Tuerie d’Orlando : une barbarie totalitaire

Pour vaincre l’ennemi il faut l’identifier, le nommer. Mais chacun a peur de froisser des susceptibilités.

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Solidarity with the victims in Montreal-June 2016 by Exile on Ontario ST (CC BY-SA 2.0)

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Tuerie d’Orlando : une barbarie totalitaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 juin 2016
- A +

Par Nathalie Elgrably.

Solidarity with the victims in Montreal-June 2016 by Exile on Ontario ST (CC BY-SA 2.0)
Solidarity with the victims in Montreal-June 2016 by Exile on Ontario ST (CC BY-SA 2.0)

Comme après chaque attaque terroriste, les larmes, la solidarité citoyenne et les déclarations traduisant la colère et l’indignation ont suivi le carnage d’Orlando. Et maintenant ?

Quand le passé ne peut être changé, seul l’avenir est porteur d’espoir. L’espoir de ne plus jamais subir pareilles atrocités. L’espoir de retrouver le climat de sécurité jadis propre à l’Occident. L’espoir que tant de vies n’aient pas été fauchées inutilement.

Mais cet espoir fait cruellement défaut. Non seulement le terrorisme islamique ne sera pas contenu, mais il s’intensifiera. Pourquoi ?

Identifier l’ennemi

Parce que pour vaincre l’ennemi, il faut d’abord le nommer clairement. Or, nos élites politiques sont tellement engluées dans la rectitude politique, tellement frileuses de froisser quelques susceptibilités, qu’elles excellent dans l’aveuglement volontaire et les discours fumeux. Même Barack Obama, théoriquement l’homme le plus puissant au monde, multiplie les contorsions langagières pour éviter d’accuser le djihadisme et ses multiples visages. Pourtant, l’ÉI a lui-même revendiqué le massacre. Et à l’instar d’Obama, Justin Trudeau et la majorité des élus du monde occidental, tous victimes d’une épidémie de couardise aiguë, refusent de nommer l’ennemi et de l’affronter directement, ce qui revient à collaborer avec lui.

Identifier l’idéologie

Parce que pour vaincre l’ennemi, il faut également cerner l’idéologie qui l’anime. Pour l’instant, les Grands de ce monde se battent contre le terrorisme. Ils manquent leur cible. Le terrorisme est une tactique de guerre, rien de plus. Multiplier les moyens de sécurité ne réglera donc pas le problème. Il faut remonter à la source. L’Occident est menacé par des islamistes déterminés à employer la barbarie pour faire régner une théocratie totalitaire. Voilà le problème. Le nier, c’est mettre en péril la vie de citoyens innocents.

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  • Sans l’argent US via les Saoudiens, Israël, Irak etc DAESH serait encore à se battre avec des pierres et des bâtons.

  • et puis pour arranger les choses , les élites politiques ont bien laissé pourrir la situation depuis des années au lieu de prendre le problême à bras le corps dés que celui ci a commencé ; couardise ? calcul ? laxisme ?….ce sont les citoyens innocents qui paient de leur vie , les élites eux sont protégés ;

  • L’ennemi c’est l’hyper conservatisme, qu’il soit occidental ou oriental : le déni du dynamisme sociétal, la préférence en l’annihilation de la réalité plutôt que l’adaptation. Or en période de rupture civilisationnelle comme aujourd’hui la population se braque et se radicalise, ça a toujours été comme ça à travers l’Histoire. Identifier l’ennemi ce serait refuser tout un électorat, et ce serait être qualifié de radical par les ultra-conservateurs qui cherchent toujours des causes exogènes aux changements.
    Daesh est évidemment une blague à long terme, ils ont tout intérêt à se présenter comme des ennemis de l’occident (ils peuvent revendiquer absolument n’importe quoi), comme Trump et d’autres ont tout intérêt à les désigner comme cause de tous nos problèmes… ces camps sont alliés parce qu’ils poursuivent les mêmes objectifs, les mêmes objectifs parce qu’ils défendent les mêmes intérêts, les mêmes intérêts parce qu’ils jouent les mêmes rôles sociaux.

    On pourrait en revanche essayer de voir plus large, poser l’hypothèse que le terrorisme s’inscrit à une individualisation générale, englobant les moyens de production comme les moyens de coercition, entraînant une individualisation des actes de gestion de la Cité (démocratie par une réorganisation des hiérarchies dans des structures en réseau) comme des actes de guerre. Ce n’est qu’une hypothèse.

  • Il y a deux plans différents pour analyser ce phénoméne:
    – les motivations des dirigeants de l’EU qui dont en effet dans une perspective de guerre et de prise de pouvoir
    – celles des exécutants qui sont instrumentalisés et fanatisés avec une religion. Il faut avoir discuté par exemple, avec des gens qui font partie d’une secte, pour se rendre compte de l’enfermement que cela peut être. Nos dirigeants ne me semblent pas comprendre vraiment ce genre de phénomène, sinon ils ne s’abriteraient pas derrière des plans de déradicalisation pour avoir l’air de résoudre le problème.

  • Je suis d’accord pour critiquer Obama pour son politiquement correct (son refus « d’appeler un chat un chat ») et de le critiquer pour le fait qu’après chaque attentat il tente systématiquement de dévier le débat en remettant en cause le droit au port d’armes.

    Cependant critiquer Obama pour, je cite, sa « couardise aiguë », c’est faire complètement fausse route.

    Les femmes comme l’auteur de l’article doivent cesser de prendre le moindre prétexte pour traiter les hommes de « lâches ». C’est cette mentalité la véritable source du problème. Elle ne fait qu’envenimer les choses.

    C’est totalement contre-productif de faire croire qu’Obama est un lâche, que c’est un gentil bisounours pacifiste. En réalité malgré ses promesses Obama est aussi belliqueux et criminel que Bush, rien que durant son premier mandat Obama a ordonné des assassinats par des drones-tueurs avec un rythme plus de dix fois plus élevé que Bush. Prétendre qu’Obama est un lâche c’est faire le jeu de la gauche car cela permet à la gauche de faire croire qu’Obama n’a pas de sang sur les mains.

    • Faut-il avoir du courage pour aller tuer de prétendues ennemies à 10000 km de son territoire?
      Faut-il avoir du courage pour affronter les ennemis qui sont sur son territoire?

      • @bibi : C’est tout mon propos. Depuis plusieurs milliers d’années on vit dans des sociétés où on apprend aux garçons que la « lâcheté » c’est de refuser d’aller guerroyer au moindre prétexte. Il est temps qu’on sorte de cette mentalité archaïque et qu’on comprenne que c’est précisément le contraire qui est vrai : les lâches ce sont les va-t-en-guerre.

  • Un sondage de CNN révèle 2 causes à l’attentat de Orlando totalement différentes selon son appartenance politique :
    Pour une majorité de républicains: Il s’agit d’un acte terroriste islamique.
    Pour une majorité de démocrates: Il s’agit d’un acte de violence local lié aux armes à feu.
    Pour les indépendants: Partage des choix.

    Je suppose que le choix des Ni l’un, ni l’autre désigne un Libéral…

  • Les commentaires sont fermés.

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