Espèces en voie d’extinction : un traité pour tout changer ?

Un traité de libre-échange pourra-t-il résoudre les problèmes de trafic ?

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Espèces en voie d’extinction : un traité pour tout changer ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 octobre 2015
- A +

Par Frédéric Strack et Joséphine Staron
Un article de Trop Libre

white rhino-gmacfadyen(CC BY-NC-ND 2.0)
white rhino-gmacfadyen(CC BY-NC-ND 2.0)

En 2015, mille deux cent quinze rhinocéros ont été abattus par des braconniers en Afrique, soit 18% de plus que l’année précédente.

La situation est critique : seuls quatre rhinocéros blancs sont actuellement toujours en vie et protégés dans des zoos bien gardés, ce qui laisse présager une rapide extinction de cette espèce. Le braconnage, véritable fléau pour les espèces animales, représente un réel danger pour la survie de nombreuses espèces protégées, comme les rhinocéros et les éléphants.

Les cornes et les défenses de ces animaux sont considérées dans certains pays, asiatiques notamment, comme possédant des vertus aphrodisiaques. Les braconniers revendent donc à des prix très élevés le fruit de leurs « chasses » : un kilo de poudre de corne de rhinocéros se vend entre 50 000 et 70 000 euros, le prix d’une corne peut varier entre 25 000 et 200 000 euros selon sa taille.

Le projet de traité de libre-échange Trans-pacifique, une réponse à cette extinction ?

Les États-Unis sont en train de négocier avec 11 autres pays du Pacifique, comme la Malaisie ou le Vietnam, un traité de libre-échange qui devrait être conclu d’ici à la fin de l’année. Comme tout traité de libre-échange, il vise à faciliter considérablement les échanges commerciaux. La nouveauté est qu’il prévoit de lutter contre le braconnage d’éléphants et de rhinocéros, dont les défenses et les cornes sont vendues à prix d’or sur le marché noir. Ce traité impose également aux États signataires de renforcer leurs dispositifs législatifs de protection de l’environnement, et d’assurer, via des agences, un contrôle aux frontières. À titre d’exemple, si un État africain signale au Vietnam qu’un de ses ressortissants est associé à une opération de braconnage, le Vietnam devra tenir compte de cette information et prendre les mesures qui s’imposent.

Certes la Chine, pays très demandeur de cornes de rhinocéros et défenses d’éléphant n’est pour l’heure pas associée à ce traité, mais l’on peut penser qu’elle finira par le signer, au vue de l’intérêt économique qu’il présente.

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  • Et si on autorisait les individus à acheter les rhinocéros/éléphants eux-même, à travers des projets de zoo&cie?
    Cela a été bénéfique pour les bisons (il me semble), dont la race a été sauvé de l’extinction grâce à l’élevage.

  • Il faut savoir que la « corne » de rhinocéros est en fait un chevelu très dense plutôt qu’une corne.
    Dans es grands parcs privés, la parade au braconnage consiste à endormir brièvement chaque rhino et à injecter dans sa « corne » un produit indélébile et fortement coloré qui lui ôte toute valeur commerciale.

    Une grosse publicité est faite à ce traitement, afin que nul braconnier ne l’ignore et se choisisse un autre parc !

  • Bonjour,
    C’est honorable pour les rédacteurs de l’article, sauf si c’est parce qu’ils n’avaient pas d’autre matière ? A moins que ça ne soit pour promouvoir ce traité, sans trop savoir ce qu’il nous réserve d’ailleurs, ni eux, ni nous!
    L’homme étant le pire prédateur de la planète, les prix monteront avec la raréfaction de ces animaux, entre autres !
    Les irresponsables argentés disparaîtront plus tard, malheureusement !
    Reste à souhaiter bon courage à ceux qui y croient encore, sincèrement !
    Les politiciens à la manoeuvre se foutent éperdument de ça,d’autant qu’ils sont pressés, et personne ne l’ignore !

  • il est posé que beaucoup le monde agrée pour protéger certaines espèce animales, soit, en réalité leur milieu et d’en exclure forcement d’une façon ou d’un autre des intrus d’y entrer.

    il suffit donc de le faire, lancer une quête pour collecter de l’argent pour acheter le terrain et le protéger.
    sinon il faut apporter la preuve que la disparition d’une espèce animale constitue un mal pour tout être humain, ce qui ne va pas de soi.
    Il est quand m^me surprenant que des gens en europe se mobilisent pour la défense des rhinocéros ou des éléphants en afrique… quand on sait les problèmes que posent les loups

  • Il faut libéraliser le commerce de l’ivoire en privatisant les troupeaux de Rhinocéros ou d’éléphants afin qu’ils soient la propriété de quelqu’un. Une partie des bénéfices réalisé par le vente de l’ivoire serviront à payer des gardiens armés contre les braconniers.

    Il faudrait juste que les nouveaux propriétaires s’engagent envers les autorités publiques à préserver les espèces histoire qu’un propriétaire ne s’amuse pas à tous les tuer pour revendre plus rapidement tout l’ivoire.

    D.J

  • Les commentaires sont fermés.

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