Programmes d’histoire : gare à la guerre des mémoires !

Il nous faut retenir la leçon d’Hérodote et « préserver de l’oubli les grands exploits accomplis tant par les Grecs que par les Barbares… ». Mémoire oui, mais mémoire équitable.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Gladiator fight tonight credits Hans Splinter via Flickr ((CC BY-ND 2.0))

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Programmes d’histoire : gare à la guerre des mémoires !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 juin 2015
- A +

Par Christophe de Voogd.
Un article du site Trop Libre

Gladiator fight tonight credits Hans Splinter via Flickr ((CC BY-ND 2.0))
Gladiator fight tonight credits Hans Splinter via Flickr ((CC BY-ND 2.0))

Dans la première page du premier livre d’histoire de la culture occidentale, Hérodote nous fait part des récits de vols, de rapines, et surtout de femmes enlevées de part et d’autre, qui se racontent en Europe et en Asie pour se renvoyer la responsabilité du grand conflit qui les oppose. Mais le sceptique Hérodote déclare ne pas vouloir « décider si les choses se sont passées de cette manière ou d’une autre ». Au temps des dieux et des héros succède en effet « le temps des hommes »… Et aux mythes et légendes de jadis se substitue l’histoire : Hérodote d’Halicarnasse présente ici les résultats de son Enquête (« historia »), afin que le temps n’abolisse pas le souvenir des actions des hommes et que les grands exploits accomplis tant par les Grecs que par les Barbares, ne tombent pas dans l’oubli ; il donne aussi la raison du conflit qui mit ces deux peuples aux prises.»

Roman national contre déconstruction

Sage conseil que le débat public sur les nouveaux programmes des collèges devrait s’empresser de suivre. Car là aussi le conflit des récits fait rage et la raison fait défaut. À quelques exceptions près, le choc a vu s’affronter deux croyances : d’un côté, plus ou moins avouée, la nostalgie des tenants du « roman national », où fleurent bon les souvenirs du « petit Lavisse », actualisé à chaque génération, avec sa grande galerie coloriée de nos héros, de Vercingétorix à de Gaulle en passant par Jeanne d’Arc et Pasteur. De l’autre, la thèse « progressiste », qui, au nom de la « distance critique », refuse le grand récit national en faisant pleinement droit aux « pages sombres de notre histoire ».

Dès lors la polémique s’est déchaînée avec l’échange des noms d’oiseaux dont notre débat public a le secret : « bradeurs » contre « réactionnaires », « niveleurs » contre « pseudo intellectuels » et procès réciproques en « fantasmes » et en « ignorance ».

Eh bien soit ! Lisons-les ces programmes : leur lecture attentive dissipe en effet des accusations fréquentes : non, la chronologie ne disparaît pas, même si elle se limite aux très grandes périodes historiques ; pas plus que l’histoire de France, qui fait l’objet d’un continuum obligatoire du Xème au XXème siècle. Le projet n’en reste pas moins inquiétant, surtout si on le compare aux programmes en vigueur et aux conditions d’enseignement réelles de l’histoire en collège. Que l’on n’objecte pas en effet que les « thèmes facultatifs » permettront aux professeurs une quelconque liberté pédagogique : avec trois heures par semaine (3 heures et demie en 3e  et hors les fameux « EPI ») pour enseigner trois matières (histoire, géographie et éducation civique), ils auront déjà le plus grand mal à traiter les questions obligatoires.

Du « petit Lavisse » au « petit Bourdieu »

Non que l’on propose ici le moins du monde de revenir au petit Lavisse et de donner raison aux nostalgiques du roman national : le contexte social, politique et culturel de la France a beaucoup trop changé. Un tel retour n’est d’ailleurs aucunement souhaitable, si l’on mesure les délires nationalistes que cette « histoire-mémoire » a alimentés partout en Europe, fournissant une partie du combustible mental des deux guerres mondiales, et nourrissant aujourd’hui encore le conflit russo-ukrainien, les déchirements balkaniques et la susceptibilité grecque.

Mais prendre le contrepied de « la France éternelle et glorieuse » est-il pour autant gage d’objectivité ? À vrai dire, les nouveaux programmes du collège proposent également un roman, qui est au roman national ce que le nouveau roman est au roman traditionnel : déconstructeur mais tout aussi codé.

Au fond, ce n’est nullement la substitution d’une « histoire critique » à une « histoire propagande» que proposent ces nouveaux programmes mais celle d’une mémoire à une autre, avec tous les abus bien connus de la mémoire. À commencer par ce qui en est la signature immanquable : la sélectivité. On le mesure à l’insistance sur certains phénomènes et à l’omission ou la marginalisation d’autres, pour le moins aussi importants. Le pouvoir monarchique fait ainsi l’objet de deux séquences obligatoires en 5ème ; la colonisation, de deux également, en 4ème : l’humanisme, les guerres de religion, les Lumières, demeurent, eux, purement optionnels. Et l’on a beau dire que « le christianisme » fait partie du programme de sixième, il ne s’agit que de ses seuls débuts sous l’empire romain. Au Moyen-âge, il devient facultatif et un brin péjoratif : « une société rurale encadrée par l’Église » ? Pourquoi pas aussi « inspirée » par elle (cf. les cathédrales) ?

Le choix du terme ne doit rien au hasard et souligne l’inspiration profonde et transversale de ces programmes : la mise en relief des faits de domination (en Occident et de l’Occident, s’entend), de l’Église médiévale au totalitarisme, en passant par la monarchie absolue et la colonisation. Après le « petit Lavisse », le « petit Bourdieu » ? Faut-il chercher ailleurs la raison de la marginalisation des grands courants émancipateurs de l’Occident, de l’humanisme aux Lumières et à la révolution américaine? Certes, il nous reste la Révolution française, exception nationale et exigence républicaine obligent…Mais comment la comprendre sans les Lumières et la révolution américaine ?

Autre fait passé davantage inaperçu : jusqu’ici les élèves de 5e abordaient, à travers l’histoire africaine, la question de l’esclavage et de la traite des Noirs dans l’Orient arabo-musulman : exit désormais l’Afrique (au profit de la Chine) et, du même coup, cette « traite orientale » millénaire, antérieure même à la traite européenne et plus durable qu’elle. Cette dernière fera, elle, bel et bien l’objet d’un enseignement obligatoire …Car l’étude « des traites négrières » fait désormais partie du thème « Un monde dominé par l’Europe » On retrouve ici l’esprit partisan et contourné de la loi Taubira de 2001 qui ne condamne que la traite atlantique et dans l’Océan indien à partir du XVème et ne dit rien des traites intra-africaine et arabo-musulmane1. Sélectivité qui a suscité la réaction légitime de tant d’historiens, Pierre Nora en tête, contre les lois mémorielles.

Guerres de mémoire

Car le vrai risque, au-delà de la charge anti-occidentale, est là : à juxtaposer les crimes contre l’humanité, des traites négrières au génocide des juifs en passant par le génocide arménien (présenté comme « violence de guerre »), ces programmes vont alimenter la concurrence victimaire et se heurter à la résistance des mémoires collectives. Compétition et résistance que les enseignants ne connaissent déjà que trop. L’on sait que parler du génocide juif est quasiment impossible dans tant d’établissements : quelle sera la réaction des élèves d’origine turque devant l’étude du génocide arménien ? Dans les drames de la décolonisation algérienne (programme de 3ème), évoquera-t-on, à côté des tortures françaises, les massacres de harkis par le FLN ?

Les enjeux de mémoire sont brûlants, en particulier chez des adolescents, sans culture historique et en pleine construction identitaire. L’expérience montre que même des étudiants de haut niveau ont encore du mal à s’en détacher. Pourquoi donc prendre le risque de donner, au niveau du collège, un carburant supplémentaire aux guerres de mémoire?

Pour une histoire globale et équitable

Dès lors, l’on ne peut que déplorer une formidable occasion manquée : puisque l’histoire est désormais globale, puisque sa mission mémorielle reste incontournable pour la cohésion sociale, puisque nous sommes tant en recherche – légitime – d’un récit inclusif dans un pays de plus en plus divers, c’est sur les interactions de tous ordres, les innombrables transferts culturels et les larges recoupements civilisationnels qu’il aurait fallu mettre l’accent : entre les trois grands monothéismes ; entre Orient et Occident, de la Syrie à l’Espagne ; au sein même de l’Europe, si peu présente dans ces programmes. Les exemples historiques abondent : certains sont mentionnés dans les nouveaux projets. À titre facultatif.

Plus que jamais, il nous faut retenir la leçon d’Hérodote et « préserver de l’oubli les grands exploits accomplis tant par les Grecs que par les Barbares… ». Mémoire oui, mais mémoire équitable.

Sur le web

  1. Article 1er : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ». Il est à noter que l’existence de l’esclavage « en Europe à partir du XVème siècle » est un non-sens historique, à l’exception des provinces européennes de l’Empire ottoman…
Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • l’islamisme radical vient en grande partie de la haine de l’occident. Or ce programme va encore plus inciter les élèves à hair l’occident, il va donc créer de nouveaux islamistes. Ce programme est une honte et va aider l’islamisme radical. Cela illustre que la gauche francaise est l’allié des islamistes radicaux. Il est vrai qu’elle a tjs été l’alliée des pires totalitarismes (du nazisme (voir l’historien simon epstein à ce sujet), du communisme et maintenant de l’islamisme).
    La gauche est non seulement la salle d’attente du fascisme mais de manière plus générale, elle est la salle d’attente du totalitarisme

  • Un bon article, en effet, équilibré et nuancé dans ses propos, reflétant une pensée un peu plus complexe que la vulgate servie actuellement de part et d’autre de l’échiquier historiciste actuel, merci donc.
    Toutefois, j’émets deux bémols quant à la fin de l’article :
    1) L’histoire n’a pas à privilégier une vision globale et mondiale plus que locale et nationale, au contraire. La vision globale et mondiale ne peut venir qu’avec l’étude volontaire et approfondie d’aire culturelles différentes. A l’âge des collégiens, plus c’est loin, plus c’est chiant (passez-moi l’expression), que ce soit dans le temps ou dans l’espace. Seuls les 6ème conservent cette pupille brillante, indifférente au temps et à l’espace, pourvu que ce soit intéressant. Dès la 5ème, l’adolescence commence, avec ses frasques habituelles mais néanmoins toujours aussi énervantes. L’histoire actuelle est effectivement trop culpabilisante, avec trop de « moraline », comme disait Nietzsche, trop marquée par les dominations, mais aussi un peu trop nationale et verticale. Un chapitre local d’histoire et de géo devrait être traité chaque année (sauf en 3ème).
    2) L’histoire, comme le disait Paul Valéry, est le produit le plus dangereux de l’intellect humain. Il faut donc le préserver de toute ingérence, publique ou privée, même sous prétexte de décentralisation et de modernisation. La liberté pédagogique doit rester la norme absolue. Ses atteintes doivent être punies par la loi. Or, trop souvent, et encore actuellement, on prend prétexte de la nullité de certains professeurs pour contrôler de plus en plus étroitement les contenus et les méthodes d’enseignement de l’histoire, y compris chez les libéraux. Or, la liberté, c’est aussi accepter certaines inégalités. Il y aura toujours des professeurs médiocres, et très peu ont tué leurs élèves. Cela ne doit pas servir de prétexte à l’annihilation de la liberté. Or, après les outrances de certains élèves et parents (de plus en plus nombreux, même si encore minoritaires), le ministère veut imposer des manuels de cycles déstructurés chronologiquement pour imposer aux professeurs d’histoire des études thématiques, sans ordre, et pluriannuelles. Or, chacun sait que la plupart des professeurs suivent les manuels. Seuls ceux ayant une grande expérience ou la volonté de consacrer de nombreuses heures de travail à la réalisation de leurs propres études documentaires ; peuvent rester libres des influences partisanes. Mais ils sont de moins en moins nombreux, car de moins en moins biens formés. Pour avoir entendu, il y a 3 ans, une professeur de Français néo-titulaire affirmer avec aplomb en salle des professeurs que lire ne servait plus à rien dans le monde actuel, je peux vous dire qu’on a du soucis à se faire pour l’avenir de la qualité de l’enseignement aussi bien que de la liberté pédagogique. Et ce n’est pas par des tours de vis supplémentaires, comme aux Etats-Unis, où les professeurs sont étroitement surveillés par les parents d’élèves, que cela va hausser le niveau. Il n’y a qu’à voir les scandales qu’on y professe, sur le créationnisme et autres billevesées, ainsi que leur niveau PIS (47ème, de mémoire, contre 26ème en France, et encore, on se plaint !).
    Pour finir, seule un soutien fort des professeurs, basé sur des programmes et des lois simples et claires, fermement appliquées, peut restaurer la paix scolaire. L’instrumentalisation des programmes, des méthodes, des professeurs ; par l’état aussi bien que par des lobbys de parents (FCPE en tête) ne fera qu’aggraver une situation déjà déplorable.

    • Les ayant beaucoup, beaucoup fréquenté, j’aimerais bien savoir ce qui motive votre confiance envers les professeurs, qui ont si bien réussi leur mission pédagogique, tel qu’on peut le constater tous les jours? Ayant aussi constaté leur politisation (des années de tracts syndicaux, très proches des théories de Peillon), je suis d’autant plus défiant. Plus l’incompétence: je suis historien, et j’ai des masses d’anecdotes d’ignarités (néologisme perso)…

      • C’est vrai, les résultats actuels justifient votre ironie : le pédagogisme soixante-huitard gauchiste a tué la pédagogie, au sens général du terme. Le dogmatisme a pris le pas sur le pragmatisme ; et beaucoup de professeurs en sont responsables, surtout la génération recrutée dans les années 1970-1980. Les générations suivantes de professeurs ont suivi par lâcheté, les syndicats ayant été noyautés par la génération précédente, toujours aux commandes aujourd’hui.
        Très peu résistent, mais on ne s’en aperçoit pas car ils font cela en dehors de toute publicité qui les exposerait à des représailles hiérarchiques. Ma mère, institutrice ayant toujours refusé les méthodes globales et idéo-visuelles « d’apprentissage » de la lecture, a été sanctionné hiérarchiquement dans les années 80 et 90 : avancement à l’ancienneté et suppression de primes (donc perte d’argent par rapport aux autres, soumis) ; pression diverses et variées, y compris celle de nettoyer les toilettes de l’école pendant les récréations, par manque parfois de personnel d’entretien, sous peine de sanctions administratives. Résister à une telle pression, dans le publique comme dans le privé, est difficile : elle l’a fait, et les fins de mois étaient souvent tendues financièrement.
        Les nouvelles générations de professeurs sont justes ignares pour la plupart : ils font ce qu’on leur dit de faire, ayant été formé à l’aune du collège unique et des générations précédentes. Les élèves actuels ne trouvent comme expression de leur malaise que l’insulte et la violence, comme au moyen-âge. Cette génération n’est intellectuellement prête pour aucune révolution, comme l’était celle de 1789.
        Alors oui, le tableau est bien sombre, mais seule le rétablissement de la neutralité stricte de l’état, la fin de toute ingérence dans l’éducation des enfants, le retour aux savoirs valorisés (y compris et surtout dans la voie professionnelle), la liberté pédagogique et le compagnonnage des nouveaux professeurs permettra de redresser un système sur le point de s’effondrer. Et ne raisonnons pas comme un Lénine passé du côté libéral, qui souhaiterait l’écroulement pour mieux faire table rase du passé. Le libéralisme intégral appliqué à l’éducation serait encore pire que le système actuel : les Etats-Unis en donnent un bon exemple.

        • J’aimerais savoir en quoi la France aurait des leçons à donner aux US? Vous êtes, excusez-moi, dans un anti–américanisme primaire dénoncé en son temps, déjà par l’inégalé JF Revel. Il y a peu, ma femme, instit’ publique en retraite, discutait avec une collègue en séjour aux US avec sa famille et donc avec ses enfants là-bas scolarisés. Celle-ci n’osait plus faire état de tout le bien qu’elle pensait, comparaison faite, de l’enseignement dans l’école publique aux States. Parce que personne ne voulait la croire.
          Enfin, discutant du temps de Monory avec un inspecteur socialiste et franc-maçon (pléonasme?) qui se désespérait du niveau des nouveaux enseignants, je lui demandai quelle solution il envisageait, étant donné que c’était sa génération qui avait formé les dits- nouveaux. » Je ne sais pas, dans vingt ans, peut-être? »…

          • Désolé de vous décevoir, mais l’argument éculé de l’antiaméricanisme primaire est un peu daté de la guerre froide, surtout adressé à quelqu’un comme moi qui honnit les gauchistes … Et ce d’autant plus que loin de rejeter tout le système scolaire américain, j’en admire plusieurs choses telles que des programmes plus libres et à la carte, pour ne citer que cela.
            Mais il ne faut pas se faire d’illusions : 47ème à PISA 2012, contre 25ème en France. Le système américain est bien plus inégalitaire qu’il ne le clame. Donc l’amie de votre épouse, j’aimerai bien savoir dans quel genre de quartier elle a scolarisé ses enfants. Une amie professeur d’anglais me disait récemment la même chose que ce que vous avez entendu dire. J’ai fini par lui faire reconnaître que ce quartier ressemblait fort à celui des Desperate Housewives, tel qu’on le vante dans l’American Dream : belles et grandes maisons, jardin arboré avec pelouses … et une homogénéité sociale très marquée, bien plus qu’en France. D’une manière générale, la mobilité sociale est en effondrement chez eux comme chez nous. Et les charters school ont obtenu une certaine réussite parce qu’elles partaient de bien plus bas que les écoles de chez nous. C’est toujours plus facile de progresser quand on part de zéro … On verra si elles arrivent à se hisser au niveau ne serait-ce que moyen des Etats-Unis, déjà bien plus faible qu’en France.
            Quand à votre dernier paragraphe, je vous pourrais vous citer aussi un ami ex-UMP devenu centriste tout en restant franc-maçon … Les loges de droite, ça existe aussi. Suggérez-vous une suppression de la Franc-maçonnerie suite à son influence sur notre vie politique ? Cela ressemblerait fort à une loi gouvernementale décidée le 13 août 1940 . Même si je ne les apprécie guère, il n’en reste pas moins qu’ils ont le libre droit de s’associer. Pour le reste, j’ai déjà répondu à cet épineux problème de la formation des enseignants : le compagnonnage par des enseignants expérimentés, en dehors de tout ESPE (bien entendu supprimés). Les réalités du terrains s’imposeront alors d’elles-mêmes, petit à petit. Certes, ce sera lent, mais on ne redressera pas un système dévoyé depuis 1989 en quelques mois. Les Français devront supporter et être patients, après tout, ils ne se sont pas trop bougé face aux désastres précédents ; et je ne les voit pas trop bouger non plus contre la réforme actuelle du collège inique (Oups ! Pardon, unique …).

  • c’est même pas du « multi-culturalisme », c’est juste du barbarisme.

  • c’est pas grave la guerre des mémoires. En effet, en france on a la mémoire courte: beaucoup autour de nous ont déjà oublié avoir voté Hollande !

  • « L’esprit partisan de la loi Taubira »qui relègue aux poubelles de l’histoire l’esclavagisme de l’empire ottoman ,des barbaresque d’Alger ,Tunis ,Tripoli,qui ont pillé pendant trois siecles la mediterranée et les villages et villes qui la bordent,mettant en esclavage trois millions d’europeens ,les hommes castrés avant de servir de betes de sommes,les femmes et les enfants vendus dans tous les marchés d’Afrique et du moyen orient
    reference Robert C.Davis Esclaves chretiens,maitre musulmans l’esclavage blanc en méditerranée 1500-1800 Editions Babel

    Raison invoquee par la ministre pour oublier ce génocide:de pas stigmatiser les jeunes beurs

  • La parade à l’endoctrinement n’est pas un autre endoctrinement, comme la parade au racisme traditionnel n’est pas celui de Mme Taubira.
    Ce sont là des problèmes de monopole.
    La solution est dans la pluralité et la concurrence.

    Comment un système aussi communiste que l’Endoctrinement Nationale pourrait-il véhiculer autre chose que le communisme, le conformisme, le dogmatisme ?
    Un système fermé reposant sur la violence peut-il propager l’ouverture d’esprit ?
    Poser la question, c’est y répondre.

    Heureusement l’Internet devrait permettre de rétablir les faits.
    Ainsi, n’en déplaise à Mme Taubira, tout le monde peut savoir que les esclaves africains étaient réduits à cet état par d’autres Africains ou par des Arabes, pas par des Européens.
    Que ceux qui furent transportés en Amérique furent des veinards, puisqu’ils échappaient ainsi à des horreurs infiniment pires (castration générale et mortelle dans 80% des cas, traversée à pied du Sahara…)
    Que les autres civilisations alimentaient ainsi un esclavage dans leur coeur même, et non pas dans des terres nouvelles aux confins du monde connu.
    Enfin, que malgré toutes ces circonstances, ce fut l’Europe chrétienne qui mit le holà pour elle-même puis en Afrique … lors de la colonisation.
    Si Mme Taubira était cohérente dans ses propos, elle devrait donc reconnaître ce mérite à la colonisation.
    À défaut sa cohérence n’est semble-t-il que dans le dénigrement et la calomnie de notre civilisation.
    Je n’ose imaginer que ce soit par racisme…

  • l’esclavage, jusqu’à une période récente à l’échelle de l’Histoire, constitua l’une des pratiques les plus universelles pratiquées par l’humanité, sur les cinq continents et probablement depuis que cette humanité existe. Les paléontologues mirent récemment en évidence des traces d’esclavage à l’ère paléolithique, c’est-à-dire 6000 ans avant JC. toutes les civilisations ont pratiqué l’esclavage, la première a l’avoir abloi c’est la civilisation occdentale. l’esclavage fut aboli dans les royaumes chrétiens d’Europe occidentale dès le XIII ème siècle. Ainsi Louis XIV déclarait-il « tout esclave posant les pieds en mon royaume sera immédiatement un homme libre ». L’Occident chrétien fut, pendant plusieurs siècles, la seule civilisation à avoir banni l’esclavage sur son sol. Une grande partie de l’humanité le pratiquait alors.
    Lisez l’Histoire des traites négrières de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de l’histoire de l’esclavage. il y a eu 11 millions d’Africains victimes du trafic occidental, 14 millions pour la traite inter-africaine, 17 millions pour la traite orientale.
    les arabes musulmans sont les plus grands esclavagistes de tous les temps.Tidiaine N’DAYE, un sénégalais musulman, dans son livre « Le génocide voilé », paru en 2008, rappelle que si l’esclavage transatlantique a été une tragédie, celui arabo-musulman a été une MONSTRUOSITE pour reprendre ses termes. autre livre intéressant: l’esclavage en terre d’islam de Malek Chebel http://www.herodote.net/622_au_XXe_siecle-synthese-12.php une vidéo tres intéressante: https://www.youtube.com/watch?v=cJiArz9pOMw les plus grands esclavagistes de tous les temps furent les arabes. ils ont d’ailleurs, réduit plusieurs millions d’européens en esclavage. http://www.pvr-zone.ca/esclave_blanc.htm http://www.dailymotion.com/video/xwin8f_islam-et-esclavage-la-traite-negriere-arabo-musulmane_news?start=67 https://www.youtube.com/watch?v=o1__Y5RuPJU&feature=youtu.be v=MzQ0MQ%3D%3D http://fr.guyderambaud.wikia.com/wiki/Les_esclaves_français_des_Maures_et_des_Turcs.#cite_note-2
    Il y a aujourd’hui 70 millions d’individus qui sont DESCENDANTS ou METISSES d’Africains qui PEUPLENT le continent américain, des Etats-Unis au Brésil en passant par les Îles Caraïbes, ALORS qu’on n’en trouve PLUS trace dans les pays arabo-musulmans. pq ?? parce qu’ils ont tous disparu. car les arabes pratiquaient la castration systématique des esclaves males(https://www.youtube.com/watch?v=eXlmwx1qHDQ ). la traite négrière arabe a duré beaucoup plus longue dans le temps ( du VIIIe au XXe siècle). La traite occidentale ( à partir du XVIe siècle, vers les Antilles et les Amériques ) aurait eu du mal à se développer si elle n’avait pu s’appuyer sur des structures esclavagistes existant de longue date en Afrique et qui avaient été implantées par des ethnies et des Etats islamisés ( Peuhls, Wolofs, Haoussas, … : toutes peuplades dites » niangs » , c’est-à-dire à peu près l’équivalent de » talibans » : » ceux qui étudient le Coran » ) qui se livraient, d’abord au profit des négriers maures, puis tout naturellement ensuite au profit des négriers blancs, à la chasse aux peuplades » niaks » ( animistes ), jugées inférieures et simiesques

  • Oui oui l’histoire version coco socialo, ou les résistants sont communistes et les collabos de droite.
    Qui oublie les belles pages de l’humanité sur l’allié nazi avant 1941, et que leur super-président 81-95 avait plus le profil de l’apparatchik collabo que du franc défenseur les libertés.

    Ca donne pas envie d’envoyer ses gamins se faire farcir la caboche.

    • En france, plus de 80 % des colllabos venaient de la gauche. je vous conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de l’historien simon epstein.

      En vérité, la majorité des résistants venaient de droite

  • L’histoire enseigné par l’éducation nationale (enfin plutôt la réécriture de l’histoire) n’arrête pas à culpabiliser la France (de manière plus générale, l’occident) de tous les maux mais étonnament, elle continue à enseigner une version fausse de la Première Guerre Mondiale en accusant l’Allemagne d’être responsable de celle ci alors qu’elle n’est en rien coupable (l’Allemagne n’avait aucun intérêt à la guerre, elle était en passe de devenir la première puissance mondiale) c’est la Russie et la France qui sont clairement responsable de la Première Guerre Mondiale. C’est quand même surprenant que l’éducation nationale si prompt à accuser la France de tous les maux exonère la France de sa responsabilité dans la Première Guerre Mondiale. Je ne sais pas
    A lire sur le sujet, « Non, l’Allemagne n’était pas coupable » de Philippe Simonnot
    L’une des conséquences tragiques de la première guerre mondiale c’est la fin de l’étalon mondiale. Une chose que bcp de gens oublient. Il y a un autre livre intéressant de Philippe Simonnot que je vous conseille de lire: La monnaie, histoire d’une imposture.
    Le tout dernier livre de Philippe Simonnot, le Rose et le Brun est aussi très intéressant: il montre le rôle de l’homosexualité dans la montée du nazisme. Les communistes accusaient les nazis d’être des homosexuels. La gauche a pdt longtemps considéré l’homosexualité comme un vice bourgeois. Les communistes ont considéré qu’en plus d’être un vice bourgeois, l’homosexualité était un vice fasciste.
    Je doute que l’on enseigne un jour dans les classes que pdt longtemps, la gauche était homophobe. Pour rappel, c’était la presse de gauche qui dénoncait l’homosexualité.

    • « Je ne sais pas » Je ne sais pas si c’est par antigermanisme ou juste par pur incompétence que l’éducation nationale enseigne une version fausse de la Première Guerre Mondiale

    • Très heureux d’avoir été si bien lu et compris, cher lecteur…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Benoît Malbranque Un article de l'Institut Coppet

Les origines intellectuelles de la Révolution française ont occupé bien des volumes, et c’est avec une certaine appréhension que nous osons ici aborder ce grand thème. Nous ne le faisons que pour étudier en détail la contribution des économistes français que l’Histoire a regroupés sous le nom de Physiocrates.

Cette tâche n’est pas aisée, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les Physiocrates ont défendu des principes qu’on range dans diverses catégories, selon que l’on ... Poursuivre la lecture

Par Yannick Harrel.

18 octobre 1685 : révocation de l’Édit de Nantes, épiphénomène pour certains, satisfaction pour bien d’autres et surtout début d’une saignée qui pénalisera le royaume de France pendant de longues décennies, amorçant en un temps relativement bref le déclin du règne du Roi Soleil Louis XIV et le renforcement perdurable de ses ennemis.

L’ablation de la part la plus riche et industrieuse du royaume

C’est en effet au faîte de sa puissance que le roi Louis XIV (1643-1715), auréolé du titre de souverain du royaume d... Poursuivre la lecture

Par Gérard-Michel Thermeau.

Pour William Doyle, la Révolution française n’a pas commencé le 14 juillet 1789 car à cette date « l’Ancien Régime était déjà en ruine, au-delà de tout espoir de reconstruction ».

Le point de départ remonte au 20 août 1786, le jour où le Contrôleur général des Finances, Calonne, avouait à Louis XVI le désastre financier. Même si l’administration royale, par son fonctionnement très particulier[1. Il n’y avait pas d’administration centrale, les finances étaient administrées par des financiers indépendan... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles