Brexit : le Royaume-Uni bientôt comme la Suisse avec l’UE ?

Publié Par Pierre Bessard, le dans Suisse

Par Pierre Bessard.

Les partisans libéraux du Brexit au Royaume-Uni ont souvent cité la Suisse comme exemple en marge de leur engagement couronné de succès. Et il est vrai qu’à bien des égards, la Suisse est un pays déconcertant : c’est non seulement l’économie d’Europe de loin la plus libre (au quatrième rang mondial derrière Hong Kong, Singapour et la Nouvelle-Zélande)1 et la plus compétitive2, mais les Suisses, avec les Danois, sont aussi les plus heureux au monde.3

Or la Suisse n’est membre ni de la zone euro, ni de l’Union européenne, ni même de l’Espace économique européen. Comment une telle impertinence est-elle possible, quand on sait de surcroît que la Suisse réunit trois grandes langues européennes sur son territoire et qu’elle est totalement encerclée par des États-membres des institutions européennes ?

Pas de nécessité d’appartenance à un bloc économique

Le premier constat qui s’impose est qu’il n’est pas du tout nécessaire d’appartenir à un bloc économique (et encore moins à un bloc politique) pour prospérer ou maintenir des relations commerciales ouvertes et constructives en Europe et dans le reste du monde. En fait, la Suisse applique des droits de douane nettement inférieurs à ceux de l’Union européenne vis-à-vis de ses partenaires commerciaux.

Elle est aussi plus ouverte que l’Union européenne aux entreprises de services (la place financière suisse, par exemple, qui représente 10% de l’économie, abrite plus de 140 instituts bancaires non-suisses). Dans le prolongement de cet état d’esprit, le gouvernement suisse a proposé récemment la levée unilatérale des droits de douane sur les produits industriels. Et si les accords commerciaux ne sont pas indispensables au libre-échange (qui requiert précisément de lever les barrières artificielles posées par les États), la Confédération suisse déploie des efforts importants, dans un monde réel forcément imparfait, pour favoriser l’accès mutuel des entreprises aux marchés.

C’est ainsi que la Suisse est membre fondatrice, depuis 1960, de l’Association européenne de libre-échange (sise d’ailleurs à Genève), et qu’elle est devenue membre, en 1966, de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (qui a abouti à l’Organisation mondiale du commerce, également sise à Genève). Surtout, la Suisse continue de conclure en toute indépendance des accords bilatéraux de libre-échange : les plus spectaculaires de ces dernières années incluent notamment le Japon et, dernièrement, la Chine.

Une liberté d’action inestimable

Au contraire des États-membres de l’Union européenne, la Suisse dispose de toute la latitude souhaitée pour mener la politique commerciale qui lui sied le mieux. Du fait de la très forte assimilation de l’économie suisse à l’économie mondiale, cette liberté d’action est inestimable.

L’Association européenne de libre-échange, que le Royaume-Uni avait quittée en 1973 pour rejoindre ce qui est aujourd’hui l’Union européenne, dispose pour sa part d’accords avec le Canada, le Mexique, le Pérou et le Chili, avec les pays du bassin méditerranéen (dont Israël, le Maroc et la Tunisie), les pays du Golfe (dont les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït), ainsi qu’en Asie, avec Hong Kong, Singapour et la Corée.

Un telle position ne s’improvise évidemment pas du jour au lendemain. Elle n’est pas non plus exempte d’embûches, ni de particularités moins reluisantes. Le gouvernement suisse a notamment avorté, il y a quelques années, des discussions exploratoires en vue d’un accord de libre-échange très prometteur avec les États-Unis, en raison de l’agriculture, qui représente certes moins de 1% de l’économie suisse, mais, pour des raisons à la fois folkloriques et stratégiques, bénéficie exceptionnellement d’un protectionnisme exacerbé. La Suisse a dû aussi avaler quelques couleuvres dans le cadre de ses relations de voisinage avec l’Union européenne. Et le vote des citoyens, en 2014, pour limiter la hausse de l’immigration (la population résidente non-suisse en Suisse représente entre-temps 25% de la population totale), fait aussi peser une incertitude sur certaines souplesses pour les entreprises.

L’avantage d’être la Suisse

Dans l’ensemble, cependant, la non-appartenance de la Suisse à l’Union européenne est un avantage indiscuté. C’est vrai en politique commerciale, mais aussi dans d’autres domaines. Le parlement suisse a toujours refusé de ratifier la Charte sociale européenne, par exemple, qui est considérée comme un programme implicite de destruction d’emplois. Les employeurs suisses ont toute la liberté de licencier, et donc d’embaucher, et les résultats parlent d’eux-mêmes : un taux de chômage comparativement bas (en particulier chez les jeunes), un taux de participation record au marché du travail et un degré élevé de satisfaction des employés.

La flexibilité du marché du travail suisse s’associe à un système de formation moins aveuglément académisé, qui permet une réelle intégration sociale des jeunes dès 15 ans dans les entreprises grâce au système de l’apprentissage : malgré la forte proportion de résidents issus de l’immigration, la criminalité locale, les ghettos, le communautarisme sont pratiquement inconnus en Suisse. Et si le législateur reprend certaines dispositions du droit européen ou vise l’équivalence réglementaire dans de nombreux cas pour faciliter les échanges, il n’y a pas d’automatisme ni d’inévitabilité.

La Suisse n’est pas non plus tenue par la jurisprudence des tribunaux européens. Par ailleurs, le secret le mieux gardé de sa stabilité institutionnelle et de sa compétitivité, à savoir l’autonomie étendue des 2300 collectivités locales et des 26 États fédérés (pour un pays de 8,3 millions d’habitants), confère à la gouvernance une proximité et un degré de responsabilité qui se reflètent dans la qualité des infrastructures, dans la retenue de la dépense publique et dans une fiscalité nettement moins pénalisante.

Pour quiconque raisonne en termes archaïques de pouvoir politique par le nombre, plutôt qu’en vertu du bien-être individuel des résidents d’un pays, la « petite » Suisse, bien sûr, n’est pas un exemple très parlant : elle n’est pas membre du G20 ou du G8, elle ne dispose pas d’un siège au conseil de sécurité des Nations Unies, elle doit s’accommoder des jeux de puissance des grands États moins bien gérés.

Et elle ne participe pas au processus décisionnel post-démocratique au niveau européen. Mais au-delà de ces prérogatives superficielles de dirigeants politiques dont les accomplissements majeurs comprennent le surendettement public et le chômage de masse, la Suisse est une alternative crédible. Elle montre que l’Europe de la diversité, de la compétitivité et de l’ouverture au reste du monde est non seulement possible, mais à tous points de vue préférable aux vaines postures, au centralisme et au bureaucratisme de l’Union européenne.

Le Royaume-Uni dispose de nombreux atouts propres, qu’il s’agisse de son héritage libre-échangiste et libéral (malheureusement mis à mal dans les faits par le socialisme fabien et travailliste), de sa relation atlantiste ou de son rayonnement dans le Commonwealth. La Suisse ne peut lui servir de modèle, mais, tout comme son ancienne colonie de Hong Kong, elle peut être une inspiration.

 

  1.  Indice Fraser de la liberté économique dans le monde (copublié en Suisse par l’Institut Libéral) (2015).
  2. La Suisse est la deuxième économie la plus compétitive au monde, derrière Hong Kong, et devant les États-Unis et Singapour, selon l’indice IMD (2016).
  3. Selon le World Happiness Report (2016) publié par les Nations Unies.
  1. Deux différences importantes entre la Suisse et le Royaume-uni :
    – le Royaume-uni est dix fois plus peuplé.
    – il y a 25% d’étrangers en Suisse !
    Or, le vote Brexit était justement motivé par le refus des immigrants, y compris européens et chrétiens !
    La Suisse est effectivement un modèle magnifique, mais le Royaume-uni du Brexit lui tourne le dos, hélas !

    1. Heu le débat sur les immigrants n’était qu’une composante mineure du débat…surtout quand ils sont qualifiés…le brexit est surtout la conséquence de :
      – les hauts fonctionnaires européens qui décident de tout alors qu’ils n’ont jamais été élus
      – de la non considération du vote des français et des néerlandais en 2005
      – de l’attitude de la france de flamby vis à vis de la « saine » gestion de ses finances menant l’union à la catastrophe à l’horizon 2020

      1. Je lis souvent cet argument qui met en cause les hauts fonctionnaires (Bruxelles en particulier) qui ne sont pas élus et ne seraient donc pas vraiment légitimes.
        Nos ministres ne sont pas élus pour ces fonctions, et certains ne sont pas élus du tout.
        Nos hauts fonctionnaire de Bercy, par exemple, qui sont en poste durant des décennies, qui préfèrent et rédigent eux-mêmes les projets de Loi de Finance, ne sont pas élus.
        Dans ce deux exemples, ces décideurs réels sont simplement nommés, et le sont parfois (souvent pour certains) en dépit du bon sens et des compétences requises.
        Nos commissaires européens sont nommés également, et sont donc tout aussi (peu ?) légitimes.

        L’Europe ne fait que reproduire ce que nous, en France du moins, avions déjà mis en place pour notre propre usage : des élections fantasques, mais une administration auto-reproductible non élue…

        Quant au non respect du vote de francais, c’est aussi une constante de nos élections locales et nationales, il n’y a pas de raison qu’il en aille autrement en EU…

        1. Et on assiste a « une grogne » (bisou la presse subventionnee) historique contre « le gouvernement ».

          Memes causes, memes effets, parallele logique.

        2. il y a quand même une différence : les français connaissent tous des fonctionnaires français, qui sont ni meilleurs ni pires que le reste des citoyens, et dont tout le monde peut faire partie, il suffit de passer un concours qui n’est pas considéré comme truqué. Le français n’aime pas l’administration, et souvent pas les fonctionnaires français, mais il ne les considèrent pas comme des aliens. Alors que ceux de Bruxelles, si.

      2. Heu rectifications les arguments que vous citez on été utilisés habilement après les résultats du vote pour tenter de calmer l’atmosphère et d’enfumer les les gens de la même manière.

        – les hauts fonctionnaires européens qui décident de tout alors qu’ils n’ont jamais été élus
        – de la non considération du vote des français et des néerlandais en 2005
        – de l’attitude de la france de flamby vis à vis de la « saine » gestion de ses finances menant l’union à la catastrophe à l’horizon 2020

        je trouve ça comique de faire passer vos raisons personnelles pour des facteurs majeurs d’explication du Vote 🙂

  2. Je ne comprends pas pourquoi la Grande-Bretagne, une fois sortie de l’UE n’aurait pas les mains libres pour devenir un énorme paradis fiscal ?

    1. Parce que la GB a toujours un énorme secteur public (NHS etc.) et donc d’énorme besoin de financement. Et que le peuple anglais est comme les autres : il adore le socialisme (la grande fiction à travers chacun rêve de vivre au dépend de tous les autres, le confort moral de la « justice sociale » en plus). Il l’a couvé à Oxford et Cambridge, il en a d’ailleurs goûté à forte doses bien avant la France ; évidemment ça se termine toujours mal et il faut faire appel à une Thatcher pour remettre les choses en ordre, et puis ça recommence …

      1. La grosse différence c’est que les anglais savent ce qu’est une entreprise et n’ont pas un système éducatif qui élève le fonctionnaire au rang de demi-dieu…

    2. Parce qu’àprès l’UE il y a d’autres entité comme l’OCDE qui sont très liberticide aussi.

  3. La Suisse n’est pas un modèle. La Suisse n’est pas souveraine au regard de sa monnaie. La volatilité du franc suisse n’est pas gérable par la Banque Nationale Suisse. Les exportations des sociétés qui produisent en Suisse sont menacées par le franc fort. Pour compenser le franc fort et donc compenser les aléas initiés par des pays tiers, les employés suisses doivent fournir davantage d’heures de travail et/ou accepter de gagner moins. Le recours constant à une main d’oeuvre immigrée considérable – main d’oeuvre qui est employée de facto à des coûts moindres que la main d’oeuvre suisse- est un levier de compétitivité qui a ses limites (25% de résidents étrangers). La Suisse a été contrainte d’accepter la libre circulation imposée par l’UE et a désormais moins de liberté pour sélectionner ses résidents étrangers. Par ailleurs l’absence de rendement des marchés et la baisse des taux ont conduit à une appréciation déraisonnable des actifs immobiliers dans de nombreux cantons. La Suisse s’aligne peu à peu sur la réglementation européenne en matière de blanchiment, de secret bancaire et de fiscalité car elle n’a pas le choix. Elle l’a fait dans un contexte favorable. En matière économique comme en matière de défense, elle bénéficie sans se l’avouer elle-même du bouclier des pays européens autour d’elle. La performance de l’économie réelle reste un point d’interrogation. En matière d’agriculture, c’est un choix clair, le paysan suisse coûte 5 fois plus cher que le paysan autrichien.

    1.  » La volatilité du franc suisse n’est pas gérable par la Banque Nationale Suisse. Les exportations des sociétés qui produisent en Suisse sont menacées par le franc fort.  »

      Aussi longtemps que je me souvient la Suisse a toujours eu une monnaie forte par rapport à toutes les autres devises que ce soit le Franc français, la lire italienne, et plus ou moins face au Deutch mark etc…

       » Pour compenser le franc fort et donc compenser les aléas initiés par des pays tiers, les employés suisses doivent fournir davantage d’heures de travail et/ou accepter de gagner moins.  »

      Mouais c’est pas forcement faux mais assez discutable. Comme je vient de le dire le franc suisse est une monnaie forte depuis plusieurs décennies face aux autres devises. La force de l’économie suisse vient de plusieurs facteurs. Liberté économique, excellents mains d’œuvre qualifiée, stabilité politique et sociale et gestion des dépenses publiques plus responsables.

       » Le recours constant à une main d’oeuvre immigrée considérable – main d’oeuvre qui est employée de facto à des coûts moindres que la main d’oeuvre suisse- est un levier de compétitivité qui a ses limites (25% de résidents étrangers).  »

      La pression sur les salaires n’est pas inexistante surtout dans le bâtiment ou la restauration mais c’est pas une généralité surtout dans les secteurs demandant une main d’ouvre qualifiée. La sous enchère salariale comme je l’ai dit concerne surtout la main d’œuvres étrangères dans les secteurs du bâtiment ou de la restauration qui compense le manques de candidats de nationalités suisses pour ce type de boulot. La Suisse avec ses près de 25% de population immigrées record en Europe; cette forte proportion de population étrangère qui date au moins depuis plus de 50 ans ( quand les premiers importants contingents italiens ou espagnoles a toujours ) la Suisse a toujours eu de bonnes conditions salariales et sociale de la part des employeurs en comparaison internationale. C’est sous l’initiative des patrons que la retraite par capitalisation ( le deuxième pillier ) s’est généralisé en Suisse dans tout les domaine professionelles.

       » La Suisse a été contrainte d’accepter la libre circulation imposée par l’UE et a désormais moins de liberté pour sélectionner ses résidents étrangers.  »

      Il y a des conditions pour résider en Suisse pour les étrangers issue de pays de l’UE come d’avoir un contrat avec un employeur et un non droit aux chômge et aux certaine prestation sociale durant 1 année. La libre circulation n’a pas été un facteur négatif pour l’emplois elle a permis de combler un manque de main d’œuvre. Le chômage en Suisse tourne autour des 3 ou 4% avec un taux d’actif qui progresse et qui est l’un des plus fort des pays de l’OCDE même chez les plus de 55 ans. a Genève le nombre de frontaliers à doublé en 10 ans et le chômage à baisser et le taux d’emploi a augmenté.

       » Par ailleurs l’absence de rendement des marchés et la baisse des taux ont conduit à une appréciation déraisonnable des actifs immobiliers dans de nombreux cantons.  »

      Le marché de l’immobilier en Suisse est trop régulé par des règlements tatillons des autorités. Cela fait depuis plus de 30 ans que le marché est tendu bien avant la libre circulation des personnes.

       » La performance de l’économie réelle reste un point d’interrogation. En matière d’agriculture, c’est un choix clair, le paysan suisse coûte 5 fois plus cher que le paysan autrichien.  »

      Le secteur agricole en Suisse est l’un des secteurs les moins libérales de l’économie suisses. Aujourd’hui l’agriculture en Suisse paye ses décennies d’assistanat de la part de l’état et n’a pas su s’adapter à une certaine ouverture du marché globalisé.

      D.J

      1. Le secteur agricole en Suisse est l’un des secteurs les moins libérales de l’économie suisses. Aujourd’hui l’agriculture en Suisse paye ses décennies d’assistanat de la part de l’état et n’a pas su s’adapter à une certaine ouverture du marché globalisé.

        N’oubliez pas les monopoles immoraux imposés par l’état. Ils se sucrent sur la bête. D’où l’assistanat nécessaire.

        1. Tout à fait mais c’est une question stratégique. Il ne faut pas oublier la géographie avec des voisins belliqueux et une neutralité à défendre. Avec de tels voisins je le comprends qu’ils se méfient et qu’ils veuillent s’assurer une autonomie alimentaire, il en va de leur sécurité. Pour moi , ca reste légitime car comme disait Bastiat

          « Il en est d’un peuple comme d’un homme. Quand il veut se donner une satisfaction, c’est à lui de voir si elle vaut ce qu’elle coûte. Pour une nation, la Sécurité est le plus grand des biens. Si, pour l’acquérir, il faut mettre sur pied cent mille hommes et dépenser cent millions, je n’ai rien à dire. C’est une jouissance achetée au prix d’un sacrifice. »

    2. La Suisse n’est pas souveraine au regard de sa monnaie.

      Difficile avec les charlots agressifs comme voisins qui font tourner la planche à billets.

      Les exportations des sociétés qui produisent en Suisse sont menacées par le franc fort.

      Non, c’est le manque de souplesse du au socialisme qui est en cause.

      La Suisse a été contrainte d’accepter la libre circulation imposée par l’UE et a désormais moins de liberté pour sélectionner ses résidents étrangers.

      Ceux de l’UE, c’est vrai. On voit des situations désespérées. Mais on voit malgré tout de plus en plus d’africains, situation inconnue jusque au début des années 2000.

      Par ailleurs l’absence de rendement des marchés et la baisse des taux ont conduit à une appréciation déraisonnable des actifs immobiliers dans de nombreux cantons.

      Forcément, lorsqu’à Genève vous devez fournir 25% de logement sociaux pour une nouvelle construction, vous préférez les immeubles de bureaux, accentuant la pénurie. Ah, ces putains de salauds de capitalistes. Du coup, les sotcialistes aimeraient bien réquisitionner les immeubles de bureau pour les transformer. Hilarant.

      La Suisse s’aligne peu à peu sur la réglementation européenne en matière de blanchiment, de secret bancaire et de fiscalité car elle n’a pas le choix.

      C’est clair qu’avec un gros voisin dont le sinistre ministre sotcialiste déclare vouloir lancer la cavalerie contre le pays, il est diffcile de lutter.
      Résultat, pour avoir un compte en Suisse, il faut avoir de 50à 100k CHF sur le compte. Sinon vous êtes lessivés par les frais. Le sotcialisme, c’est cool, non ❓

      En matière économique comme en matière de défense, elle bénéficie sans se l’avouer elle-même du bouclier des pays européens autour d’elle.

      Elle acheté combien de FA18 il y a 20 ans ❓ 33 ❓ Combien de Léopards II ❓ Des centaines ❗ A tel point que les sotcialistes s’en indignent : du pognon qui pourrait partir en dépenses sociales ❗

      Pour compenser le franc fort et donc compenser les aléas initiés par des pays tiers, les employés suisses doivent fournir davantage d’heures de travail et/ou accepter de gagner moins.

      Les autres vous font la guerre. En quoi un peu de souplesse ne serait pas adéquat ❓ Peut-être que cela heurte les sotcialistes locaux ❓

      La performance de l’économie réelle reste un point d’interrogation.

      Comparé à la fRance, pas de comparaison, même si les problèmes sont nombreux.

      En matière d’agriculture, c’est un choix clair, le paysan suisse coûte 5 fois plus cher que le paysan autrichien.

      La Suisse n’est pas parfaite, n’en déplaise à D.J :mrgreen: Elle tolère les monopoles indus comme dans l’importation de produits pour l’agriculture.
      Cela se ressent dans les prix, sans compter le gold plating.

    3. Vincent, j’hallucine.
      Au lieu de dire, ouais p’tain ça marche super bien, vous êtes en train de critiquer un système qui fonctionne super bien depuis 70 ans.

      En 1960 1CHF=1FF et en 2010 1CHF=6.5FF : vous êtes en train de sanctifier les dévaluations.

  4. Fondation pour l'innovation politique

    Selon Baptiste Protais, le 23 juin 2016, les Britanniques ont choisi de quitter l’Union Européenne à 51,9% des suffrages exprimés. Il ne s’agira donc pas de réfléchir considérément aux conséquences du Brexit pour l’Europe et pour le Royaume-Uni, mais de réagir sans excès au premier divorce entre l’UE et l’un de ses membres. http://goo.gl/7zpC1E

    1. D’autant que si jamais l’UE vient pleurer auprès des anglais pour assurer sa protection (la majeure partie des bases US y sont installées et l’armée anglaise est de loin la mieux armée et la mieux équipée des pays actuellement membres de l’UE), ils sauront se rappeler aux bons souvenir des continentaux…

      1. I’UE ou les pays de l’est et de la Baltique parce que bon militairement ça changera rien pour la France l’Allemagne l’Italie ou l’Espagne au niveau de la défense , en revanche ce qui vont pleurer en premier c’est les polonais.

      2. Et si le royaume-Unis devenait neutre militairement et diplomatiquement, les pays les plus libéraux économiquement non pas d’influence sur la scène international mais je soupçonne les pro-brexit un chouilla d’impérialisme 🙂

    2. Autrement dit faire tout le contraire de ce qu’a fait votre boss Koenig !

  5. « processus décisionnel post-démocratique ». L’expression est intéressante 😉

    1. « To win the yes, we need the no, to win »

      – un baudet, circa 2005

      1. oui, certes, mais prendre les gens qui se hisse au niveau de premier ministre ou de président pour des baudets, c’est une grave erreur. Le processus de sélection est particulièrement féroce à ce niveau, et même si ils ont « l’air de ne pas avoir l’air », ça reste des durs, des tatoués dignes du bagne, qui te bouffe tout cru comme toi tu ferais d’une cacahuète.

        1. Dans le poitou, ils ont un harem de compétition 😉

  6. La Suisse n’est pas dans l’Union européenne mais elle n’en est pas pour autant à l’écart. Son économie dépend essentiellement de l’UE par ses accords de libre échanges. L’UE est le plus important partenaire économique de la Suisse. Près du 67% de son PIB dépend de son commerce avec l’UE. Même en cas d’adhésion à l’UE la Suisse resterait compétitive. On sait que le degrés de libertés économiques, de la politique de l’emploi dépend surtout des politiques nationales plus que de l’UE. La Suisse ne vouant pas entrer dans l’UE a pris le chemin des bilatérales qui est un bon compromis pour ne pas rester isolé économiquement au milieu de l’Europe. La GB va certainement se rapprocher de l’UE comme la fait la Suisse. Mais pour la GB ce sera un peu ironique de se rapprocher de l’UE par divers accords comme le fait la Suisse après s’en être éloigné tout en ayant perdu sa voix au chapitre quand des décisions communes la concernera.

    L’article du billet est interessant parce que l’UE devrais s’inspirer du statut de la Suisse pour donner une plus grande large de manouvres aux états membres dans divers domaines. Les pays de l’UE doivent être de toute façon rester uni si elle veut faire le poids face aux autres grandes puissances économiques. Uni mais plus libéral.

    D.J

    1. DJ
      Merci de m’éviter de rectifier tous les jours hein 😀

      Même si tous les accords bilatéraux Suisse-UE tombaient, ce ne serait pas grave

      « …l’avantage global de cet accord pour l’industrie suisse (export et import) se situait entre 250 millions et 500 millions de francs. Soit entre 0,08% et 0,16% du commerce Suisse-Europe. »

      http://lesobservateurs.ch/2014/11/05/meme-les-accords-bilateraux-suisse-ue-tomabient-ce-pas-grave/

  7. La Suisse fonctionne parce qu’elle est un passager clandestin qui capte l’argent et les ressources de ses voisins. Si tous les pays étaient comme la Suisse, il n’y aurait plus de modèle suisse !

    1. Lisez le lien juste au-dessus au lieu de raconter des bêtises.
      Si c’est trop dur d’ouvrir le lien, je vous en ai mis un résumé.

    2. Les polytocards français ont pensé pouvoir enfler les frontaliers avec la SS obligatoire.
      On verra en 2017 le résultat des voix pour la présidentielle et législative.

      Pour quoi nombre d’entre eux ont choisi une assurance santé sous régime suisse, fuyant le beau paradis français ❓

  8. La Charte sociale européenne dépend du Conseil de l’Europe, qui n’a RIEN à voir avec l’Union européenne.

    1. Le premier point est correct, mais pas le second: chaque article de la Charte sociale européenne a son équivalence (et au-delà) dans le droit de l’UE, dont la Charte s’inspire en partie et vice-versa. La Charte est explicitement mentionnée dans le préambule du traité sur l’UE (traité de Lisbonne). Le Parlement européen propose sa ratification par l’UE (en plus de ses États-membres, alors que les 28 l’ont adoptée). Il est remarquable que le taux de chômage dans l’UE ait été en moyenne 3,5 fois plus élevé qu’en Suisse sur 20 ans, même si les législations nationales jouent bien sûr un rôle prépondérant. Les gouvernements socialisés et moins compétitifs se servent de l’UE pour augmenter les coûts des États rivaux en centralisant la réglementation, y compris dans le domaine social (sous prétexte de dumping). La pression à l’uniformisation ne va pas diminuer, avec pour conséquences la précarisation d’une partie toujours plus importante de l’emploi et des difficultés croissantes pour les entreprises de petite taille.

  9. Le modèle suisse pour le Royaume Uni : pourquoi pas, par contre, le modèle suisse pour la France : voilà ce qui serait le challenge à relever pour un candidat au trône de France. Mais, dans la réalité concernant notre pays, seulement une forme de concept onirique de la politique dans une France alors débarrassée de la connerie et du concept gouvernemental tel qu’il avait été initié par Napoléon d’Ajaccio.
    En tout cas, la Suisse constitue le laboratoire de ce qui devrait être une économie libérale orientée, comme dirait Jean Tirole, « pour le bien commun ».

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