Qui sont les rebelles ? Nous, les libéraux

Qui sont les vrais rebelles en politique ?

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Qui sont les rebelles ? Nous, les libéraux

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 septembre 2015
- A +

Par Gabriel Lacoste.

Gadsden flag étonné

Les débats d’opinion sont des « jeux de langage ». Au-delà du contenu de nos affirmations, nous y déployons des stratégies afin d’atteindre des objectifs. Certaines sont efficaces. D’autres, non. Une d’elle revient fréquemment : adopter une posture rebelle. Elle mérite une réflexion.

Le monde est décevant. Il contient bon nombre d’injustices et de frustrations. Nous attendons des gens qu’ils y « fassent quelque chose ». Nous jugeons sévèrement ceux qui n’y voient pas de problème ou n’en ressentent pas de la colère. Fort de cette compréhension, le protagoniste qui occupe la position de celui qui est « contre », puis qui accule son adversaire à être « pour » gagne automatiquement des points auprès d’un auditoire.

C’est une tactique centrale parmi les sociaux-démocrates, les communistes et les anarchistes de gauche lorsqu’ils s’opposent à nous, les libéraux. Régulièrement, ils vont nous accuser de tous les maux de la société, présumant, sans aucun argument, que nous en sommes les défenseurs et qu’ils en sont les pourfendeurs. Pris dans ce piège, nous allons trop souvent leur répondre en justifiant la pauvreté, les faibles salaires, les faillites, les mises à pied, les grandes richesses et ainsi de suite. Coincés de cette manière, nous perdons le débat. Nous sommes fiers de notre logique, mais nous sous-estimons l’intelligence sociale de nos opposants, qui savent très bien comment nous marginaliser auprès d’un public.

L’importance d’occuper la position de rebelle dans un débat s’illustre dans l’animosité avec laquelle les socialistes refusent aux sympathisants du capitalisme le droit de se considérer comme « anarchistes ». La raison est simple : si nous sommes favorables au capitalisme, nous sommes favorables à l’ordre établi. Nous dire « anarchistes » usurpe la dimension contestataire de ce mot. En le revendiquant, comme M. Rothbard, nous leur répondons « non, les rebelles, c’est nous. » Nous contestons les rôles qu’ils s’attendent à nous voir jouer. Nous les provoquons en duel sur ce qu’ils croient être leur chasse-gardée. Cette prise de position est très efficace pour les déstabiliser. Je nous la conseille.

À bien des égards, nous avons des raisons de révoquer en doute le caractère révolté de la gauche dite « progressiste », qu’elle soit modérée ou extrême. Nous vivons dans un monde largement contrôlé par le pouvoir politique et le système d’opinions publiques qui l’entourent. Les syndicats ne sont pas vraiment des organisations de défense du peuple, mais des cartels aux services de travailleurs privilégiés, souvent au sein de l’État. Leur énergie combative est directement proportionnelle à la grosseur des cotisations qu’ils obtiennent en échange. Les médias favorisent systématiquement des groupes subventionnés de la classe moyenne en focalisant l’attention du citoyen sur leurs doléances. Il suffit d’être moindrement attentif pour se rendre compte que les complaintes d’un enseignant, d’un artiste ou d’un travailleur de la construction auront beaucoup plus de visibilité que celles de leurs clients, de leurs usagers, des payeurs de taxes ou des entrepreneurs qui triment dur à rivaliser avec eux. Les enjeux comme la propreté de l’environnement, la sécurité alimentaire ou l’accès à l’éducation supérieure sont populaires auprès de l’élite et non de la classe laborieuse. Demandez à n’importe quel ouvrier ce qu’il veut comme éducation. Il ne vous répondra pas une éducation gratuite formant à la citoyenneté, mais une certification rapide vers le marché de l’emploi, et il la paiera tant qu’elle lui rapportera. Pourtant, c’est le point de vue de l’élite cultivée et syndicalisée qui domine l’espace public et non celui d’un mythique prolétariat légendaire dont elle serait l’héritière légitime.

De ce point de vue, nous devrions renverser le fardeau de la preuve et exiger des sociaux-démocrates, des communistes ou des anarchistes de gauche qu’ils justifient cet ordre établi. A priori, la pauvreté, la misère, les frustrations en sont probablement les conséquences. Ils nous ont promis de mettre fin à ces drames et ils ont échoué. Ils nous demandent de payer sans cesse davantage pour leurs efforts, mais nous arrivons à un point où la méfiance est de mise.

La logique de nos adversaires se résume souvent à répéter des mots injurieux de manière tellement fréquente qu’ils prennent l’allure d’une évidence. « Les grandes entreprises, les riches, les patrons, les banques, le monde des affaires et de la finance sont cupides. Répétez tous en chœur : les grandes entreprises, les riches, les patrons…. » Pourtant, la première marque d’attention envers autrui, c’est de ne pas le voler, de ne pas le forcer, de ne pas le dénigrer, de ne pas le confondre avec des catégories stéréotypées, de le traiter comme un individu, de l’informer des coûts que nous lui demandons d’assumer pour nous et ainsi de suite. Bref, c’est d’agir de façon libérale. Si quelqu’un s’enrichit en adoptant cette attitude, il ne mérite pas le mépris de sa communauté, mais le respect.

Les socialistes en tout genre font le contraire. Ils proposent aux gens de se rassembler en bande pour voler, forcer, dénigrer, dépersonnaliser, faire passer pour gratuit ce qui ne l’est pas et mépriser les gens qui réussissent à prospérer dans le respect d’autrui. Ce système, de façon hautement prévisible, ne profite pas aux pauvres, mais aux brutes et aux démagogues, qui se pavanent en civilisés. Que le communisme n’ait été qu’une somme de massacres et d’oppressions n’a pas été un accident, mais l’aboutissement inévitable de cette mentalité poussée à son extrême. Jusqu’où nos adversaires sont disposés à aller dans cette direction ? Y penser me donne des frissons, bien plus que l’hypothèse d’un réchauffement climatique.

De ce point de vue, nous, les libéraux, sommes les rebelles. Nous nous révoltons contre ce système de contrôle des masses par une opinion publique malsaine, qui n’est pas le fait de la majorité, mais d’une minorité organisée, qui jouit d’un prestige médiatique immérité.

Les contestations de la gauche s’interprètent sous un autre angle. Celle-ci n’est pas en rébellion contre les autorités, mais contre le peuple. Historiquement, elle représente un nouveau clergé et une nouvelle aristocratie, habillés en ouvriers. Les clichés hostiles à la « société de consommation », à l’individualisme, aux choix économiques de monsieur et madame tout le monde, à la télévision, aux nouvelles technologies, au manque de générosité et à l’indifférence des gens envers les « grands enjeux » de la modernité en sont la manifestation. Le vrai peuple, c’est pourtant celui qui déploie tous ces comportements dérangeant l’élite bien-pensante. C’est contre lui que la gauche se révolte. La taxation ne sert qu’à financer sa croisade, puis à justifier l’autorité qu’elle usurpe de force aux hommes d’affaire que le peuple a choisi via les marchés.

Si nous parvenions à diffuser ce changement de regard auprès de l’opinion publique, je crois que nos adversaires seront mis dans une position beaucoup plus difficile à défendre.

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  • Très intéressant. Merci pour cet article.

  • Excellent article, c’est exactement ce qu’il faut faire : changer ce regard auprès de l’opinion publique!.

  • Excellent texte comme à votre habitude.
    J’attends toujours avec impatience vos textes sachant à l’avance qu’ils seront très pertinents.

  • Absolument excellent !

    Oui il faut arrêter de se défendre contre les sophismes et les axiomes décrétés au premier desquels figure le capitalisme : le capitalisme n’est pas le libéralisme économique, mais sa transformation par l’Etat en mécanisme organisé et quantifiable (donc taxable, plannifiable et dirigeable)

    • Le capitalisme est la forme logique d’accumulation des rentes, conduisant à l’appropriation minoritaire des moyens de production et financiers. C’est un mouvement social, décrit depuis des siècles, tant par ses tenants que par ses détracteurs. Il aboutit à des phénomènes d’influence si ce n’est de contrôle social dans le but de son renouvellement, voire de son expansion, comme tout mouvement social.

      Le libéralisme est une orientation politique possible du capital, obéissant à la règle unique de marché.

      Partir de l’idée de libéralisme dans la situation actuelle de centration du capital sans contrepartie prolétaire ne peut aboutir qu’au renforcement des mécaniques de concentration minoritaire du capital et, partant, du pouvoir accordé auxdites minorités.

      Comment une logique libérale pourrait-elle devenir plus largement liberatrice, dans ce cadre ? De quel autre cadre parler pour y voir un quelconque pouvoir émancipateur ?

      • @Jukap:

        Non, le capitalisme est une organisation étatique de l’économie, une régulation morale du marché.

        Le marché n’est pas une idéologie, ou un mécanisme : le marché est simplement la capacité d’échange naturelle, la capacité de coopérer, la capacité de l’homme à évaluer le potentiel et le risque.

        Lorsque j’échange, j’évalue la valeur d’un chose à ce que je peux en faire.

        Le capitalisme (et le socialisme, et le communisme) sont des tentatives morales de réguler cette capacité d’échange.

        Un haricot que l’on mange est un bien de consommation, un haricot que l’on sème un capital : la notion de capital est un sophisme.

  • Certes, les vrais rebelles ce sont les libéraux. Cependant il y a encore plus rebelle que le libéral : Le bobo libéral. Oui, vous m’avez bien lu, j’ai bien écris « bobo », j’ose réhabiliter ce mot qui est presque devenu une insulte.

    Premièrement, le bobo libéral est un rebelle car il ne fait pas l’erreur des antilibéraux de gauche : croire qu’il faut lutter contre le « monde de la finance » pour lutter contre la pauvreté. Ce sujet à été longuement développé par l’article donc je ne m’y attarde pas.

    Deuxièmement, le bobo libéral est le plus rebelle de tous les libéraux, le plus courageux de tous les libéraux, car il ne fait pas l’erreur des libéraux-conservateurs : rejeter en bloc la « gauche », le progressisme, l’athéisme, l’antiracisme, le multiculturalisme, l’antisexisme, la lutte contre l’homophobie, diaboliser la révolution sexuelle, diaboliser la consommation de drogues.

    Le bobo libéral estime qu’on peut être athée, antiraciste, féministe, etc, sans forcément vouloir que l’État octroie des privilèges aux femmes, aux minorités ethniques, aux minorités religieuses, aux minorités sexuelles.

    Quand le libéral-conservateur dit que le racisme n’existe plus, le bobo libéral lui répond que l’antiracisme, tout comme la liberté, est un combat qui ne peut pas être gagner définitivement, c’est un combat qu’il faut sans cesse recommencer, un combat perpétuel.

    Quand le libéral-conservateur dit que le féminisme n’est plus nécessaire, le bobo libéral lui répond qu’il existe hélas toujours de nombreux double standard, de nombreux deux poids et deux mesures, dans notre société soi-disant moderne ; par exemple si une femme se balade seins nues dans la rue, elle risque, davantage qu’un homme torse nu, d’être condamnée pour « exhibition », « atteinte à la pudeur », « trouble à l’ordre public ».

    Quand le libéral-conservateur dit qu’il faut respecter la liberté religieuse, le bobo libéral lui répond que respecter la liberté religieuse ne signifie pas devoir s’abstenir de critiquer l’intolérance religieuse et la foi aveugle des religieux qu’ils soient chrétiens, juifs, ou musulmans.

    Le bobo libéral, c’est Charlie Hebdo sans l’anticapitalisme primaire, c’est les Femen sans la volonté d’interdire l’industrie du sexe (prostitution, pornographie), c’est les associations antiracistes sans les subventions et la volonté de censurer les racistes, c’est le mariage gay sans octroyer de faux droits aux gays.

    Le bobo libéral a une vision de ce que sera le futur, il a un projet, il propose quelque chose, tandis que le libéral-conservateur est nostalgique du passé et ne propose RIEN, il ne fait que s’opposer à la gauche, il ne fait que dire NON, il est entièrement déterminé par ce que fait la gauche, il n’existe pas sans un ennemi, il a besoin de la gauche sinon il n’existe plus.

    • Le héro des bobo libéraux, c’est JJ Rousseau !

      Non, plus sérieusement, vous tombez dans le poncif qui a fait le succès des socialistes : le progrès, ca se décrète.

      Mais non, commando, vous ne pouvez pas dire aux gens ce qui est bien et ce qui est mal, en tout cas, pas si vous voulez être libéral. Le libéralisme, c’est le respect de l’autre avant tout.

      Retournez avec vos idées d’extermination de masse (bruler les racistes, gazer les antiféministes, crucifier les prudes et les timides …) ou arrêtez simplement de jeter les libéraux les uns contre les autres et de vouloir déclencher une guerre de religion sur des sujets qui dans le fond n’intéressent personne ou qui sont des faux problèmes.

      • @Stéphane Boulots : C’est bien à vous de m’accuser d’être fan de Rousseau, vous qui n’êtes jamais loin de justifier vos positions conservatrices (notamment sur l’immigration) en nous parlant de Souveraineté Populaire, de Volonté de la « Nation Française », et autres niaiseries collectivistes et nationalistes qui sentent bon le Contrat Social.

        Hélas pour moi, je ne connais rien de Rousseau, à part son Contrat Social à la con. Je dis hélas car Rousseau n’a pas dit que des âneries, il était très anticonformiste, très « rebelle », lorsqu’il se moquait des gens vaniteux et superficiels de son temps qui voulaient briller dans les salons…

        Concernant le reste de vos accusations, elles sont toutes ridicules, mais la plus ridicule est de dire que je veux crucifier les timides. Croyez-bien que les timides qui lisent nos messages ne sont pas dupes, ils voient bien qui, entre les conservateurs comme vous qui pensent, comme dit l’adage, que « l’homme propose, et la femme dispose », (sous-entendu : un timide n’est pas un vrai homme, un timide est un faible, un timide est une mauviette, et une séductrice est n’est pas une vraie femme, une séductrice est une salo**), et les progressistes comme moi qui pensent que « L’homme et la femme proposent, et l’homme et la femme disposent», les timides voient bien, disais-je, qui défendent le mieux leurs intérêts entre les conservateurs comme vous et les progressistes comme moi.

        Concernant les femmes prudes, le féminisme c’est la liberté pour une femme d’être elle-même, donc la liberté d’être une prude si telle est sa volonté. Ce que les progressistes dénoncent c’est pas les prudes mais les hypocrites. Les conservateurs eux ne prennent pas en compte l’hypocrisie que génère une société ayant une vision étriquée de la masculinité et de la féminité.

        • @Commando:

          Rousseau était absolument opposé à la souveraineté nationale, il défend dans son contrat social la souveraineté populaire. Vous faites un grand mélange et soit vous n’avez rien compris à ce que j’ai pu dire, soit vous me prenez pour quelqu’un d’autre.

          La souveraineté nationale n’a absolument rien à voir avec le nationalisme : cela signifie que l’organisation de la société est définie et exercée par la Nation (article 3 de la DDHC de 1789) et non par le Peuple (article 25 de la DDHC de 1793) – la souveraineté populaire est la base du socialisme : toute décision du Peuple est impérative et s’opère à travers le gouvernement (les mandataires du Peuple) qui a tous les droits.

          L’Etat démocratique est issu de la souveraineté populaire, dans le sens qu’il a tout pouvoirs, contrairement à l’Etat national, qui est une entité légale qui n’a aucun pouvoir autre que l’arbitrage des pouvoirs, ceux-ci étant partagés et limités entre les divers éléments de la Nation (ce qui est le cas dans une monarchie, un Etat fédéral etc…)

          Le libéralisme « classique » défend la mise en place d’un Etat national, contrairement aux courants modernes qui prônent la suppression de l’Etat.

          Sinon, vous faites un procès en sorcellerie : vous accusez les « libéraux conservateurs » d’avoir des opinions débiles et ridicules (comme l’adage « l’homme propose, et la femme dispose ») accusations qui n’ont aucune réalité : à part le « c’est comme cela que sont les libéraux conservateurs, tout le monde le sait… »

          Bref : Don Quichotte et les moulins à vent

          • Vous chipotez parce que je me suis emmêlé les pinceaux entre un concept collectiviste bafouant les droits des individus et un autre concept collectiviste bafouant les droits des individus. Je me suis emmêlé les pinceaux comme un crétin mais dans le fond j’ai raison. La seule façon de parler de « souveraineté » sans faire le jeu des nationalistes de droite ou de gauche c’est de parler de souveraineté individuelle.

            • @commando: ca c’est l’argument des socialistes, qui depuis 200 ans font un procès à la souveraineté nationale sous principe qu’elle serait bourgeoise et libérale et qui imposent ainsi la démocratie.

              La souveraineté nationale veut dire souveraineté ultra réduite : État minimum voir inexistant, subsidiarité voire fédéralisme …. Bref tout l’inverse du nationalisme.

    • Les antiracistes sont souvent les pires racistes, les féministes sont misogynes.
      Voilà pourquoi ils sont rejetés par nombre de libéraux. Technique typique de la gauche, ils inversent le sens des mots.

  • Les politiciens et ceux qui les financent ont parfaitement compris (c’est pas très difficile) depuis très longtemps que leur ennemi N°1 est celui qui veut détruire leur pouvoir, par conséquent l’anarchie, donc le libertarianisme.

    Aussi font-ils des efforts considérable pour tenter (de plus en plus vainement) de canaliser la grogne en nous présentant via leurs outils de propagande (media, écoles) l’ « opposition » autorisée et en diabolisant à souhait bien évidemment l’anarchie (=chaos dans l’esprit de 99 % de nos concitoyens) : FN, CGT, Front de Gauche, etc.

    Ca fonctionne de moins en moins bien, grâce notamment à internet… Voilà pourquoi ils veulent le contrôler, le filtrer.

    • c’est exact natural dreamer
      les politiciens sont bien secondé dans cette tache par les media télévisés et support papiers qui propagent la peur des media electroniques, les virus, l’espionnage des données, la dépossession de la confidentialité, les cancers du cerveau avec le portable, les nuages electroniques, la perte de la bonne communication face a face par les sms qui cassent l’orthographe á l’ancienne, l’envahissement de la sphére privée par les monstres capitalistes sans coeur que sont Google and Co, enfin le turbo liberalisme infernal…

  • Les logiques d’élection de marché que vous défendez devraient alors ouvrir à une information réelle des actions réelles des hommes d’affaire, qui pour le moment se résument souvent à des encarts publicitaires sur les produits qu’ils commercialisent… Pas que le débat politique public en soit très loin, ce qui explique sans doute la désaffection croissante via abstention sur le marché politique également. L’ensemble de votre réflexion ne pourrait-elle toutefois se résoudre à une forme de fatalisme ?

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