« Vendredi 13 » : sous la grandeur, l’opportunisme

Derrière le discours solennel, le programme de François Hollande atteindra-t-il les résultats espérés ?

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François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)

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« Vendredi 13 » : sous la grandeur, l’opportunisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 novembre 2015
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Par Nathalie MP.

François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)
François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)

 

Quand François Hollande a pris place vendredi soir au Stade de France pour assister à un match de foot amical entre la France et l’Allemagne, c’était une soirée bien classique qui débutait pour lui. En plus de l’intérêt du jeu, il pouvait seulement espérer ne pas se faire trop huer par le public, contrairement à ce qui s’était passé à plusieurs reprises lors de déplacements antérieurs. Malgré les sombres prévisions des services de renseignements français quant à une nouvelle attaque depuis les attentats de Charlie, il n’imaginait certainement pas qu’il en sortirait en urgence, exfiltré par ses gardes du corps, pour échapper à titre personnel à la boucherie répandue dans Paris par des terroristes islamistes à la fois très à l’aise pour agir et totalement déterminés à tuer et à mourir. 

Au-delà des réactions de dégoût, au-delà des condamnations sans appel, au-delà de la promesse de ne pas nous laisser intimider par des assassins, cet événement tragique nous a soudainement tous placés dans une situation politique nouvelle. Nous les Français, déjà largement déstabilisés par les attentats de janvier, sommes inquiets de voir de telles tueries se reproduire et nourrissons des craintes pour notre vie et celle de nos proches. Vendredi soir, le temps politique s’est pour ainsi dire arrêté sur une seule dimension, et cela va rester vrai pendant encore quelques semaines : notre demande de sécurité pour nous et de fermeté à l’encontre des terroristes est plus élevée que jamais. Qui peut aujourd’hui, mieux que quiconque, entendre cette demande et y répondre ? François Hollande, Président de la République et Chef des armées, assisté de son gouvernement.

De façon parfaitement imprévue donc, notre François Hollande, dont la cote de popularité était toujours accrochée autour de son plus bas il y a seulement dix jours, se retrouve au centre des attentions, au centre de l’action et au centre des décisions pour nous faire passer ce cap authentiquement difficile. Dans le contexte de l’union sacrée réclamée par les Français, les oppositions quelles qu’elles soient en sont réduites à faire de la figuration sur une ligne de crête extrêmement périlleuse : faire entendre une différence sans donner l’impression de casser l’unité et la solidarité nationale.

Dès vendredi soir, dans la foulée des attentats, dans l’ambiance de stupéfaction douloureuse qui a suivi, les déclarations immédiates de François Hollande ont donc eu toute la portée et toute la grandeur voulue. En substance, a-t-il déclaré, les terroristes veulent semer l’effroi, mais la France est une Nation forte qui saura se défendre « et qui une fois encore saura vaincre les terroristes. » Pour ce faire, François Hollande a annoncé avoir décrété l’état d’urgence dans toute la France, fait venir des renforts militaires à Paris, et fermé les frontières. Le Conseil des ministres s’est rassemblé immédiatement après pour décider de la marche à suivre. Le lendemain, le Président de la République a décrété un deuil national de trois jours et a annoncé qu’il s’adresserait aux députés et aux sénateurs réunis en Congrès à Versailles le lundi suivant « pour rassembler la Nation dans cette épreuve ».

Je pense qu’à ce stade, tout le monde peut convenir que François Hollande a fait ce qu’il fallait, qu’il a eu les mots de compassion, de réconfort, de résistance et d’autorité qui venaient spontanément sur toutes les lèvres et qu’il a pris les bonnes décisions, celles qui s’imposaient et que tout chef d’État dans sa position aurait prises. La grandeur fut donc bien au rendez-vous.

Cependant, on ne peut s’empêcher de relever quelques formules malheureuses ou ambiguës dans les propos du Président. Tout d’abord, l’annonce du rétablissement des contrôles aux frontières est légèrement déplacée ou très mal formulée. En effet, le sommet international sur le réchauffement climatique COP21 qui doit s’ouvrir ce 30 novembre au Bourget et s’achever le 11 décembre 2015 réunira plus de quatre-vingt chefs d’État et de gouvernement, dont Obama et le Président chinois pour le jour d’ouverture. Dans cette perspective hautement protocolaire exigeant une sécurité parfaite, Laurent Fabius a annoncé officiellement le 6 novembre dernier que nos frontières nationales seraient fermées du 13 novembre au 13 décembre inclus, comme le permettent les accords de Schengen dans certaines circonstances remplies par la conférence en question. Il n’y avait donc aucun contrôle à rétablir, puisque c’était fait depuis le matin. Mais ne chipotons pas, l’heure est grave.

Plus délicat, François Hollande nous assure, comme indiqué plus haut, que la France « une fois encore saura vaincre les terroristes ». Formulation malheureuse s’il en est. Suite aux tueries de janvier, après lesquelles le gouvernement nous avait garanti comme aujourd’hui sa plus totale dédication à la lutte contre le terrorisme, la survenance des spectaculaires attentats du « Vendredi 13 » sonne comme un terrible échec. Ils sont au contraire la preuve accablante et sanglante que la France n’a pas su vaincre le terrorisme. On nous a pourtant dotés ce printemps d’une loi Renseignement qui devait tout résoudre en donnant à la police des pouvoirs de surveillance des télécommunications de tous les Français sans exception, et sans décision judiciaire. On nous explique maintenant qu’elle n’est pas entièrement opérationnelle, alors que pour mieux faire passer son adoption on nous garantissait il y a quelques mois qu’il ne s’agissait jamais que de faire rentrer dans un cadre légal sécurisé des pratiques parfaitement courantes et respectueuses des droits. C’est un élément qu’on est obligé de garder à l’esprit alors qu’on peut s’attendre, comme en janvier, à un renforcement de l’arsenal sécuritaire dans les prochains jours. Mais broutille que tout cela, l’heure est trop grave pour ce genre de remarque indécente.

J’en arrive maintenant aux mesures de plus long terme annoncées lundi dernier par François Hollande aux parlementaires réunis dans la solennité républicaine du château de Versailles. Dans la première partie de son discours, le Président de la République a détaillé les éléments de la riposte militaire extérieure envers Daesh, à savoir frappes aériennes sans relâche, renforcement de la coalition, rapprochement avec Poutine et Obama. Mais je voudrais surtout souligner les dispositions retenues pour lutter contre le terrorisme sur notre sol. Et de ce point de vue-là, la rapidité avec laquelle François Hollande souhaite agir, ainsi que le flou de ses intentions pour obtenir des pouvoirs élargis, ne sont pas pour nous rassurer, même s’il insiste sur sa volonté de disposer d’outils exceptionnels « sans compromettre l’exercice des libertés publiques ».

Il s’agit d’abord de voter dès la fin de la semaine une loi permettant de prolonger l’état d’urgence des douze jours prévus par décret à trois mois en « adaptant son contenu à l’évolution des technologies et des menaces. » L’état d’urgence permet notamment d’effectuer des perquisitions à domicile et de fixer des assignations à résidence, opérations très utiles dans le cadre d’une traque de terroristes, mais il contient également des dispositions sur l’interdiction des rassemblements ou sur le contrôle de la presse et des spectacles qui en font un puissant, trop puissant, outil  de contrôle des citoyens dans la durée.

Il s’agit ensuite de changer la Constitution dans les meilleurs délais pour repenser l’article 16 concernant les pleins pouvoirs dévolus au Président de la République et l’article 36 dédié à l’état de siège. François Hollande, s’appuyant astucieusement sur une ancienne proposition d’Édouard Balladur pour, espère-t-il, piéger la droite, voudrait y inclure l’état d’urgence afin de disposer de cet outil dans la durée sans avoir à passer par l’état de siège. Heureusement que Monsieur Hollande a précisé son attachement aux libertés publiques, car ces propositions, qui tendent à donner une permanence aux procédures d’exception, ont tout d’une atteinte aux libertés fondamentales.

Enfin, cerise sur le gâteau, la lutte contre le terrorisme va permettre bien opportunément de faire sauter une contrainte colossale qui pesait sur les épaules du gouvernement : le bouclage du budget 2016. Comme rien ne saurait être plus important que la sécurité des Français, c’est « en conscience », depuis le plus profond de ses valeurs morales et républicaines, que François Hollande a annoncé la création de 8500 postes dans la police, la gendarmerie, la justice et les douanes, ainsi que l’abandon des suppressions de postes prévues dans l’armée. Rien n’est précisément chiffré, mais on peut s’attendre à « un surcroît de dépenses » comme il s’en est expliqué lui-même devant les parlementaires (voir aussi la vidéo de 2′ 21″ ci-dessous) :

« Toutes ces décisions budgétaires seront prises dans le cadre de la loi de finances qui est en ce moment même en discussion pour 2016. Elles se traduiront nécessairement, et je l’assume devant vous, par un surcroît de dépenses mais dans ces circonstances, je considère que le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité. »

 

Quelle formule magnifique ! « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité », ce pacte de l’Union européenne qui demande à chaque pays membre de maintenir son déficit public sous la barre des 3% du PIB, cette contrainte synonyme d’austérité et de casse du service public ! Ô surprise, Pierre Moscovici, ancien ministre français de l’Économie bombardé commissaire européen par Hollande comme madame la baronne place sa femme de chambre comme gardienne dans ses immeubles, nous donne son blanc-seing !

Car, entendons-nous bien, la justice, la police et l’armée ont besoin de moyens supplémentaires. Ce qui ne va pas, ce n’est pas de leur en donner, à condition du reste qu’ils soient bien utilisés, mais c’est qu’il aurait fallu procéder à des arbitrages sur d’autres dépenses afin de ne pas empirer les dérapages de nos dépenses publiques et de notre dette. Or de cela, il n’est bien sûr pas question. Il en est d’autant moins question que dans des circonstances aussi graves, alors que tant de familles sont en deuil, un peu de décence ne serait pas de trop. Sauf que de décence en dépense, on risque de finir ruinés et privés de toute capacité à agir.

Mais pour l’instant, sur le plan politique, tout va très bien pour le Président, champion inégalé de la dépense publique et de la « synthèse ». Le renforcement sécuritaire risquait de froisser quelques sensibilités à gauche, mais pour ceux qui seraient froissés ainsi, François Hollande a ouvert les vannes budgétaires. L’abandon de la rigueur budgétaire risquait de froisser quelques sensibilités à droite, mais pour ceux qui seraient froissés ainsi, François Hollande a tracé une politique sécuritaire à faire peur à toute la famille Bush réunie.

Dans ces merveilleuses conditions, pleines de décence et de solennité, il n’est pas exclu que François Hollande réussisse à retourner à son avantage une autre contrainte pesante, les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, dont il a annoncé le maintien (on espère bien, elles ont déjà été repoussées deux fois) :

« Les rythmes de notre démocratie ne sont pas soumis au chantage des terroristes. Les élections régionales se dérouleront aux dates prévues. » (discours au Congrès le 16 novembre 2015)

Ces élections s’annonçaient catastrophiques pour le parti socialiste. L’énorme investissement du champ régalien par le Président Hollande dans une France encore sous le choc pourrait lui apporter un peu de répit, voire quelques sièges supplémentaires, d’autant plus que début décembre, il sera beaucoup trop tôt pour s’apercevoir que le discours martial et dépensier de François Hollande a largement excédé les résultats non seulement espérés mais réalisés.

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  • Excellente analyse, comme toujours, merci Nathalie MP.

    Dans les « formules malheureuses », je retiens aussi une partie de sa déclaration du soir du 13 novembre: Ce que les terroristes veulent, c’est nous faire peur, nous saisir d’effroi. Il y a effectivement de quoi avoir peur, il y a l’effroi, […]

    J’aurais largement préféré entendre que la France n’avait pas peur car elle avait les moyens de se contrer la menace. Or, depuis vendredi dernier, la France a peur et cela se voit. Les terroristes doivent se délecter 🙁

    • La peur se répand beaucoup plus par l’attitude, et les propos, délibérés, de ceux qui prétendent gouverner que par les faits eux-mêmes. Mais la peur est une arme massive pour étouffer toute véléité de contestation de l’action des responsables politiques. Hitler n’a pas procédé autrement à partir de 33 et tout bon dictateur connait la leçon depuis Platon. Car, comme ce dernier l’avait fort bien remarqué (car il était expert en matière de tyrannie), la peur donne le prétexte aux dictateurs de se poser en chef de guerre.
      Faut-il encopre citer le passage sans détour de la République (566c):
      « ce protecteur du peuple… commence toujours par susciter des guerres, pour que le peuple ait besoin d’un chef… Et aussi pour que les citoyens, appauvris par les impôts, soient obligés de songer à leurs besoins quotidiens, et conspirent moins contre lui ». On ne pourrait mieux décrire notre « chef » actuel…

    • Peut-on aller jusqu’à dire que la France est une cible de choix parce qu’elle est et laisse transparaître sa faiblesse?

      Je ne dis pas ça pour accabler gratuitement le guignol qui nous sert de président, on paie 30 ans de n’importe quoi égalitariste bisounours. Mais les lâches attaquent toujours le plus fragile pas celui qui donne l’impression d’être fort.

      • Mais bien entendu que l’on peut le dire. La faiblesse du hableur qui loge au Palais et qui se gargarise de mots, rien que de mots, comme pour le chômage, la croissance, et tutti quanti, est une évidence qui n’a pas échappée aux détraqués d’une religion attardée, puisqu’ils l’ont traité d’imbécile, c’est tout dire…

  • Finalement, Président de la République est le job le plus cool du monde. On peut faire toutes les bétises du monde, assommer les gens d’impôts, mettre la société civile dans une insécurité fiscale, juridique et sociale permanente en votant des lois stupides et clientélistes à tout va, laisser les délinquants commettre des dizaines de délits sans jamais être emprisonnés, les retrouver dans les commandos terroristes qui tuent des centaines de français, ne rien comprendre à la géopolitique, ostraciser les Russes pour venir les courtiser après, mentir comme un arracheur de dents, se faire apporter les croissants chez sa maitresse par son garde du corps, etc…
    Lorsqu’un évènement dramatique arrive, dont on peut se demander dans quelle mesure les manquements précédents n’ont pas une part de responsabilité, il suffit d’avoir l’air sérieux, d’effacer son sourire niais, de stopper les petits blagues, de déclarer quelques banalités constitutionnelles et de prendre quelques mesurettes dont personne se demande pourquoi elles n’ont pas été prises avant, pour susciter « l’admiration devant l’adversité », voir célébrer « son sang froid devant les évènements », sa grandeur, sa compassion et sa resistance… sans jamais que l’on ne vienne vous demander le moindre compte.
    Pas beau la vie ?

  • moi , ce que je ne comprend pas , c’est la raison pour laquelle valls a refusé la liste des djihadistes français proposé par la syrie , bien avant les attentats ;si cette info qui commence à sortir est une réalité , alors nous n’avons pas grand chose à attendre de ce gouvernement ;

    • C’est facile à comprendre: l’idéologie (inspirée par une vision manichéenne du type « lutte des classes » qui consiste à séparer les gouvernements entre ceux qui sont conformes à la démocratie et ceux qui ne le sont pas, les gentils et les méchants. Peu importe que la démocratie soit malade ou pas d’ailleurs

  • Sans compter que cette « opportunité » (quelle horreur, les gens ne s’en rendent même pas compte), permet et va permettre de faire passer des gabegies et autres horreurs comme une lettre à la poste. Les milliards versés régulièrement à la Grèce va peu à peu entrer dans les mentalités comme une habitude puis une tradition. Une démocratie soumise et diriger par ses passions laissant la charge de son errance sur le dos de ceux qui ne sont pas d’accord sur la manière de faire. Un pays d’irresponsables !

  • Comment accorder le moindre crédit à ce combinard cynique et mu par une seule volonté : tenir le pouvoir, au prix d’un état policier contre la population, s’il le faut !

    • Ne confondez vous pas là avec Sarkozy ?

      • Sarkozy et Hollande ont-ils plus de points communs ou plus de différences ?

        Et pour nous, les trouvez-vous plus exaspérants par leur bling-bling ou leur communication ou plus inquiétants par leurs manœuvres qui ont souvent l’effet contraire de celui annoncé ?

      • Ce sont deux clones parfaitement interchangeables. L’un à la solde du Quatar, l’autre des Saoud, seule différence.
        D’ailleurs nous sommes bien partis pour les retrouver face à face en 2017 !

      • @Moua: Que ce soit le degré de rejet par la population, d’état policier (loi renseignement) ou de la confusion idéologique à la justice ou dans les média, Hollande ne peut pas être confondu avec quelqu’un d’autre !

      • Sarko est brutal dans sa manière de s’exprimer. Hollande est beaucoup plus sournois. Faites votre choix…

        • Nous dégageons toute cette classe politique, qui depuis 40 ans, n’a rien fait. Renouvellement total de génération avant que les choses n’empirent vraiment. Pas possible ? Alors des jours très sombres nous attendent ….

  • la France « une fois encore saura vaincre les terroristes »: c’est comme l’inversion de la courbe du chômage, on attend toujours. Ce qui est exaspérant et desespérant avec le Cala_miteux du Palais, c’est qu’il annonce encore et toujours des promesses qu’il sait être incapable de tenir. Cela s’appelle de la duplicité. Et c’est bien grâce à cette duplicité, qui est sa marque de fabrique, qu’il est arrivé là où il se trouve aujourd’hui. Avec la complicité d’un certain nombre de personnes totalement inconscientes de la malignité du personnage: des gogos, mais qui chaque jour se révèlent plus responsables de la dégradation de l’état de notre pays.

    • Mais qui leur demande des comptes ? Le suffrage universel ? après des primaires en plus … Les caisses sont vides, les armées exangues et il faudrait s’unir derrière les responsables actuels et passés de cette situation ?
      Qu’ils s’en aillent tous, y compris Mélanchon. La colère monte.

  • A chaque attentat est source d’opportunisme.
    Le samedi veille de la manifestation de janvier sur les massacres de Couliballi et des Merrah, Hollande faisait glisser discrètement l’accord du TGV de Poitiers gouffre financier prouvé et connu.
    Si vous lisez le livre de Trierweller, vous comprenez la mentalité et que ce type est une abjection de mépris envers tous le monde….Alors le contribuable….

  • On remarquera que nos médias « officiels » acquis aux idées de gauche, focalisent l’attention sur l’épiphénomène de l’attitude lamentable de la droite à l’Assemblée. Pour éviter de pointer la responsabilité des idéologies de gauche qui ont inspiré les dénis, manquements et analyses défaillantes depuis des années? Le but n’est pas l’accusation politique stérile, mais on apprend toujours à reconnaître ses erreurs. Impossible pour ceux qui nous gouvernent?

    • @ Dominogris:

      « mais on apprend toujours à reconnaître ses erreurs. Impossible pour ceux qui nous gouvernent? »

      C’est une constante des politiciens, au pouvoir ou pas:
      *ce qui n’a pas été fait, la prochaine loi (+/- en préparation) va permettre de le faire
      *ce qui a échoué, c’est parce que la loi n’allait pas assez loin (mais dans la même ligne politique, évidemment!)

      Donc, si le vendredi 13 a succédé à Charly Hebdo, c’est parce que le président et son gouvernement n’avaient pas assez d’argent, assez de liberté, assez de pouvoir pour faire ce qu’ils voulaient,

      *Mais LA PROCHAINE LOI VOTÉE PAR LE CONGRÈS va permettre de modifier:

      – l’état d’urgence adaptée « en état de siège » pour « terrorisme »,
      – le pouvoir de l’exécutif (et le frein de l’assemblée nationale et du conseil constitutionnel »),
      – le délai des engagements sur le pacte de stabilité,
      – la rallonge financière qui manquait à l’armée,
      – la poursuite informatique des erreurs et fraudes fiscales mais aussi:
      – l’information informatique nécessaire pour nuire aux adversaires politiques,
      – et éventuellement, de moduler les autorisations de publications des sondages,
      – d’interdire les traditionnelles manifestations des opposants de tout poil qui pensaient se réunir à Paris pour le COP21
      – etc, etc…

  • « Dans le contexte de l’union sacrée réclamée par les Français »

    surtout réclamé par françois hollande !

    Il faudrait plutôt réclamer la démission de ces rigolos qui jouent les gros bras uniquement le lendemain des attentats et prennent des mesures liberticides qui enquiquinent tout le monde sauf les terroristes.

    La démission de Cazeneuve qui n’a pas été capable de mettre une protection suffisante au journal le plus menacé de france aurait du déjà avoir lieu, mais là, les voir se pavaner la mine contrite expliquant qu’ils ont fait le maximum, doit énerver plus d’une famille de victimes.

    • En effet. L’opposition aurait dû demander la démission de Vals et Cazeneuve.
      Cet empressement à réclamer l’union sacrée était une manœuvre pour écarter cette idée.
      Et pour les manœuvres, vous pouvez compter sur la compétence du gouvernement et du « chef de guerre ».
      Vous pouvez aussi compter sur la pusillanimité de l’opposition ou alors sur sa compromission.

      Vous voulez que j’aille voter pour ces clowns ?
      Je rappelle qu’il y a encore une semaine, LE danger pour la France était le FN, on avait même rappelé Mélenchon à ses devoirs d’union sacrée (déjà) contre la bête immonde..

  • « François Hollande a annoncé la création de 8500 postes dans la police, la gendarmerie, la justice et les douanes »

    Les automobilistes sont rassurés : les persécutions et le racket ne baisseront pas en intensité.

  • Ce connard devient accro des wargames ! ! !
    mais quand donc va t-il se barrer ?

    ————————–
    en date du jeudi 19 novembre
    « Le président François Hollande a donné les instructions nécessaires à l’intensification des opérations militaires de bombardement en cours pour lutter contre Daech en Syrie comme en Irak », peut-on lire dans un communiqué de la présidence française

  • François Hollande aurait fait ce qu’il fallait ?!
    Mieux vaut entendre ça que d’être sourde.
    Je ne partage pas du tout votre point de vue : François Hollande a attisé la peur et les haines. Le seul discours qui aurait été celui d’un vrai chez d’Etat, fort et visionnaire, aurait été de dire haut et fort et de répéter sans cesse de garder son calme.
    Cet homme insignifiant a fait tout l’inverse. S’il restait un mince espoir de voir cet homme embrasser un jour son destin à la faveur de circonstances exceptionnelles, nous pouvons désormais être certains d’une chose : cet homme est un pantin inconsistant qui n’a pas sa place à la tête de quoi que ce soit.
    Qu’il s’en aille. Maintenant.

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