Internet : une source d’emplois pour nos secteurs traditionnels

Les emplois de demain seront de plus en plus liés à l’ouverture de nos secteurs d’activité traditionnels à internet.

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Internet : une source d’emplois pour nos secteurs traditionnels

Publié le 18 juin 2015
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Un article de Trop Libre.

Internet credits hdzimmermann (CC BY-NC-SA 2.0)
Internet credits hdzimmermann (CC BY-NC-SA 2.0)

Un internet créateur d’emplois

L’économie du numérique, entendue largement comme les secteurs économiques liés à internet, contribue largement à la croissance de l’économie française. Une étude Mc Kinsey publiée en 2011 met en avant une contribution de l’Internet à l’économie française de 60 milliards d’euros, soit 3,2% de son PIB. 700 000 emplois auraient ainsi été créés depuis 1995, soit 25% du total des emplois créés en France. Bien que contestée, cette étude vient confirmer une réalité : internet est générateur d’emplois.

Un internet relai pour l’emploi

L’avenir ne réside néanmoins pas seulement dans le secteur du numérique lui-même. Si celui-ci paraît être créateur de valeur, il ne semble pas en être de même au niveau des emplois. L’exemple de l’entreprise WhatsApp, récente acquisition de Facebook, en est l’illustration : avec un poids de 19 milliards de dollars, la jeune entreprise n’emploie pourtant que 55 personnes.

Les pays émergents comme débouché

Le véritable vivier d’emplois semble donc aujourd’hui résider dans l’ouverture de secteurs traditionnels à l’Internet, et donc à l’export. La santé, l’éducation et la formation ou l’environnement sont des marchés où la demande des pays émergents est croissante et pour lesquels la France peut offrir des services de qualité. Avec une classe moyenne chinoise de 630 millions d’ici 2022 subissant un manque de services de santé (en 2013, seulement un médecin était recensé pour 10000 Chinois), en demande d’éducation et d’un environnement sain, les entreprises françaises ont tout intérêt à proposer des services numérisés face à ce nouveau débouché. Un programme de recherche mené par le MIT et Capgemini Consulting mettait, à ce propos, récemment en avant un taux de 26% de profitabilité supplémentaire pour les entreprises ayant choisi l’option du numérique.

Dans la continuité des plateformes MOOC (Massive Open Online Course) que les Grandes Écoles françaises commencent à proposer, des  vidéos tutoriels d’enseignement du marketing, de la comptabilité, de la vente pourraient être proposées à la vente en retour d’un certificat reconnu de formation. Dans ce domaine de l’éducation en ligne faisant souvent défaut aux pays émergents, la firme iResearch estime les débouchés à 20 milliards de dollars pour 2015. Et les pays en développement ne manquent pas d’outils pour recevoir ces services : le Times of India pointait récemment une croissance de l’économie d’internet en Inde de 23% en 2014, en compétition avec un taux de 24,3% pour l’Argentine.

Un marché sous conditions pour les entreprises françaises

Pour tirer pleinement avantage de ces nouveaux débouchés, les entreprises françaises devront néanmoins développer leurs infrastructures numériques telles que le « clouding », le « big data » tout comme les plateformes de payement afin de faciliter ces nouveaux échanges commerciaux.

Classée seulement  20e économie digitale au monde (en régression de 5 places par rapport à 2009) par l’Intelligence Unit de The Economist, l’économie française peut aujourd’hui faire de la mondialisation une opportunité pour ses emplois traditionnels et locaux en élargissant leurs frontières grâce au relai qu’est internet.

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