Sécu : Touraine reprend d’une main ce que Valls donne de l’autre

Manuel Valls ménage les entreprises et les ménages. Mais Marisol Touraine mène une politique exactement inverse.

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Marisol Touraine - Crédit photo Photo Mathieu Delmestre - Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

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Sécu : Touraine reprend d’une main ce que Valls donne de l’autre

Publié le 13 octobre 2015
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Par Éric Verhaeghe.

Marisol Touraine - Crédit photo Photo Mathieu Delmestre - Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Les articles 21 à 23 du PLFSS 2016 donnent un bel exemple de la façon dont Marisol Touraine reprend d’une main discrète ce que Valls donne d’une autre main volontaire et voyante.

Ces articles prétendent en effet aménager la « généralisation de la complémentaire santé » à des publics pour lesquels François Hollande a fait des promesses : les retraités et les précaires, à la demande de lobbies qui sont aujourd’hui dépités de voir quel mauvais usage est fait de leurs prescriptions. Toutefois, le mode opératoire utilisé pour tenir les promesses conduit à créer de nouvelles tracasseries pour les entreprises dès le 1er janvier 2016, alors que majoritairement celles-ci sont très loin d’être prêtes à agir. Mais les entreprises ne seront pas les seules victimes de ces coups pendables : les salariés vont être dévalisés en beauté pour aider les retraités et les médecins à arrondir leurs fins de mois.

Les entreprises et la date fatidique du 1er janvier 2016

À force de saucissonner les obligations qui pèsent sur les entreprises dans des textes successifs dont plus personne ne maîtrise la cohérence, les pouvoirs publics et leur fidèle administration oublient les chocs réglementaires qu’ils infligent à des entreprises empêtrées dans une conjoncture morose. Ainsi, au 1er janvier 2016, les entreprises doivent mettre en place tout en un le compte pénibilité, la déclaration sociale nominative, la réforme des contrats responsables et la généralisation de la complémentaire santé.

On sait depuis le sondage Humanis et Odoxa mené en juin 2015 que moins d’une entreprise sur sept sera prête à respecter ses obligations réglementaires. 61% des entreprises seront au mieux prêtes sur une seule de ces échéances. Ce sont évidemment les patrons de PME et de TPE qui sont les plus dépassés par cette inflation et cette instabilité juridiques.

Une fois de plus, l’imagination du législateur et du régulateur excède les capacités humaines et la perte de productivité de ces changements incessants de pied atteint des proportions telles que, au 1er janvier 2016, une écrasante majorité d’employeurs seront des délinquants en sursis.

Touraine en rajoute une couche

Malgré ces constats inquiétants, Marisol Touraine a décidé de lâcher la bride aux régulo-maniaques de la DSS, dont l’imagination n’a pas tardé à sévir. Le PLFSS rajoute en effet de nouvelles obligations à des gens qui en ont déjà trop et n’y font plus face.

Ainsi, l’article 22 prévoit-il que chaque employeur devra verser, si le salarié le demande, une aide à l’acquisition d’une complémentaire santé pour les travailleurs précaires. L’exposé des motifs présente la mesure de la façon suivante :

le présent article vise à permettre à ces catégories de salariés d’obtenir directement le versement, par chacun de leurs employeurs, d’une somme dédiée au financement de leur complémentaire santé, qui sera en rapport avec la contribution dont bénéficient les autres salariés d’un même employeur, en tenant compte de la durée travaillée. Cette somme ne pourra pas être cumulée avec d’autres dispositifs d’aide à l’accès à la complémentaire santé.

Le recours à ce mode de couverture sera ouvert à certains salariés ayant un contrat court ou une faible quotité de travail, qui pourront en ce cas demander, de droit, d’être dispensés d’adhérer au régime collectif mis en œuvre dans l’entreprise.

Les partenaires sociaux de branche ou d’entreprise pourront en outre prévoir, par accord collectif, que la généralisation de la couverture complémentaire santé sera mise en œuvre par le biais du versement de cette contribution pour certains salariés dont la durée du contrat ou la quotité horaire ne dépasse des seuils fixés par décret.

La contribution versée par l’employeur bénéficiera du même régime social que sa participation au financement des contrats collectifs et obligatoires.

Autrement dit, un salarié recruté pour un CDD d’un mois pourra refuser d’adhérer au régime santé de l’entreprise et demander le versement d’un package pour souscrire le contrat de son choix. Il devra toutefois prouver qu’il ne bénéficie pas déjà d’une aide pour acquérir une complémentaire santé, et il devra déclarer fiscalement la participation de son employeur à son contrat.

On ne pouvait pas imaginer plus simple !

Touraine fait encore payer les salariés pour les retraités

Plus complexe et plus « Sioux » encore est le mode opératoire retenu pour honorer la promesse faite (par Hollande) à la FNMF en juin 2015 de généraliser la complémentaire santé aux retraités. C’est ici sous le quinquennat de Hollande : les promesses du Président n’engagent que ses ministres.

On ne reviendra pas ici sur toutes les modalités prévues pour les retraités. On citera simplement les deux piliers magiques de l’article 21 : l’un consiste à faire payer, sans le dire, la mesure aux salariés, l’autre consiste à limiter singulièrement le champ de la mutualité dans ce nouveau marché qui s’ouvre.

Pour faire payer les salariés, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’ouvrir un crédit d’impôt aux retraités sur les produits de la taxe de solidarité additionnelle aux cotisations d’assurance afférentes aux garanties de protection complémentaire en matière de frais de soins de santé souscrites au bénéfice de personnes physiques résidentes en France, créée en 2012 et prévue par l’article L 862-4 du Code de la Sécurité sociale. Comme cette taxe additionnelle est discrètement facturée par les assureurs à leurs clients dans des augmentations de tarifs dont cette profession a le secret, autant dire que Marisol Touraine se livre à un exercice de prestidigitation demandant aux salariés, et aux entreprises, de payer pour les retraités.

Ces derniers ne pourront, comme la mutualité l’espérait, recourir au contrat de leur choix pour s’assurer. Le ministère des Affaires sociales préfère recommencer son inepte procédure d’appel d’offres et de labellisation de contrats sur un critère « de montant des primes prépondérant ainsi que des critères relatifs à la qualité de service ». Cette vaste blague consiste à choisir un lot d’assureurs qui doivent tous assurer les mêmes garanties, mais à des prix différents.

Là encore, les salariés vont, sans s’en rendre compte, payer pour des contrats qui ne leur profiteront pas.

Les salariés payent aussi discrètement pour les médecins

Enfin, petit cadeau aux syndicats de médecins dans une période de grogne contre la généralisation du tiers payant : la prorogation pour une période d’un an de la contribution à la charge des organismes complémentaires, dont le rendement est plafonné à 150 millions d’euros. Cette contribution devrait servir au « développement des nouveaux modes de rémunération des médecins ».

Cet habillage de façade est habile pour deux raisons.

Première raison : il permet de donner un coup de pouce aux médecins sans le dire. Ceux-ci vivent pour l’essentiel des remboursements de la Sécurité sociale et des dépassements d’honoraires. La réforme des contrats responsables a plafonné les remboursements de ces dépassements par les complémentaires santé, de telle sorte que les restes à charge des classes moyennes vont exploser dans certains secteurs. Les premières victimes en seront les femmes actives, puisque ce sont les gynécologues des grandes villes qui pratiquent le plus allègrement les dépassements.

En plus de ce manque à gagner pour certains médecins, la négociation de l’ONDAM donne lieu à des révisions déchirantes. Marisol Touraine propose ici de contourner l’obstacle en donnant un peu de mou grâce aux organismes complémentaires.

Deuxième raison : ce ne sont évidemment pas les organismes complémentaires qui vont payer les médecins, mais les assurés, puisque les assureurs répercutent intégralement le coût de la fiscalité sur leurs tarifs. Autrement dit, sous couvert de mettre à contribution les méchants assureurs, Marisol Touraine est en train de saigner à blanc les assurés, et spécialement les actifs, en augmentant les tarifs de leur complémentaire santé tout en limitant les remboursements de leurs prestations.

Un étatisme ubuesque

Cette politique est évidemment ubuesque. Au lieu de laisser le marché jouer, et de faire porter le coût des restes à charge par les complémentaires santé, Marisol Touraine fait de la politique spectacle en donnant l’illusion de la solidarité, en jouant d’un habile « shaming » contre les complémentaires santé, mais en dégradant au jour le jour l’accès aux soins des classes moyennes. Pour y parvenir, elle met en place une usine à gaz qui fait l’unanimité des professionnels contre elle.

Dans la pratique, Marisol Touraine plafonne les remboursements et finance les actes médicaux par une taxe sur les assurés. Tout cela est ahurissant, et, une fois de plus, l’étatisme démontre sa capacité à donner l’illusion de la solidarité tout en pratiquant une dégradation nette de l’accès aux soins.

Officiellement, Manuel Valls annonce des avantages pour les entreprises et une baisse de la pression fiscale pour les ménages. Mais Marisol Touraine mène une politique exactement inverse.


Sur le web. Article paru sur Décider & Entreprendre.

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  • « les salariés vont être dévalisés en beauté pour aider les retraités et les médecins à arrondir leurs fins de mois. »

    Je me demande en tant que dentiste en quoi une complémentaire santé à 120 % de base de remboursement sur la prothèse dentaire ( meme pas le tarif d’une céramique du prothésiste) va arrondir mes fins de mois.

    • Elle ne va pas. De toute façon vous êtes foutu. D’un coté des clients qui ne connaissent plus le cout du service et s’imaginent qu’un dentiste se paye le même prix qu’une femme de ménage. De l’autre la concurrence de dentistes hongrois ou turcs pas moins compétents que vous, concurrence que tous les ministres s’acharnent à rendre la plus « déloyale » — à votre égard — en vous matraquant d’obligations toutes plus débiles et couteuses les unes que les autres.

      • Concurrence sur les tarifs de prothèse en soins au tarif sécu opposable on est imbattables. Sérieusement, tu penses que si tu vas te faire refaire ta bouche en Hongrie on va faire les larbins pour la maintenance ? Tu vas apprendre à aimer l’avion c’est moi qui te le dis !

  • « Les premières victimes en seront les femmes actives, puisque ce sont les gynécologues des grandes villes qui pratiquent le plus allègrement les dépassements. »

    28 euros la consult d’un spécialiste tarif sécu. A votre avis ces pauvres victimes ne paient  » allègrement » plus cher leur coiffeur ?

    • Ah oui j’oubliais. ces  » rentiers » de gynécologues qui ont le monopole de la gynécologie. Il faudrait ouvrir la pratique de la gynécologie à tout les citoyens histoire d’instaurer un peu de concurrence et de faire baisser les tarifs, hein ?

      • @ M51 :

        sur « l’ouverture de la pratique de la gynécologie à tous les citoyens », je vous conseille de lire dans « Capitalisme et Liberté » de Milton Friedman, le chapitre consacré aux diplômes de médecin.

        Il est contre et en démontre l’absurdité qui ne sert qu’à rationner l’offre de soins et leur mauvaise qualité.

        Les grandes enseignes de la distribution n’ont aucuns diplômes pour distribuer des biens, et pourtant elles le font très bien !

        Les fabricants de véhicules n’ont aucun diplômes d’état pour fabriquer des véhicules, et pourtant la qualité de ceux-ci et leur offre ne fait que croître.

        Ce qui protège le consommateur, c’est la concurrence des producteurs et rien qu’elle (Free to choose, M. FRiedman)

        Le diplome de médecin réduit la concurrence, renforce le cout de la médecine et en abaisse le niveau.

        C’est une loi de l’économie aussi intangible que les lois de la physique.

        Et je tiens à préciser que je suis fils de médecin et de pharmacien…

        • @Stephane
          c’est sûr, aucun diplôme n’est nécessaire pour faire du commerce, de la gestion de stock, de l’ingénierie automobile, ni, a fortiori, de la médecine. On se demande d’ailleurs pourquoi, puisque nul diplôme n’est nécessaire, il existe tant d’écoles et de facs pour former les gens. A notre époque du web 2.0, 1 doigt et un oeil suffisent pour acquérir les connaissances nécessaires sur internet.
          Quant au numerus clausus, il avait été créé pour diminuer l’offre de soins et ses coût afférents. ce ne sont pas les médecins qui l’ont décidé…

          Et pour revenir à l’article, je ne vois pas en quoi le fait de faire des cadeaux à la mutualité, en leur permettant, d’une part, de ne pas publier leurs comptes, d’autre part en obligeant les entreprises à participer au financement dune complémentaire santé pour les salariés, ou en faisant payer aux salariés les surprimes qui financent l’assistanat, entre autres, pourra contribuer à « aider les médecins à arrondir leurs fins de mois »: les médecins secteur 1 resteront avec des tarifs plafonnés, et inchangés depuis 5 ans (pour les médecins généralistes), ou plus (cf certains actes de chirurgie), quant aux secteurs 2, s’ils ont signé le contrat d’accès aux soins, cela veut dire qu’ils s’engagent à respecter un quota d’actes en secteur 1 et à pratiquer des dépassements modérés sur les autres actes, et les patients qui auront souscrit un contrat mutuelle dit « responsable » seront alors mieux remboursés. Et si le médecin n’a pas signé le CAS, eh bien, il gardera les mêmes tarifs et le reste à charge sera plus important pour le patient.
          La modification des plafonds de prise en charge par la mutuelle ne change donc rien aux tarifs pratiqués par le médecin, mais influe sur le reste à charge pour le patient.

          Par contre, le transfert progressif de la couverture sociale de la sécurité sociale vers les mutuelles permettra, à terme, de faire rentrer la médecine dans les réseaux de soins, mais ceci est un autre débat.

          • A préciser qu’un secteur II « coûte » moins cher à la sécu qu’on secteur I… Cela échappe à beaucoup!!!

            • C’est bien de le préciser. la sécu rembourse sur les memes bases en secteur 1 eyt en secteur 2. A moins bien sur que dans le dernier PLFSS elle n’ait décidé de rembourser les dépassements d’honoraires. -))))

          • @Cat :

            je ne dis pas que je suis contre les diplômes, je dis juste que des diplômes décernés par l’état et seulement par l’état ne garantissent en rien la qualité des soins.

            Je dis aussi que le consommateur d’automobile n’estpas idiot, il n’achète pas la première chinoiserie venue, mais se renseigne auprès de revues spécialisées qui le renseigne, et bien.

            Pourquoi le consommateur de voiture serait intellgient, et pas le consommateur de soin ?

            Selon vous, celui-ci, pour sa santé, ne prendrait aucune précaution et irait vers le premier charlatan venu ?

            soyons sérieux …

            • je ne dis pas que je suis contre les diplômes, je dis juste que des diplômes décernés par l’état et seulement par l’état ne garantissent en rien la qualité des soins.

              C’est pas l’état qui décerne les diplomes mais des médecins comme dans une université privée d’ailleurs.

              « Je dis aussi que le consommateur d’automobile n’estpas idiot, il n’achète pas la première chinoiserie venue, mais se renseigne auprès de revues spécialisées qui le renseigne, et bien.
              Pourquoi le consommateur de voiture serait intellgient, et pas le consommateur de soin ? »

              Ben je sais pas moi. Ce qui m’intéresse dans une bagnole c’est le 0 à 100 d’autres le prix. Par contre si un jour tu as des hémorroides, tu te considère comme un consommateur qui va choisir quelle technique employer pour te soulager et choisir la moins chère ?

              « Selon vous, celui-ci, pour sa santé, ne prendrait aucune précaution et irait vers le premier charlatan venu ?
              soyons sérieux … »
              Oui soyons sérieux …..-)))
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Magn%C3%A9tiseur

          • « Par contre, le transfert progressif de la couverture sociale de la sécurité sociale vers les mutuelles permettra, à terme, de faire rentrer la médecine dans les réseaux de soins, mais ceci est un autre débat. »

            C’est sympa en dentaire ces réseaux de soins. Tu te fais chier à faire les soins opposables ( des fois pendant des années sur un patient) à un tarif de merde et quand le patient envoie un devis de prothèse celui ci est détourné par une plateforme vers un de ses confrères d’un réseau ( qui au passage n’est pas capable de se faire sa clientèle par le bouche à oreille pour avoir recours à ce procédé) pour y etre mieux remboursé.
            Top cool les réseaux de soins ! hein ?

        • MESSAGE MODÉRÉ pour insultes gratuites.

          • @ Nice-oliver :

            « l’insulte ne déshonore que son auteur » Confucius.

            Surtout que vous n’avez manifestement pas compris ce que je disais : je n’ai jamais dit que les études de médecine étaient faciles.

            Accessoirement, allez donc dire à un pharmacien que ses études sont très faciles par rapport aux études de médecine, et qu’il n’y connais rien dans la machine humaine …

            Cela ne changera rien au fond du problème, je n’ai jamais dit que les études de médecine étaient faciles, mais que la seule façon de délivrer une médecine de qualité c’était par la mise en concurrence des producteurs de soins.

            Qu’ils aient des diplômes délivrés par l’état, par un autre organisme ou pas de diplômes, les consommateurs ne sont pas des idiots.

            Vous prenez les consommateurs de soin pour des c…, vous êtes si supérieur que cela au reste de l’humanité ?

            Vous êtes donc fait d’un autre levain (pour citer Bastiat) ? la moindre de schoses, avant d’affimrer votre supériorité sur le reste de l’humanité, serait de nous en fournir quelques preuves ?

            les posts insultants ne sont pas des preuves, désolé 🙂

            Puisque manifestement vous savez lire, aller lire Friedman, et vous comprendrez que ce que vous contestez, ce n’est rien d’autre que la réalité, les faits.

            Les lois de l’économie sont intangibles, et vos insultes n’y changeront rien …

            • « Cela ne changera rien au fond du problème, je n’ai jamais dit que les études de médecine étaient faciles, mais que la seule façon de délivrer une médecine de qualité c’était par la mise en concurrence des producteurs de soins. »

              ………Et pour moins cher bien sur.
              C’est ca un médecin ? un producteur de soins ? Ca ne va pas vous gener qu’on vous traite comme un tas de viande alors ?

              • @ M51 :

                Un médecin est un producteur de soins, un banquier est un producteur de produits bancaires, un boulanger un producteur de pain, etc …

                Qu’il y est des relations humaines sous jacentes ne change rien à cette évidence.

                Un bon boulanger sera chaleureux, un banquier compréhensif, un médecin sera emphatique.

                La concurrence entre producteurs de soins permettra justement que l’on ne nous traitepas comme un tas de viande (comme actuellement d’ailleurs …).

                L’émotionnel ne tient pas lieu de raisonnement…

                • MESSAGE MODÉRÉ pour propos vulgaires.

                  M51, étant incapable de s’exprimer convenablement sans vulgarités et sans insultes, est banni des espaces de commentaires de Contrepoints.

              • @ M51 : « et pour moins cher bien sûr ».

                la concurrence des producteurs permet d’offrir aux consommateurs les meilleurs services aux meilleurs prix.

                Vous souhaitez donc réserver la médecine aux plus fortunés et laisser crever les pauvres ?

                vous voyez, jesuis capable comme vous de faire dans l’émotionnel et l’exagéré …

              • Comment un médecin dont la clientèle reposerait sur le libre choix du patient dans un système concurrentiel pourrait-il plus traiter le patient comme un tas de viande que le médecin actuel, qui choisit ses patients ou auquel l’Etat les envoie de force avec son parcours de soins que le monde nous envie ? Si vous êtes estropié par le médecin diplômé d’Etat, quel recours avez-vous contre l’Etat ? Aucun. Alors le diplôme d’Etat n’est pas un critère de choix…

                • « Comment un médecin dont la clientèle reposerait sur le libre choix du patient dans un système concurrentiel pourrait-il plus traiter le patient comme un tas de viande que le médecin actuel, qui choisit ses patients ou auquel l’Etat les envoie de force avec son parcours de soins que le monde nous envie ? Si vous êtes estropié par le médecin diplômé d’Etat, quel recours avez-vous contre l’Etat ? Aucun. Alors le diplôme d’Etat n’est pas un critère de choix… »

                  Les médecins ne sont pas en concurrence en France ? première nouvelle !
                  Le médecin choisit ses patients ? Deuxième première nouvelle ! C’est lui qui appelle le patient maintenant ?
                  On s’en branle du diplome d’etat seule la formation compte. Et si le patient se fait estropier par un médecin avec un diplome quelconque il se retourne contre qui ?
                  Le patient se retourne contre le médecin, c’est à ca que servent les RC professionnelles.

                • MESSAGE MODÉRÉ pour vulgarité gratuite.

        • Le diplome de médecin réduit la concurrence, renforce le cout de la médecine et en abaisse le niveau.
          C’est une loi de l’économie aussi intangible que les lois de la physique.
          Et je tiens à préciser que je suis fils de médecin et de pharmacien…

          Ben on dirait pas. Il est content ton parent toubib d’etre payé moins qu’un coiffeur pour une coupe de cheveux ?

          • @ M51 :

            Où est le rapport entre les prix conventionnés, une coupe de cheveux, la délivrance de diplômes médicaux par l’état et la concurrence ?

            Pour quelqu’un qui fait pas mal d’études, la logique de votre raisonnement (?) est encore à réaliser.

            Et quand on fait des études, on apprends à s’exprimer correctement non ?

            oh zyva !

            mais il est vrai que seule la vérité blesse …

            • « Où est le rapport entre les prix conventionnés, une coupe de cheveux, la délivrance de diplômes médicaux par l’état et la concurrence ?
              Pour quelqu’un qui fait pas mal d’études, la logique de votre raisonnement (?) est encore à réaliser. »

              Ben tous les 2 ont des diplomes délivrés par l’état. Mais un seul n’a pas ses tarifs imposé par l’état ni de numerus clausus : le coiffeur.
              Et pourtant ses tarifs sont supérieurs à ceux d’un toubib conventionné secteur 1.
              C’est bien une mise en concurrence qui fait évoluer les tarifs vers le bas non ? -))))

              • MESSAGE MODÉRÉ pour insultes gratuites.

                • @M51 : dans vos posts je trouve :

                  de l’émotionnel,
                  de l’exagération,
                  des insultes,

                  mais aucun raisonnement ni aucun argument défendant vos points de vue, peut-être parce que justement, ils ne sont pas défendables autrement que par l’irrationnel ?

                  Voyons voyons, pas de raisonnement, mais que de l’irrationnel.

                  comme vous n’arrivez pas à argumenter, vous vous réfugiez dans l’insulte.

                  l’aigrur et le manque d’intelligence semblent donc être plutôt de votre côté …

                  • Je crois que j’ai touché un point sensible, non ? -))))
                    Alors un élément.
                    Vous pensez peut etre que le nombre fait baisser les prix ? ( ne parlons pas de qualité lol !)
                    A votre avis à paris ou les dentistes sont 3fois plus nombreux que dans l’orne les tarifs de prothèse dentaire y sont ils plus bas ?

              • @M51 : tiens, je connais des coiffeurs qui font des coupes pour 12 €.

                Et d’autres qui font des coupes pour 400 €, et ils ont des clients !

                la misene concurrence ne fait pas tout letemps baisser les prix.

                Regardez le secteru de l’automobile, il y a une forte concurrence, et les marques de luxe ne se sont jamais aussi bien portées !!

                A vous lire, il semblerait que vous soyez un mauvais dentiste qui ne vit bien que grace au monopole que vous octroie l’état, un rentier quoi …

                • Je vous rassure je n’ai signé aucun accord avec les réseaux de soins des assureurs. Je n’en ai pas besoin.
                  Vous vous imaginez quoi ? que le fait que le fait ce soit l’état qui organise une sélection dans mon métier soit différent de celle encore plus drastique d’une université privée américaine ?
                  On essaie de tuer le père en traitant l’un de ses confrères libéraux de rentier ?

                •  » tiens, je connais des coiffeurs qui font des coupes pour 12 €. »

                  Oui oui pour ceux qui ont 3 poils sur le caillou. par contre une couleur, une permanente c’est pas le meme topo et c’est plus cher qu’une consult de toubib.

                  « Et d’autres qui font des coupes pour 400 €, et ils ont des clients !

                  Non ? presque plus cher que le tarif sécu de la pose d’une prothèse de hanche ( 460 euros) en secteur 1.

                  • « Oui oui pour ceux qui ont 3 poils sur le caillou. par contre une couleur, une permanente c’est pas le meme topo et c’est plus cher qu’une consult de toubib. »
                    Votre problème c’est l’état et non le tarif ! le tarif est celui que le client est prêt à payer pour le service ou le produit qu’on lui propose, la sécu a anéanti votre liberté tarifaire, les gens ne sont plus prêt à payer cher pour leur santé puisque c’est l’état qui paie MAIS dans votre système j’en connais qui vont chez le médecin toutes les semaines sans réel besoin, serait ce le cas avec des tarifs libres ? Evidemment non mais ça pose le problème de la rémunération des médecins (garanti par l’état). On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et …. vous savez la suite !

            • « Pour quelqu’un qui fait pas mal d’études, la logique de votre raisonnement (?) est encore à réaliser. »
              Malheureusement j’ai déjà vu ça chez pas mal de profession médicale (mon père est lui même dentiste et niveau logique économique c’est quasi zéro).
              Je dirai juste qu’il s’agit ici de personnes qui restent sur leurs acquis intellectuels car même dans ce domaine de l’intelligence (ou du raisonnement) on n’a pas permis la concurrence avec ce numerus clausus. Dites à des personnes que leur diplôme vaut de l’or pendant des décennies et quelque soit l’individu et le niveau de formation il se croira supérieur aux autres.

        • « Le diplome de médecin réduit la concurrence, renforce le cout de la médecine et en abaisse le niveau. »

          Vous pensez que la concurence peut faire mieux que la sécu en termes de tarifs ?

          On va dire mieux que que la sécu et les 28 euros de consult d’un médecin spécialiste secteur 1 ? A combien estimez vous sa compétence ? 8 euros 10 euros ? A le prestation horaire d’une femme de ménage ?

          • Je fais de l’hypertension. Tous les six mois depuis des années je dois me rendre chez mon médecin traitant pour un renouvellement de prescription. Son travail qui dure moins de 5 mn consiste à me prendre la tension.
            28 euros ? Ai-je le droit de considérer que c’est une arnaque pour une tâche aussi basique que n’importe quel aide-soignant pourrait réaliser ?

            Oui, un système libéralisé ferait beaucoup mieux. Ce genre d’arnaque disparaîtrait.

            • Bonjour Raphaël
              Bac+10 pour prendre la TA en effet c’est de l’arnaque.
              Le renouvellement max c’est 12 mois.
              Vive la concurrence et la médecine low cost.

            • Vous êtes la soupape !
              Je m’explique : en tant que médecin généraliste, je fais des consultations longues et des consultations courtes. N’ayant pas la liberté des tarifs et de pouvoir appliquer la réalité d’un tarif pour une consultation longue et complexe, on se « rattrape » avec des consultations courtes. Vous êtes la variable d’ajustement qui nous permet de continuer à être …. encore présent !
              Par ailleurs, malgré les apparences de la visite courte de renouvellement d’un antihypertenseur tous les 3, 6 ou 12 mois, cette consultation nous permet de contrôler un certain nombre d’éléments qui ne transparaissent pas toujours (poids, auscultation, échappement thérapeutique connu de certaines classes d’antihypertenseurs… ) selon vos propres caractéristiques (âge, poids, facteurs de risque associés). Bref ce qui peut paraître simple, ne l’est pas toujours !
              Est ce qu’un système libéral ferait mieux ? Honnêtement je n’en sais rien.
              On peut le penser. Mais actuellement, si demain je veux exercer en vrai libéral, je fais un suicide économique ! On pourrait s’interroger alors sur ma santé mentale ! Cela veut dire que le médecin français n’a pas le choix. Et je ne suis pas sûr qu’il veuille persister dans ce soit disant avantage d’état qu’est la SS.
              En tout cas ce n’est pas mon cas. Mais, à moi tout seul, je ne peux pas changer grand chose à cette situation ! La seule chose que je suspecte, c’est que je suis actuellement sous payé au regard de mes confrères européens pour un travail identique, voir une temps de travail supérieur. Avouez que c’est agaçant.
              Qu’il y ai la même chose dans d’autres corps de métier augmente encore plus ce prurit !

      • Dixit Roger, « laissez moi faire, je suis plombier, les canalisations ça me connait »

        NB : c’est une blague bien sur… en réalité en France, jamais Roger n’aurait intérêt à stopper sa carrière de plombier pour faire gynéco

  • Mais là ou je vous rejoins c’est que l’état se sert des complémentaires santé comme moyen de prélèvement détourné pour financer la protection sociale : fiscalisation de la part employeur, taxe CMU sur les cotisations pour financer la CMU.

  • marisol continue l’œuvre communiste existante depuis le début de l’assurance maladie.
    Deux buts principaux:
    1- infantiliser le plus possible les assurés, permettant ainsi une obéissance et même une reconnaissance toute maternelle à cet organisme
    2-rendre les médecins libéraux de plus en plus dépendant( la part lié à la consultation des revenus est ainsi de plus en plus faible) afin de mieux les contrôler et imposer des choix technocratiques.

    Ce qui évolue, c’est que l’assurance maladie étant complètement dépassée doit se reposer sur des assureurs privés nommés mutuelles qu’elle ne souhaite surtout pas laisser agir librement. Ainsi elle organise ce système complémentaire comme elle l’a toujours fait pour elle: en appliquant les 2 objectifs précédemment cités.

    tout ceci étant géré par notre système paritaire bien connu, permettant à des milliers de syndicalistes et consorts, d’obtenir des postes d’administrateurs rémunérés dans des centaines de caisses et d’organismes « d’intérêt général »

  • L’article 22 cité, et la lecture de l’extrait, ne concernent ils pas le cas des salariés MULTIEmployeurs ?

    Et dans le délire fascisant de ce gouvernement, il apparaît logique de partager la quote part avec les autres employeurs.

    Je pense que de plus en plus de français vont s’intéresser à la l’égalité réelle du systeme.

    Dans l’UE , il n’y a pas le choix… C’est soit la concurrence, soit l’assurance universelle ( les mêmes conditions pour tous)

    • Allons allons, impossible n’est pas français. MST montre tous les jours qu’on peut organiser une assurance non universelle sans concurrence.
      Le pouvoir n’est drôle que si c’est pour en abuser, donc faire des choses « illégales ».

  • Bienvenue en socialie française…

  • « Dans la pratique, Marisol Touraine plafonne les remboursements et finance les actes médicaux par une taxe sur les assurés. »

    Et je parie que le déficit de l’année prochaine sera à peu de chose près le même que cette année et que toutes les précédentes. Déficit organisé de toute pièce pour voler encore plus le citoyen.

    • Très pratique les assurances obligatoires, on applique le taux de taxe qu’on le souhaite sur la « clientèle » captive.

      Pour les contrats responsables :

      – 7% de TSCA
      – 6.27% au titre de la taxe de solidarité au profit du fonds CMU

      Soit un peu plus de 13%.

      Sachant que le record se trouve sur les assurances incendies, pas moins de 30% de TSCA pour les particuliers.

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