5 conseils stratégiques de Sun Tzu pour les dirigeants d’entreprise

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Jeu de go crédits Frédéric Bison (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

5 conseils stratégiques de Sun Tzu pour les dirigeants d’entreprise

Publié le 16 mars 2016
- A +

Par Alain Goetzman

Il convient de rester prudent et mesuré quand on établit des parallèles entre stratégie militaire et stratégie d’entreprise. Les enjeux, heureusement, ne sont pas de même nature et la vie des hommes ne doit jamais être mise en danger sur les champs de bataille économique.

Il n’empêche que l’art de la stratégie militaire, tel qu’il nous a été transmis par les grands généraux de l’histoire, a toujours inspiré les gourous du management.

Un certain nombre de principes, vieux comme le monde, continuent de présider à la réflexion et à l’exécution stratégique. Les mots se sont transformés ; les concepts subsistent.

Arrêtons-nous aujourd’hui sur quelques-uns des 13 articles de L’Art de la Guerre du Général chinois Sun Tzu, sans doute publiés au début du Vème siècle avant J.C.

Avant même d’engager une quelconque action, Sun Tzu détaille quelques-uns des pré-requis – cinq facteurs, à prendre en compte préalablement à la bataille.

  • La vertu qu’il qualifie comme étant ce qui assure la cohésion entre supérieurs et inférieurs, celle qui incite ces derniers à accompagner leur chef jusque dans la mort, bref, le leadership,
  • Le climat, avec l’alternance de l’ombre et de la lumière, du chaud et du froid, le cycle des saisons, l’environnement,
  • La topographie, qui inclut les distances et la nature du terrain, ces deux facteurs pouvant se traduire pour le dirigeant par l’état du marché,
  • La qualité du commandement qui exige perspicacité, impartialité, humanité, résolution et sévérité du Général,
  • L’efficacité de l’organisation, la discipline, la hiérarchie et la logistique.

Pour Sun Tzu, avant d’engager le combat, il faut donc vérifier qui a le meilleur Général, les conditions climatiques et géographiques les plus favorables, la discipline la plus forte, l’armée la plus puissante, les soldats les plus aguerris et le système de récompenses et de sanctions le plus efficace.

Il est également indispensable de savoir dissimuler pour tromper l’ennemi : capable, passer pour incapable, proche, sembler loin, loin, sembler proche, ne pas se découvrir, rester secret. C’est en additionnant les atouts sans les découvrir que le chef se donne les meilleures chances de victoire.

Il faut aussi cultiver l’art de l’évaluation de soi et des autres, car, sera victorieux celui qui sait quand il faut combattre et quand il ne faut pas, qui sait commander aussi bien à un petit qu’à un grand nombre d’hommes, qui sait harmoniser la volonté des inférieurs et des supérieurs, et dispose d’un bon encadrement pour affronter un ennemi qui n’y est pas préparé.

La conclusion de Sun Tzu est lapidaire : « qui connait l’autre et se connait ne sera jamais défait ; qui ne connait l’autre mais se connaît sera vainqueur une fois sur deux ; qui ne connaît pas plus l’autre qu’il ne se connaît lui-même sera toujours défait ».

Voilà un ensemble de règles qui, adaptée à nos temps modernes, gardent toute leur valeur dans l’entreprise aujourd’hui.

Elles marient la maîtrise professionnelle, la capacité stratégique et le leadership du dirigeant à la cohérence des équipes et l’efficacité de l’organisation. À 25 siècles de distance, quelle extraordinaire démonstration de la permanence de l’Homme dans le commandement.

Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

En France on teste aujourd’hui à tout-va. Le ministre de la Santé annonce que la barre des 12 millions de tests hebdomadaires serait très prochainement atteinte, un record dont se félicite son administration. Depuis le début de l’épidémie, six milliards d’euros d’argent public ont déjà été consacrés à ce poste de dépense qui fait la fortune des laboratoires mais dont on peut se demander à quoi il sert exactement.

Ces chiffres sont à la mesure de la trouille intense qui s’est emparée de la société française, une sainte trouille alimenté... Poursuivre la lecture

Il y a deux façons d’affronter une crise : l’une est de refuser de voir la réalité des indicateurs qui en signalent l’arrivée et, surpris, se retrouver en position de survie, mal préparé, dirigeant au réflexe et à la peur ; l’autre, au contraire, est de l’avoir anticipée et conduire la sortie de crise avec difficulté, certes, mais en confiance et dans la sérénité.

Ne parlons pas de la première hypothèse ; elle est généralement fatale. C’est pourquoi chaque entrepreneur doit être convaincu de la nécessité de maîtriser l’évolution de se... Poursuivre la lecture

Par Gilles Martin.

Il y a des questions que l’on n’ose poser qu’à un consultant. Une que j’entends souvent, et encore cette semaine, c’est « Comment faire changer les comportements et la culture de l’entreprise » ?

Pour certains, la réponse est évidente : on ne change pas la culture d’une entreprise, on doit faire avec et, au contraire, s’en servir comme levier pour imaginer, construire, et exécuter les plans de changement.

Pour d’autres, même évidence : mais bien sûr qu’il faut pouvoir changer la culture. Passer d’une cu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles