4 attitudes communes aux leaders

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4 attitudes communes aux leaders

Publié le 3 avril 2016
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Par Alain Goetzmann.

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Churchill_De_Gaulle-wikimedia commons-Domaine public

Observez attentivement le parcours et la réussite des grands dirigeants politiques du XXème siècle et vous serez amené à constater qu’à la différence de leurs convictions respectives, ils partagent de nombreux traits de caractère communs.

1. Ils s’entourent de leaders

C’est une constante. Dans la cohorte de leurs disciples zélés, ces grands hommes ont su choisir des femmes et des hommes de caractère, eux-mêmes charismatiques, et d’une haute tenue morale. Ils ont habilement partagé leur vision avec des gens de qualité, lesquels savaient la traduire sans la dénaturer et la mettre en œuvre concrètement. Chou en Laï, Georges Pompidou, Anthony Eden ou le Pandit Nehru étaient loin d’être de simples exécutants.

2. Ils savent bouger

C’est le Général De Gaulle qui s’envole vers Londres, Churchill qui lance sa politique de guerre totale « sur mer, sur terre et dans les airs » et qui fera plus de 160 000 Kms de voyages pendant la guerre, Gandhi qui part de village en village à la découverte de son pays. Les grands leaders savent rompre avec l’ordre établi et payer physiquement de leur personne. Ils ont plus l’esprit de bivouac que l’esprit d’état-major.

3. Leur comportement révèle leurs convictions

S’ils ont parfois le sens du compromis, ils n’ont jamais celui de la compromission. Plaçant leurs convictions et ce qu’ils estiment être leur devoir au-dessus de tout, ils ne refusent pas pour autant d’écouter leurs éventuels contradicteurs mais savent toutefois distinguer les opinions forgées sincèrement des ambitions subalternes, ce qui leur permet de toujours poursuivre, avec opiniâtreté, dans la voie qu’ils se sont tracée, entourés de prosélytes enthousiastes.

4. Ils ne négligent jamais l’exécution

La meilleure stratégie du monde n’a de valeur que dans son exécution, c’est bien connu. Comment ces grands hommes pourraient-ils imaginer le futur sans le mettre en œuvre au présent, en en surveillant les détails ? Le Maréchal Joffre réglait sa conduite de vie en ces termes : « Ne rien faire, tout faire faire, ne rien laisser faire ». Tous les grands leaders du XXème siècle se sont comportés ainsi. Une fois leur vision exprimée, d’autres, à qui l’exécution était déléguée, se chargeaient de sa mise en œuvre, mais toujours sous l’œil attentif du leader, veillant scrupuleusement à l’avancement des projets, tout en imaginant déjà ceux à venir.

Les biographies de ces grandes figures sont particulièrement édifiantes pour les dirigeants et les entrepreneurs d’aujourd’hui. Des exemples de leur attitude et de leur comportement – tout ce qui fait le leadership – y sont innombrables.

Aujourd’hui, je n’ai voulu en retenir que quatre, ceux qui me semblent les plus marquants, mais il y en a des dizaines. Voilà des hommes qui, tout en n’étant pourtant pas des bourreaux du travail, avaient à cœur de concevoir, en prenant leur temps, une vraie politique, fondée sur leur vision et leurs convictions, dont ils déléguaient l’exécution à d’autres grands hommes. Ils savaient aussi agir et bouger, se comporter conformément à leurs idées et surveiller l’exécution de leur stratégie comme le lait sur le feu.

Au fait, ne serait-ce pas l’essence du management ?

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  • « Ils ne négligent jamais l’exécution »

    C’est vrai. Pour eux l’exécution est capitale .

    • Plan – « Execute » – Control …

      Il y a de ces connotations que des français (ordinaires) tournent toujours en ridicule ou en un humour déplacé !
      Peut-être l’auteur eût-il mieux fait de citer la DETERMINATION qui caractérise ces hommes-là ?

      OK, certains d’entre eux (Mao, Staline, tutti quanti) excellèrent effectivement dans l’exécution cruelle.

      Reste qu’en contexte, les autres se révélèrent pugnaces, stratèges, visionnaires … ce qui manque visiblement à des gouvernants opportunistes et navigateurs à vue et/ou idéologiques de l’époque actuelle assortie de médiatisation sans scrupules ! Celle-ci se caractérisant par de subtiles déteintes-distorsions du sens premier du slogan « démocratie »… et une couche opaque des droits-de-l’hommisme ?
      Ceci me rappelle l’ouvrage de Jacques Julliard éd. 2004 sous un intitulé :
      « Que sont les grands hommes devenus ? »
      L’aviez vous lu ?

  • Permettez-moi d’ajouter une qualité essentielle: l’éloquence.
    La faculté de convaincre et d’entrainer avec soi, juste par la parole.

    • Il doit etre possible de trouver de Grands Hommes qui n’avaient pas forcément l’éloquence (un minimum cependant), ou un autre talent important, mais qui compensaient cela par un leader dans cette compétence manquante. Je généralise, prend de la hauteur, et avec l’appuie de mon expérience à diriger jusqu’à plus de 200 bons hommes, il faut bien savoir s’entourer de leaders, et dans ceux là, avec des leaders qui possèdent le talent qui nous manque. Nul n’est parfait !
      Excellent article au demeurant, cela me donne envie de lire des biographies. l’auteur a t-il des suggestions ?

  • « S’ils ont parfois le sens du compromis, ils n’ont jamais celui de la compromission. Plaçant leurs convictions et ce qu’ils estiment être leur devoir au-dessus de tout »
    C’est bien ce qui distingue un vrai leader d’un bouffon comme Hollande.

  • Les commentaires sont fermés.

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