Salon de l’agriculture : Hollande un « bon à rien » ?

Hollande traité de « bon à rien » au Salon de l’agriculture ! Et s’il payait son incapacité à gouverner ?

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François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)

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Salon de l’agriculture : Hollande un « bon à rien » ?

Publié le 3 mars 2016
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Par Serge Federbusch

François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)
François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)

C’est indigne et scandaleux, ont vitupéré Valls et Le Foll. C’est vrai quoi, on ne traite pas un chef de l’État, un représentant de la France, comme cela. Et en public, au milieu des bouses par-dessus le marché !

Les incidents du salon de l’agriculture doivent en tout cas nous faire réfléchir. Comme Sarkozy en 2012, du jour où Hollande se sera déclaré candidat, dès les primaires ou à l’élection présidentielle, il est de règle qu’il ne bénéficie plus de la protection accordée au président de la République par les forces de l’ordre pour mener sa campagne. Moyennant quoi, au vu de ce qui vient de se passer, vous pouvez être sûr qu’il ne pourra plus mettre un pied hors de l’Élysée. La route de la candidature sera jonchée de jet de patates et de tomates. Pire que sur une application Périscope ! Son incapacité à gouverner risque de devenir physiquement palpable et très forte la tentation du repli dans le bunker de l’Élysée.

C’est à se demander pourquoi on trouve encore des impétrants prêts à subir pareils affronts et avanies…

Cela étant, l’une des injures du paysan de Paris qui croisa brièvement le chemin présidentiel tient en une simple et solide interpellation : « bon à rien ». En soi, aucun de ces termes n’est injurieux. Et leur rapprochement est en réalité tout ce qu’il y a de plus descriptif. Le gros problème de François Hollande est en effet qu’en aucun domaine son action ne peut être qualifiée de « bonne ».

Depuis 2012, il n’aura fait que louvoyer, dresser les uns contre les autres et tirer parti des faiblesses et fragilités de ses adversaires, comme il s’y employait autrefois à la tête du parti socialiste. Ce qu’il a fait de mieux est larmoyer lors des cérémonies d’hommage aux victimes de l’islamisme radical mais même cet exercice, accompagné de chansons sirupeuses qui tutoyaient l’obscénité, avait un air emprunté et artificiel. D’autant que l’évitement systématique de l’identité et de la religion des assassins conférait aux cérémonies un caractère surréel.

Au mieux, François Hollande aura différé, manipulé, évité. Jamais il n’aura bien fait. Les masses suivent un chef quand elles croient à sa supériorité. C’est cette absence totale qui mine le plus notre président. Fait rarissime dans l’histoire des études d’opinion, pour la première fois, moins d’un électeur sur deux ayant voté François Hollande à la présidentielle en 2012 lui accorde sa confiance.

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  • Résumé lucide!

  • Ce n’est pas cher payé, vu les dégâts occasionnés.

  • il est comme la plupart des politiques : un menteur qui ne tiens pas ses promesses ; le pouvoir leur monte à la tête et il s’en serve généralement de manière fort peu intélligente ;mais là je dois dire que ce ps me prend vraiement le choux ;

  • Pour paraphraser Pagnol, Hollande non seulement est bon à rien mais il est mauvais à tout.

  • Je ne trouve pas le dessin de caricature de F. Hollande très bon : le grand front lui donne (presque) un air d’intelligence.

    • Mais il l’est certainement. Et il n’est pas « bon à rien » non plus : il est bon pour se faire élire, et ce, contre toute probabilité, alors que personne ne misait un kopeck sur lui un an avant.
      ces deux qualité n’ont hélas aucun rapport avec son emploi…

  • Je lui accorde pour ma part le mariage pour tous mais ça reste un sujet clivant.

    • Le pilier des tous les socialismes est la guerre civile permanente : jeunes / vieux, riches / pauvres, homos / hétéros, hommes / femmes, salariés / entrepreneurs, etc. Le but est de créer des clientèles électorales pour acheter le maintien au pouvoir par tous les moyens.

  • Si Hollande était un bon à rien la situation ne serait pas si grave. La réalité est qu’il réussit à atteindre ses objectifs stratégiques , à savoir combattre la liberté individuelle ( voir toutes les lois liberticides passées depuis 2 ans) pour installer le socialisme, combattre la concurrence et entrepreneuriat, développer l’assistanat et la dépendance à l’état, détruire les sentiments de patriotisme ou les volontés de souverainisme etc…On peut ne pas être d’accord avec ces objectifs et cette orientation mais il ne faut pas retirer à Hollande le mérite d’avoir été au maximum du tolérable sur ces thématiques.

    • Entièrement d’accord avec vous ! Enfin quelqu’un qui a compris qu’Hollande a parfaitement réussi à continuer à faire faire à la France un nouveau grand bond en avant vers le socialisme, « avancées » que personne n’osera remettre en cause par la suite, sauf miracle.

  • En passant Atlantico n’est pas en train de verser du coté sombre aussi ?

    Au départ en marge d’imbéciles ultra-keynesien comme Goetzman il y avait beaucoup plus d’articles « libéraux », là, ils sont un peu noyés dans la masse.

  • Le mec normal est indigne de la fonction qu’il est censé représenter : quand on a encore un peu d’honneur, on rend son tablier. Il est à l’image de son mentor : une ordure cynique et opportuniste.

  • Au contraire, il serait stupide de croire qu’il est « bon à rien », au contraire tout est calcul, magouille, tromperies, pour justement mieux service ces intérêts personnel dont-on a pas connaissance.

  • Les commentaires sont fermés.

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