Le martyre en islam suppose la vie et non la mort !

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Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l'islam soufiste

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Le martyre en islam suppose la vie et non la mort !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 octobre 2015
- A +

Par Farhat Othman.

Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l'islam soufiste (Crédits Zereshk, licence Creative Commons)
Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l’islam soufiste

Si l’Islam est en haut de l’affiche aujourd’hui, c’est que son éthique est au plus bas de sa propre échelle axiologique, étant violée non seulement pas ses adversaires se réclamant de l’Islam pour lui faire du tort, mais aussi de ses propres adeptes qui font une lecture incorrecte de ses valeurs.

Nous l’avons déjà dit dans d’autres articles, la seule lecture authentique valable à nos yeux est celle qui a été l’œuvre du soufisme, une foi paisible plus proche des mœurs populaires au Maghreb, libertaires et hédonistes, que des manifestations antidémocratiques de l’Islam officiel supposé modéré tout autant que des excès de l’Islam rigoriste de l’Orient.

Un tel Islam est moins issu de la foi originale et originelle islamique, soufie donc, que d’une tradition judéo-chrétienne qui s’y est infiltrée et s’y maintient encore alors qu’elle a été abandonnée en son berceau même, l’Occident l’ayant répudiée à la faveur de la sécularisation et grâce à sa démocratisation.

Nous le démontrons ici avec cette fausseté majeure qu’est le concept du martyre dont on fait un usage abusif auprès de jeunes ne connaissant même pas leur religion, ne se doutant surtout pas qu’en se sacrifiant, ils n’agissent nullement en martyres au vu de la saine lecture des préceptes de l’Islam.

Seul est licite le jihad maximal, effort sur soi

Le martyre est devenu chez les marchands du temple se disant musulmans un commerce bien lucratif. Ce qui est dramatique, c’est qu’il relève aussi du crime du fait des ravages qu’un tel commerce éhonté fait auprès d’une jeunesse éperdue, dont on fait de la chair à canon, sacrifiée sur l’autel non de la religion, mais de l’idéologie de la haine et de l’exclusion de son prochain.

On exploite, en effet, l’innocence de ces jeunes et leur sentiment patriotique en leur laissant croire qu’en se tuant pour la cause de l’Islam, ils le servent alors qu’ils ne font que se suicider du point de vue du pur Islam.

En cela, la tromperie est la même que pour le jihad, qui est un petit effort s’étant fait par les armes à un moment donné de l’histoire de l’Islam et qui a pris fin tout comme la hijra, l’émigration.

Aujourd’hui, seul reste licite le jihad akbar, l’effort majeur sur soi, ses pulsions et ses instincts, afin de donner l’exemple de la piété parfaite commençant par ne faire du tort à personne.

On sait d’ailleurs l’importance de l’exemple à donner en Islam, le prophète étant censé être venu parfaire les vertus morales et prêcher la paix et la sérénité dans les cœurs.

Le martyre en islam est le témoignage

S’agissant du martyre, chahada en arabe, son sens aussi bien linguistique que chez les premiers jurisconsultes musulmans est le témoignage et la déposition, d’où cette belle expression chez Avicenne : « La vérité de tout cela est établie par le raisonnement spéculatif et par le témoignage de la Loi religieuse. » Textuellement, la chahada est l’information fiable qui est le produit du témoin oculaire ; elle suppose donc la présence et la visualisation. D’où le sens de chahid qui a donné le martyr et qui n’est que celui qui fait acte de présence et qui témoigne. D’ailleurs, en ce sens précis, c’est même un des noms de Dieu.

Tardivement, les jurisconsultes de l’Islam, influencés par la tradition judéo-chrétienne, ont introduit le sens du martyr dont abusent désormais les va-t-en-guerre de l’Islam intégriste, qui ne font ainsi que développer la notion de guerre sainte inconnue pourtant en Islam.

Doit-on rappeler ici qu’Ibn Khaldoun avait bien spécifié que la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans était d’origine étrangère, ayant donc un imaginaire influencé par la tradition judaïque forte en Arabie à l’avènement de l’Islam ?

Nonobstant, même du point de vue religieux, le sens originel de témoignage reste, puisqu’on n’a fait que chercher des explications à une telle extension pour celui qui meurt en guerre pour la cause de l’islam.

Ainsi a-t-on dit que ce serait du fait que Dieu et ses anges témoignent d’une telle mort honorable ou que le mort sera appelé en témoin au jour du Jugement dernier ou encore parce qu’il tombe sur la terre qui a témoin pour autre nom ou enfin que le mort est toujours vivant, étant présent auprès de Dieu.

Servir la cause de l’Islam, c’est vivre pour témoigner

On le voit donc, c’est toujours le sens de témoignage et de présence pour témoigner qui est à la base de la définition du martyr(e), et ce même en termes exclusivement de jurisprudence religieuse. Ce qui démontre bien que le martyre en Islam vrai est la vie et non la mort, et que celui qui se sacrifie et croit mourir pour l’Islam ne fait que fuir ses responsabilités supposant qu’il demeure en vie pour témoigner.

Tout se passe comme avec un procès où le témoin décisif s’absente préférant se faire justice lui-même ; il perd de la sorte son droit et se fait non seulement du tort à lui-même, perdant son statut d’ayant-droit, mais aussi à la cause ainsi pervertie en devenant agresseur.

C’est ce que font les jihadistes, supposés martyrs qui ne s’adonnant qu’à un effort minimal, périmé qui plus est, et qui meurent sur les faux champs de bataille, délaissant les vrais qui sont ceux du débat et du témoignage. Ils délaissent aussi l’effort maximal, consistant à donner l’exemple insigne, seul en mesure de redonner à l’Islam ses lettres de noblesse de foi gagnant les cœurs par la libre adhésion et la conviction et non la violence et la terreur.

Notons pour finir que toutes les occurrences dans le Coran du terme martyr(e) sont venues avec le sens précité. Il en va de même pour la Sunna authentique, celle consignée dans les deux recueils majeurs de Boukhari et Mouslem.

Ainsi le dernier ne comporte aucun hadith se rapportant au martyr(e), alors que le premier en cite un seul où il est dit que les martyrs sont cinq : celui qui meurt de la peste ou d’un mal de ventre ou noyé ou sous les décombres ou pour la cause de Dieu.

Ainsi, selon ce dire, aucune différence n’est à faire entre mourir pour la cause de Dieu et mourir du fait des quatre autres causes si banales. Ce qui atteste bien que le vrai martyr pour Dieu est celui qui défend sa cause en demeurant en vie, soutenant attaques et critiques verbales dont fait sa religion, en y répondant du tac au tac par l’argumentation et la preuve irréfutable.

C’est d’ailleurs pour cela que le Livre saint de l’Islam se nomme Coran, soit la récitation, et que le miracle majeur du prophète est le témoignage éloquent qu’est ce message divin, summum d’éloquence.

La vérité oubliée aujourd’hui par les musulmans est que le service de la cause de l’Islam est bien la parole, qui peut être d’autant plus fatale qu’une arme qu’elle est éloquente, une parole de vérité.

Dieu n’est-il pas la Vérité ?

C’est ainsi que le nomme le soufisme, le premier à avoir compris que la cause de l’Islam se défend par l’exemple insigne de la piété, quitte à relever du total dépouillement, propice au témoignage par une présence continue pour être le juste de voix et de voie incarnant l’exemple à donner que commandent les valeurs de l’islam.

C’est cela le vrai martyre que récompense Dieu au paradis et non la mort sur les champs des causes perdues, ce qui revient au vrai à une fuite du combat véritable de la vie.

En effet, en islam, il n’y a pas de cité de Dieu sur terre, juste une cité des hommes qui y sont soumis à l’épreuve et le devoir de s’y purifier par l’effort sur soi et l’exemple à donner.

C’est ainsi que l’on est un vrai martyr en Islam, surtout pas réduit à n’être qu’un terroriste s’en prenant aux innocents, semant le mal sur terre au lieu d’y faire fleurir le bien.

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  • Ok , voici les textes
    http://blog.alexandredelvalle.com/archives/49-Le-Jihad-dans-le-coran-et-la-tradition-musulmane.html

    Je veux bien que vous en fassiez une autre lecture , mais avouez que ce n’est pas facile, hein ?
    Je précise que contrairement à la bible qui est un récit , le coran est un livre de lois et de consignes . Bref , il faut une « sacré » torsion des mots pour trouver de la paix et de l’apaisement dans le coran . « la gerre c’est la paix » 84 , Orwell ??

    • « Je précise que contrairement à la bible qui est un récit , le coran est un livre de lois et de consignes. »
      Les Dix Commandements et les nombreuses exhortations de Jésus, ne font-ils pas de la Bible aussi un livre de lois ?

      • OK , dix commandements https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9calogue
        et le dernier, celui de Jesus : aimez vous les uns les autres comme vous mêmes et ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas que l’on vous fasse .
        et rien d’autre , rien d’autre du tout . Jesus n’a rien demandé d’autre en matière de loi , bien au contraire , il a justement aboli toutes les lois carcan qui préexistaient .
        Jesus a justement dit cette parole « rendez à cesar etc  » fondement de la separation de l’eglise et de l’etat (spirituel/temporel)

    • Il est toujours amusant de voir des non musulmans expliquer doctement aux musulmans ce qu’est vraiment l’islam.
      On attend le jour où un ayatollah se permettra d’expliquer au Pape ce qu’est réellement la Trinité, la résurrection ou la virginité de Marie.

      • Trouvez-vous ridicule que des non musulmans se livrent à l’exégèse du Coran ?
        Heureusement que l’exégèse de la Bible n’est pas le fait des seuls croyants 🙂

      • nous savons ce qu’est la trinité : c’est un polythéisme.
        alors que la torah d’israël nous enseigne très clairement que d.eu est un.

        modestement, je me contente de noter que pour l’auteur, les insuffisances, les sauvageries ou les barbaries de l’islam sont toujours dues à « une tradition judéo-chrétienne qui s’y est infiltrée » ou « influencé par la tradition judaïque ». c’est clair que pour l’auteur, les problèmes de l’islam ne sont pas de la responsabilité des mahométans, mais de celle des juifs, et parfois de celle des chrétiens. le libéralisme conjugue la liberté avec la responsabilité. l’un ne va pas sans l’autre. si l’auteur réfute toute responsabilité des mahométans dans leurs malheurs, c’est qu’il n’est plus constructiviste que libéral.

      • nul besoin d’être croyant pour critiquer, commenter , se renseigner.

        On peut relever par exemple que la guerre sainte est une notion complétement absente, oserai-je dire antichrétienne si on se fie aux évangiles,( alors que la vie de Mahomet semble plus djihad-compatible) et pourtant, au final, la guerre devient sacré pour tous au fil des siècles.

        Conseillons la lecture pour ceux que ça intéresse, de Jean Flori (guerre sainte, jihad, croisade), même si ce dernier n’est pas musulman.

      • Il y a autant d’Islam que de Musulmans.
        Celui-là me semble plus proche des TEXTES …

      • Monsieur Othman vient ici nous parler de théologie Soufi. Le sujet est complexe, adressé à des libéraux et dans un contexte extrêmement particulier qui est lié au fait que le soufisme, que Monsieur Othman considère être comme le « vrai islam », n’est considéré de la sorte que par une infinitésimale partie de ses coreligionnaires….

        Il me semble que lorsque boboss emploie le terme de taqiya, il sous-entend que l’auteur du texte vient ici répandre un message de dissimulation et de réhabilitation d’une religion qui porte un poids particulièrement lourd de Mort, de massacres et de préceptes moyenâgeux . Il me semble qu’il s’agit bien plus d’une incompréhension de ce que peut être le soufisme, que de véritable ignorance.

        Quant au message de Monsieur Othman, personnellement je m’en contrebalance. L’islam véritable est celui que la majorité des fidèles en fait ; et très franchement, il n’est pas reluisant, que ce soit dans son passé ou dans son avenir. En tant que Français de culture judéo-chrétienne et libéral, je me tamponne de l’Islam tant qu’il ne vient pas me « chier dans les bottes ». Mais quand il vient me dire quoi manger, quoi penser, quoi baiser, et comment faire mes besoins, l’Islam passe dans la catégorie « nihilisme à détruire »…
        La première priorité de Monsieur Othman ne devrait pas être de venir tâcher de convaincre des libéraux de la beauté du Soufisme, mais de convaincre les musulmans d’adhérer aux principes du soufisme…

        a bon entendeur

        Sébastien

        • Séb, merci, je n’ai rien à ajouter, c’est exactement ça. Je n’ai rien contre le soufisme, mais le soufisme n’est pas le problème. Le problème ce sont les musulmans qui appliquent le Coran et les hadiths.

      • ils le font déjà : http://www.aimer-jesus.com/

        D’ailleurs, une bonne partie du Coran est une tentative de réécriture des Evangiles pour lui donner une légitimité

  • taqiya habituelle !!
    Lisez le Coran et les hadiths pour vous faire votre propre opinion !
    Tenez compte des versets abrogeant et abrogés !!!!!!!!
    Bonne lecture

    • C’est bien d’employer des termes arabes. Ce serait encore mieux de les comprendre.

      • @José:
        Le problèe est que comme avec 99% des textes religieux, on peut faire dire ce qu’on veut à presque tous les textes. Votre lien wiki est intéressant mais il me laisse penser que la taqiya est un concept un peu fourre tout qui permet à la fois de faire ce que Boboss dénonce et en même temps à certains musulmans de s’en départir. En clair c’est un concept religieux, et comme tous les textes religieux selon lecteur, selon le prêcheur, on comprend un peu ce qu’on veut.

  • Ces articles sur contrepoints me dérangent de plus en plus. Je ne comprends pas leur sens. Un terroriste n’est pas une personne qui s’en prend aux innocents et qui sème le mal sur terre au lieu d’y faire fleurir le bien. C’est une ordure sanguinaire et je n’ai rien à foutre qu’il soit ou se prétende musulman, catho socialiste anarchiste ou libertarien. Quelle est cette perversion de l’esprit qui consiste à chercher au fond d’un bouquin si c’est bien ou pas d’exterminer autour de soi?

  •  » il n’y a pas de cité de Dieu sur terre, juste une cité des hommes qui y sont soumis à l’épreuve et le devoir de s’y purifier par l’effort sur soi et l’exemple à donner »

    N’est-ce pas le propre de toutes les religions monothéiste, qui se résument au final en peu de choses: un dieu unique créateur et le devoir de bien se comporter sur cette terre pour aller au paradis.

    Le problème étant que des prophètes, des ethnies, des interprétations, des intérêts économiques, géopolitiques, mégalomaniaques,…….ont compliqués, compliquent, compliqueront, à l’infini , un concept basique de bon « père de famille ».

  • ok, mais ça c’est un islam sans Muhammad !

    Limite christique …
    Genre « Allah est unique et Issa est son prophète » …

  • Bonjour,
    Aux uns et aux autres, mes remerciements pour les commentaires, y compris dans leur excès qui n’est que cette injustice, manifestation de l’humus qui est dans l’étymologie de l’humain, tout excès même de justice étant injustice !
    J’apporte ici juste la précision que je ne m’adonne à aucune propagande, aucun prosélytisme; que ceux qui veulent des détails consultent ma littérature ici ou ailleurs.
    C’est la vérité qui m’occupe, et c’est elle que je sers avec une archéologie de la pensée, le zéroïsme de sens de notre époque nécessitant que l’on s’acquitte d’une méticuleuse identification des mots et des choses.
    Foucault n’a-t-il pas noté qu’il y a des moments dans la vie où la question de savoir si on peut penser autrement qu’on ne pense et percevoir autrement qu’on ne voit est indispensable pour continuer à regarder, à réfléchir?
    Comme lui, au lieu de légitimer ce qu’on sait déjà, je pense qu’il vaut mieux entreprendre de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement.
    S’il est un jeu auquel je m’adonnerais donc, ce serait le seul jeu de la vérité; je laisse les autres à leurs jeux de gosses, dépourvus du seul enjeu qui puisse nous être utile en cette nouvelle médiévalité de la pensée, qui est — citant de nouveau le génial philosophe — de savoir dans quelle mesure le travail de penser sa propre histoire peut affranchir la pensée de ce qu’elle pense silencieusement et lui permettre de penser autrement.
    Amitiés

  • Dieu est AMOUR, c est l amour entre les humains, la volonté de Dieu. Votre post á l intention des seuls musulmans est du bla bla désincarné, sans âme, où seul compte le respect de la parole Dieu.
    C est une façon de voir aui mène les humains droit dans le mur!
    Il faut au contraire libérer les énergies, développer une éthique de l Amour et abandonner le respect des textes.
    Lisez le Pouvoir de l Intention du Dr Wayne, édifiant !
    Courage mon ami, la vie est plus belle en dehors des textes religieux

  • Les commentaires sont fermés.

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