Référendum : la question grecque divise les Français

Selon un sondage BVA – Orange – iTélé, les Français sont partagés sur le traitement de la « question grecque » dans la zone Euro.

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Sondage Français et la crise grecque 2 (Crédits BVA, tous droits réservés)

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Référendum : la question grecque divise les Français

Publié le 6 juillet 2015
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Par Alexis Vintray.

Alors que les Grecs viennent de rejeter lors d’un référendum controversé les propositions de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI, la question du maintien ou non de la Grèce dans la zone Euro continue de déclencher les passions.

Interrogés jeudi et vendredi sur la question pour un sondage BVA – Orange – iTélé1, les Français sont une petite majorité (57%) à vouloir que la Grèce reste dans la zone euro. À l’inverse, 39% souhaitent que la Grèce quitte la zone Euro. Le pourcentage de sondés favorables au maintien de la Grèce est stable par rapport à juin 2015 mais en baisse de 5 points par rapport à 2012.

Sondage Français et la crise grecque (Crédits BVA, tous droits réservés)
Sondage Français et la crise grecque (Crédits BVA, tous droits réservés)

 

Cette majorité cache des différences significatives. Ainsi, les sympathisants de la gauche, du PS (75%) et des partis à la gauche du PS notamment (63%), sont relativement unanimes à souhaiter le maintien de la Grèce dans la zone Euro alors qu’au centre et à droite les opinions sont plus partagées : les partisans du centre, du Modem (71%) et de l’UDI (64%), sont majoritairement favorables à ce maintien mais les sympathisants des Républicains sont bien plus clivés, une moitié (50%) souhaite que la Grèce reste dans l’Euro, l’autre moitié (47%) privilégiant une sortie. Enfin, les sympathisants du FN, généralement peu favorables à l’UE, se déclarent en très grande majorité pour une sortie de la Grèce de la zone Euro (80%).

Les Français se divisent plus encore sur la question du comment faire rester la Grèce, puisqu’ils étaient très partagés sur la question du référendum, remporté hier par le camp du Non : 32% souhaitaient que les Grecs votent pour les mesures préconisées par les créanciers du pays, 27% qu’ils votent contre et 38% estimaient ne pas connaitre assez le sujet pour se prononcer.

Sondage Français et la crise grecque 2 (Crédits BVA, tous droits réservés)
Sondage Français et la crise grecque 2 (Crédits BVA, tous droits réservés)

 

Les sympathisants de l’extrême gauche souhaitaient très majoritairement que les Grecs votent contre ces mesures (67%) alors que moins de 2 sympathisants du PS sur 10 (16%) partageaient cette opinion (40% souhaitaient qu’ils votent pour). Même constat à droite, où 41% des sympathisants du FN espéraient la victoire du « non » au referendum, contre 16% seulement des sympathisants des Républicains.

On peut toutefois se demander si les Français sont conscients du prix qu’ils doivent déjà et devront payer demain pour que la Grèce reste dans la zone euro ; à en croire les officiels français et allemands, c’est la sortie de la Grèce de la zone euro qui serait la plus coûteuse. Pourtant, malgré déjà plusieurs dizaines de milliards de dette effacée et payée, directement ou indirectement, par les contribuables européens, les grecs continuent à ne pas pouvoir payer leur dette au point qu’Alexis Tsipras, le Premier ministre d’extrême gauche, demande un nouvel « haircut » (ou effacement de dette) de 30%. Au vu de l’historique de la Grèce qui n’a jamais su qu’aller de défaut en défaut et a vécu la moitié de son histoire moderne en état de faillite, la sagesse serait plutôt d’enfin mettre un terme à cette lente agonie, prendre pour de bon les pertes qui s’imposent et repartir sur des bases saines. À quand un référendum pour demander aux Européens s’ils souhaitent continuer à payer pour les Grecs ou préfèrent cette option ?

  1. Méthodologie du sondage BVA : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet les 2 et 3 juillet 2015. Échantillon de 1098 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
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  • un référendum en france….pays des droits de l’homme ou l’on s’assoit sur les décisions prises par le peuple ( sarkozy en 2005 ) ….

  • Les français sont ni pour ni contre… je crois surtout que comme moi, ils ne comprennent rien à cette affaire légèrement complexe….

    • Non, je pense surtout qu’il y a 38% de français qui ne veulent pas décider pour les Grecs. Ce ne devrait pas être notre problème. Ca l’est juste parce que s’il ne paient pas c’est nous qui allons payer… et nos enfants vu qu’on fonctionne déjà à crédit.

      La bonne question du sondage aurait dû être : « Les grecs ont des difficultés à rembourser leur dette, êtes vous prêt à leur envoyer 600E par personne composant votre foyer ? »

      • Les soit disant 600 euros par français ont déjà été payé et sont déjà compris dans la dette de la France. Par ailleurs ils n’ont pas été payés aux grecs, qui n’en ont pas vu un seul centime, mais aux créanciers privés de la Grèce (banques, assurances…), qui sans doute sentaient venir l’inéluctable défaut et souhaitaient se débarrasser de ces titres pourris. Comme d’habitude : privatisons les profits, nationalisons les pertes. Le contribuable paye pour les banques.

    • Et de plus ils reçoivent des informations orientées, dans un sens ou dans l’autre.
      Mais ce qu’ils comprennent peut-être, c’est que le sort de la Grèce, c’est ce qui attend la France….

  • Comme quoi, un sondage ne produit comme réponse que celle qui se loge dans la question : « Vous personnellement, conte-tenu des difficultés rencontrées par ce pays, souhaitez vous que la Grèce reste dans la zone euro ou qu’elle en sorte ».

    Je vais reformuler la question du sondage : « Compte tenu du gâchis engendré par la gestion désastreuse de l’état Grec, alimenté par l’argent des contribuables européens et notamment Français, souhaitez vous que la Grèce reste dans la zone euro ou qu’elle en sorte ». Pas sur que les résultats du sondage soient identiques à celui que vous citez…

  • Tout d’abord, il faudrait que le référendum soit avec une double majorité, ceci afin de tenir compte des petits pays qui seraient négligés par leur poids relativement faible dans le total. C’est ce qui se passe en Suisse. Ou alors avec une majorité des 2/3.

    Ensuite, il faudrait qu’un montant soit proposé sur une durée bien définie. Il ne s’agit pas de donner un chèque en blanc qui ne sont pas beaucoup plus compétents que les grecs, je n’ai pas la moindre illusion à ce sujet. Montant total, avec détail pour chaque pays. par exemple : 65 milliards pour la fRance, soit 1000 Euros par tête, soit 3250 par contribuable.

    Devant la réalité des chiffres, les députés grecs avec leur Mercedes toute neuve chaque année, l’ouvrier esclave français qui se fait exploiter par les néosotcialistes s’aviserait-il de la supercherie ❓

  • ‘sondage BVA – Orange – iTélé-Referendum’.

    Ces termes ne sont pas crédibles car ils n’ont aucun sens en France.

    Les sondages sont comme les chiffres, on peut leur faire dire ce que l’on veut.
    BVA Orange sont des organisations de propagande zéro crédibilité.
    Referendum? le mot a perdu son sens en 2005.

    Article inutile, au suivant 🙂

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