Salon de l’agriculture : Hollande un « bon à rien » ?

François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)

Hollande traité de « bon à rien » au Salon de l’agriculture ! Et s’il payait son incapacité à gouverner ?

Par Serge Federbusch

François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)
François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)

C’est indigne et scandaleux, ont vitupéré Valls et Le Foll. C’est vrai quoi, on ne traite pas un chef de l’État, un représentant de la France, comme cela. Et en public, au milieu des bouses par-dessus le marché !

Les incidents du salon de l’agriculture doivent en tout cas nous faire réfléchir. Comme Sarkozy en 2012, du jour où Hollande se sera déclaré candidat, dès les primaires ou à l’élection présidentielle, il est de règle qu’il ne bénéficie plus de la protection accordée au président de la République par les forces de l’ordre pour mener sa campagne. Moyennant quoi, au vu de ce qui vient de se passer, vous pouvez être sûr qu’il ne pourra plus mettre un pied hors de l’Élysée. La route de la candidature sera jonchée de jet de patates et de tomates. Pire que sur une application Périscope ! Son incapacité à gouverner risque de devenir physiquement palpable et très forte la tentation du repli dans le bunker de l’Élysée.

C’est à se demander pourquoi on trouve encore des impétrants prêts à subir pareils affronts et avanies…

Cela étant, l’une des injures du paysan de Paris qui croisa brièvement le chemin présidentiel tient en une simple et solide interpellation : « bon à rien ». En soi, aucun de ces termes n’est injurieux. Et leur rapprochement est en réalité tout ce qu’il y a de plus descriptif. Le gros problème de François Hollande est en effet qu’en aucun domaine son action ne peut être qualifiée de « bonne ».

Depuis 2012, il n’aura fait que louvoyer, dresser les uns contre les autres et tirer parti des faiblesses et fragilités de ses adversaires, comme il s’y employait autrefois à la tête du parti socialiste. Ce qu’il a fait de mieux est larmoyer lors des cérémonies d’hommage aux victimes de l’islamisme radical mais même cet exercice, accompagné de chansons sirupeuses qui tutoyaient l’obscénité, avait un air emprunté et artificiel. D’autant que l’évitement systématique de l’identité et de la religion des assassins conférait aux cérémonies un caractère surréel.

Au mieux, François Hollande aura différé, manipulé, évité. Jamais il n’aura bien fait. Les masses suivent un chef quand elles croient à sa supériorité. C’est cette absence totale qui mine le plus notre président. Fait rarissime dans l’histoire des études d’opinion, pour la première fois, moins d’un électeur sur deux ayant voté François Hollande à la présidentielle en 2012 lui accorde sa confiance.

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