Non, décidément, la pénurie de pétrole n’est pas pour demain

Publié Par h16, le dans Édito

Comme la question énergétique revient assez régulièrement, je propose aujourd’hui de se pencher sur le cas délicat du pétrole au travers d’une interview auprès de trois experts du secteur pétrolier. Comme d’habitude avec l’équipe Thinkerview, l’entretien s’étale sur un peu plus d’une heure et permet à chaque intervenant d’exprimer clairement son opinion. Et comme je sais que vous ne disposez pas forcément d’une heure, je vous ai préparé une petite synthèse.

Dans cet entretien, Thinkerview a convié trois spécialistes des questions énergétiques, de transport et du secteur pétrolier à répondre à quelques questions. Il s’agit de Nicolas Meilhan, éconoclaste et expert dans le secteur des transports et de l’énergie, d’Olivier Appert, expert ayant travaillé pour l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) et l’IFP (Institut Français du Pétrole), et de Francis Perrin, ex-rédacteur en chef de Pétrole et Gaz Arabes et Arab Oil and Gas entre 1991 et 2000. L’ensemble de l’entretien, non coupé, est visible ci-dessous.

Dans la première moitié de l’entretien, les trois intervenants évoquent plusieurs questions relatives aux perspectives du pétrole sur le court et moyen terme, ainsi que l’impact des énergies non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste).

En effet, l’offre étant actuellement supérieure à la demande, les prix du baril ont beaucoup baissé. Selon Meilhan, cependant, on assistera à une hausse inéluctable des coûts d’extraction dans les prochaines années, ce qui accompagnera une réduction de la demande à partir de 100$ le baril. Dans ce cadre, Appert rappelle que le pétrole répond de surcroît à des problématiques géopolitiques et fiscales, et donne quelques chiffres qui permettront de donner tout son poids à la seconde partie de l’entretien, sur le sujet des transports : le pétrole est consommé à 55% dans les transports, et cette part augmente sans cesse. En outre, 92% de l’énergie utilisée par le transport provient du pétrole. On comprend que cette énergie est, pour le moment, vitale dans l’économie mondiale parce qu’elle représente notre capacité à faire voyager les biens, les produits et les personnes plus que toute autre source. Enfin, citons la remarque de Perrin qui note avec justesse que les perspectives à court ou moyen termes sont difficiles à faire : on est confronté à l’absence d’historique tant sur le comportement de la production provenant des schistes que sur la baisse durable et forte du prix du pétrole.

Annoncée depuis 1956, la pénurie de pétrole (peak oil) n'est pourtant pas pour demain, en raison de quelques raisons simples.Et justement, ces prix bas du baril et ces nouvelles sources de production, non conventionnelles, amènent à se pencher sur l’industrie du pétrole et du gaz de schiste : Meilhan explique le boom récent de la production américaine par la conjonction de plusieurs facteurs, à savoir les innovations technologiques, un prix du baril durablement au-dessus de 80$, et une politique monétaire américaine très accommodante. Appert souligne toutefois que les innovations évoquées (fracturation hydraulique et forage horizontal) ne sont pas récentes (années 50 pour la fracturation et 80 pour le forage horizontal) mais que ce sont les gains de productivité considérables, la diminution de la durée de forage par deux en cinq ans et le nombre de fracturations, multiplié par deux en quatre ans, qui ont permis non seulement à l’industrie pétrolière non conventionnelle d’émerger aussi vite, mais surtout, de rendre les puits rentables même lorsque les prix du baril se sont retournés.

Ainsi, on pensait jusqu’à récemment que la plupart des producteurs mourraient avec un prix du baril sous 90$, mais il n’en a rien été. De la même façon, on pensait que la fermeture des puits provoquerait une baisse sensible de la production de pétrole non conventionnel, mais là encore, ce n’est pas ce qu’on constate : même avec 50% d’appareils de forage disparus, la production est restée à peu près stable ces deux dernières années.

La question écologique, tant des gaz et pétrole de schiste que conventionnels, est évoquée en quelques minutes dans l’entretien : la pollution de sites d’exploitation est un problème souvent mis en exergue pour fustiger le comportement de certaines compagnies pétrolières. Le cas du Nigeria, pays pétrolier dont le pétrole est exploité mais le gaz, issu de cette exploitation, est brûlé aux torchères, provoquant pollution locale et effets sanitaires désastreux, est détaillé par Perrin qui note que la situation est surtout liée à l’absence de débouchés locaux ou régionaux pour ces gaz. Ce problème se retrouve du reste un peu partout où les gouvernements locaux ne font aucun effort pour assainir la situation, voire profitent, par la corruption, de la manne pétrolière. A contrario, aux États-Unis, des kilomètres de gazoducs résolvent élégamment le problème. Enfin, Appert note que des investissement lourds ont eu lieu depuis 20 ans pour installer des processus de liquéfaction du gaz produit, ce qui réduit l’impact écologique (tant au Nigeria qu’en Angola).

Comme le pétrole représente l’énergie majeure des transports, la seconde moitié de l’entretien se concentre ensuite sur cet aspect.

Peu suspect d’être un supporter de la voiture électrique (cette dernière remplaçant simplement le besoin de trouver du pétrole par celui de trouver des métaux spécifiques comme le lithium, et les rendements des batteries étant franchement médiocre), Meilhan constate pour commencer que la consommation de pétrole dans les transports baisse depuis 2007, et qu’une piste sérieuse pour diminuer la consommation des véhicules consiste à en diminuer le poids. Tant Appert que Perrin conviendront sans problème que de grandes marges d’améliorations existent encore sur les voitures pour obtenir toujours plus de chaque litre d’essence consommée. Pour rappel, si l’on dispose actuellement de voitures de 1,4 tonne pour 4,6L de consommation aux 100 km, on tend maintenant vers des voitures de 800 kg et d’une consommation de moitié inférieure, à 2L/100. Entre ces baisses de consommation par un ralentissement économique, l’accès de plus en plus démocratisé de la voiture dans le monde entier, et les rendements bien meilleurs obtenus par les moteurs modernes, Appert en profite pour mentionner un élément qu’on voit assez rarement évoqué, à savoir celui du pic de la demande en pétrole (vers 41:55) :

« ce qui est en train de se dessiner aujourd’hui avec la conjonction du progrès technique et des politiques mises en œuvre, c’est un plafonnement de la consommation de pétrole »

Meilhan note en outre de façon fort intéressante que l’infrastructure routière est très sous-utilisée, en parlant spécifiquement des engins eux-mêmes. En effet, le taux d’occupation d’une voiture est actuellement de 1,2 personne par voiture (30%), et le véhicule est à l’arrêt 95% du temps (ce qui revient à 5% de taux d’utilisation). Or, l’arrivée de moyens sociaux de mise en valeur de l’infrastructure comme Blablacar pour le covoiturage et Autopartage pour la mise à disposition du véhicule permet de faire passer le taux d’utilisation de 1.5% (30% x 5%) à 15%.

human drivers

La question de la voiture autonome est logiquement abordée. Pour Appert, l’arrivée des technologies de l’information, véritable « game changer », va avoir un impact fort sur les transports : (48:52) si, auparavant, une voiture se construisait avant autour d’un moteur, de nos jours, elle se construit autour du smartphone. Les véhicules deviennent progressivement plus « intelligents », autonomes et connectés, au point que General Motors a créé une filiale dédiée aux véhicules connectés, non à Detroit mais en pleine Silicon Valley ; des possibilités de mise en réseau apparaissent à présent, même dans des pays sans infrastructure publique solide (il prend l’exemple d’Abidjan qui dispose maintenant de système d’autopartage et de covoiturage).

small facepalmOn ne s’empêchera tout de même pas un petit facepalm lorsque Meilhan, sur sa lancée (vers 51:20), expliquera que les voitures autonomes auront un taux d’occupation encore plus faible que les voitures traditionnelles (pour frôler le 0) : en pratique, comme je l’expliquais dans un précédent billet à ce sujet, c’est le contraire qui a le plus de chance de se produire. Économiquement, il est en effet de l’intérêt direct du possesseur de la voiture qu’elle voyage le plus souvent pleine, et la voiture pourra faire en sorte, à tout moment, d’optimiser ses déplacements pour soit avoir le moins de trajet à vide, soit se mettre à disposition d’un maximum de personnes intéressées par le trajet spécifique qu’elle fera, mimant en cela le phénomène déjà observé pour les avions ou les trains qui voyagent à vide aussi rarement que possible.

Pénurie de pétrole : pas pour demain !

Néanmoins, à la suite de cette intéressante interview, la conclusion s’impose d’elle-même : l’offre de pétrole, conventionnel ou autre, ne se tarit pas, le prix du baril n’a donc pas de raison de flamber, au moins à court terme. En outre, avec la baisse de la consommation des moteurs par un facteur deux, l’augmentation potentielle du taux d’utilisation des véhicules d’un facteur dix, l’arrivée de la voiture si ce n’est autonome, au moins intelligente, et la demande qui atteint, petit-à-petit, un plafond, vraiment, non, la pénurie de pétrole n’est pas pour demain.
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Sur le web

  1. A noter que les USA son devenus le 1er producteur mondial de pétrole, dépassant l’Arabie Saoudite, après être devenues 1er producteur de gaz en 2012 devant la Russie. Et cela alors que certains gisements offshores commencent à peine à se développer, notamment en Alaska.

    Le fait que le peak oil soit avant tout un pic de la demande et non de l’offre est très intéressant en tout cas, et le développement de la voiture électrique et du télétravail ne fera qu’accélérer ça.

  2. L’offre de pétrole étant essentiellement régie par des stratégies politiques, les prospectives techniques sont assez vaines.

    On peut aussi s’interroger sur la baisse de poids des véhicules automobiles, qui ne ferait que revenir à la situation antérieure (une 2 CV ne pesait que 500 kg, le poids moyen des véhicules augmente de 10 kg/an depuis 50 ans). Et quid des ralentisseurs, chicanes, et autres incitations à l’accélération/décélération constante en ville ? On peut aussi se demander si les autres utilisations (p.ex. transport maritime) ne vont pas être artificiellement maintenues élevées elles-aussi par le même genre de choix normatifs, politiques.

  3. On peut aussi synthétiser le gaz méthane grâce au nucléaire (renouvelable…). Oups, j’ai dit un gros mot écologiste, désolé.

    1. Ou avec du photovoltaïque, ou avec de l’éolien…

      1. Et avec des entreprises privées non subventionnées.

      2. Les processus industriels doivent pratiquement toujours fonctionner en continu h24 7/7, et leur interruption coûte souvent une fortune. Moralité il vous faudra des batteries de la taille d’une colline pour faire fonctionner chaque usine …

        1. C’est fou de pouvoir lancer des avis lapidaire sans rien connaitre à un sujet.
          On peut pointer le coût des batterie comme obstacle à leur développement, mais mettre en avant leur volume est juste inepte. Les densité de stockage varient fortement d’une technologie à l’autre, mais une batterie à flux à 100Wh par litre donne un stockage de 100 MWh pour un cube de 10 mètres d’arrête…
          Les batteries tesla destinée à l’industrie sont à 500Wh par litre ce qui permet de stocker 500 KWh par mètre cube…

          L’intérêt de filière power to gas, c’est de découpler le processus industrielle en une étape qui consomme beaucoup d’énergie et relativement peu de capital, ( l’hydrolyse de l’eau), et une étape plus intensive en capitale mais moins énergivore ( reaction de sabatier). L’ensemble permet d’absorber assez bien un approvisionnement variable en energie.

          1. Surtout, le gaz est plus facile à stocker que l’électricité, sans les pertes inévitables des batteries. Et plus compact.

            1. Le gaz naturel est à 10 KWh par m3 contre 500Kwh par m3 pour une batterie lithium ion actuelle.
              Il y a les pertes de rendement de l’hydrolyse, les pertes de rendement des réactions avales, les pertes de rendement de compression …

              Ça peut avoir du sens pour des stockage de longue durée. Sur des cycles charge décharge fréquents les batteries sont plus performantes.

              1. Les batteries, mouais si l’on a assez de lithium, et cela n’est pas gagné. D’autres formes que le lithium prendront une partie du marché, mais ce n’est pas encore fait. Fabriquer du gaz méthane n’est pas plus stupide que l’hydrogène qui doit aussi être hydrolysé et reste délicat a stocker.

                1. Pour synthétiser du méthane on doit de toute manière produire de l’hydrogène.

                  Les réserves en lithium sont colossales.
                  Les batteries lithium ion contiennent plein de chose essentiellement du graphite, et juste un peu de lithium. Pour rappel, le lithium est le 3 eme élément le plus léger après l’hydrogène et l’hélium.
                  Une batterie contient moins de 200 g de lithium par kwh stocké. Le lithium est à 6000 à 8000 euro la tonne. Faites vos petits calculs et vous verrez que la part du lithium dans le cout final d’une batterie est dérisoire, de l’ordre du demi pourcent.

                  1. Et le CO2 puisqu’il est un soit disant polluant, ce serait un bon moyen d’en diviser la pollution par 2 en le captant en sortie d’une centrale à gaz ou à charbon. Voire dans l’eau de mer ❗

                    Colossales les réserves ❓ Ou sont-elles ❓ Le prix sera-t-il le même si l’on on extrait 1 milliard de tonnes rien que pour la France ❓ Au contraire, avec le gaz, le prix baisse avec la quantité 🙂

                  2. Mais pourquoi synthétiser du méthane, alors qu’il en existe plein à l’état natif, et que sa valeur est ridiculement basse ?
                    Et pourquoi le faire à partir de H2 d’hydrolyse, quand la solution la plus économique de production d’H2 c’est le … réformage du méthane !
                    Les proposition de synthèse du méthane sont plutôt des proposition d’utilisation d’une électricité dont on ne sait pas quoi faire.
                    Bref,
                    si la question est : « j’ai besoin de méthane (ou autre hydrocarbure), comme le produire ? » la réponse « à partir de H2 hydrolysé » est loin dans la liste, après beaucoup d’autres.
                    Et si la question est : « j’ai de l’électricité dont je ne sais pas quoi faire, comment l’utiliser ? » la réponse « en hydrolysant de l’eau pour en faire de l’H2 dont je ferais du CH4 et autres hydrocarbures » est AUSSI loin derrière beaucoup d’autres réponses.

                    1. L’intérêt de l’hydrolyse + réaction de Sabatier est que tout peut se faire en circuit fermé, l’oxygène issu de l’hydrolyse étant ensuite utilisé ultérieurement pour faire brûler le méthane.
                      L’intérêt de synthétiser du méthane est que l’on peut faire des unités qui fonctionnent tant avec le méthane de synthèse qu’avec celui « natif », par exemple issu de l’agriculture.

                      Quant à la réponse à votre question : « j’ai besoin de méthane, comment le produire ? », je vous laisse réfléchir à votre proposition : « à partir d’H2 venant de reformage du méthane ! »…

                  3. Il est amusant de noter que l’on peut même transformer l’eau de mer en kérosène… mais où va-ton ❓

                    Le coût de ce kérosène de synthèse utilisable dans les moteurs de navires ou d’avions serait compris entre 3 et 6 dollar le gallon (3,8 litres). Et affirme le NRL, avec un financement et des partenariats stratégiques, cette approche pourrait être commercialement viable dans les 10 prochaines années.

                    Ce n’est pas encore pour demain, mais ce serait envisageable si le courant restait bon marché. Mais vu que l’état veut se mêler de tout, et qu’il tient à ses taxes comme à la prunelle de ses yeux…, cela ne sera pas pour demain ni après-demain.

              2. * si vous voulez stocker l’électricité, ne perdez pas de vu la contrainte économique.
                Or, la meilleure forme de stockage, la moins chère, et qui le restera pour des raisons physiques évidentes (pour moi), ce sont les STEP.
                Une STEP n’est rien d’autre qu’un barrage hydroélectrique classique mais SANS alimentation permanente par de l’eau venu de l’amont, ET fonctionnant la moitié du temps dans un sens et l’autre moitié dans l’autre sens.
                Ce qui veut dire que pour le prix d’un barrage hydroélectrique classique (c’est à dire aussi bien d’une centrale à gaz classique, qui peu ou prou a le même prix au kWh produit) vous avez une machine
                * fonctionnant deux fois moins, donc deux fois plus chère au kWh manipulé
                * ne produisant rien !
                Et c’est, je le répète, ce que vous pouvez faire de plus rentable en matière de stockage électrique. Autant dire qu’il faut des conditions très, très spéciales pour faire préférer une STEP à une centrale de production. Ce qui explique la rareté des STEP. et leur place très réduite dans les réseaux.

                * ce qui fait la principale valeur des carburants c’est que ce sont justement des formes de stockage, efficace (pratique, sûr, …) et économique. Vouloir leur substituer des stockages peu pratiques et chers est juste inepte.
                Et donc, par exemple, si vous voulez produire du carburant à partir d’électricité (pourquoi pas …) via la réaction de Sabatier (re- pourquoi pas …), et en prévoyant un stockage dans le système (re-re PQP …), assez clairement le meilleur stockage ce sera le produit final, puis en 2ime choix l’H2 dont vous aurez de toute façon besoin, et enfin, mais seulement si vous n’avez pas d’autre solution, l’électricité puisque, par hypothèse, vous voulez justement la convertir !

                1. Vous avez compté le coût de déplacement de la montagne pour faire le lac de retenue ?

              3. @ Nono

                « Le gaz naturel est à 10 KWh par m3… »… Faudrait peut-être le comprimer votre gaz….

                1m3= 1000 litres de butane liquide donnent 240m3 de butane gazeux.

                1 litre de butane pèse 0.58kg et donne 46MJ/kg donc 1000 litres de butane donnent 1000*0.58*46/3.6=7411kW

                7411kW pour 1m3 vs vos 500kW…. Fail… et en plus votre batterie d’1m3 va exploser car elle va chauffer

                1. ….kWh bien sûr au lieu de kW…

                2. Comprimer le gaz consomme une quantité importante d’énergie. Si en plus le gaz est réutilisé pour produire de l’électricité le rendement globale n’est pas folichon. En tout cas moins bon que celui d’une batterie.

                  1. Nono, vous en avez d’autres des comme ça ?

                    Tous les gaz sont transportés à l’état liquide, donc déja comprimé et c’est comme cela qu’il est vendu et payé. On le détend juste avant l’utilisation.

                    Sinon pour info l’énergie nécessaire en amont pour la compression du butane c’est 2-3% (il est liquide ou pas loin à 0°) et c’est 8% environ pour le gaz naturel

                    Alors il y a toujours 7411kW et toujours presque 15 fois plus d’énergie stockée que dans votre batterie. Faut être sérieux de temps en temps.

                3. ouais, ça m’a choqué aussi ça

              4. 10 kwh par m3 à la pression atmosphérique !
                En bonbonne remplie de gaz liquéfié ça représente beaucoup de m3 à la pression atmosphérique et donc beaucoup de kwh

          2. « C’est fou de pouvoir lancer des avis lapidaire sans rien connaitre à un sujet. »

            C’est fou de tout prendre au premier degré et de reconstruire le monde avec des « si » …

            La colline n’est qu’une image ! Avez vous déjà visité des usines ? Si on pouvait se contenter d’électrolyser de l’eau, on pourrait encore peut-être envisager des petites unités à fonctionnement intermittent. Mais pour fabriquer du méthane il faut une source de Carbone et des procédés de chimie industriel qui n’ont rien à voir avec un bricolage.

            Sinon, si vous voulez mettre des réservoirs d’hydrogène sous chaque éoliennes, c’est peut-être une bonne idée : ça permettra de les envoyer en orbite ! Phshitt …

            1. Sabatier : 4H2 + CO2 -> CH4 + 2H2O
              Combustion : CH4 + 2O2 -> CO2 + 2H2O
              Hydrolyse : 4H2O -> 4H2 + 2O2

              Tout ce que vous avez à droite se retrouve à gauche, d’où l’intérêt de faire les 3 sur le même site, ainsi évidemment que le stockage, ce qui veut dire que votre usine devient une batterie de grande capacité. Si en revanche vous vendez le méthane pour le brûler ailleurs, il vous faudra une source d’eau et une de CO2, ou demander à vos consommateurs de vous rapporter au moins leur CO2…

      3. Les intermittents de l’énergie, c’est comme les intermittents du spectacle.

        Ça produit autant, le reste est subventionné, ils exigent ces subventions parce qu’ils prétendent être nécessaires à l’intérêt de la naaation et ils n’arrêtent pas d’envahir le 20 heures…

        1. Ah non pardon. Ce sont des intermittents aléatoires. Ils sont là quand le spectacle n’est pas en cours, et quand le spectacle a besoin d’eux, non.

          Les intermittents du spectacle sont un modèle de vertu à côté.

          http://www.contrepoints.org/2014/08/06/175987-acheteriez-vous-un-appareil-en-panne-8-fois-sur-10

          1. Un peu comme les moissonneuses et les champs sont « en panne  » tout l’hiver…

            1. Il existe des cultures d’hiver. De toutes manières, l’apport énergétique du soleil est au plus bas. ce n’est pas voulu ❗

              1. L’intermittence du vent n’est pas plus désiré par les producteurs d’éolien que l’alternance des saisons par les agriculteurs…

                1. Au moins, c’est rentable.

                2. Ben voilà, la taille des asperges a changé tout soudainement. ❗
                  Cela doit être des asperges géantes OGM :mrgreen: Et les écologistes le tolèrent ❓ Mais quel monde ❗

            2. L’hiver tombe aléatoirement maintenant ? Mince j’ai raté les derniers développements du dérèglement.

              1. Voilà. l’alternance des saisons est un phénomène relativement régulier. L’éolien et le solaires sont des énergies liées à ces variations saisonnières qui ne sont pas entièrement erratiques.

                Sur l’année, en europe, les périodes venteuse correspondent à une situation mauvais temps basse pression. La production éolienne est maximum en hiver. les périodes de haute pression corresponde au niveau d’ensoleillement important. La production solaire est maximum en été.

                Sur l’année les deux ne se compense pas si mal:

                En allemagne à l’échelle du mois:
                http://blogs.shell.com/climatechange/wp-content/uploads/2014/05/Annual-solar-+-wind-production-in-Germany-2013.jpg

                par semaine:

                http://blogs.shell.com/climatechange/wp-content/uploads/2014/05/Annual-solar-+-wind-production-in-Germany-2013-by-week.jpg

                Par jour:

                http://blogs.shell.com/climatechange/wp-content/uploads/2014/05/Annual-solar-+-wind-production-in-Germany-2013-by-day.jpg

                1. La production éolienne est maximum en hiver.

                  Pendant quelques jours, et pas qu’en hiver… C’est pas continu… 🙁

                  1. Vous ne regardez même pas les chiffres…

                    1. Ah bon, c’est continu ❓

                    2. Les centrales à gaz ne produisent pas en continu, les barrages ne produisent pas en continu, etc
                      La question n’est pas de savoir si l’éolien produit en continu, la question est de savoir si un mix énergétique éolien+solaire+gaz naturel ou biogaz+ stockage + ajustement de la demande peut être réalisé à qualité de vie constante ou croissante.
                      On ne peut pas isoler comme ça une forme de production d’énergie sans prendre en compte l’ensemble du marché.

                    3. Dábattons de bonne foi s’il vous plait. La difference n’est pas que ce n’est pas toujours continu, mais bien que c’est aléatoire et non pilotable. Toute votre campgane ici consiste à ignorer ce problème. Vous vendez une voiture qui freine quand on appuie sur l’accélérateur et l’inverse. Ou peut-être pas. On ne sait pas. Ce que vous nous dites c’est que tous les véhicules sur la route n’ont qu’à s’adapter.

                      Quel sens ça a ? Et pourquoi ? http://www.contrepoints.org/2014/02/16/156807-eoliennes-quel-est-leur-vrai-bilan-carbone

                      Et pourquoi faire subir aux gens, en particulier aux pauvres, une telle privation ? http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115055-renouvelables-depenses-enormes-et-pas-deffets-mesurables

                      Quel sens ça a ?

                      PS: Il y a des pays qui produisent entièrement qu gaz nat. Il y en a qui font de même au charbon. Et un qui qui s’en rapproche avec le nucléaire. Ça, ça marche.

                    4. Si les centrales à gaz devaient produire en continu, on les remplacerait par du charbon du fuel ou du nucléaire moins chers.

                    5. Le charbon est une source de pollution énorme. Le nucléaire fait vivre une partie de la population dans une peur permanente. On peut trouver ça débile et irrationnel, mais je ne vois pas comment on pourrait ne pas en tenir compte. De même que les éoliennes que les gens trouvent moches. Et qui leurs file des migraines et du nocebo à la pelle avec des infrason à la limite de l’imaginaire ( un peu comme « les ondes »)….

                      Par ailleurs, un réseau articulé entre énergie de base (nucléaire, charbon) et énergie de pointe (gaz, hydraulique), n’est plus le mode d’organisation impératif qu’il était quand offre et demande s’équilibraient en s’envoyant des télégrammes.

                      Les énergies renouvelables qui vont faire exploser le réseau, c’est un marronnier du même ordre que la saturation d’internet…

                    6. Comme vous le dites, remplacer le nucléaire par du charbon est stupide. Avec un peu de chance, la surgénération avec des sels liquides sera au pont dans 10 à 20 ans. Aucun danger d’explosion comme au Japon. Aucun danger d’incendie.

                      Quant aux maux, vous les remplacez par des mots imaginaires. Pas cool pour les victimes.

                    7. Décidément vous esquivez la question de l’aléatoire et du non pilotable. On finirait par avoir l’impression que vous défendez une cause.

                    8. Nono: « Les énergies renouvelables qui vont faire exploser le réseau, c’est un marronnier du même ordre que la saturation d’internet… »

                      L’explosion n’arrivera effectivement pas parce que tout le renouvelable aura un backup en conventionnel au rendement désastreux à cause des démarrages/arrêts pour compenser les intermittence.

                      Une éolienne perchée sur une central au charbon ça marche !

                      Nono: Le nucléaire fait vivre une partie de la population dans une peur permanente.

                      Non, ce sont les écolos qui font vire la population dans une peur permanente, le nucléaire n’est qu’une des facettes de leur névrose.

                    9. http://www.contrepoints.org/2014/02/16/156807-eoliennes-quel-est-leur-vrai-bilan-carbone

                      Ça n’a pas de sens de calculer la quantité de CO2 par KWh de l’éolien en se basant sur une durée de vie de 20 ans. Le gros de la production de CO2 est du aux fondations dont la durée de vie est bien supérieur. Les pièces d’usures sur une éoliennes ne représente qu’un pouillème de la masse totale du bousin.

                      On peut prendre l’exemple allemand mais quand même, allez y un peu mollo sur les critiques. L’allemagne n’est pas devenu un désert industriel misérable.

                      L’allemagne est un pays très mal servi en ressource de renouvelable. Pas des masses de vents, pas beaucoup de soleil, pas de potentiel hydraulique important.

                      L’allemagne a assumé des coûts énorme de premier entrant. Le solaire comme l’éolien ont vu leurs coût baisser incroyablement.

                      L’allemagne seule à entamer une conversion aux renouvelables a fait porter presque entièrement les coûts de transition sur les ménages. L’électricité pour les industriels est sensiblement aux tarifs français.

                      Si l’éolien et le solaire ne sont pas pilotables, ils sont néanmoins largement prévisibles. Et oui il est possible de s’y adapter.
                      Pour donner un exemple, en francee l’industrie utilise 10TWh d’électricité pour produire de l’air comprimé. La capacité de stockage est limité pour un chargement de nuit et une utilisation de jour. Redimensionner les équipements pour un chargement tous les deux ou trois jour et on obtient une capacité d’ajustement énorme.
                      Sans même parler des batteries etc…

                    10. Nono: Les pièces d’usures sur une éoliennes ne représente qu’un pouillème de la masse totale du bousin.

                      A vu de nez comme tous vos chiffres ?

                      Réducteur, générateur, tête de rotation, pales représentent une masse conséquente (nacelle+moyeu=92 tonnes, une pale = 7 tonnes) en rotation (qu’on espère) fréquente et exposés à tous les changements de température et d’humidité sans compter les vibrations, usure non négligeable et qui s’aggrave avec le temps. En mer c’est carrément festival en Allemagne les coûts de construction et d’entretien sont monstrueux.

                      Et ce qui coute ce n’est pas un simple plot de béton « hop hop et voila » comme vous le dites, mais de l’extraction, de l’usinage, du transport et de l’entretien.

  4. « Meilhan constate pour commencer que la consommation de pétrole dans les transports baisse depuis 2007 »

    Et que bien sur cela s’inscrit dans une parfaite continuité au niveau économique mondial et que cela permet de faire des projections …

  5. Quel pourcentage des producteurs d »huile/gaz de roche mère américain ayant un bilan comptable positif ? Combien en cash flow positif ? Combien n’auraient pu survivre sans la politique monétaire de la fed et la bulle des actifs boursiers ? Quel sera l’impact des coupures dans les investissements en E&P faites à l’échelle globale pour survivre à cette baisse des prix ?

    Aucune réponse à ces questions. Qui sont pourtant, à mon sens, d’un intérêt majeur.

    1. @ FabriceM :

      En quoi la bulle des actifs boursiers et la politique monétaire de la Fed peuvent intervenir dans les cash flow positifs ou négatifs de ces sociétés ?

      Sur votre seconde question, la réponse est dans la réalité actuelle : même avec un baril bas, même avec des faillites, des producteurs d’huiles non conventionnelles continuent de produire de façon rentable.

      1. « En quoi la bulle des actifs boursiers et la politique monétaire de la Fed peuvent intervenir dans les cash flow positifs ou négatifs de ces sociétés ? »

        Le cout de l’endettement et l’appétence pour le risque sont respectivement à des plus bas et des plus hauts historiques, du fait des politiques monétaires. Permettant à des sociétés non rentables (ou qui ne le sont que sur un plan comptable, avec des actifs surévalués mais un cash flow négatif) de survivre grâce à de l’endettement.

         » des producteurs d’huiles non conventionnelles continuent de produire de façon rentable. »

        Le jour où la fed remontera significativement ses taux et si la production reste stable, j’y croirai.

    2. FabiceM, pour savoir s’il pleut dehors vous ouvrez la fenêtre puis vous attendez la confirmation de Meteo France ?

  6. Je ne doute pas que l’on améliore les rendements énergétiques des moteurs, que l’on fasse des progrès en isolation, que la désindustrialisation diminue nos besoins industriels …

    Mais d’un autre côté, il faudra plus d’énergie pour les robots qui vont travailler à notre place, pour transporter tous ces oisifs au bout du monde dans les Airbus A390 à 2000 passagers (quand Piccard aura expliqué à Airbus comment en faire un 2 fois plus gros qui ne se casse pas en 2 sous son poids).

    Il faudra aussi beaucoup de courrant pour les climatiseurs que l’on va déployer partout – pour notre confort et notre survie lors des épisodes caniculaires comme le mois dernier. Et accéssoirement pour assurer le même niveau de vie que le notre à 5 milliards d’individus qui aujourd’hui marchent encore à pieds la plupart du temps.

    Alors entre l’efficacité qui permet des économies et le besoin qui augmente, quelle est la tendance résultante ? Je constate cependant que pour certains, on peut rester chez soi (et y crever de chaud sans clim) et que les 5 milliards peuvent se les brosser (les pieds).

    1. Y’ a qu’un c a Picard. Et Airbus n’a vendu aucun A380 au Bourget, je pense qu’ils soient partis pour faire plus gros !

      1. Avec un c c’est les surgelés, avec 2 c’est le givré.

  7. Et pendant ce temps le prix à la pompe n’a pratiquement pas baissé. Dès qu’il baisse, ils ajoutent une nouvelle taxe sur la taxe pour le faire augmenter.
    Gouvernements Honnêtes comme aux USA, on n’en a point, qui nous baissera le prix du Gallon de gas ?
    Qui nous rendra l’énergie tellement accessible, que l’on pourra mettre des cheminées de Gaz, sur nos terrasses, pour les fraiches soirées d’été, comme cela se généralise aux USA ?
    Non, chez nous , à chaque fois, on nous punira de consommer de l’énergie par de nouvelles taxes.

    On cherche d’autres moyens d’extraction du gaz de schiste : FAUX, aucune bourse, aucun laboratoires public, n’a cette mission -Il y a donc au contraire une volonté de non-étude.

    Pourtant le Gaz de Lacq : Une analyse saluée dès mardi par François Fillon : « Comme Michel Rocard – décidément un des esprits les plus éclairés du pays – l’a dit : le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique et ça ne faisait de peine à personne… »

    Quel est le potentiel en France ? Pétrole, Gaz ? Personne ne le sait, aucune étude n’étant menée.

    Pays où l’on est plus préoccupé d’inverser les valeurs, que de notre avenir.

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