucléaire exclusif, opposé à tout « renouvelable » »

        C’est aussi absurde que de prétendre qu’il serait contre un médicament universel qui marche.
        Michel Gay et moi-même somme opposé aux « solutions renouvelable » actuelle prônées par les verts et qui ne marchent pas du tout.

        Jacques ALLIER ce fait le porte parole d’un génie « incompris » (M. Touchais) dont les solutions « miraculeuses » datant de 1970 règleraient tous les problèmes. Mais le fait est que la piste du thermodynamiques solaire est aussi explorée depuis 40 ans (9000 GWh installés) par des gens qui ne sont pas spécialement des imbéciles et ça ne règle rien du tout, le stockage est bien trop éphémère pour pallier l’intermittence.

        • Ilmry, c’est beaucoup plus facile de se moquer que de chercher à s’informer. Pourtant, vous allez dans le bon sens en disant que le stockage (sous entendu thermique) est insuffisant pour pallier l’intermittence. C’est très exactement ce que j’ai dit: le stockage est un procédé particulier et limité de la régularisation.
          Quand aux soi disantes recherches sur les procédés de captation permettant des procédés thermodynamiques au moins égales aux meilleures centrales thermiques actuelles, désolé, mais je ne vois pas. C’est m^me une régression auquel on assiste. Alors qu’il y a 50 ans on cherchait à se rapprocher d’un foyer solaire, désormais on superpose des images du soleil sur une bassine posée au sommet d’une tour de 160 mètres, procédant en cela à une dilution de l’énergie réfléchie.
          Avez-vous entendu parler d’insolateurs à concentrateurs, de multiparaboloïdes, de paraboloïdes grand angulaire, de miroirs segmentés, de foyers solaires en dépression… On ne fait que ressasser ce qui était déjà connu il y a 50 ans et encore. En 1965, la station à miroirs de Fresnel de Marseille des professeurs PERROT et FRANCIA délivrait de la vapeur à 550°, celles actuelles arrivent péniblement à 350 ! Alors que l’énergie solaire est de l’énergie quasiment à l’état pur permettant théoriquement des températures voisine de 6000° (si l’on savait faire un capteur sans pertes) que fait-on aujourd’hui alors qu’il n’y a jamais autant eu d’argent pour la recherche.
          Récemment j’ai téléchargé un cours destiné aux enseignants-chercheurs du Maroc. Bien qu’issu d’un laboratoire qui fut prestigieux, ce cours était affligeant de concepts éculés, connus de tous, reprenant des illustrations non pas issues de ce laboratoire, mais glanées sur différents rapports circulant sur internet.

          • Jacques ALLIER: concentrateurs, de multiparaboloïdes, de paraboloïdes grand angulaire

            En quoi tout ce que vous écrivez résout-il les problèmes de l’intermittence du solaire ?

            Jacques ALLIER: C’est m^me une régression auquel on assiste.

            En augmentant la température, on améliore le rendement du cycle de Rankine, mais on augmente aussi les dissipations thermiques vers l’environnement sur le réseau de capteurs. L’optimum se situe approximativement 300°C, et c’est précisément à cette température que le fluide caloporteur est amené.

            Ingénieurs et scientifiques travaillent depuis 40 ans à résoudre des problèmes de production dont vous n’avez visiblement aucune idée.
            Vous êtes resté coincé dans les années 70.

            • De grâce informez-vous avant de prendre un ton doctoral qui pour la circonstance est inapproprié. Je vous conseille le livre « l’énergétique solaire » paru en 1986. Il en existe quelques exemplaires dans certaines bibliothèques universitaires. Vous serez étonné de découvrir des schémas et des principes dont vous n’avez pas idée.
              A propos des pertes dans l’environnement dont vous parlez, les dispositifs proposés récupèrent précisément les diverses chaleurs perdues (canalisations évidemment, mais aussi les pertes des foyers thermiques, des surfaces réfléchissantes, et l’énergie non interceptée par les concentrateurs) pour ce qui concerne celles issues du seul système de captation.
              Cette énergie récupérée est utilisée telle quelle ou revalorisée en température si nécessaire.

              • Jacques ALLIER: un ton doctoral qui pour la circonstance est inapproprié

                Non, je vous explique que l’utilisation de « basses températures » dans les centrales actuelles n’est PAS le signe d’une « décadence de la technologie » mais une réponse d’ingénierie scientifique à des problèmes pratique dont vous n’avez strictement aucune idée.

                Jacques ALLIER: les dispositifs proposés récupèrent précisément les diverses chaleurs perdues

                Oui, yaka, faucon et « savoir perdu ».

                Jacques ALLIER: Cette énergie récupérée est utilisée telle quelle ou revalorisée en température si nécessaire.

                Troisième fois: LE problème du solaire c’est l’intermittence et donc le stockage à moyen/long terme.
                Vous vous obstinez à regarder le doigt alors que c’est la lune qu’il faut voir.

                • On va arrêter là le dialogue de sourds.
                  Pour adapter le diagramme des puissances primaires (variable et aléatoire par essence) à celui des puissances secondaires (variables également), il est nécessaire de disposer, en fonctionnement simultané, d’un couple contrôlable production d’énergie (primaire ou secondaire) et consommation d’énergie secondaire qui vient superposer son diagramme de puissance secondaire à celui des besoins à assurer afin qu’il s’adapte au total du diagramme de la puissance primaire. Ce processus s’appelle la régularisation.
                  On voit immédiatement qu’actuellement on en est très loin puisque tous les systèmes fonctionnent au fil du soleil !
                  Pourtant le problème n’est pas nouveau, les électriciens le connaissent depuis Edison ! Ce qui est nouveau c’est la prise en compte de l’importance de la fluctuation de la source solaire (qui continuera de fluctuer tant que la terre tournera autour du soleil).
                  Lisez le livre pré-cité ! Seulement après on pourra discuter utilement.

                  • Jacques ALLIER: et consommation d’énergie secondaire qui vient superposer son diagramme de puissance secondaire à celui des besoins à assurer afin qu’il s’adapte au total du diagramme de la puissance primaire. Ce processus s’appelle la régularisation.

                    Magnifique amphigouri, vous racontez n’importe quoi.

                    Jacques ALLIER: Seulement après on pourra discuter utilement.

                    Non.

        • « C’est aussi absurde que de prétendre qu’il serait contre un médicament universel qui marche.
          Michel Gay et moi-même somme opposé aux « solutions renouvelable » actuelle prônées par les verts et qui ne marchent pas du tout. »
          si les solutions simples et uniques à des problèmes compliqués marchaient, cela se saurait depuis longtemps, cependant c’est dans l’air du temps de vouloir envisager les solutions d’une façon simplistes

          • fred: si les solutions simples et uniques à des problèmes compliqués marchaient, cela se saurait depuis longtemps

            Vous m’enlevez les mots de la bouche.
            Mais n’êtes-vous pas celui qui pense qu’il suffit d’émettre quelques normes RT pour que l’énergie gratuite devienne réalité ?

            • « Mais n’êtes-vous pas celui qui pense qu’il suffit d’émettre quelques normes RT pour que l’énergie gratuite devienne réalité ? »

              l’énergie gratuite ? Qui a bien pu vous mettre cette idiotie en tête, le but des RT sont principalement de diminuer les consommations de chauffage, en aucun cas de faire de l’énergie gratuite. c’est simplement d’éviter de gaspiller l’énergie que l’on dépense. Il a déjà été largement prouvé qu’un bâtiment conçu intelligemment a des besoins de chauffage et de climatisation extrêmement faibles. Pour le reste, une production locale peut assurer une bonne partie des besoins en énergie dans des conditions économiques intéressantes par rapport au prix de détail.
              Cependant, de penser que tout ceci est gratuit me semble un peu étrange, c’est simplement un investissement qu’il faut bien financer.
              Il est cependant clair que la rentabilité de ce type d’investissement est fortement lié à l’évolution du prix des énergies. Pas grand monde en ce moment ne parie sur une baisse à long terme du prix des énergies

              • fred : l’énergie gratuite ? Qui a bien pu vous mettre cette idiotie en tête

                Je vous cite: « la RT 2020 va même imposer que les nouveaux bâtiments soient globalement producteurs d’énergie »

                • ah bon !!! Ce serait parcequ’un agriculteur produirait à un moment plus de pommes de terres qu’il n’en consomme que les pommes de terre seraient gratuite…… J’ai hate d’entendre la suite.

  • En somme, la transition dans la continuité.

  • Peu familier à laisser des commentaires, l’intérêt que nous portons à ce sujet me pousse aujourd’hui à le faire, non pour dire untel à raison et l’autre à tort, car cela apportera rien de constructif, selon moi.

    Je veux juste partager avec tous l’information qu’il existe depuis de nombreuses années des systèmes autonomes produisants de l’énergie, qui plus est en étant surunitaire, c’est à dire en produisant plus que leur besoin initial d’énergie pour fabriquer l’énergie attendue.

    Ils utilisent ou s’inspirent entre autres de ce que Nicolas Tesla avait démontré et aussi construit.

    J’ai voulu sur ce sujet et avec mon temps et mon propre argent faire le tri entre le faux et le vrai, sans m’arrêter aux commentaires que je pouvais trouver sur mon chemin de recherche disants que c’était impossible parce que ceci ou cela.

    Je me suis donc documenté puis je suis allé voir sur le terrain et questionner.

    Cela existe ET cela fonctionne. Et il y a même des solutions pertinentes en France.

    Libre à chacun de vous de croire ou de ne pas croire mes propos, mais maintenant c’est en ayant au moins eu une fois la connaissance de l’information.

    Il ne tient qu’à chacun de nous de faire la démarche dans ce sens pour vérifier ce que j’expose car nous sommes bien éduqué / programmé pour refuser juste d’entendre ce que j’écris.

    Je ne pense pas que ce sera le collectif qui fera le premier pas à ce sujet car les changements profonds que de tels systèmes engendreront impactent tous indivus sur le plan collectif, individuel, et avec, aussi le modèle de société qui est le nôtre à ce jour.

    Juste en premier niveau, imaginez votre quotidien sans aucun besoin d’acheter quelque chose à mettre dans un moteur pour avoir de l’énergie, tout comme dans votre maison ou l’entreprise où vous travaillez !!!

    Si comme moi vous pensez que le mot impossible est uniquement l’appelation utilisée pour les espaces de connaissances que nous ignoront encore, alors je suis convaincu que comme moi vous trouverez et irez voir par vos propres moyens ce que j’expose ic et prendrons conscience que les choses sont parfois bien loin de notre réalité et pas aussi tranchées.

    Pour conclure mon commentaire : la plupart des états et aussi les entreprises liées au secteur de l’énergie sont pour la plupart très au fait de tout cela. Ne croyez donc pas que je vous parle d’un scoop. FM

    • MANUEL: qui plus est en étant surunitaire

      Ah oui, le mouvement perpétuel…

      MANUEL: Libre à chacun de vous de croire ou de ne pas croire mes propos

      Il y a quelques milliers de vidéos youtube qui parlent de ces « secrets » et zéro personne qui produit sa propre énergie sur-unitaire et ne paie plus ses factures.

      A ranger au coté des licornes et bonnes fées…

      • Bonjour Limryn, si vous poursuivez la suite du copier coller que vous avez d’un morceau de mes propos  » Libre à chacun de vous de croire ou de ne pas croire… » vous avez avec juste après la solution pour rencontrer ce que vous appelez des Licornes.

        Merci de vos propos qui illustrent bien les résistances que nous avons tous en nous quand nous sommes confrontés à des sujets qui nous imposent de reconsidérer ce que nous appelons « notre savoir » et, comme ici, reconsidérer avec notre modèle de vie individuel et collectif.

        Il m’a aussi été difficile de mettre en oeuvre ce que je décris. Donc je comprends.

        Bien à vous et bonnes découvertes si vous décidez de renoncer à prendre pour argent comptant et sans esprits critiques tout ce qu’internet ou les médias dits officiels vous racontent.

        FM

        • MANUEL: vous avez avec juste après la solution

          Tu n’as écrit que ça mon petit : « imaginez votre quotidien sans aucun besoin d’acheter quelque chose ».

          MANUEL: Bien à vous et bonnes découvertes si vous décidez de renoncer à prendre pour argent comptant

          Je prends pour « argent comptant » la thermodynamique oui et toi et les autres hurluberlus payez vos factures d’énergies donc vous racontez n’importe quoi.

  • Transiter quoi ? pour quoi ?
    Situation au départ : 220-230/380-400 Volts sous 50Hz
    Situation d’arrivée : 220-230/380-400 Volts sous 50Hz
    Et il faudrait passer du charbon-pétrole-gaz à quoi? à l’électricité. Ou alors renoncer à utiliser de l’énergie, retour à la caverne, la chasse et la cueillette.
    Du point de vue de la consommation rien n’aura changé, sauf que ce sera bien plus cher parce qu’il faut produire pour consommer ET stocker, puis il faut déstocker pour consommer, ça demandera d’énormes redondances.
    Tout ça pour ça ?
    Canular supplémentaire : aucun bilan écologique ne pourra en être tiré, sauf, bien sûr, si l’on en a une idée préconçue. Il n’existe aucun indicateur objectif à ce sujet car tout est lié à la valeur qu’on attribue aux paramètres, un choix politique et/ou idéologique. Les dès sont pipés d’avance.
    Ha ! pardon ! il y a l’argument économico-social : la construction des pyramides a aussi donné du boulot à des ouvriers : que reste-t-il comme héritage culturel de l’ancienne Égypte ?

    • se passer d’énergie pour le chauffage , on sait faire et cela devient la norme, la RT 2020 va même imposer que les nouveaux bâtiments soient globalement producteurs d’énergie, la RT suivante imposera vraisemblablement un certain degré d’autonomie énergétique. Du coté consommation beaucoup de choses changent. On a su diviser la consommation de l’éclairage par 10, on est en train de contraindre les industriels à améliorer fortement le rendement des moteurs électriques par exemple. Tous ces éléments entraînent une modification de la structure de la consommation d’énergie.
      La transition énergétique c’est avant tout supprimer ou diminuer fortement la consommation la ou on sait le faire (la liste est longue). Si on prend par exemple l’eau chaude sanitaire, il y a 10 millions de cumulus électriques en france et ils commencent à être remplacés par des systèmes plus performants, cela aura de grosses implications sur la structure de la consommation électrique avec une diminution de la quantité d’energie pour cette fonction et une repartition horaire fondamentalement différente. Notre parc nucléaire ne sera plus adapté à cette nouvelle donne.

      • Ne rêver pas trop pour la future réglementation thermique de 2020, car vous serez déçu. On connaît les premières tendances et on est très très loin de bâtiments à énergie positive! Il y a le discours, et il y a les faits…

        • Je ne rêve pas, la tendance est bien la, dans les constructions neuves on dépasse maintenant systèmatiquement les critères de la RT2005 et les choses progressent rapidement. La baisse des prix et l’évolution de la réglementation font que le photovoltaique est rentable pour les particuliers en autoconsommation, pour des installations de l’ordre de 500w par habitation, cependant, le plus important reste la baisse des consommations dues au chauffage qui elles sont tout à fait au rendez vous

          • fred: Je ne rêve pas, la tendance est bien la

            Entre une amélioration des rendements et les wishful thinking que vous nous exposez il y a un monde.

            • Depuis 15 ans la consommation d’énergie primaire est sensiblement stable, ce n’est pas du qu’a des facteurs économiques, l’intensité énergétique a baisée et continue de baisser. Sur le long terme une baisse de la consommation d’énergie est plus que probable. C’est avant tout cela la transition énergétique, faire plus avec moins d’énergie. Les projections faites dans les années 80/90 sur l’augmentation constante des consommations d’énergie semblent devoir être révisées.
              Le secteur résidentiel est celui qui en France consomme le plus d’énergie, c’est aussi celui pour le quel des solutions existent pour réduire drastiquement les consommations sans perte de confort.
              Des actions simples et efficaces sont en cours, on peut regarder par exemple les vmc, les directives européennes leur impose maitenant un rendement minimal. Brutalement la consommation des vmc mises sur le marché à baissé de plus de 30 watts. Il s’en change un peu moins de 1 million par an en France. Le surcoût d’une telle vmc est amorti en 3 à 4 ans et sur 10 ans on gagne 1/3 de la production d’un réacteur nucléaire.
              si seules les vmc étaient concernées ce serait en effet un peu dérisoire, mais des dizaines de produits voient leur consommation baisser fortement.
              Il reste que le plus gros du travail est de faire baisser les consommations de chauffage que celui ci soit au gaz au fioul ou électrique, et cela, on sait le faire d’une façon très efficace.

  • « Les énergies diffuses intermittentes et non pilotables » ce qui semblerait être le cas pour notre nucléaire ces derniers temps…………

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