Le féminisme radical est une menace pour l’État de droit (2)

Royaume-Uni : psychose autour des viols et atteinte à la présomption d’innocence.

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Patriarchal education 2014 credits Christopher Dombres via Flickr ((CC BY 2.0))

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Le féminisme radical est une menace pour l’État de droit (2)

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 juillet 2015
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Par Alain Borgave.

Patriarchal education 2014 credits Christopher Dombres via Flickr ((CC BY 2.0))
Patriarchal education 2014 credits Christopher Dombres via Flickr ((CC BY 2.0))

 

J’ai illustré dans ce précédent article comment le féminisme remettait en question aux États-Unis les notions les plus fondamentales de la justice. Aujourd’hui, arrêtons-nous au Royaume-Uni.

Il y a un an, en juin 2014, Alison Saunders, responsable du Service des Poursuites Judiciaires, a lancé une grande action pour s’occuper des viols. Le but affiché étant de « lutter contre les obstacles qui empêchent les affaires de viol de progresser dans le système de la justice criminelle ». En d’autres mots, il s’agit de faire augmenter à la fois le nombre et le pourcentage des condamnations pour viol : « le plan a aussi pour but de remédier à la baisse du taux de condamnation, tout en maintenant la hausse des volumes ». Cela a de quoi donner froid dans le dos puisque l’objectif de la justice est normalement justement… de rendre justice. Ici, une grande action est mise en place dont le but est l’augmentation du nombre de condamnations pour viol. Le risque étant, bien sûr, que l’on néglige la mission de rendre correctement la justice.

Comme l’explique Luke Gittos du magazine Spiked, « le plan met l’accent sur l’importance de se concentrer sur le comportement de l’accusé plutôt que celui de la plaignante et d’investiguer quelles actions il a prises pour s’assurer de son consentement et de sa capacité à consentir (…) Ce plan est profondément problématique. C’est une subversion complète du principe de la présomption d’ innocence. » L’accent mis sur le comportement de l’accusé, répété depuis lors dans une note d’orientation à destination de la police et aux procureurs, représente une grave menace pour le respect de ce principe.

On pourra en effet utiliser l’argument que l’accusé, ayant reconnu ne pas s’être explicitement enquis du consentement de la plaignante, a par là fait preuve d’une négligence criminelle, ou montré qu’il savait, ou qu’il aurait dû savoir, qu’elle ne consentait pas. Ce qui revient à rendre délictueux par défaut tout rapport sexuel, qui ne deviendrait acceptable qu’après un consentement explicite. Alison Saunders le reconnaît et explique que « le temps est venu pour que la justice dépasse la notion de « non, c’est non ». » Ce qui signifie, dans le langage de l’activisme féministe, que l’on est effectivement passé à un principe de « oui, c’est oui », où même quand il n’y a pas de refus, en l’absence de consentement « affirmatif », il y a viol. Ce qui est bien sûr la porte ouverte à l’arbitraire, car dans ces conditions la plupart des rapports sexuels deviennent des viols.

Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. Dans une interview au Guardian, Alison Saunders a dit « qu’elle pensait que les jurés arrivaient à la Cour avec des préjugés sur les femmes, qui influençaient la façon dont ils interprétaient les éléments du dossier. Elle a indiqué que les procureurs et les détectives travaillant sur les affaires de viols suivaient désormais des formations qui remettaient en question les mythes et les stéréotypes (…) Les juges ne peuvent s’occuper d’affaires de viol que s’ils (…) ont suivi les formations ayant pour but de dissiper les mythes. » Dans un autre article on apprend qu’elle a demandé aux juges d’avertir les jurys au début des procès de ne pas succomber aux « mythes » sur les viols.

Ce qui représente un autre danger pour l’impartialité des procédures. Cette notion féministe de « mythes » concernant le viol est controversée, et peut être interprétée comme une façon de pervertir le cours de la justice : les « formations » pour les juges concernant les « mythes » sur les viols et autres « avertissements » aux jurys ressemblent très fort à une tentative d’influencer le déroulement des procès en favorisant par ce discours l’une des deux parties (la plaignante) au détriment de l’autre (l’accusé). En essayant de marteler que si le juge ou l’un des membres d’un jury pense qu’il n’y a pas eu de viol, ce serait sans doute parce qu’il entretiendrait inconsciemment des mythes qui l’empêcheraient de voir la vérité, c’est-à-dire qu’il y a eu viol. Il s’agit de l’immixtion d’une idéologie dans les tribunaux, idéologie qui jusqu’à présent ne rencontre que très peu de résistance.

Le bon déroulement de la justice, le respect de l’impartialité et la présomption d’innocence sont cruciaux dans ces affaires, qui consistent souvent en la parole de l’un contre celle de l’autre. Et ceci d’autant plus que les dépôts de plaintes fausses ou infondées sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense. Par exemple, selon des sources policières, en France : « les chiffres de dénonciations calomnieuses sont très importants, notamment en matière d’agressions sexuelles et de viols qui sont en réalité de pure invention. Le scénario courant, c’est la femme qui sort en discothèque. Elle rencontre un homme avec lequel elle a une relation, seulement elle a un petit copain qui constate quelque chose, et elle lui dit qu’elle a été violée. Ça arrive toutes les semaines, en général le week-end, et les plaintes sont déposées le dimanche ou le lundi. »

Luke Gittos, en évoquant l’augmentation du nombre de plaintes pour viol en Grande-Bretagne ces dix dernières années, dit ceci : « cela pourrait signifier que de plus en plus de personnes ont été violées, ou au contraire que de plus en plus de personnes pensent incorrectement avoir été violées. (…) Peut-être que l’augmentation incessante des plaintes montre que nous succombons à l’hystérie officielle sur les viols. Peut-être sommes-nous en train de commencer à croire à l’idée que le viol serait omniprésent. » Les chiffres des fausses accusations de viol sont controversés, et dépendent certainement de l’époque et du pays. Cependant, se multiplient les accusations médiatisées qui se sont révélées être des inventions. E. Greer considère qu’elles représentent sans doute plus de 20%, chiffre qui est aussi cité par la police finlandaise et l’armée américaine. D’autres études mènent à des chiffres plus élevés, comme le travail d’Eugene Kanin (40%).

Pendant ce temps, la campagne menée par Mme Saunders commence à porter ses fruits et on peut lire que : « Les procureurs font face à une augmentation de 30% du nombre de procès pour viol sur les deux dernières années, et les Cours ont du mal à traiter un arriéré d’accusations historiques et de nouveaux cas. Un tiers des jours de travail des Cours concernent des affaires sexuelles. » Tout ceci alors que « les chiffres diminuent pour les autres crimes ». Enfin pas tous, puisqu’on peut lire dans un autre article que les condamnations pour « violences contre les femmes », notion beaucoup plus large que celle des viols, sont elles aussi en rapide augmentation. Mais on ne veut pas s’arrêter là puisque les activistes « ont félicité les procureurs et la police pour leur travail ayant permis d’obtenir plus de condamnations que jamais dans le passé. Mais ils ont affirmé que plus de fonds seraient nécessaires si l’on voulait aider à [continuer à faire] augmenter le taux de condamnations. »

Si l’on veut avoir une idée de la manière dont ont été obtenues ces condamnations dans le domaine des violences faites aux femmes, on peut jeter un coup d’œil sur le cas de Terry Murden, journaliste condamné à une amende de £ 500 pour harcèlement d’une ex-petite amie (stalking). Celui-ci explique son cas dans un commentaire sous l’article qui le concerne. Selon lui, les critères du harcèlement ont été tellement étendus qu’ils sont devenus arbitraires. Il suffit d’envoyer deux messages, de suivre sur Twitter, ou même d’envoyer des fleurs à une personne pour tomber sous le coup de la loi. Il explique avec ironie que les marchands de fleurs sont devenus, à leur insu, complices d’un délit. Un de ses avocats a qualifié la loi de « sexiste », les personnes poursuivies étant invariablement des hommes.

Une grande campagne est donc en cours en Grande-Bretagne, sous l’administration Cameron, pour « faire du chiffre » de façon démagogique, satisfaire le lobby féministe, tout en condamnant sans aucun doute un grand nombre d’innocents. Ces évolutions, peu connues de ce côté-ci de la Manche, sont en passe de se généraliser dans le monde anglo-saxon. Au-delà du cas des États-Unis, dont la situation faisait l’objet d’un précédent article, on peut lire que le phénomène est aussi en cours en Nouvelle-Zélande, où dans les affaires de viol, « des piliers fondamentaux de la justice criminelle pourraient être érodés (…) Les deux grands partis cherchent à modifier les règles de telle façon à obtenir plus de condamnations. Les conservateurs veulent remettre en question le droit [de l’accusé] au silence. Le Labour voudrait inverser la charge de la preuve, en la faisant reposer non plus sur la victime mais sur l’accusé ».

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  • Chaque fois que les dominé.e.s se révoltent pour briser leurs chaînes, à chaque fois que l’ordre social patriarcal vacille, les dominants leur opposent une résistance en mettant au point les mêmes stratégies de défense.

    La rhétorique du péril féminisme est aussi vieille que le féminisme lui-même.

    Cette rhétorique est aujourd’hui portée par les libéraux, c’est un libéralisme qui n’a pas su se renouveler pour assimiler les nouvelles problèmatiques sur lesquels les classiques n’avaient pas réfléchis (écologie, féminisme etc), c’est un libéralisme qui se recroqueville, qui est sur la défensive, c’est un libéralisme sur une voie mortifère, un libéralisme d’homme blanc CSP+, bref un libéralisme sans avenir.

    • et voilà Adèle qui démarre au quart de tour.
      je propose l’instauration d’un carnet à souche ( avec copie carbone ) permettant de prendre note par écrit ( et avec signature , voir même tampon ) de l’accord de toute femme avant acte sexuel ( notion d’acte sexuel très étendu bien entendu … voire même l’autorisation écrite pour dire bonjour ).

      Bien sur, nous sommes en 2015 , il devrait être possible de créer une appli smartphone pour enregistrer l’accord en bonne et due forme.
      En attendant une nouvelle loi qui exigerait un constat d’huissier ou la présence de 2 témoins 🙂

        • Cette application est d’ailleurs un parfait exemple de comment le marché trouve des solutions plus rapidement que le législateur, plus efficaces, plus respectueuses des libertés et parfaitement libérales puisque le consensualisme et le contrat sont au cœur des théories libérales.

          • Bah oui, bien sûr, quand on a envie de, on va s’arrêter deux secondes et le signaler à la planète entière par une appli smartphone. Sans parler du côté complètement débile du procédé.
            J’m’arrête là parce que d’autres ont déjà suffisamment commenté l’ineptie de la démarche en cours dans les pays anglophones. Le monde va vraiment mal, non…?

            • Au dela de l’anecdote, je pense effectivement que la techno jouera un role, mineur ou non, dans l’evolution de cette problematique et de toutes celles ayant trait a la violence et a son traitement légal. Mais a la difference d’adele, je pense que ce sera l’interaction entre lois et technologies qui sera creatrice, et non un processus de marché.

      • Je propose aussi de faire constater le consentement par huissier, et que celui-ci observe aussi l’acte en lui-même pour assurer que le rapport en lui-même se déroule conformément à la loi.

        Voir même l’obligation pour chacun des partis impliqués de venir avec 2 témoins, comme pour un duel.

        Ou pourquoi, simplement, le remplissage d’un Cerfa.

        Qu’en pense Adèle, est-ce que c’est suffisamment Kafkaïen pour elle?

        Au moins, ce sera une première étape pour une nouvelle taxe sur les rapports sexuels. Puisque apparemment c’est ce monde là que veulent les féministes.

    • Lyrisme mis à part, c’est « maintenant l’ordre social patriarcal » que de critiquer la disparition de la présomption d’innocence chez les juges ?

    • Je crois qu’il y a une petite erreur dans votre commentaire. En effet, il faut écrire « Chaque fois que les dominés ».

      Bonne journée

    • @Adele , c’est vrai qu’il existe beaucoup des femmes violées dont le violeur sort libre et blanchi (il semble même que c’est le cas dans la majorité des cas) ; mais à l’inverse , il y a des hommes accusés à tort ce qi est tout aussi inadmissible . En tous les cas ce qui est décrit pas l’auteur est une grave dérive de justice . Maintenant , ayant dit ça , je ne sais pas ce qu’il faut faire pour aider les vrais violeurs à être mis hors d’état de nuire . Sans doute une meilleure explication aux femmes sur la conduite à tenir apres un viol améliorerait la situation .

    • Féministes de tous les pays, unissez-vous !

    • Au contraire, les penseurs libéraux ont parfaitement identifié que la seule façon d’éviter la dérive tyrannique est de placer les droits naturels au sommet et d’interdire leur violation sous quelque prétexte que ce soit, sachant très bien que les prétextes ne manquaient et ne manqueraient pas.

      Ainsi, liberté, égalité devant la loi, propriété, présomption d’innocence, séparation des pouvoirs étaient érigés en principes fondamentaux.

      Votre commentaire est amusant car il coche presque toutes les cases du marxisme généralisé.

      J’appelle le marxisme généralisé la rhétorique qui consiste à postuler une opposition fondamentale entre deux populations dont l’une est réputée être la victime de l’autre. Ce statut de victime essentielle (essentialiste) est un admirable prétexte pour rejeter en bloc les principes fondateurs de l’Etat de droit accusés d’avantager la partie réputée dominante.

      Au-delà de ses domaines classiques d’application (patrons-employés, riches-pauvres) le marxisme généralisé a contaminé d’autres catégorisations sur lesquelles il est devenu impossible d’échapper à la concurrence victimaire (genre, ethnie, religion, préférence sexuelle…)

      Dans chaque cas, on retrouve l’opposition clanique, eux contre nous, qui efface chez l’autre la qualité d’être humain. Dans chaque cas, on retrouve la volonté de juger les êtres et non les faits. Dans chaque cas on retrouve l’exigence d’inégalité devant la loi, réclamée pour compenser une hypothétique inégalité réelle.

      Ainsi voit-on émerger de surprenantes similitudes entre un raciste du KKK face à un noir et (par exemple) un néoféministe face à un homme. Chacun considère le membre de la catégorie honnie comme un ennemi et un criminel en puissance. Chacun exige explicitement que les droits du membre de la catégorie honnie soient violés. Chacun trouve cette violation des droits d’un tiers parfaitement normale et peine à comprendre qu’on puisse y trouver à redire. La seule différence, ironiquement, est que le raciste du KKK justifie la destruction de l’Etat de droit au nom d’une supposée supériorité quand le neo-féministe invoque une supposée infériorité.

      Le marxisme généralisé se développe grâce aux pires pulsions des humains, l’envie et la pusillanimité chez les « victimes », la culpabilité et la lâcheté chez les « bourreaux ». Et le résultat est toujours le même : affaissement de l’Etat de droit, triomphe de l’arbitraire, soumission au pouvoir.

      L’aboutissement ultime du marxisme généralisé est l’écologisme qui parvient à ranger la totalité des être humains parmi les bourreaux. Ainsi nous nous soumettons à une clique qui parcourt le monde en jet privé pour nous reprocher de polluer.

      • « Dans chaque cas, on retrouve la volonté de juger les êtres et non les faits. »

        Tout a fait!

        Un epicier musulman decide de creer des horaires separes pour les hommes et les femmes dans son epicerie: pas bisous-compatible

        Un groupe feministe propose de creer des wagons separes pour les hommes et les femmes dans le metro: bisous-compatible.

        On juge les intentions et non les faits.

      • Je vous invite à lire cette étude universitaire : http://graduateinstitute.ch/files/live/sites/iheid/files/sites/genre/shared/Genre_docs/2889_Actes2000/11_meillas.pdf

        L’enjeux derrière tout ça : c’est comment trouver le point d’équilibre et maximiser la liberté de toutes et tous, sachant que naturellement il existe un avantage pour les femmes qui a été compensé par la mise en place d’une société patriarcale qui aujourd’hui est remise en question.

        Les libéraux d’aujourd’hui font une erreur historique d’analyse et voient soit trop bien ce qui est en train de se passer soit ne comprennent pas. Si vous voulez mon analyse libérale et féministe : c’est le marché, les biotechnologies et les sciences reproductives qui trouveront le point d’équilibre mais il faudra casser les lois bioéthiques et entrer dans le transhumanisme.

        Donc les libéraux doivent porter leur effort théorique sur ce qu’ils maîtrisent le mieux : le marché (voir mon lien sur l’appli we-consent qui est LA REPONSE libérale aux problèmes posées par M. Borgrave sur le oui c’est oui, non c’est non dans le cas de relations sexuelles.

        • « Naturellement il existe un avantage pour les femmes qui a été compensé par la mise en place d’une société patriarcale »
          De quel avantage naturel parlez-vous ? En quoi a-t’il été compensé ? Sous quelles formes ? Et par quels moyens ?

          • et pour quelle(s) raisons ?

          • ben c’est simple , le deal de départ imposé par les femmes était simple : » on baise mais en échange tu bosses pour me nourrir et nourrir les gosses « . Donc système matriarcal par excellence, le mec est exploité.
            La religion a mis un emballage cadeau autour de tout ça et ça a donné une société ayant des allures patriarcale ( n’empêche que c’était toujours le même qui passait sa vie aux champs ou au fond de la mine , il fallait qu’il soit bon père, bon mari …. en fait toujours un système matriarcal ).
            Puis vint la libération sexuelle , là les mecs ont quand même continué à se faire exploiter ( culture dite patriarcale mais toujours le même qui doit être bon père , bon mari …. ).
            Maintenant les mecs commencent à se dire qu’ils se sont fait arnaqués et que le deal de départ ne leur était pus utile , la baise n’a plus vraiment de valeur puisqu’on trouve toujours une bénévole qui ne demande rien en échange … fin de la société matriarcale 🙂

        • Les Marxistes aussi prétendaient instaurer une plus grande liberté… La liberté réelle…
          Adèle, vous êtes marxiste.

        • Vous avez vu ce truc que vous mettez en lien? Un type qui semble regretter que « Même les ultraféministes les plus agressives n’ envisagent pas l’extermination de 90% des mâles, sinon de leur totalité. » Mon analogie avec le KKK ne pouvait pas être mieux illustrée.

          Vous vous fourvoyez en pensant que le libéralisme se réduit au marché. Le socle du libéralisme est politique et philosophique. Il ne méconnaît pas les différences individuelles ou collectives entre les humains, il postule que la condition d’une société harmonieuse est la protection des droits naturels et l’égalité des droits entre tous les humains, indépendamment de ces différences.

          Votre approche technique, visant à l’éradication des différences, est condamnée d’avance. Il y aura toujours des différences et sans égalité devant la loi il sera impossible de traiter les conflits.

          L’appli we-consent est une solution au mauvais problème. Le problème du viol n’est pas le sexe, il est la violence. Tant qu’on postulera qu’une relation sexuelle est un problème, la question du consentement (de la femme, on se fout de l’homme) sera insoluble. Il y a déjà eu des cas où la femme a remis en cause a posteriori son consentement en invoquant l’alcool ou la pression sociale ou je ne sais quoi. En quoi une appli protège-t-elle de cela?

          N’en déplaisent à tous les bigots qui veulent contrôler ce qui se passe dans les chambres à coucher, le problème n’est pas le sexe, c’est la violence. La vraie réponse libérale est donc, à l’opposé de la tendance actuelle, de traiter le sexe comme une activité humaine tout à fait saine, normale et naturelle. Comme travailler ou donner de l’argent. Si on peut démontrer (avec les mêmes critères de preuve) qu’un homme a obtenu du sexe par la violence, la contrainte, la menace ou la tromperie, il sera puni comme s’il avait usé de violence, contrainte, menace ou tromperie pour obtenir de l’argent ou du travail.

          Et quelqu’un qui paie un pot à un pote et le regrette le lendemain ne devrait pas pouvoir le faire jeter en prison parce qu’il n’y a pas de trace écrite du consentement.

      • « Il y a de surprenantes similitudes entre un raciste du KKK face à un noir et un néoféministe face à un homme (…) le raciste du KKK justifie la destruction de l’Etat de droit au nom d’une supposée supériorité quand le neo-féministe invoque une supposée infériorité. »

        @Lib : Demandez-vous pourquoi le raciste du KKK se sent supérieur ? Son complexe de supériorité a-t-il surgi de nulle part comme par magie ? Ou bien ce complexe de supériorité n’est-il pas plutôt le résultat d’une mauvaise éducation de ses parents et du fait que perdurent dans la société des préjugés traditionnels ?

        Adèle a le mérite de comprendre qu’on ne parviendra pas à préserver l’Etat de droit si dans le même temps on ne fait rien contre le complexe de supériorité du raciste (quelle que soit son origine) et le sentiment que certaines femmes ont d’être inférieures aux hommes. Comment s’étonner que certaines femmes invoquent, je cite, leur « supposée infériorité » pour justifier, je cite, « la destruction de l’Etat de droit » si on a martelé à ces femmes dès leur plus jeune âge qu’il leur faut vivre pour les hommes avant de vivre pour elles-mêmes, qu’elles se doivent d’être obsédées par l’approbation d’autrui, qu’elles ne peuvent avoir de l’estime envers elles-mêmes que si les autres ont de l’estime pour elles, qu’il est dans la nature de l’homme de penser « Je veux » et qu’il est dans la nature de la femme de penser « Il veut. » Comment s’étonner dans de telles conditions, avec une telle éducation, que certaines femmes développent le sentiment d’être inférieures aux hommes ? Pourquoi feindre de croire que ce complexe surgi de nulle part comme par magie ?

        • « Pourquoi feindre de croire que ce complexe surgi de nulle part comme par magie ? »

          Personne ne dit cela.

          Ce que le libéral dit c’est que chacun peut bien croire ce qu’il veut tant que ses ACTIONS ne lèsent pas la liberté et la propriété d’autrui.

          Je me fous royalement que les malades du KKK se sentent supérieurs aux noirs, de la même manière que je me fous royalement que des féministes se sentent je-ne-sais-quoi, tout ce que j’attends de ces gens ce qu’ils me foutent la paix à moi et à autrui si on en a décidé ainsi.

          C’est pourtant simple, non ?

          • C’est beaucoup trop simple…
            On ne sait jamais ce que les gens font de leur liberté. Ils pourraient même penser de travers, ce qui, fondamentalement pour un marxiste ou un féministe est largement pire qu’agir de travers.

            La féministe est plus traumatisée par l’idée qu’il y a des hommes qui pensent les femmes inférieures à eux ou qu’il y a quelque part un homme qui a mis sa main sur les fesses d’une femme « non consentante par écrit » que par l’idée de mettre en taule des hommes qui n’auraient pas commis ces choses. L’idée, l’intention prime sur l’acte.

            Alors que le libéral considère que seul l’acte compte (au point que Rothbard élimine la notion d’indifférence entre deux plans de consommation puisque si on ne choisit pas, ça n’existe pas… ), le socialiste, féministe etc. considère que l’acte compte moins que l’intention.

            Ce qui est normal, ce sont des constructivistes qui veulent contraindre l’humanité à être telle qu’ils la veulent.

        • Intéressant.

          Vous semblez convaincu que nous vivons dans une société où on martèle aux femmes « dès leur plus jeune âge qu’il leur faut vivre pour les hommes avant de vivre pour elles-mêmes etc… »

          Moi j’ai plutôt l’impression que nous vivons dans une société où les hommes sont présentés comme des criminels en puissance, où chaque différence (défavorable aux femmes) est présentée comme une nouvelle preuve de l’ignoble discrimination imposée par les hommes etc…

          Le sujet n’est pas de savoir lequel de nous deux a raison. Il est de comprendre que si on renonce à l’égalité devant la loi pour tordre la loi en faveur des « victimes », on va sombrer dans l’injustice parce que le statut de victime est flou. L’Etat de droit c’est punir les auteurs de violence, pas punir des innocents au motif d’avantager d’éventuelles victimes.

      • D’accord avec tout, sauf avec ça: « La seule différence, ironiquement, est que le raciste du KKK justifie la destruction de l’Etat de droit au nom d’une supposée supériorité quand le neo-féministe invoque une supposée infériorité. »

        Les lobbies féministes écoutés par les gouvernements invoquent au contraire, l’air de rien, voire même explicitement, une supériorité féminine.

        Leur discours est que les hommes, disons plus précisément le genre mâle hétérosexuel, sont la cause de toutes les guerres, de la majorité de tous les crimes, de la très grande majorité des viols, de la violence, de la pauvreté, de l’inégalité, et c’est parce que nous vivons dans une soi-disant domination patriarcale que le monde connaît tout ces maux. Donc il faut « déconstruire » ce patriarcat, « déconstruire » le genre mâle en particulier, pour le diluer voire le castrer dans des genres alternatifs (d’où la journée de la jupe pour les garçons au collège, l’éducation sexuelle infantile à l’école, etc).

        Donc, in fine, les femmes sont supérieures aux hommes et c’est pour le bien de nos sociétés qu’elles doivent renverser la domination masculine, pour la remplacer bien évidemment par une domination féminine. Le but est d’instaurer une société « féminisée », que j’appellerais plutôt une société maternante, du genre de la mère étouffante tellement elle vous entoure de sa protection sédative et pour finir castratrice. Une telle société étoufferait ainsi les pulsions dynamiques, conquérantes et créatives symboliquement attribuées au genre masculin (symboliquement, car les femmes manifestent aussi ces pulsions), pour les remplacer par des valeurs symboliquement féminines (mais que les hommes manifestent aussi) telles que la protection, la compassion, le pacifisme, ou que sais-je.

        (En cherchant bien, j’affirme que je peux retrouver des posts des activistes féministes que j’ai lu sur ce site et qui illustrent ce que j’avance)

        Le problème n’est pas qu’on promeuve ce genre de valeurs dites féminines, le problème est, comme vous le décrivez bien, de prétendre que ces valeurs sont la source du mal (sans jeu de mots), et qu’il faut les éradiquer.

        Je suis convaincu que nos sociétés occidentales doivent apprendre les vertus de la mesure et de la modération, et surtout du non-agir, le wu wei cher aux antiques philosophes taoïstes chinois. Nos sociétés crèvent de cette prétention humaine à agir excessivement pour tout et en toute circonstance, à ne pas savoir considérer calmement les choses avant d’agir précipitamment et en dépit du bon sens, conduisant ainsi à empêtrer encore plus la situation. D’où mes convictions libérales, dont j’ai appris récemment qu’elles ont été inspirées, à leur naissance, par le wu wei chinois.

        • « Le problème n’est pas qu’on promeuve ce genre de valeurs dites féminines, le problème est, comme vous le décrivez bien, de prétendre que ces valeurs sont la source du mal (sans jeu de mots), et qu’il faut les éradiquer. »

          C’est exactement ça. La principale erreur que l’on retrouve chez ceux qui combattent ce néo féminisme agressif et castrateur est de s’offusquer et de nier la plupart des reproches fait au genre masculin.
          C’est une erreur, il faut au contraire être fier de la masculinité et ne pas accepter d’assimiler ces composantes masculines à quelque chose de négatif ! Il faut se libérer de cette morale castratrice qui fait par exemple passer le désir masculin pour quelque chose de honteux et de sale.

          Bref être fier d’être des hommes !

    • @adele
      votre intervention est incompréhensible, car vous n’indiquez pas ce qui vous semble erroné dans l’argumentaire de l’auteur.
      Ce faisant, on a l’impression que vous rejetez la moindre critique d’une action ou d’une idée, à partir du moment ou il existe l’étiquette « féminisme » accolée à celle-ci.

    • @Adele, si vous considérez l’homme comme un ennemi alors vous n’obtiendrez jamais l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes. Le féminisme se trompe de cible !

    • Le libéralisme totalitaire n’a pas encore été théorisé. Vite, prenez le créneaux ! Avec un peu de chance vous trouverez vous aussi un emploi à vie dans une de nos université aux coté des Gender Studies. (Ne vous inquiétez pas, aucune compétence intellectuel n’est nécessaire pour le poste.)

    • On a beau répéter à Adèle que les « dominées » ne se révoltent pas puisque dans les pays occidentaux, il y a toujours une majorité écrasante d’hommes qui font font les lois et les votent…
      De plus, les femmes n’ont pas à briser de chaînes, ce sont elles qui nous courent après et essaient par tous les moyens de nous retenir… On est obligé de faire la guerre à nos voisins et même plus loin pour avoir la paix, on se fabrique des clubs de toutes sortes pour se retrouver entre mecs, on se créer des activités comme la poésie, la peinture, l’architecture, les sciences, etc… pour souffler un peu.
      A la fin, elles fabriquent des petits qui nous ressemblent, on craque et les ennuis commencent vraiment…
      Bon sang, qu’est-ce que c’est bon d’être un macho parfois… je dis pas que c’est juste, je dis que ça soulage.

    • C’est normal que le libéralisme se recroqueville sur lui-même, il n’a jamais été autant attaqué par les ayatollahs de la pensée unique que sont les écologistes, socialistes, féministes, …. Si le monde de demain arrive définitivement au mains de ces personnes, il ne fera pas bon vivre ….

  • Le temps de signer tous les documents, trouver un stylo(?), les tampons (??).. L’envie sera passée, et il n’y aura pas que l’homme qui en souffrira, le péril féministe se transformant pour elles en péril asexuel.

    Cela sera plus simple d’aller aux P…s.

  • Le féminisme, c est le fascisme du vagin et un drame personnel.

    Si les féministes ne veulent pas cotoyer les hommes, qu elles se cassent fonder des phalansteres.

    Je note que leurs associations ne crachent pas sur fric versé de force par les hommes.

    • A une époque, les femmes qui ne voulaient côtoyer les hommes allaient au couvent.

    • C’est, avant tout, un moyen de gagner sa croute. Certains choisissent le vivre-ensemble, d’autres l’escrologie, d’autres encore le féminisme.

      N’allez pas y voir autre chose, qu’avant tout : un fond de commerce.

      • Tout à fait. La repentance à permis la mise en place d un juteux marché assurant des rentes à des proxénètes qui se posent en défenseurs des opprimés.

  • « il s’agit de faire augmenter à la fois le nombre et le pourcentage des condamnations pour viol »… cela fait penser aux objectifs chiffrés de la police pour les infractions routières!

    • J’ai pensé exactement la même chose.

      Et dire qu’on entend les même (généralement) se plaindre que les actionnaires osent mettre des objectifs chiffrés de rentabilité aux managers. Alors que bon, l’entreprise appartient à ses actionnaires, la justice n’appartient pas aux politiciens et qu’en plus les actionnaires ne le font franchement pas souvent.

  • Et après les femmes se plaindront que les hommes sont des lavettes qui ne prennent aucune initiative et iront voir ailleurs.

  • Pour reprendre la polémique engagée dans les commentaires :

    Je ne crois pas que l’auteur attaque le féminisme en tant que simple mouvement d’émancipation des femmes; c’est d’ailleurs un mouvement général qui progresse constamment. Je ne crois pas que les femmes puissent se dire écrasées par la domination masculine en 2015.
    L’auteur dénonce ce que les libéraux dénoncent constamment partout : que les nobles causes se pervertissent par l’émergence de groupes de pression cherchant a s’arroger le maximum de privilèges. Qu’invariablement les corporations engendrent privilèges pour certains, précarisation pour d’autres, et que plus la cause est noble, plus la corporation se permettra des anathèmes violents vis a vis des groupes désignés comme ennemis.
    Alors écologisme, féminisme, fascisme, … En fait peu importe.

    • Et si au passage on peut faire cracher du pognon à l ennemi, pourquoi se priver ?

    • On est surtout menacés par tous ces gens qui croient, ou font mine de croire, que l’intention a plus de valeur que le résultat.

      Si je dis que je veux l’égalité et le bien de tous les hommes, je suis un gentil. Peu importe que je tue 20 millions de personnes dans le process. A l’inverse, le capitalisme peut bien avoir sorti les trois quarts de la population de la Terre de la pauvreté en moins d’un siècle, ce sera toujours le mal.

      A ce moment-là, je le dis sans honte, je choisi le mal!

      • Sauf que les féministes ne veulent pas l égalité, elles veulent du pognon gratuit, se faire entretenir sans que ça se voit.

  • En langage de femme, « non » se dit « non », « peut-être » se dit « non », et « oui » se dit « peut-être ».

    Comme il n’ y a pas de mot pour dire « oui », il n’ y aura plus jamais de rapports sexuels légaux, l’ espèce humaine diminuera jusqu’ à disparaitre et une fois de plus Darwin aura eu raison : une espèce aussi bête ne méritait plus de perdurer.

    • « En langage de femme, « non » se dit « non », « peut-être » se dit « non », et « oui » se dit « peut-être ». Il n’ y a pas de mot pour dire OUI »

      @Resistant Valaisan : Vous êtes très caricatural, mais il y a un fond de vérité dans votre propos : beaucoup de femmes ont le sentiment que si elles répondent explicitement « OUI » à des avances sexuelles elles sont des méchantes salopes.

      La question importante que se posent les féministes, mais que la plupart des antiféministes refusent de se poser, est la suivante : ce sentiment de culpabilité de beaucoup de femmes provient-il de la nature de la femme ou de l’éducation qu’elle reçoit ? Vivons-nous actuellement dans une société sans aucun double standard, une société où être une vierge est aussi (injustement) pénalisant qu’être un puceau ?

      Si, tel que l’affirment la plupart des antiféministes, le sentiment de culpabilité de beaucoup de femmes (la honte de passer pour une salope) provient de la nature de la femme, alors dans ce cas on ne peut rien y faire, on ne peut absolument rien changer. Allez, circulez, il n’y a rien à voir !

      Si au contraire ledit sentiment de culpabilité provient d’une éducation mensongère, il nous est alors possible de rectifier le tir de sorte que le mot « OUI » finisse par apparaitre dans « le langage de femme. »

      Il est important que certains hommes comprennent que ce sont majoritairement les féministes qui luttent contre le double standard de notre société sur la sexualité (« la femme qui couche à droite et à gauche est une salope, l’homme qui couche à droite et à gauche est un winner »)

      • (« la femme qui couche à droite et à gauche est une salope, l’homme qui couche à droite et à gauche est un winner »)
        Je crois que vous avez 20 ans de retard, les jeunes femmes d’aujourd’hui assument parfaitement leur sexualité.

  • Tout ceci n’est qu’un retour à l’ère victorienne avec son moralisme implacable. Ce qui compte, c’est de créer un climat d’intimidation et de dégout sur tout ce qui touche (sans jeu de mots) au sexe. L’homme, surtout le mâle, doit savoir qu’il est mauvais, coupable par principe et par définition. Pour se racheter, il doit adhérer au conformisme ambiant, consacrer son énergie au travail, éventuellement risquer sa peau si la reine l’exige.
    Ce puritanisme culpabilisant issu du protestantisme se retrouve dans l’écologisme où, là aussi, on insiste sur la malfaisance de l’espèce humaine.
    Il y a comme ça des schèmes de pensée et de comportement collectif qui persistent à travers les siècles. Le contenu peut changer (c’est-à-dire le dogme chrétien du péché originel et tout ce qui va avec), être remplacé par un autre (féminisme, écologisme et tutti quanti). Ce qui importe, ce qui perdure, c’est le contenant, le schème.
    Les féministes radicales jouent inconsciemment le rôle que le puritanisme leur a toujours confié: ramener les mâles à leur devoir de producteur et de reproducteur, faire ce que la société attend d’eux. S’ils sont Anglais et ne peuvent endiguer leurs fantasmes et leurs pulsions sexuelles, ils n’ont qu’à penser très fort à la reine au moment d’éjaculer. Non, je plaisante…
    Cet état d’esprit qui se retrouve dans tous les pays protestants a des avantages: une société généralement plus disciplinée, plus respectueuse des règles, de l’autorité, plus tournée vers la valeur travail. Mais aussi des inconvénients: une absence de sens critique, le danger d’adhérer à des absurdités (comme la prohibition des alcools aux USA dans les années vingt) ou même à des monstruosités (voir l’Allemagne nazie) dés lors que c’est voulu, prescrit par l’autorité.

    • «La Révolution exige la concentration des énergies […] Elle n’admet pas l’excès des plaisirs sexuels qui est un défaut bourgeois, un symptôme de décomposition.»

      Lénine

      Plus réactionnaire qu’un communiste, tu meurs.

  • les féministes pour prouver la soi disante domination masculine prennent tous les chiffres désavantageux pour les femmes et s’en servent comme preuves. en vérité, la différence s’explique par des raisons toute autre que le sexisme (exemple le plus flagrant, les inégalités salariales). ce qui est marrant c’est que les féministes ne parlent jamais des chiffres désavantageux pour les hommes (espérance de vie, taux d’incercération, boulots les plus pénibles,…).
    dans une société traditionnelle dite patriarcal, il faut remarquer que les femmes ont certes moins de droits mais aussi moins de devoirs. Actuellement, on est pas dans une société patriarcal (contrairement au délire des féministes), d’un point de vue libéral, ce qui compte c’est l’égalité de droit hommes femmes le reste n’est pas le problème de l’état.

  • Il faut rappeller que 5% de pédophiles qui sont des femmes et qui sont particulièrement cruelles.
    Certes, la très grande majorité des pédophiles et des violeurs sont des hommes mais il y a aussi des femmes et ca tout le monde s’en fout. Si vous êtes victime d’une prédatrice sexuelle, personne ne vous croira, tout le monde se désintéressera de vous

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