France ou Corée du Sud : quel est le meilleur système éducatif ?

Une comparaison édifiante des deux systèmes scolaires.

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school Corea-Seoulful Adventures(CC BY-NC-ND 2.0)

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France ou Corée du Sud : quel est le meilleur système éducatif ?

Publié le 19 octobre 2015
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Par Nafy-Nathalie

school Corea-Seoulful Adventures(CC BY-NC-ND 2.0)
school Corea-Seoulful Adventures(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Corée du Sud, mois de mai. Le stress des jeunes en dernière année de lycée doit commencer à culminer. Il ne leur reste plus qu’un mois pour réviser avant de passer le Suneung ou test d’entrée à l’université.

France. Cette période, que l’on peut comparer au passage du baccalauréat est souvent un de ces moments privilégiés durant lesquels le pays a des difficultés pour se déplacer. En effet, les divers syndicats de transports et autres joyeusetés adorent se manifester, peu importe si au stress des épreuves doit s’ajouter celui d’arriver à temps et entier dans les salles d’examen.

En Corée du Sud, le pays s’arrête également mais dans une optique différente : celle de permettre le passage des tests dans les meilleures conditions possibles. Le pays entier démarre sa journée une heure plus tard : administrations, entreprises, bourse, afin de s’assurer qu’aucun problème de circulation n’empêchera un jeune d’arriver à l’heure ; et au moindre problème, il lui suffit d’appeler la police dont l’unique mission consiste, à ce moment particulier, à l’aider à arriver à l’heure. Le trafic aérien est suspendu, non pas comme souvent en France en raison des grèves, mais durant les énoncés et les épreuves orales, pour permettre à tous d’entendre correctement. En 2010, le sommet du G20 avait même été décalé. Il n’est pas rare de voir des familles et les élèves les plus jeunes passer la journée devant les centres d’examen en priant pour la réussite de leurs proches et camarades .

Cette appréhension des examens peut sembler excessive de notre point de vue mais elle repose sur le fait que les Coréens du Sud ont la certitude que la clef du développement de leur pays est l’éducation. Réussir à ces tests conditionnera leur entrée dans une bonne ou mauvaise université dont découlera l’orientation de toute leur vie professionnelle et sociale future. Le résultat du dernier rapport PISA 2012 est d’ailleurs édifiant. Alors que la France recule à la 25ème place, la Corée du Sud se trouve classée parmi les premières.

Le système d’éducation moderne a pourtant commencé à prendre racine au même moment dans ces deux pays. Alors qu’en 1882, en France, la loi Ferry instituait l’école gratuite et laïque obligatoire, en 1885, un décret royal coréen imposait la création d’écoles primaires modernes et d’écoles professionnelles sur le modèle occidental.

L’envol de la Corée a été ralenti par sa colonisation par le Japon (1910-1945) qui a transformé les écoles en outil d’assimilation des Coréens pendant un demi siècle, et la guerre de Corée (1950-1953). Malgré tout, l’éducation est restée au cœur des préoccupations du pays puisque dès le départ des Japonais, la loi sur l’éducation impose la gratuité et l’obligation de l’école de base (1949) et durant la guerre, le principe d’instruction a été mis au service de l’effort de guerre. Il fallait maintenir l’éducation à tout prix. En 1953, le système éducatif coréen est ravagé humainement et matériellement. Dans un contexte de manque de moyens, allié à un esprit profondément anticommuniste, un système éducatif basé sur la compétition va se mettre en place.

1958 : création de l’enseignement professionnel pour faire face au boom économique en Corée

En parallèle, entre 1956 et 1962, la France adapte également son système afin de le mettre en adéquation avec les besoins liés à la croissance : prolongation de la scolarité obligatoire à 16 ans et réforme de l’organisation (création du collège, des CET, instauration du bac).

1968 : en Corée la formation des enseignants devient une priorité nationale de même que celle des fonctionnaires.

1970 : libéralisation du système éducatif coréen.

L’abolition des examens d’entrée dans le secondaire produit un goulot d’étranglement pour l’entrée dans le supérieur. Les universités se retrouvent donc à devoir sélectionner. Certaines forment des consortiums, générant elles-mêmes leurs propres réformes des cursus posant par là les fondements de la libéralisation de l’éducation.

1972 : création du Korea Educational Development Institute dont l’objet est la recherche pour le développement durable de l’éducation en Corée du Sud.

En France au même moment, en 1975, on instaure le collège unique avec l’idée d’unifier et de démocratiser. Le brevet est créé.

1980-1987 : la formation continue et l’autonomie de l’apprentissage pour faire face aux changements sociétaux deviennent des principes constitutionnels de la Corée du Sud.

Alors que la France a fait le choix d’une centralisation et d’une démocratisation de son éducation, la crise qui affecte les dragons à la fin des années 1990 amène le gouvernement à faire le choix inverse, à savoir de conserver la définition des impulsions générales de l’éducation mais à donner plus d’autonomie aux structures locales et provinciales afin de leur permettre de prendre des décisions adaptées au développement local. Le ministère de l’Éducation devient le « ministère de l’Éducation et des ressources humaines » ce qui semble plutôt judicieux. Le pays est tendu vers l’idée qu’il faut adapter l’enseignement aux besoins du marché et il y a réussi avec succès. Même les salariés ont ancré en eux l’idée qu’ils doivent continuellement se former.

L’accent est mis sur une éducation de qualité qui favorise la compétition. Les effectifs des classes sont passés d’une moyenne de 65 élèves en 1965 à 34 en 2000. Dès le système élémentaire, l’enseignement comprend une progression à deux vitesses permettant aux élèves doués d’avancer plus vite. L’admission dans le secondaire devient sélective (prix, examen) que ce soit dans le privé ou même dans certaines écoles publiques. Séoul, par exemple, applique des critères de sélection à l’entrée des High Schools publiques. L’excellence est au cœur du système tant public que privé. Toute réglementation tendant à normaliser les pratiques éducatives est abolie au profit de l’efficacité.

Ces orientations favorisent une compétition parfois excessive. Les enseignants, au contraire des Français, favorisent cet esprit puisque leur carrière et leur salaire dépendent de leurs performances. Ils sont jugés responsables des résultats de leurs élèves et sont également jugés par eux. Certains peuvent avoir des bonus qui doublent leur rémunération de base. Les enseignants chercheurs peuvent, eux, obtenir jusqu’à 4 fois leur rémunération. Il est à parier aussi que les enseignants coréens sont payés en temps et en heure et ne se retrouvent pas dans des situations catastrophiques comme cela a été le cas l’an dernier en Seine-Saint-Denis par exemple suite à des retards de versement de leur salaire de plusieurs mois. Les écoles auto-financées et auto-gérées se multiplient en Corée du Sud, qui détient le taux d’écoles privées le plus élevé, 48% contre 21% pour la France par exemple.

L’étude de l’OCDE entre 2008 et 2010 montre d’ailleurs que les Sud Coréens mettent de moins en moins d’argent public pour des résultats qui s’améliorent tandis que la France aurait plutôt adopté la tendance inverse, à savoir dépenser plus pour obtenir moins bien. Le système scolaire public français, lui, se dégrade un peu plus à chaque réforme égalitariste tendant à le tirer vers le bas, ce qui amène la prolifération des écoles indépendantes, mais par défaut, comme l’indique un article de Contrepoints du 15 octobre dernier.

Les résultats économiques parlent d’eux-mêmes. Le PIB de la Corée du Sud dans les années 1960 était comparable à celui des pays du tiers monde. En 2008, soit environ 50 ans plus tard, ce pays est devenu la 13ème puissance mondiale. En 2014, il figure même à la 12ème place dans le classement des pays selon leur PIB, tandis que la France descend à la 6ème. Le PIB de la France a un taux de croissance de 1,1%, le Sud-Coréen de 7,70%. Le taux de chômage en Corée du Sud tourne autour de 3,7% alors qu’en France il dépasse les 10%. Quant au niveau de vie, la Corée du Sud occupe la 15ème place du classement des 20 pays proposant à ses citoyens, en 2014, le niveau de vie le plus élevé, alors que la France en occupe la dernière.

Toutefois, tout n’est pas tout rose pour les jeunes Sud-Coréens. Les jeunes Français semblent beaucoup plus épanouis. Un article de L’Étudiant indique d’ailleurs qu’ « en France, les parents et la société respectent beaucoup plus les choix d’études et de carrière des jeunes.». L’épanouissement des jeunes Français est un des enjeux des politiques (réforme des rythmes scolaires, activités périscolaires) et ils sont formés à la réflexion. En cas de loupé de parcours, tout un tas de passerelles et solutions alternatives sont prévues pour y remédier. En Corée du Sud, l’apprentissage est principalement fondé sur le par cœur. Les jeunes travaillent environ 50 heures par semaine. La pression qui s’exerce sur eux est considérable puisque la réussite de leur vie professionnelle et sociale future dépend principalement d’un parcours scolaire sans accroc. Leur taux de suicide est le plus élevé des pays industrialisés. Des plans pour prévenir ces suicides sont mis en place, ainsi l’application anti-suicide pour les jeunes lancée par le gouvernement. À Séoul, un couvre-feu a été instauré pour essayer d’endiguer le phénomène et empêcher que les jeunes ne soient envoyés dans des centres privés de bachotage après 22h. Une loi a été promulguée en 2014 pour interdire d’avancer trop vite dans les programmes scolaires et d’interdire dans le test d’entrée à l’université des questions sur des sujets non étudiés durant la scolarité afin d’essayer de préserver les élèves. Un article de www.notes-geopolitiques.com indique que : « le coût de l’éducation et la pression sociale exercée sur la réussite aux examens contribuent très vraisemblablement à l’inquiétant indice de fécondité sud-coréen, l’un des plus faibles au monde avec 1,23 enfant par femme (dynamique 2012). Afin de corriger les limites de son système éducatif, la Corée du Sud incite ses entreprises à engager du personnel peu diplômé. Le Chaebol Daewoo recrute ainsi des bacheliers dans ses chantiers navals, qu’elle prend le soin de former elle-même, rapporte The Economist. (..) »

Il est à parier toutefois que la Corée du Sud, qui a prouvé à maintes reprises sa capacité à s’adapter et à se mobiliser toute entière pour atteindre un but, saura trouver les solutions pour remédier à ce problème et trouver l’équilibre en performance et épanouissement. Quant à la France…

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  • Juste une remarque, dans le texte l’auteur indiqué que l’examen conditionne d’entrée dans un bonne université ou une mauvaise. Y a t’il réellement des universités notée « mauvaises » ou juste « moins bonnes » ?

    • Nafy-Nathalie Diop
      19 octobre 2015 at 9 h 36 min

      Il y a 5 sortes d’universités :
      – le top 10 labellisées par le gouvernement
      – celles à statut particulier : armée, police, …
      – celles pédagogiques pour les enseignants
      – les autres nationales
      – les autres privées
      Etre dans le top 10 c’est une garantie de succès. Ce sont des universités excellentes.

      Les autres « nationales » ou « privées » sont certainement bonnes aussi mais pas assez vu le niveau d’exigence des coréens et ne permettent pas à ceux qui y entrent de faire une carrière sociale ou professionnelle d’exception d’où la notion de mauvaise.

      • Merci de votre réponse, vu que vous connaissez votre sujet j’aurai une autre question.
        En lisant votre article je me suis dit que les coréens et nous partageons un amour pour l’élite issu d’un mandarinat. Mais si avoir 10 universités top niveau est bien qu’en est il de la formation du reste de la population l’équivalent de nos IUT, BTS, etc… car aucune nation n’a besoin que de bac +25.

        • Nafy-Nathalie Diop
          19 octobre 2015 at 17 h 32 min

          Justement, dans l’article je donne une piste … le gouvernement commence à faire des campagnes pour les jeunes moins diplômés ou diplômés d’université moins prestigieuses.
          Le reste, le marché du travail, comment on l’intègre, c’est le prochain article.

        • En général aussi vous pouvez aller dans une bonne université et y étudier plus ou moins longtemps.
          Vous pouvez faire un Bachelor à Harvard, ou un Master ou un Doctorat.
          Parmi les bachelor et les master tous ne sont pas non plus orientés vers la théorie et l’élitisme intellectuel. Vous pouvez avoir des bachelor d’informatique appliquée et des bachelor de mathematiques orientés théorie de l’information. Et entre les deux des bachelors d’informatique « théorique »…Pareil à d’autres niveaux.

          La France à choisi le morcellement en mettant le théorique à la fac, l’appliqué de haut de niveau en grande école (avec en fait de plus en plus de théorie aussi), l’appliqué de base en filières courtes (IUT, BTS) et en spécialisant tout ça par champs disciplinaire. C’est idiot, et ça oblige à mettre en place des « passerelles » en tout genre, idiotes le plus souvent elles aussi. Pour revenir à Harvard, vous pouvez aussi bien y étudier la philosophie, le droit ou les mathématiques ! Et quand vous êtes en maths rien ne vous empêche de suivre un cours de philosophie (et inversement, mais plus rare, un « lettreux » peut choisir de suivre un cours de géométrie algébrique).

    • Il n’existe pas d’universités mauvaises à proprement parler, mais les sud-coréens sont persuadés que si leurs enfants vont dans une université réputée il aura un meilleur avenir. Beaucoup d’élèves abandonnent les études (ou finissent malheureusement par se suicider) car ils n’auront pas obtenu une place dans une des universités les plus prisées…

  • Très bon article.

    J’ai connu quelques coréens. En moyenne y’a pas photo, ils bouffent littéralement tout cru nos jeunes.

    Reste quelques français issus de notre système éducatif capablent de rivaliser avec eux.

    Le problème est bien réel pour les quelques personnes qui ne sont pas adaptées au système éducatif coréen. C’est assez comparable au Japon.

    Mais ici, aussi y’en a un paquet des inadaptés…… et en plus on leur déroule le tapis.

    Comme vous le faites bien remarquer, la Corée sort du « moyen-âge » depuis qu’une cinquantaine d’années. D’ailleurs les jeunes coréens se distinguent nettement de la génération de leur parents ( ceux qui ont connu la guerre ou leurs enfant ).

    Personnellement, je prédis à ces gens un grand avenir, quand il sauront passer une certaines synthèse du savoir nécessaire à développer leur créativité et fait tomber leurs barrières morale qui entravent leur émotivité parfois.

    Mais là-bas, on avance et c’est enthousiasmant, tandis qu’ici on recule.

    • Nafy-Nathalie Diop
      19 octobre 2015 at 9 h 38 min

      Oui je suis d’accord avec vous.
      Regardez ce qui se passe d’ailleurs avec la Kpop.
      C’est énorme.

    • Toujours se souvenir qu’en 1950, la Corée du Sud avait le même PIB que le Ghana….Et j’invite les lecteurs curieux à visionner des documentaires sur la guerre de Corée pour se rendre compte de l’arriération du pays à l’époque, pauvre et sans aucune culture industrielle, ravagé par ce conflit. Chapeau, le boulot! A comparer, aussi , au voisin communiste…

  • Après, ils obtiennent aussi ce pour quoi ils payent. En France, je n’aurais clairement pas eu les moyens de me payer un lycée privé à 5000 euro le semestre + 500 euro de cours privés par mois, tout ça dans le but d’entrer dans une université à 10 000 euro le semestre…Quand les écoles ont des moyens, les profs sont payés en tant et en heure, la qualité des bâtiments et du matériel et top. Mais tout ça c’est normal.

    Pour aller plus loin que l’article, il faut aussi regarder pour quelles raisons ils font tout ça. Le but, au final, c’est de se construire un CV en béton qui assure un poste bien rémunéré dans une grande entreprise. Le problème maintenant c’est que tous les jeunes diplômés coréens ont EXACTEMENT le même CV. Trop de personnes qualifiées et pas assez de boulot.
    La Corée se retrouve avec une génération de jeunes désabusés qui ont l’impression d’avoir sacrifier leur enfance pour rien puisqu’ils ne trouvent pas de travail. Ils se nomment eux-même « Chilpo Saedae » (la génération aux 7 renoncements : relation, mariage, enfants, vie sociale, devenir propriétaire, rêves, et espoirs) et le gentil surnom qu’ils donnent à leur pays est « Hell-Cheoson » (la Corée de l’Enfer : Cheoson étant le terme employé par les japonais durant la colonisation pour désigner la Corée).

    Je ne pense pas qu’on puisse comparer avec l’université française où l’on paye 15 euro l’année si on est boursier et 400 euro en tant que non-boursier…

    Bref, performance ou qualité de vie….pour le moment il faut choisir.

    • Nafy-Nathalie Diop
      19 octobre 2015 at 11 h 21 min

      A la base l’idée était de sortir le pays de la merde dans laquelle il était … et éduquer correctement les gens, s’éduquer était pour eux la seule manière d’y arriver.
      Très marquant après la colonisation japonaise qui a essayé d’effacer leur langue et histoire.
      C’était un mouvement patriotique de résistance.
      Ils ont tous relevé les manches et se sont mis en marche dans le même mouvement.

      Après, cela a commencé à dériver à l’excès.
      Mais la dérive est récente. Elle a permis à leur pays de passer en 50 ans des dernières aux premières places.
      Maintenant, ils réfléchissent à concilier performance et qualité de vie.
      Ils y arriveront.

      Regardez comment les français parlent de la France …
      Regardez les statistiques sur le mariage ou plutôt divorce en France, le taux de fécondation, …
      Quel rêve ou espoir quand il n’y a pas de travail après de longues études et que l’on se retrouve facteur ou caissier ?
      Regardez aussi l’évolution du taux de suicide et dépressifs français.
      On en reparle après.

      • Nafy-Nathalie Diop
        19 octobre 2015 at 11 h 22 min

        et moins de 4% de chômage … n’est pas un taux si élevé …
        par rapport au notre.
        Les jeunes n’ont pas le travail qu’ils veulent mais ils bossent quand même …

        • « Ils n’ont pas le travail qu’ils veulent mais ils bossent quand même »

          … Pas sûr que ce soit une solution. Vous avez l’air de trouver magnifique les conditions en Corée du Sud et dire que cela ira en s’arrangeant. Vu le côté conservateur (voir carrément passéiste ) du gouvernement actuel, je ne sais pas si tout sera aussi facile. Les résultats priment et tant pis pour ceux qui payent les pots cassés (parce que soyons honnêtes, les mesures anti-suicides frisent parfois le ridicule tant elle sont inefficaces, ce n’est pas parce que l’on monte des grillages sur les bords des ponts pour empêcher de sauter que l’on règle le problème des jeunes dépressifs et suicidaires de plus en plus tôt). Comme dit dans l’article, la pression sociale est forte, mais au point que ceux qui sortent du système ne puissent plus jamais y retrouver une place (on parle du fait que les antécédents psychologiques doivent être noté sur le cv ? Du coup quelqu’un ayant été dépressif jeune verra ses chances de trouver un travail clairement réduites… ce qui pousse les gens en instabilité psychologique à ne pas demander de l’aide. Dur de faire plus mortifère et RIEN n’est en ce moment en cours pour changer ça). Beaucoup de solutions de façade sommes toute, mais rien d’étonnant puisque dans la culture coréenne, c’est le paraitre qui prime (Et ce n’est pas de moi mais de deux amis coréens qui sont actuellement à côté de moi). Et si ces jeunes qui restent dans le système accèdent aux grandes universités, quelle sera leur vie ? La même que celle de quand ils étaient étudiants, du moins au niveau du stress (qui n’a pas entendu parler des dortoirs mis à dispositions des employés de certaines entreprises nationales pour qu’ils puissent travailler le plus efficacement…. Et donc ne rentrer voir leur famille que le week-end (le taux de fécondité n’est pas meilleur en Corée qu’en France au passage)). Comme dit mon amie coréenne, certes, elle va trouver du travail, mais un travail qui ne lui plaira pas, qui la stressera, ne la rendra jamais heureuse, qui l’empêchera de se consacrer à sa famille et qu’elle ne pourra pas lâcher sous peine d’être mal vue et rejetée par l’ensemble de son peuple (cela semble extrême, mais c’est malheureusement le cas)… Quelle jolie perspective… Tout ce système est basé sur le fait que le plus important dans la vie d’un être humain n’est plus sont épanouissement personnel. Autant dire que nous sommes des robots à partir de là. Et si vous me dites que c’est pour l’enrichissement et le développement du pays, je me permets de vous rappeler que la Corée est maintenant un pays développé dans lequel le capitalisme est bien implanté. L’argent créé enrichi les riches, il ne règle PLUS les inégalités contrairement à avant.

          N’idéalisons pas ce système parce que le notre déconne… Au passage « Regardez comment les français parlent de la France … » c’est une critique ? Dans ce cas commencez par changer votre discours et arrêter de râler. Ce n’est pas en pestant que l’on empêchera notre gouvernement de passer des reformes stupides au niveau de l’éducation (à ce sujet là il semble que nous soyons parfaitement d’accord, c’est primordial).

          Autre détail: le taux de mariage et de fécondité ne sont plus à lier. nous vivons dans un société ou le mariage qui avait avant une importance primordiale (restes religieux + de la société patriarcale) en a de moins en moins. Et que je sache ne pas avoir de bague au doigt n’empêche personne de concevoir.

          MinHa veut rajouter une dernière chose : les 4% de chômage annoncés en Corée, c’est pour faire « joli » puisque l’on aura tendance à donner des petits jobs de merde qui ne rapportent rien aux gens sans travail, ça ne les aide pas, c’est juste histoire de ne pas alourdir les chiffres.

      • Taux de fécondité, c’est mieux…

    • Bah l’université française vous la payerez toute votre vie et en plus pour des gosses qui sont pas les vôtres.

      Je suis presque persuadé qu’à la fin les frais afférent à l’educ nat seront supérieurs aux coûts de la scolarité de deux enfant en corée.

      Ensuite, concernant la jeunesse désabusée coréenne il en ressort un truc: même dans des disciplines qui ne sont pas considérées comme « nobles » (ici pas forcément là-bas ), les jeunes coréens sont dans l’excellence.
      Par exemple: le roller ( des gosses de 16 ans tannent des sportifs de haut niveau qui se sont mis a ce sport, à un tel point qu’ils ont révolutionné la discipline ).
      – l’e-sport ( ouai le jeu vidéo ). Ils ont de plus développés le marchandising de la compétition il y a déjà 20 ans alors que nous on en était à se demander si notre portable pouvait envoyer des sms groupés….
      – la musique, ils pètent tout.

      Autre anecdote, laissé votre iphone 12 dans la rue, vous le retrouverez le lendemain ( véridique ).

      Donc face à nos gosses, limite illettrés, qui se demandent si daech c’est pas l’avenir heuuuu….

      Pour la qualité de vie…bah nous aussi on a notre chômage de masse, nos banlieues pourries limite ghetto, notre consommation d’anti-dépresseur…. pareil, aucune leçon a donner.

      Eux comme nous avons en commun d’être passer pas loin de l’extinction en 39-45 et eux encore plus prêt que nous. De plus, avec une guerre de plus et une scission du pays pas résolue à ce jour et nous avions un top pays avant.

      Sans les glorifier, on ne peut qu’être admiratif du travail accompli au prix du sacrifice et l’on ne peut qu’être consterné pour nous.
      Suffit de regarder comment cela ce passe 2 génération

  • Favoriser la compétition extrême et le développement du n’importe quoi au lieu du bien être des gens.. C’est vraiment quelque chose que je ne comprendrai jamais. Quant à l’auteur qui tente de nous laisser penser qu’un taux de suicide extrêmement élevé et un taux de fécondité ridicule (et donc une population qui ne renouvelle même pas) n’est qu’un petit problème que la Corée va régler en un claquement de doigt… No comment.

    Bref la Corée marche économiquement certes.. Mais à quel prix et pour combien de temps?

  • Pas de stress à avoir en France puisque le critère de réussite de l’examen est en permanence réajusté au niveau moyen des candidats, de façon à approcher les 100% de réussite. Ainsi l’obtention du bac ne signifie pas que le bachelier est particulièrement brillant, juste qu’il n’a pas de grave déficience mentale.

  • Bonjour
    Un article ethnocentre sur une question qui n’a pas lieu d’etre a savoir lequel est le meilleur. Vous vous voulez objectif mais a votre lecture la coree remporte la palme. Pire encore la comparaison avec la kpop dans les commentaires. Cest a cause d’article de ce genre que les expats francais sont hautains en coree et les coreens detestant de plus en plus le systeme francais. A bon entendeur

  • En Corée l examen d’entrée à l’université se passe en novembre et pas en mai….
    Ensuite, y a pas photo, l’éducation française à ses défauts, mais jamais mes enfants n’iront à l’école coréenne. Les jeunes ici n ont pas de jeunesse, ne s’amuse jamais et tout ça par ce qu’on leur fait croire que le but ultime de leur vie est de travailler chez Samsung, et que pour ça il faut être le MEILLEUR.
    Et un chômage a moins de 4% cache surtout une extrême précarité des multiples emplois que les gens sont obligés de faire car la vie est CHERE

    • Nafy-Nathalie Diop
      19 octobre 2015 at 13 h 19 min

      Oui … j’ai indiqué dans un mois … donc novembre.
      Le bac en France est en juin.

      Après le reste est une question de point de vue.
      Le travail précaire est en hausse partout dans le monde.
      Le fait qu’il faille travailler pour gagner de l’argent ne me pose pas de problème.
      Le fait que plus l’on décide de travailler plus pour gagner plus d’argent ne m’en pose pas plus.

      La question de la vie chère est assez floue pour moi. Elle dépend assez de son mode de vie.
      Vivre en Corée comme un européen doit effectivement donner le sentiment d’une vie chère.
      Vivre en Corée comme un coréen type doit moins donner ce sentiment.

      Quand au niveau de vie, celui des coréens est meilleur que celui des français.

    • L’approche « École des Fans » de l’éducation française explique peut-être en partie la différence du taux de chômage. On remarque par exemple les velléités de gommer tout esprit de compétition avec la suppression d’une notation claire au profit d’appréciations plus absconses les unes que les autres. On retarde ainsi le plus possible le moment où le jeune adulte va se rendre cruellement compte que oui, il y a forcément un moment où il va devoir se montrer meilleur que les autres pour avoir sa chance. Vaut-il mieux y être préparé depuis l’enfance ou recevoir une douche froide au moment d’envoyer sa candidature professionnelle?

    • Intéressez-vous au cinéma populaire coréen: il y a plein de jeunes déconneurs, glandeurs, charlots, normaux.

      • Un cinéma pour bobo, calibré pour plaire à la critique occidentale et rafler des prix dans des festivals insipides.

        • Nafy-Nathalie Diop
          21 octobre 2015 at 10 h 32 min

          Du tout !
          Un cinéma brillant à tous les niveaux.
          Un cinéma non subventionné.
          Un festival se tient à Paris actuellement. Je vous engage, si vous êtes en IDF, à vous y rendre, voir les films, rencontrer les réalisateurs.

    • Certes, à vous entendre c’est terrible.

      A entendre plein de gens la prépa en France c’est terrible aussi. Et je pense que j’y ai passé deux des meilleurs années de ma vie (avec les années en thèse… et là aussi plein de gens vous diront « la thèse, c’est l’horreur).

      La réalité c’est qu’il y a pas mal de suicides en Corée. Mais aussi en France malgré les efforts démesurés pour que les nuls qui ne bossent pas se sentent valorisés et les efforts pour leur trouver de bons posts douillets dans la fonction publique, ou comme assisté permanent au RSA et chez Paul Employ. Et j’ai du mal à croire que tous les suicides en France soit en prépa… Je n’ai jamais entendu parler parmi mes proches de suicide en prépa. Par contre en arrivant à la retraite, en se retrouvant placardisé, après avoir appris qu’on avait (ou ses enfants) une grave maladie.

      Bref, ce n’est pas la compétition à outrance, ni l’envie de réussir qui rendent la société dure à vivre. Il y a bien autre chose qui joue.

  • Article intéressant et la France devrait bien prendre modèle, n’en déplaise « au bisounours » qui ne comprend pas. Peut-être peut-il nous réconforter sur le nombre de suicides en France, générés par un chômage endémique et nous convaincre que ce n’est pas aussi consternant que le nombre de suicides en Corée résultant du système scolaire. Lequel chômage au passage est la résultante, entre autres, d’un système scolaire qui « fabrique » des inadaptés aux besoins des entreprises. C’est sans doute mieux ainsi selon la doctrine socialiste française.

    Petit bémol lorsque vous écrivez que des systèmes « passerelle » existent en France pour rattraper les erreurs. Là je ne suis pas d’accord. Le droit à l’erreur dans le système éducatif français est inexistant, quand bien même ces fameuses passerelles existeraient. Par ailleurs dire également que notre système éducatif nous sort des têtes bien faites plutôt que bien pleines, n’est pas non plus convaincant…

    • « Lequel chômage au passage est la résultante, entre autres, d’un système scolaire qui « fabrique » des inadaptés aux besoins des entreprises. »

      Le système scolaire nuit bien plus à l’emploi par son impact sur les prélèvements obligatoires et sur les charges des entreprises, que par ses manquements de formation. Les entreprises savent former leurs employés. Les chômeurs qui ont un emploi qu’ils veulent garder savent apprendre. L’idée même que l’école est une base INDISPENSABLE est fausse. Richard bronson a pour seul diplome le permis de conduire: Quel raté ce mec! Bill Gates, Micheal Dell, Zuckerberg, Steve Jobs, etc…

      Les études c’est bien, mais c’est pas bien pour tout le monde. Un gamin qui va au turbin dans le garage du coin apprendre plein de trucs aussi. Celui qui aura bossé en cuisine aura développé plein de compétences etc… Mais non, ces gens ne doivent pas développer ces compétences. Ils doivent faire des dictées et apprendre le roman national. Eviter les « Si j’aurai » les « il est passeR me voir », ok, je peux comprendre, mais franchement, n’a t’on pas plus besoin de gens capables de s’assumer eux mêmes que de champions d’orthographe autistes? Doit on faire nos ecoles en fonction de nos besoins ou de nos enfants? Doit t’on avoir un projet NATIONAL d’éducation?

      Lire Baccalauréat et socialisme de Frédéric Bastiat.

      • Bravo ! Que n’existe t’il pas plus de gens plein de bon sens comme vous ?

        Au passage, vous évitez de parler du mépris dont font preuve tous ces diplômés aux têtes soient disant bien faites, à l’égard des apprentis qui ont des bagages bien adaptés au marché de l’emploi. Et pourtant sans diplômes d’études supérieures, en France on passe pour un taré.

        Je connais de nombreuses personnes, autodidactes, qui ont réussi de très beaux parcours professionnels, d’un autre niveau que les « grosses têtes » (ça me fait rire quand je repense à celles de Ruquier affligeantes de bêtise).

        Ce n’est pas demain la veille que les choses vont évoluer avec la réforme inventée par Belkacem….On plonge dans ce domaine comme tous autres.

        Affligeant

  • Ce qui me choque dans le système coréen, c’est l’homogénéité. En clair ce qui me choque chez eux c’est ce qui me choque chez nous.

    Cette date fatidique ou tous les élèves passent le même examen, si c’est pas du Stalinisme, je sais pas ce que c’est (Certains diront que c’est du « Jules Ferrysime »). Cette idée que 10 universités peuvent produire le best of the best en tout et pour tout, ca me rappelle nos Structures à Nous: Polytechnique, ENA, HEC, ESSEC, Sorbonne, etc…

    Je comprends parfaitement ce que l’auteur signifie et je suis d’accord avec la plupart. Je vois cependant ici un système qui souffre des mêmes maux structurels que le système francais et qui arriveront, je pense, au meme résultat.

    1.Endoctrinement: Système unique et uniforme=endoctrinement. C’est grave. Ca fige la société, ca fabrique des armées de cons bardés de diplôme (genre un polytechnicien qui refuse de parler avec les gens qui ne sont pas au moins docteur, mais qui dirige une boite de plusieurs centaines d’employés). Les systèmes uniques tendent à ne mettre en valeur que le bachottage, ou un type de raisonnement très typé.

    2.Diplôme pour la vie: Cette idée que votre diplôme détermine votre vie me fait vomir. Ca arrivera forcément à des crispations et la démocratie (ochlocratie) aidant, il y aura un Jack lang Coréen qui voudra le donner à 80% de la population.

    3.Il y a concurrence me dites vous? Oui, il y a concurrence sur le bachottage. Je suis tout à fait POUR la concurrence. Mais la concurrence libre. Celle ci ne l’est pas. Elle étatisée, standardisée, millimétrée. les auteurs de Manhwa que j’adore sont ils des gens super bons en Math (possible)? En Litérature (Peut etre pour le recul et l’inspiration), en Histoire (peut etre, pour l’inspiration et une certaine idée de la vraissemblance par exemple ), en biologie (et pourquoi pas quand on fait de la science fiction)… Quel est le bon critère pour pour juger un auteur de Manhwa? Les joueurs coréens Otakus qui sont capables mettre des jeux en équation et font partie de clubs sportifs du jeu video, comment font ils pour réussir ces éxamens si chronophages? La concurrence est elle si bien décrite que ca? Si généralisée que ca? Ou ne comptabilise t’on QUE ceux qui rentrent dans ce jeu? Quid des coréens qui étudient à l’étranger?

    S’il y a une chose que le libéralisme m’a appris c’est que la seule véritable recette miracle c’est : Il n’y a pas de recette miracle en dehors de l’adaptation permanente qui est elle même le fait de tout le temps changer de recette…
    Or ce système Coréen est inadapté, parce qu’il est inadaptable. En cela les deux systèmes, francais et coréens sont très similaires. Ils sont figés, cassant pour l’individus et collectivistes dans l’ame. Donc merdiques.

    • « Je comprends parfaitement ce que l’auteur signifie et je suis d’accord avec la plupart. Je vois cependant ici un système qui souffre des mêmes maux structurels que le système francais et qui arriveront, je pense, au même résultat. »

      Oui il y a des similitudes entre la corée et la france. Notamment concernant le dirigisme de l’état. Mais faut-il le rappeler la corée est en guerre permanente. Ce n’est pas rien.

      Pour l’école, les maux ne sont pas comparables. L’école coréenne forme des futurs adultes qui on dejà dans certaines disciplines un niveau supérieur à ce que jamais l’école française dans son histoire à formée.

      En somme, la corée a pris pour elle la thèse d’ASmith concernant la richesse des nations et les avantages comparatifs et à tout misé sur la richesse intellectuelle de sa population et sa force de travail.

      Point par point:
      1- les jeunes coréens ne sont pas endoctrinés, au contraire ils se positionnent de plus en plus en opposition avec le traditionalisme de leurs parents. Mais cette opposition ne se résout pas par des pseudo révolution culturelles à la mai 68.
      C’est un pays de liberté, juste avec des coutumes différentes, bien à l’opposé de leurs frères du nord.

      2- c’est pas cool un diplôme pour la vie mais on fait pas mieux.

      3- la plupart des personnes qui n’entrent pas dans les cases en Corée sont supérieures en termes de niveau scolaire général ( ce qui leur permet une potentielle reconversion au cas où ).
      De plus, vous allez me prendre pour un coréen ou un fanatique admirateur de la corée : ), la plupart de ces gens ont atteints aux alentours de l’âge de douze ans le niveau d’un européen moyen niveau bac, ce qui leur laisse du temps justement pour faire éventuellement autre chose tout en continuant de s’améliorer sans être parmi les meilleurs dans leur pays.
      En france le gosse qui passe par la case jeux vidéo au même niveau qu’un coréen sera en échec scolaire.

      • @Romaric: J’espère que vous avez raison, j’espére avoir tort: je ne souhaite que le meilleur aux Coréens comme aux francais. Les derniers sont foutus (CF: H16) les premiers me semblent prendre des directions hasardeuses. Mais bon, tant que ça marche… Je me demande juste à quel point ce système ne pousse pas à casser les individualités.

        • Nafy-Nathalie Diop
          19 octobre 2015 at 16 h 10 min

          Internet développe les individualités … les coréens sont hyper connectés, on peut supposer qu’ils ont la possibilité de développer leurs individualités.

          Les coréens sont derrière leur gouvernement. Ils ont l’esprit critique mais pas pour n’importe quoi et quand la décision est prise, ils l’appliquent sans protester. Ca leur donne une rapidité d’action incroyable …
          Peut-être est-ce un effet de l’état de guerre permanente dans lequel ils sont ?
          J’en sais rien.
          Toujours est-il que leur système est adaptable.
          Ils sont les champions de l’adaptation … d’où leur capacité à innover, leur formation permanente pour s’adapter au marché, …
          Ils sauront s’adapter à toute direction qui viendra d’en haut et à une vitesse stupéfiante.

          Pour revenir à l’éducation … le ministère donne les impulsions générales mais laisse les échelons locaux, constitué d’enseignant, population … tous élus et sans appartenance politique officielle, dans le cadre de ces impulsions prendre en toute autonomie les bonnes décisions pour les appliquer tout en développant le tissu local. Toute latitude est aussi laissé aux établissements.
          Le dirigisme de l’Etat ne me semble pas si forcené. Je ne sais pas …

          Quand à la comparaison des mentalités … j’ai envie de rajouter qu’en plus ils ont un esprit patriotique et fraternel qui laisse un peu pensif.
          Ce n’est pas le français qui aurait donné son or pour sauver son pays comme les coréens l’ont fait massivement dans les années 97/98. 200 tonnes d’or donné à l’Etat, volontairement …

          Maintenant, rien n’est totalement parfait non plus.
          Le système a ses limites également et tout n’est pas à renier en France non plus.

  • il manque peut être l’analyse qui met en rapport sans doute le plus important, la synergie entre l’éducation et l’économie, parce que l’éducation n’est pas une fin en soi.

  • Je suis étudiant en Corée, l’article est intéressant mais je serais un peu plus pessimiste que l’auteur.
    D’après ce que les coréens m’ont raconté et ce que j’ai observé, il s’agit plus d’accumuler des masses ridicules d’informations qu’ils oublient très vite, surtout les hommes après deux ans de service militaire.
    L’éducation supérieur consiste principalement de théories ayant peu d’applications pratiques dans le monde professionnel (en tout cas dans mon domaine d’étude : le commerce). Il se peut néanmoins que mon appréciation soit légèrement biaisée, puisque je ne parle pas encore coréen je suis des cours en anglais, les étudiants coréens manquent de confiance en leur capacité à utiliser cette langue et se montrent assez peu éloquents lors de leurs interventions. J’étais un très bon élève d’IUT et je pense vraiment avoir un niveau bien supérieur dans mon domaine d’études qu’eux après leurs 4 années universitaires. Ils nous dominent cependant sur l’aspect mathématiques.
    La situation en France n’était pas très bonne non plus. Le taux de réussite à mon précédent diplôme n’était que de 50% alors qu’il ne s’agissait absolument pas d’une formation à la difficulté extrême. La majorité des défections se sont passées dès les premiers mois, un grand nombre de personnes n’étaient intellectuellement pas capable de suivre.
    L’état d’esprit des jeunes coréens est assez pessimiste, ils trouvent que le prix à payer pour cette réussite économique est trop élevé, je suis assez d’accord avec eux. Après seulement quelques mois à Séoul, je me vois mal construire ma vie sur le long-terme ici

    • Nafy-Nathalie Diop
      21 octobre 2015 at 10 h 46 min

      Merci de votre intervention.

      Un de mes frères y a été en stage, presqu’un an et demi, après une grande école française. Il parle couramment coréen, était en entreprise coréenne et ne fréquentait que des coréens.
      Les conditions de travail y sont plus dures qu’en France mais il y a trouvé une qualité de vie nettement supérieure et une solidarité au sein des entreprises qui lui a permis de s’intégrer et d’y être bien.
      Ma belle sœur est coréenne. Elle l’a suivie en France a son retour.
      Ils retournent y faire leur vie.
      La vie en France surprend en général beaucoup les coréens, surtout les étudiants. Ils sont surpris de voir qu’ils payent pour apprendre et se retrouvent à glander durant de longues périodes de vacances entrecoupés de quelques semaines de cours par ci et par là. C’est déroutant pour eux.
      Puis on est au Moyen Age dans des tas de domaines : services, internet, …
      Bref !

      Ensuite, il est humain de ne jamais être satisfait et de toujours regretter.
      Mais en prenant du recul sur ce que la Corée a accompli, dans un état de guerre permanente, en à peine 50 ans, on ne peut qu’être admiratif. Les coréens s’attaquent aux effets pervers. Ils arriveront à les gommer.

      Quand à l’emploi, son fonctionnement en Corée du Sud est assez différent du notre.
      Il y a des vagues de recrutement, …
      J’en parlerai dans un prochain article.

      • Je n’y suis que depuis trois mois, mon opinion changera très certainement d’ici à juin prochain, date de mon retour.
        Je n’ai bien entendu pas d’expérience professionnelle coréenne, je me base donc uniquement sur les retours et opinions de mes camarades. Je suppose que les conditions doivent être extrêmement variables en fonction de l’entreprise, du poste occupé… le fait d’être étranger peut également avoir une incidence sur l’expérience.

        Mon niveau de vie est similaire à celui que j’avais dans ma petite bourgade de province pour 90% du prix tout en étant dans une capitale mondiale vibrante. Je suis toujours surpris de voir des voitures de luxe garées avec négligence dans des allées des plus médiocre.

        Il est difficile d’avoir un aperçu global des expériences menées par chacun, pour ma part j’ai autant de semaines de vacances qu’en France, au lieu d’être toutes les 6/7 semaines elles sont regroupées en une seule grande période de deux mois et demi en hiver. Je trouve la charge de travail similaire à celle que j’avais en France, mais encore une fois puisque mes cours sont en anglais et que les coréens ont du mal avec la langue, le niveau et les attentes des professeurs sont plus faibles que si le cours était en coréen.

        Tout à fait d’accord sur le point de la différence technologique, c’est vraiment impressionnant, elles frisent parfois avec le ridicule mais je pense que c’est à prendre pour un signe de richesse extrême.

        Dispersée dans Séoul, il y a des photos de l’endroit où elles se trouvent dans les années 50, généralement elles représentent des prés ou des villages de huttes, comparées aux luxueux buildings qui les ont remplacées c’est très impressionnant.

        Mon commentaire original sonne plus négatif que ce qu’est mon opinion réelle. J’ai la chance de pouvoir avoir plus de recul et une objectivité supérieure à celle de certains des autres étudiants vivant l’expérience avec moi. Mon départ s’est décidé à la dernière minute, je ne m’étais jamais particulièrement intéressé à la Corée auparavant. Contrairement à beaucoup d’autres étudiants étrangers je n’étais pas passionné par leur culture populaire Les articles que j’ai pu lire avaient tendance à trop idéaliser la réalité, sans doute fruit de l’exotisme.

  • Ayant été un étudiant prolongé par vocation, j’ai constaté que la seule chose qui empêche de réussir en fac, c’est de ne pas bosser. Bien sûr, il y a aussi la possibilité politiquement incorrecte de n’avoir pas les capacités, mais c’est une vision réactionnaire, pas loin du point Godwin…

    • @René: Disons qu’en général bosser suffit et pour certains cas ca ne suffit pas: Il s’agit de personnes moins bien dotées par la nature. Comme dans la vraie vie quoi…

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