Le principe d’incertitude d’Heisenberg appliqué au changement climatique

Quand les « réchauffistes » contredisent la science.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
planète danger Jeanne Menj Espèces en danger(CC BY-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le principe d’incertitude d’Heisenberg appliqué au changement climatique

Publié le 26 juillet 2015
- A +

Par Jacques Henry

planète danger Jeanne Menj Espèces en danger(CC BY-ND 2.0)
Jeanne Menj Espèces en danger(CC BY-ND 2.0)

 

En 1927, le physicien allemand Werner Heisenberg définit ce qu’on appelle en mécanique quantique le principe d’incertitude. Ce principe fondamental en physique stipule qu’on ne peut pas connaître avec certitude simultanément deux grandeurs physiques caractérisant une particule avec précision car ces deux grandeurs, la position et le moment (voir ci-après), sont liées. Ce principe a été largement confirmé par la mécanique quantique et il faut préciser pour une bonne compréhension de la suite de ce billet que pour une particule, par exemple un photon défini par une fonction d’onde, le moment de cette particule est défini comme un opérateur de cette fonction d’onde.

C’est en se basant sur ce principe d’incertitude que des petits malins, obsédés par le CO2, ont mis en avant le principe d’incertitude d’Heisenberg, naturellement sans trop savoir de quoi ils parlaient, pour décréter que les photons émis par une molécule d’eau, d’azote, d’oxygène ou de gaz carbonique de l’atmosphère dans la gamme des longueurs d’onde infra-rouges pouvaient très bien se propager dans n’importe quelle direction. Puisqu’un photon thermique provenant d’un objet froid ne sait pas qu’il n’est pas supposé chauffer un objet plus chaud et, vice et versa, puisqu’un objet chaud ne sait pas qu’il ne peut pas être réchauffé par les photons émis par un objet plus froid, la déduction de cette incertitude est qu’un objet froid peut parfaitement, par simple émission de photons thermiques, chauffer un objet plus chaud. C’est ce que les climatologues appellent l’effet de serre radiatif et ils s’appuient sur cette affirmation pour justifier le changement climatique d’origine humaine. C’est le principe d’incertitude d’Heisenberg revu et corrigé pour satisfaire la théorie de l’effet de serre. Cette théorie est en contradiction avec les fondements même de la mécanique quantique en ce sens qu’elle nie l’ensemble de la physique, depuis la physique corpusculaire, l’électromagnétisme, la thermodynamique et y compris la mécanique ondulatoire. Si un photon n’a pas de masse mais est décrit par une fonction d’onde il est toujours défini par un moment :

p = E/c = h/λ

où E est l’énergie du photon, lambda sa longueur d’onde et c et h étant respectivement la vitesse de la lumière et la constante de Planck. L’énergie du photon est proportionnelle à sa fréquence v (lettre grecque nu) et inversement proportionnel à sa longueur d’onde λ (lettre grecque lambda) :

E = hc/λ = hv

Or là où le bât blesse c’est d’affirmer que des photons thermiques (infra-rouges) provenant d’un corps froid – les hautes couches de l’atmosphère – peuvent réchauffer les plus basses couches de l’atmosphère et la surface de la Terre car le moment des photons issus des hautes couches de l’atmosphère est toujours inférieur à celui des photons émis par le sol ou les basses couches de l’atmosphère, qu’il y ait intervention ou non du CO2 dans cette situation physique liée au gradient adiabatique de l’atmosphère. Prétendre qu’il peut exister un effet de serre provoqué par le CO2, le coupable honni par les spécialistes du changement climatique, est donc en violation directe des lois physiques les plus fondamentales, c’est nier les travaux des plus grands physiciens du XXe siècle.

On comprend dès lors le niveau d’imposture de cette théorie de l’effet de serre supposé « déranger » le climat car elle jette aux oubliettes tous les travaux des physiciens comme Einstein, Dirac, Schrödinger, De Broglie… sans lesquels on en serait encore à la théorie de l’éther ou de la phlogistique c’est-à-dire un incroyable retour en arrière de plusieurs siècles. C’est tout simplement ce que veulent les climato-alarmistes, une régression généralisée de l’humanité dans la plus pure ligne d’un Rousseau ou d’un Malthus. C’est donc extrêmement grave que la propagande réchauffiste s’appuie sur une aberration scientifique conduisant des personnalités à des déclarations tonitruantes directement issues de cette imposture de l’effet de serre provoqué par le CO2, que je cite ici :

« Nourrir un enfant affamé c’est exacerber le problème de la population mondiale. » (Lamont Cole, environnementaliste et écrivain)

« Nous ne pouvons pas laisser d’autres pays avoir le même nombre de voitures, le même niveau d’industrialisation que ceux des Américains. Nous avoir le devoir de stopper le développement des pays du Tiers Monde à son niveau présent. » (Michael Oppenheimer, Environmental Defense Fund)

« Le développement durable nécessite une mise en place délibérée de pauvreté, de consommation réduite des ressources et doit préciser des niveaux de contrôle de mortalité. » (Maurice King, professeur)

« Les technologies complexes de quelque nature que ce soit sont une insulte à la dignité humaine. Ce serait un désastre à brève échéance si on trouvait une source d’énergie propre, peu coûteuse et abondante. » (Amory Lovins, Rocky Mountain Institute)

« La recherche sur l’énergie de fusion est la pire des choses qui puisse arriver pour la planète. » (Jeremy Rifkin, Greenhouse Crisis Foundation)

« Le plus grand problème pour la planète ce sont les gens : ils sont trop nombreux, et trop nombreux à vouloir se développer économiquement. » (Sir James Lovelock interviewé par la BBC)

« Les êtres humains, en tant qu’espèce animale, n’ont pas plus de dignité que les limaces. » (John Davis, éditeur du journal Earth First)

À méditer en cette période estivale, ça remonte le moral…


Sur le web

Voir les commentaires (42)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (42)
  • Vos citations ont le grand mérite de montrer l’origine idéologique de cette affaire de réchauffement anthropique.

  • J’ai un problème avec le sous-titre.

  • « Quand les climato-sceptiques contredisent la science »

    Damned: un bug, à l’insu de votre plein gré, je présume…

    « Quand les climato-ALARMISTES contredisent la science » semble mieux…

  • n’importe quoi !

    Le principe d’incertitude n’a pas grand chose à voir là-dedans (les photons rayonnés ou diffusés par des atomes se désexcitant ou des molécules ont évidemment la possibilité d’aller dans toutes les directions), et encore une fois on pourrait avec ce raisonnement expliquer qu’il est impossible de se réchauffer la nuit avec une couette ou une couverture…

    Encore une fois le principe « le transfert de chaleur s’effectue du corps chaud vers le corps froid » est très mal appliqué. Si on prend une ampoule classique (à filament incandescent) et que l’on place un miroir (froid) devant elle, à l’équilibre la température au sommet du bulbe de l’ampoule aura augmenté ! et pourtant c’est bien l’ampoule qui aura réchauffé le miroir… Voir l’expérience réalisée par le plus connu des blogueurs sceptiques américains (et donc du monde ?), Anthony Watts : http://wattsupwiththat.com/2013/05/27/new-wuwt-tv-segment-slaying-the-slayers-with-watts/ et http://wattsupwiththat.com/2013/05/28/slaying-the-slayers-with-watts-part-2/ (note à Contrepoints : je veux bien faire la traduction/adaptation si vous voulez)

    Il n’y a pas de transfert thermique net des molécules de CO2 vers la Terre, mais leur présence permet à celle-ci d’élever sa température d’équilibre en conservant plus de l’énergie envoyée par le soleil (qui est bien le vrai corps chaud dans cette histoire)

    L’existence de l’effet de serre (certes mal nommé, car pas la raison numéro 1 de pourquoi les vraies serres sont chaudes) m’empêche pas d’être franchement sceptique vis-à-vis de l’alarmisme climatique, donc par pitié arrêtez de la contester, ça ruine toute crédibilité

    • « et encore une fois on pourrait avec ce raisonnement expliquer qu’il est impossible de se réchauffer la nuit avec une couette ou une couverture… »
      L’argument du corps réchauffé la nuit par une couverture est une erreur de raisonnement classique…

      • c’est une analogie, certes simplificatrice (puisque dans l’atmosphère il y a convection, etc), mais qui marche pour montrer l’ineptie de l’article, au moins tant que vous n’aurez pas détaillé votre critique.

        Et je vous invite vraiment à consulter les deux liens ci-dessus.

        • La terre est chauffée par le soleil + une source de chaleur en interne infiniment moins calorifique. Les variations entre le jour et la nuit sont très importantes.
          Le corps humain est à 37° de jour comme de nuit et produit cette chaleur de façon constante si il est nourrit.
          Si à 20h, vous tuez quelqu’un et le recouvrez d’une couette, je doute que sa température soit toujours de 37° à 6h du matin et même à minuit.
          La terre n’a pas de température constante en un point, on peut dire qu’elle se meure dès la nuit tombée et renait au matin. La température dégringole la nuit même si cette dégringolade est freinée par la chaleur de l’atmosphère elle-même réchauffée par les 7 dixième d’eau en surface qui conserve sa chaleur toute la nuit ou presque.
          Donc le coup de la couverture ou de la couette qui serait du même ordre que l’effet d’atmosphère, c’est du pipeau.

          • Certes mais votre cadavre sous une couette sera, une fois le matin venu, plus chaud que le cadavre d’à coté laissé à l’air libre (sauf si l’air en question est à plus de 37°, bien sûr, ou si le deuxième cadavre avait une fièvre carabinée avant de passer l’arme à gauche).

            On parle de « temperature error » ou de variation de température dans cette histoire. Globalement un « effet de serre » (le nom est très mal trouvé, bien sûr) empêche le refroidissement d’être aussi fort qu’il aurait du sans lui. Bien sûr qu’il ne réchauffe rien. Et c’est là où cet article tombe un peu à coté. Personne n’a jamais pensé (sinon peut-être des journalistes du monde, et encore) que le supposé « effet de serre » réchauffait la terre comme un radiateur réchauffe une pièce.

  • « […] pour décréter que les photons émis par une molécule d’eau, d’azote, d’oxygène ou de gaz carbonique de l’atmosphère dans la gamme des longueurs d’onde infra-rouges pouvaient très bien se propager dans n’importe quelle direction »

    Dans une émission spontanée d’un photon par une molécule, le photon est émis dans une direction aléatoire. Voir par exemple http://webphysics.davidson.edu/Alumni/JoCowan/honors/section1/THEORY.htm

    Cet article mérite haut la main le qualificatif attribué à Pauli de « not even wrong », et devrait être retiré.

  • Le rayonnement infrarouge descendant existe, tout simplement parce que des instruments le mesure.
    Par exemple dans la station de l’école polytechnique à Palaiseau.
    Ce rayonnement est absorbé par ce qui est présent en surface, et les réchauffe donc. Ou, si vous voulez, ralenti leur refroidissement. CQFD.

    Donc, par pitié, veuillez arrêtez de maltraiter la thermodynamique et de ridiculiser contrepoints avec ces élucubrations mal venues sur la « réalité » de l’effet de serre.

  • « Nous ne pouvons pas laisser d’autres pays avoir le même nombre de voitures, le même niveau d’industrialisation que ceux des Américains. »

    Je soupçonne fortement cet énoncé d’être le but réel de tout ce fatras politique autour de l’écologie, du réchauffement, du développement durable ou de la pollution. Mais pour répondre à ceux qui nous serinent continuellement sur l’avenir de nos enfants, je dirais que le monde – civilisé – ne mérite tout simplement pas de survivre si on ne parviens pas à assurer la prospérité à l’ensemble de la planète.

    Et imaginer que la destruction de ce monde civilisé viendra d’un réchauffement est un manque complet d’imagination.

    • Débarrassons nous de nos gouvernant et la prospérité fera un gigantesque bon en avant en très peu de temps.

    • @ pragmat :
      Ce que vous avancez est probablement exact. Mais le problème complet est : Est-ce que ce but réel, résulte d’un constat tout aussi réel (matériel) ? American way of life pour 9 à 10 milliards de bipèdes ?
      Just impossible. So, what else ?

  • Si quelqu’un comprends quelque chose à ce que vous dites, qu’il donne des explications. Le principe d’incertitude à des échelles macroscopiques ?

    Et est-ce que c’est un résumé de ce qui est ici : http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html , où on peut lire:

    « Je précise que toute cette longue discussion ne rejette pas en bloc l’existence de l’effet de serre atmosphérique contrairement à ce que des lecteurs « approximatifs » de ce site prétendent. En effet, il existe un ou des modèles de l’effet de serre qui ne mentionnent jamais la « ré-émission » comme un processus distinct, de couches chaudes vers les couches froides. Et ces derniers pourraient être corrects, me semble-t-il. « 

  • J’adore le sous-titre de l’article qui ne figure pas dans l’article original et est donc le fait de la rédaction de CP. Quelle espièglerie ! Un grand bravo à son auteur.

  • Hormis les citations d’énormités malthusiennes proférées par ce l’on devrait appeler des malfaiteurs de l’humanité, je trouve cet article contre productif car il entretient un débat inutile sur ce que l’on appelle sur http://www.skyfall.fr/ « le bidulator ». Que des GES limitent l’évasion d’énergie vers l’espace soit, mais c’est très limité, et très difficile à quantifier, surtout que l’on s’aperçoit que, dans les nuages de la zone de convection intertropicale, plus l’activité est élevée, plus la rétroaction de la vapeur d’eau est négative.

  • L’effet de serre est un hoax, il n’a jamais été démontré. Si la température augmente dans une serre c’est parce que l’air y est immobile.
    De toute façon, à long terme la terre se refroidie et ça c’est le vrai problème alors qu’un hypothétique réchauffement serait très bénéfique pour tous les êtres vivants en général

    • L’effet de serre est parfaitement démontré, et il n’y a que des idéologues bornés pour prétendre le contraire.
      Et d’ailleurs, à long terme, la terre se réchauffe(ra(encore)). Car le cycle de vie du soleil conduit à une élévation graduelle de sa température, et de l’intensité de son rayonnement.
      Ceci n’implique en rien d’être un climato-catastrophiste, puisque le catastrophisme repose, non pas sur la seule théori(sation) de l’effet de serre, mais sur des modèles climatiques absolument hors de contrôle.

    • A très long terme (4 milliards d’années) la Terre va être vaporisée par le Soleil qui sera dans sa phase géante rouge (ça c’est parfaitement modélisé), mais on s’en fout un peu voire beaucoup.
      Y a t-il un idéologue borné pour prétendre le contraire ?

    • @ Laurent
      « L’effet de serre est un hoax, il n’a jamais été démontré. Si la température augmente dans une serre c’est parce que l’air y est immobile. »

      L’effet de serre c’est l’interception et retour à l’envoyeur du rayonnement infra-rouge émis par le sol chaud.
      Dans une serre agricole, c’est la vitre ou le plastique qui y pourvoit, sur la planète Terre, c’est l’atmosphère et essentiellement la vapeur d’eau qui renvoie au sol une partie de cet infra-rouge.
      S’il n’y avait pas d’effet de serre atmosphérique, la température moyenne de la surface serait -18° au lieu de +15°, donc un gain de 33°.
      Sur ces 33° d’effet de serre, la part du CO2 (dont la concentration a doublé en un siècle) est passée de 6,2° à seulement 6,7°. C’est une erreur fréquente même parmi les physiciens du GIEC de croire que l’effet de serre du CO2 est proportionnel à la concentration de CO2.
      S’il y a bien corrélation entre la quantité de CO2 atmosphérique et la température, c’est une autre erreur colportée par le consensus des « experts » patentés du climat d’en déduire que celle-là est la cause de celle-ci alors que les analyses des carottes antartiques montrent que depuis un million d’années c’est surtout l’inverse: le réchauffement dû à d’autres causes (astronomiques) libère le gaz carbonique océanique (l’eau dissout d’autant moins le CO2 qu’elle est chaude) qui à son tour aggrave, moins qu’on ne le pense, l’effet de serre.
      Cette fois-ci, les calculs à la louche indiquent que le doublement de CO2 atmosphérique en un siècle est en grande partie lié au surplus de combustion imputable à l’espèce humaine. Mais si l’augmentation de température moyenne constatée dépasse 0.5°, alors il faut chercher une autre explication, sans doute du côté des caprices du soleil.

      • « L’effet de serre c’est l’interception et retour à l’envoyeur du rayonnement infra-rouge émis par le sol chaud. »
        C’est la théorie (fausse) d’Arrhenius.
        « Dans une serre agricole, c’est la vitre ou le plastique qui y pourvoit ».
        Hélas c’est faux, comme l’a prouvé une très belle (et très simple) expérience de 1912 (Wood), moult fois faite et refaite depuis.
        C’est d’ailleurs facile à voir : si c’était vrai, la vitre qui arrêtes les IR avant de les renvoyer serait plus chaude que l’air extérieur, et même que l’air intérieur. Elle ne l’est pas.
        En fait c’est même pire : une vitre qui arrête les IR REFROIDIT la serre plus qu’une vitre équivalente qui les laisse passer ! Pour une raison toute simple : la vitre opaque empêche une partie du rayonnement d’entrer, et l’effet primitif l’emporte sur l’effet induit. [ Donc pour faire l’expérience mentionnée plus haut on commence par couvrir les DEUX serres (celle avec une vitre opaque aux IR, et celle avec une vitre transparente) par une vitre qui va arrêter Ies IR du soleil ].
        Si les mal nommés GES fonctionnaient comme ça, ils refroidiraient la Terre [c’est d’ailleurs ce que certains soutiennent … ]

        « S’il n’y avait pas d’effet de serre atmosphérique, la température moyenne de la surface serait -18° au lieu de +15°, donc un gain de 33°. »
        Ça aussi c’est faux. Certes, la Terre, vue de l’Espace, rayonne comme si elle était à -18°C (254 K), tandis que la température au sol est +15°. Mais la différence est-elle due à l’effet de serre ? non !
        Avec ou sans GES, vous avez un gradient thermique entre la température (-18 °C) de l’altitude moyenne d’émission vers l’espace, et la température au sol (+15°C). Le calcul du gradient peut être fait en terminale et ne fait pas intervenir les GES. vous le trouverez sur wikipedia.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Gradient_thermique_adiabatique
        Les GES ont un effet tout à fait secondaire qui peut aller, selon les sources, de pas grand chose (quelques ° ) à moins que zéro (ils refroidiraient !) en passant par nul par principe (raisonnement : le gradient thermique ne dépend pas des mécanismes qui assurent l’équilibre qu’il traduit ; la part relative des trois mécanismes — le rayonnement, la convection ou la conduction — est sans importance, et par suite l’effet GES est nul)

        • @P
          Certes Arrhenius, comme le GIEC un siècle plus tard, surestimait largement le rôle du CO2 mais au moins il avait commencé à comprendre ce qui échappe encore à quelques « experts », la relation seulement logarithmique entre la quantité de CO2 et son effet sur la température.

          Le verre est opaque aux infra-rouges thermiques (10 µm à 25°C) mais transparent au proche infra-rouge (1.5 µm). Donc le rayonnement solaire incident traverse la vitre, chauffe les parois intérieures qui réémettent de l’infra-rouge lointain piégé par la vitre. Si la vitre était transparente aux IR lointains, évidemment la serre fermée chaufferait encore mais moins, l’énergie véhiculée par les IR étant perdue. C’est cette différence non négligeable, dépendant de la géométrie du dispositif, qui est appelée « effet de serre », maladroitement puisqu’il escamote l’importante composante advective.

          Ceci étant, l’atmosphère n’est pas une vitre et le mécanisme d’interception est différent donc c’est doublement un abus de langage de parler d' »effet de serre »; s’il faut frapper les esprits simples, je l’appellerais plutôt « effet couette ».
          La surface de la terre absorbe en moyenne 240W/m2 d’énergie solaire (70% de 1368/4) qui devrait donc maintenir une température moyenne de -18° (loi de Stefan-Boltzmann), or elle est à 15° ce qui implique par la même loi qu’elle émet 390 W/m2. La différence de 150W/m2 correspond à l’effet couette de 33°.
          Le sol chauffé renvoie ses 240W/m2 sous forme d’IR thermique dont 90 à des fréquences transparentes directement vers l’espace, les 150 restants interceptés par les molécules de l’atmosphère qui les réémettent aléatoirement de façon isotrope donc à 50% (soit 75W/m2) vers le bas chauffer le sol qui les réémettra itérativement 75x(1 +1/2+1/4=1/8 …) = 150, le compte y est.

          On connaît bien les quantités des diverses molécules et leurs interactions avec les rayonnements infra-rouges. On sait donc bien quelles sont leurs contributions à l’effet couette: l’eau (vapeur ou liquide dans les nuages) rend compte de 27° et le gaz carbonique de 6.5°, sa concentration intervenant de manière logarithmique et non linéaire. Quand la quantité de CO2 par rapport à 1900 aura doublé de 290ppm à 580ppm, sa contribution directe au réchauffement sera passée de 6.2 à 6.7°, loin d’un doublement donc.

          Ceci semble rassurant mais ne tient pas compte des rétroactions positives et négatives difficiles à modéliser: fonte de permafrost dégageant du méthane, libération de CO2 océanique, fonte des glaciers perturbant la circulation thermohaline (Gulf Stream), diminution de l’albedo, etc…

          Le gradient thermique de l’atmosphère me paraît hors sujet.

          • « La surface de la terre absorbe en moyenne 240W/m2 d’énergie solaire (70% de 1368/4) qui devrait donc maintenir une température moyenne de -18° (loi de Stefan-Boltzmann) »
            Pas la SURFACE de la Terre, la TERRE dans son ensemble ; atmosphère comprise. Et c’est bien ce qui ce passe : la Terre EST, vue de l’Espace, à -18°C !

            « Le gradient thermique de l’atmosphère me paraît hors sujet. » Alors que c’est justement le SEUL sujet. C’est facile à comprendre : vu de l’espace, la Terre rayonne à partir de la haute altitude (pour faire simple ; évidemment c’est une moyenne des rayonnements « sortant » à toutes les altitudes, mais passons), et donc à la température de la haute altitude (-18° ). C’est cette température, 255 K donc, qui est fixée. La température au sol ne dépend en suite plus que du gradient thermique. Toute la question, pas simple, est de savoir si les GES modifie ce gradient thermique, et de quelle quantité. La thèse du GIEC est que oui, et dans des proportion énorme, en augmentant l’altitude apparente d’émission ; c’est tout sauf évident.

            Arrhenius a fait de très joli calculs de coins de table, mais il s’est planté sur le principe. C’est pas le seul génie à l’avoir fait.

            « Le verre est opaque aux infra-rouges thermiques (10 µm à 25°C) mais transparent au proche infra-rouge (1.5 µm). Donc le rayonnement solaire incident traverse la vitre, chauffe les parois intérieures qui réémettent de l’infra-rouge lointain piégé par la vitre. [etc.] »
            Tout le monde connait ce raisonnement. Il n’a qu’un défaut : quand on fait l’expérience avec des serres réelle, on observe une différence de température négligeable entre la serre avec vitre normale et vitre transparente aux IR lointain. La perte d’énergie en entrée, bien que minime, joue autant et plus que l’interdiction de sortie des IR long. C’est au fond assez logique : c’est la température de la vitre, fixée par la température de l’air extérieur, qui fixe son émission totale, qu’elle absorbe ou pas les IR long ne change rien à l’énergie totale émise, seulement la répartition sur le spectre.

            « s’il faut frapper les esprits simples, je l’appellerais plutôt « effet couette ». »
            Comme si l’atmosphère était un isolant ? Bien tenté, mais le problème c’est que l’atmosphère est MOINS isolante que le vide, et qu’une atmosphère avec des GES est encore moins isolante que la même sans GES. Voyez d’ailleurs les vitrages isolants : est-ce qu’on les remplit de GES pour bloquer les IR ? non. Si on pouvait y faire le vide, on le ferait, à défaut on met de l’argon, mais certainement pas du CO2, méthane ou autre GES.

            « On connaît bien les quantités des diverses molécules et leurs interactions avec les rayonnements infra-rouges. » oui, mais quelle importance pour la Terre dans son ensemble ? Ce qui compte ce n’est pas la contribution de chaque molécule, c’est celle de l’ensemble des molécule, de l’atmosphère entière. Si il y plus de GES, les photons correspondant (et seulement eux) mettront juste plus de temps à sortir vers l’espace, et alors ? alors pas grand chose. La température de la planète entière reste fixée à -18°, et elle continue à rayonner essentiellement comme avant, comme un corps à -18° qu’elle est et qu’elle reste.

        • « Certes, la Terre, vue de l’Espace, rayonne comme si elle était à -18°C (254 K), tandis que la température au sol est +15°. Mais la différence est-elle due à l’effet de serre ? non ! »

          La température de surface due uniquement au gradient thermique adiabatique, c’est également une des hypothèses de Jacques Henri, qu’à l’époque vous réfutiez d’ailleurs …

          http://www.contrepoints.org/2014/11/05/187217-pour-en-finir-avec-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique#comment-959985

          • « La température de surface due uniquement au gradient thermique adiabatique, c’est également une des hypothèses de Jacques Henri, qu’à l’époque vous réfutiez d’ailleurs … »
            A l’époque vous n’aviez rien compris (comme d’habitude …),
            http://www.contrepoints.org/2014/11/05/187217-pour-en-finir-avec-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique#comment-959779
            et manifestement vous n’avez TOUJOURS rien compris.
            A votre niveau, ne rien comprendre ça devient carrément un métier. vous avez de l’avenir dans les branches qui réclament cette compétence : journalisme, politique, …

            « La température de surface due uniquement au gradient thermique adiabatique » ce n’est pas une « hypothèses de Jacques Henri », c’est un fait admis de tout le monde au GIEC. Simplement le GIEC considère que les GES augmente l’épaisseur optique de l’atmosphère, donc l’altitude d’émission, donc la température au sol.
            L’hypothèse, contestable mais pas absurde pour autant, de Jacques Henri (et quelques autres) c’est que l’altitude d’émission est indépendante des GES.

  • Aïe ! Erreurs manifestes dans cet article. D’abord, il ne s’agit pas de moment mais de quantité de mouvement. Mais ce n’est pas le plus grave.
    Encore cette erreur de dire « un corps froid ne peut pas transférer de la chaleur vers un corps chaud ». Classique comme erreur, qui consiste à confondre « transfert » et « transfert net ». Au final, le corps chaud réchauffe le corps froid, et pas l’inverse, mais le corps froid transfère de la chaleur par rayonnement vers le corps chaud. Comme le corps chaud en transfère PLUS vers le corps froid, alors le TRANSFERT NET est du corps chaud vers le corps froid (ce qui revient au même que de dire que le coprs chaud réchauffe le corps froid), donc le second principe est respecté.
    Et c’est un climatosceptique convaincu (moi, en l’occurence) qui vous le dit !!

  • Article horrible sur le fond et sur la forme. Une vraie auto-caricature.
    On en vient à être obligé d’être d’accord avec Picétou/reverb, c’est dire si c’est affreux

    • Je prends ça comme un compliment.

    • Perso, je suis très peu sensible aux compliments.
      La seule question intéressante dans cette histoire est : Pourquoi ce type d’article, en dessous de toute critique, est-il publié ici ?
      J’ai cru un moment (quel naïf) que le sous-titre originel ajouté par la rédaction de CP (« Quand les climato-sceptiques contredisent la science ») signifiait : Voilà typiquement le type d’argumentation à bannir; mais non, ce sous-titre a été « rectifié ». Il y a donc accord avec les élucubrations de M. Henry et là est le problème.

      • Mais non !
        Contrepoints fonctionne de façon libérale. Il laisse s’exprimer des gens (dont vous dans les commentaires) sans forcément être d’accord avec.
        Un peu comme un journal ou n’importe quel media devrait le faire. Le ferait s’il y a avait un marché libre de l’information et pas de subvention étatiques liées à la « bonne pensée ».

        Donc que l’article soit assez bidon et rate sa cible en général ou pas n’est pas une raison suffisante. Il est intéressant surtout pour les citations à la fin, la modélisation c’est rigolo dans un sens ou l’autre, mais ça n’a de valeur qu’après confrontation à la preuve empirique. Et là les réchauffistes sont un peu beaucoup dans le dur. Donc les modèles sont mauvais. Pas pour les raisons mentionnées ici, le plus probablement, mais mauvais quand même. Contrepoints publie donc.

        • Etre libéral, ça n’est pas ouvrir la porte à n’importe qui.
          C’est respecter le droit pour chacun d’avoir un chez lui et d’en faire ce qu’il veut.
          Ici, c’est chez contrepoints, et les éditeurs peuvent parfaitement décrêter que chez eux, il n’y a pas de place pour les élucubrations anti-scientifiques de Jacques Henry à chaque fois qu’il s’exprime sur l’effet de serre, du haut de son bagage scientifique en biologie.

          • Bien sûr qu’ils pourraient.
            Mais je remarque qu’à chaque fois qu’il écrit (souvent à tort et à travers) il y a une foule de commentaires, d’argumentaires, de discussions.
            Contrepoints est certes libéral mais c’est un « journal », un média, qui a besoin de visibilité, de « vie ». Un article contestable qui attire plein de gens (et dont les erreurs sont pour la plupart désamorcées très vite dans les commentaires) c’est génial. Le niveau des commentaires en termes de qualité et de vivacité étant très important sur les articles de Jacques Henry, indépendamment de l’exactitude de ce qu’il raconte, je serais à la rédac’ de Contrepoints je l’inviterait régulièrement à contribuer. Pas trop pour ne pas nuire à l’ensemble, mais régulièrement.

            Et ça m’a tout l’air d’être le cas.

            • Il faut vraiment avoir une psychologie tordue pour se réjouir de polémiques stériles quand il y a déjà tant de sujet complexes qui font profondément débat, et sur lesquels l’attention du public mérite bien plus d’être mobilisée.
              Pour n’en citer que quelques uns : la propriété intellectuelle, la défense, le port d’arme, les drogues (surtout le cas de l’exposition des mineurs), la structure de gouvernance à la fois apte et légitime pour libérer une nation.

            • Il me semble que le rôle d’un média n’est pas de jeter de la merde pour voir si les lecteurs l’évitent. Jetez un coup d’oeil aujourd’hui sur les commentaires de COP 21 : « circulez, il n’y a rien à dire ! » : deux lecteurs citent en référence des articles de Jacques Henri, dont un publié sur Contrepoints. Manifestement, le débat qui a peut-être eu lieu dans les commentaires ne les a pas impressionnés.

              Un article de qualité peut attirer un débat entre lecteurs aussi.

  • Bel exercice pour démontrer que l’effet de serre n’existe pas; que les serres agricoles et la planète Venus en prennent pour leur grade: elle violent la science !

    • Les serres agricoles ne fonctionne pas selon « l’effet de serre ». Ça a l’air idiot, mais ça s’explique : le nom provient d’une erreur d’Arrhenius qui croyait, à tort, que les serres étaient rétro-chauffées par leur vitre.
      On sait depuis 1912 que c’est faux, et que l’effet thermique des vitrage de serre est nulle, voire négatif (l’absorption thermique du verre refroidit la serre — en bloquant des rayonnement avant qu’il entrent — au moins autant qu’il la « rétro »-chauffe). Ce qui chauffe les serres c’est le blocage de la convection.
      Le nom est resté et on traine cette conception stupide et ce nom inadapté, y compris dans de (mauvais) ouvrages de vulgarisation.
      Venus c’est encore autre chose, et là encore la théorie d’Arrhenius n’explique rien : alors que Venus tourne tellement lentement que l’alternance jour / nuit se fait sur presque 4 mois, la température de nuit est quasi-identique à celle de jour, ce qui est absurde dans la théorie d’Arrhenius !

      En science les erreurs ne se compensent pas, elles s’ajoutent. Ainsi, cette article est horrible, mais vos contrexemple le sont tout autant.

    • On ferait bien d’être prudent avant d’attribuer la température de Vénus à l’effet de serre (du CO2 en l’occurrence).
      http://www.skyfall.fr/wp-content/2011/12/comprendre-l-effet-d-atmosphere-thermodynamique-tr-mln-cor.pdf
      D’ailleurs, en règle générale, on ferait bien d’être prudent avec la notion d’effet de serre, la mal nommée.

      • Non, l’effet de serre est parfaitement bien nommé, (sauf à renommer ces trucs couverts de verre, ou de bâche plastique), il y a bien un piégeage de la chaleur en provenance du soleil et c’est là tout ce que souhaite l’horticulteur qui n’a que faire de savoir s’il s’agit du « piégeage des infra rouge ou du blocage de la convection ».
        Il a toutefois parfaitement compris qu’en ouvrant certaines parties de ces abris il pouvait agir sur la température intérieur.

        Ce sont les explications fournies qui sont la plupart du temps douteuses et surtout la comparaison avec l’atmosphère terrestre où le CO2 jouerait le rôle de la vitre de la serre.

  • Heinsenberg doit se retourner dans sa tombe, et ce brave Carnot doit être jaloux que l’auteur de cet article fumeux ne cite pas son second principe de la thermodynamique ! C’est ce principe là, par l’augmentation de l’entropie, qui explique pourquoi la chaleur passe d’un système chaud à un système froid, et ce, jusqu’à l’équilibre, qui est l’état d’entropie maximale. Le principe d’Heinsenberg n’a rien à faire ici, et il est assez grotesque de le citer dans le contexte décrit. Au final, je me demande quel a été le but poursuivi par l’auteur de l’article…

  • Malheureusement Jacques Henry se trompe, et grave.
    Pour essayer de faire court :
    Le fait qu’une surface émette du rayonnement électromagnétique est régi par la loi de Planck, et celle de Stefan-Boltzmann qui l’intègre.
    Prenons deux parois qui se font face ayant des températures différentes. Les deux émettent, l’une en direction de l’autre (tant que l’on est au-dessus du zéro absolu, bien sûr).
    Tant que la différence de température existe il y aura transfert de chaleur par refroidissement de la chaude et réchauffement de la froide.
    Cela se calcule par bilan de ce qui est reçu et émit par chacune des parois.
    Le flux transféré est en proportion de la différence de la puissance quatre des températures. On fait la même chose pour calculer le transfert par conduction, mais dans ce cas c’est la différence des simples températures qui est à prendre en compte.
    Cela n’est pas du tout en contradiction avec les principes de la thermodynamique. C’est ce que ne veulent pas comprendre les gens qui font la même la critique que J. Henry, par exemple le groupe EIKE en Allemagne.

    Voir ma page internet au sujet du transfert de chaleur radiatif :
    http://climate.mr-int.ch/index.php/en/phenomena-uk/radiative-heat-transfer
    Et l’explication d’un modèle de bilan énergétique à deux couches :
    http://bit.ly/1VIY6k8

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par David Zaruk.

 

Nous devons écouter la science. Nous devons sauver l'environnement. Nous devons protéger le climat.

 

Des slogans accrocheurs utilisés à des fins politiques, mais que signifient les termes : LA science, L'environnement, LE climat ?

Sommes-nous conscients de la façon dont l'ajout subtil de l'article défini modifie notre perception et notre compréhension d'importantes questions d'environnement et de santé ?

En anglais, l'article défini a été utilisé de manière abusive par de... Poursuivre la lecture

Il faut soigneusement distinguer les questions scientifiques et factuelles — les évolutions du climat et les moyens de s’y adapter — de l’idéologie venue s’y greffer, qui est l’idéologie écologiste. C’est une erreur de raisonnement, et la prospérité des idéologues écologistes, qui consiste à confondre (identifier) l’écologie comme science de la nature et l’écologisme comme idéologie politique.

Quand on prend connaissances des revendications concrètes des écologistes français, de Die Grünen en Allemagne, ou des écologistes belges — pour... Poursuivre la lecture

climat economies
9
Sauvegarder cet article

« Tout va très bien, madame la marquise ; mais à part ça, il faut que je vous dise » que le présent de la situation financière de la France est désastreux, et que son futur est pire. La France est à la fois le pays d’Europe où le poids des impôts (relativement au PIB) est le plus élevé et en même temps l’un de ceux où la qualité des services publics (enseignement, santé, sécurité, justice, etc.) est la plus mauvaise. Cerise sur le gâteau, la France réalise cet exploit en s’endettant de plus en plus. Le contexte des années à venir est particul... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles