Que faut-il combattre : la pauvreté ou les inégalités ?

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Thomas Piketty (Crédits : PS du Loiret, licence Creative Commons)

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Que faut-il combattre : la pauvreté ou les inégalités ?

Publié le 2 juin 2015
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Par Nathalie MP.

Thomas Piketty (Crédits : PS du Loiret, licence Creative Commons)
Thomas Piketty (Crédits : PS du Loiret, licence Creative Commons)

 

Dans un rapport publié mercredi 27 mai dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) nous apprend que sur une période de 25 ans, le nombre de personnes en situation de sous-alimentation est passé pour la première fois sous la barre des 800 millions. En termes relatifs par rapport à la population mondiale, elle souligne que :

« Le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 23% en 1990 à un peu moins de 13% en 2015, « soit 216 millions de personnes en moins au total », malgré une hausse continuelle de la population avec 1,9 milliard d’humains supplémentaires depuis 1990. »

Dans le détail des chiffres, on observe que les progrès ont été particulièrement importants en Asie où le taux des personnes en état de sous-nutrition s’élève à 12,1% de la population régionale pour un nombre total de 512 millions de personnes, et en Amérique Latine où ces chiffres se montent respectivement à 5,5% et 34,3 millions. En revanche, l’Afrique reste dans une situation préoccupante : on y trouve 232 millions de personnes sous-alimentées, ce qui représente 20% de la population. La région la plus touchée est l’Afrique subsaharienne. Notons que dans les pays développés, environ 15 millions d’habitants, soit un peu moins de 5% de la population, sont dans une situation de sous-nutrition identique.

Ces résultats chiffrant la pauvreté sont d’autant plus remarquables qu’ils réalisent parfaitement les objectifs qui avaient été fixés en 2000, notamment l’Objectif du Millénaire N° 1 qui visait à réduire la faim dans le monde de moitié sur 15 ans. Le rapport de la FAO précise que plus de la moitié des pays en développement y sont parvenus (72 sur 129, soit 56%) et que 9 d’entre eux y sont presque. Comment y sont-ils parvenus et comment vont-ils pouvoir continuer leurs progrès ? En augmentant « les capacités des agriculteurs à produire plus et mieux, à accroître leur productivité et leur accès aux marchés. » 

Ces résultats sont remarquables et pourtant, les grands titres de notre presse occidentale concernent encore et toujours ces inégalités qui progressent encore et toujours. « Pourquoi les inégalités se creusent dans le monde » titrait Le Figaro en février. « On n’en a pas fini avec les inégalités » renchérissait Le Monde il y a quelques semaines. De son côté l’ONG Oxfam lançait au même moment un véritable cri d’alarme. Dans une étude intitulée (en toute sobriété) « Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout » elle a calculé qu’en 2016 les 1% les plus riches de la population mondiale posséderont plus de richesse que les 99% restants. Je précise tout de suite que cette étude est passablement controversée et qu’un simple coup d’œil au schéma central de l’article donné en lien sous le mot « étude » permet assez vite de se demander comment les courbes ont pu être prolongées comme elles l’ont été.

Toujours est-il que la lutte contre les inégalités est une véritable passion française. L’égalité est au cœur de notre devise nationale et se reflète tous les jours dans les choix de nos politiques publiques. De l’instauration de l’État-Providence dans l’immédiat après-guerre au projet d’amener 80% d’une génération au baccalauréat, de nos prélèvements sociaux et fiscaux particulièrement en pointe au projet (abandonné finalement) de créer une tranche à 75% pour l’impôt sur le revenu, tout montre que la redistribution est chez nous une valeur sûre qui passe bien avant la production. Il faut savoir que la définition du seuil de pauvreté retenue par les services statistiques de la plupart des pays est une notion relative. Il s’agit de 60% du revenu médian, ce dernier partageant la population en deux groupes de même effectif. Il en résulte que le seuil de pauvreté augmente avec le revenu médian.

Cette passion française a trouvé récemment sa consécration la plus éclatante dans le succès planétaire du livre Le capital au XXIè siècle de l’économiste Thomas Piketty paru à l’automne 2013 aux éditions du Seuil. Comme ce livre comporte 1000 pages, Challenges.fr en a fait un résumé assez détaillé, annoncé par la déclinaison lapidaire du thème central : « S’appuyant sur une énorme batterie de statistiques, l’économiste français montre que le capitalisme est, par nature, une machine à fabriquer des inégalités de richesses exponentielles. » Nous y voilà. Ce n’est pas pour rien que le titre choisi par Piketty commence par « Le capital » car c’est bel et bien ce que toute la gauche essaie de prouver depuis qu’elle existe.

Piketty a-t-il été convaincant dans sa démonstration ? Il s’est expliqué sur ses travaux dans un entretien avec François Lenglet pour Francetvinfo :

« Nous étudions la part du revenu total des États-Unis détenue par les 10% des Américains ayant les revenus les plus élevés au fil du temps. Au début du XXè siècle, environ 50% du revenu total des États-Unis est détenu par les 10% des Américains les plus aisés. Cinquante ans plus tard, cette part recule à environ un tiers du revenu total national. C’est au cours des trente dernières années, avec le tournant reaganien des années 1980, par exemple, que les États-Unis sont entrés dans un cycle beaucoup plus inégalitaire. Ainsi, en 2012, les 10% des Américains les plus riches détenaient 48,16% du revenu total aux États-Unis. »

Donc les inégalités caracolent, tournant reaganien, libéralisme, malheur. Et c’est complètement normal, car ça correspond à la « Loi fondamentale du capitalisme » établie par Thomas Piketty : r > g avec r le taux de rendement du capital et g le taux de croissance économique. Cela veut dire, selon lui, que les revenus du capital croissent plus vite que les autres revenus, surtout ceux du travail, et donc que les riches deviennent plus riches plus vite, creusant perpétuellement l’écart avec les plus pauvres qui n’ont que le travail à leur disposition. À cette situation inégalitaire, Piketty propose de répondre par une fiscalité à forte progressivité sur les revenus et un impôt sur la fortune basé sur une sorte de relevé cadastral des patrimoines. D’où la tranche à 75 % annoncée par François Hollande lors de sa campagne électorale.

Sauf que. Tout d’abord, il semblerait que Piketty ait fait des erreurs dans ses calculs. Le Financial Times a repris ses tableurs et y a détecté de nombreuses anomalies, dont des extrapolations parfaitement subjectives dans des séries de données incomplètes. Ensuite, la « Loi fondamentale du capitalisme » sans laquelle tout s’écroule n’est pas des plus solides comme le montre l’économiste Charles Gave. Selon lui, « Thomas Piketty confond à l’évidence la rentabilité sur capital investi (le fameux r) et le taux de croissance des profits. » r n’est pas un taux de croissance, c’est un taux de rentabilité. Sa croissance peut être faible, elle peut être inférieure à la croissance du PIB. Il en résulte que « toutes les activités sans croissance doivent avoir une rentabilité supérieure au taux de croissance de l’économie, sinon elle doivent fermer. » Pour un examen critique encore plus détaillé, on peut lire cet article du Minarchiste. On pourrait également se poser des questions sur qui détient le capital et quelle est la part de la dette dans les capitaux engagés. La réduction de situations micro-économiques complexes à r > g laisse perplexe. En mars dernier Thomas Piketty lui-même l’était devenu également et est revenu en partie sur la validité de son inéquation. Mais apparemment cela n’a pas vraiment refroidi ses adeptes.

Enfin, ce livre correspond à un programme politique d’origine marxiste en plus insidieux. Comme l’explique Frédéric Georges-Tudo, il ne s’agit plus de renverser le capitalisme comme lors de la révolution d’octobre, il s’agit au contraire de le laisser produire afin de le ponctionner le plus possible par l’impôt. Si le souci de sortir de la pauvreté les populations du globe les plus déshéritées était bien la motivation centrale de Piketty et ses disciples politiques, il aurait dû consacrer une large part de son travail à l’Afrique et aux relations Nord-Sud. Or il n’en est rien. Les indigents préoccupent peu les égalitaristes, ce qui les gênent ce sont les têtes qui dépassent. Il n’est plus question de les couper, il est juste question de les faire payer.

Ainsi démantelé, le combat contre les inégalités n’est donc plus qu’une façade socialement acceptable pour justifier des politiques que je vais me faire le plaisir d’appeler « ultra-confiscatoires » et dont on sait, après moult expériences égalitaires qui ont eu lieu ou qui ont toujours lieu dans le monde réel, qu’elles aggravent les situations de pauvreté au lieu de les soulager. À vrai dire, les migrants qui fuient l’Érythrée, le Soudan etc. et qui gagnent nos côtes au péril de leur vie, croyez-vous qu’ils cherchent à échapper aux inégalités ou à la pauvreté ? Croyez-vous qu’ils quittent des pays d’économie libérale florissante ? Au moment de se séparer de leur famille et de leur patrie, il me semble qu’ils se fichent pas mal de savoir si de par le monde des personnes possèdent cinq fois, 10 fois, 1000 fois plus de biens qu’eux. Ce qu’ils veulent, c’est un espoir de vie, un travail, un revenu. Ce qu’ils veulent c’est sortir de la pauvreté en entrant dans le champ économique. Entrer dans le champ économique, c’est entrer dans le champ de la production, pas dans celui de la subvention.

En conclusion, j’aimerais dire que si je croyais sincèrement que la lutte contre les inégalités, telle que préconisée par Thomas Piketty et tous ceux qui se reconnaissent dans ses travaux, avait la moindre chance de réussir, je serais la première à la défendre et à en vanter l’application. Mais tant les faiblesses de raisonnement dans la théorie que les mauvais résultats des applications concrètes, notamment dans tous les régimes communistes qui ont sévi ou sévissent encore en Asie, Afrique et Amérique latine, m’incitent à privilégier une approche politique et économique centrée directement sur les plus pauvres par incitation à la production, comme le recommande Dambisa Moyo, dont j’ai déjà parlé dans un précédent article, et comme le souligne le rapport de la FAO cité plus haut.


Sur le web

Lire aussi : le dossier complet de Contrepoints Piketty superstar ?

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  • pauvreté ou inégalité…. le choix est rapide et ne demande pas d’effort , il faut lutter contre la pauvreté et pour cela il faut créer des inégalités , un paysan riche ne veut pas dire qu’il a appauvri le reste de la population mais que celui ci a produit de la richesse et qu’il l’a redistribué

    • c’est une question que je me pose : si tu n’augmentes pas la masse monétaire, celui qui entasse beaucoup le fait mathématiquement aux dépends (en concurrence) des autres. Le seul moyen d’augmenter sa quantité d’argent sans impacter quiconque, cela reste la création monétaire, non ?

      • Non mais la monnaie n’est pas de la richesse.
        Si une personne A recueille des graines, les plantes, les entretien et en récolte la production pendant qu’une personne B reste à ne rien faire dans son coin, la personne A est plus riche que la personne B, mais ne s’est pas enrichie à ses dépends.
        Si la personne A vend sa production à un commerçant tiers, il aura de la monnaie. Il aura plus de monnaie que le paysan B mais ne s’est toujours pas enrichi à ses dépends.

      • lemiere jacques
        2 juin 2015 at 22 h 53 min

        c’est la main mise sur les monnaies qui pose question.

      • Mais alors qu’attend donc l’état pour faire rougir les rotatives?

      • celui qui entasse….que cela soit de l’or ou un château en Espagne….n’a rien volé , il n’a fait qu’un échange !
        si l’argent vient a manquer pour les échanges , on ‘imprime’…et on transfert l’argent grâce a des prêts bancaires..tout ça parait très sain si tout le monde joue le même jeu

        • Stocker de l’or ou entretenir un château, même en Espagne, nécessite des frais qui sont autant de transactions supplémentaires.

          Tout ça est sain tant que les débiteurs sont solvables. Evidemment, c’est sans compter avec l’Obèse, structurellement insolvable puisqu’il ne produit rien. Et pourtant, qu’est-ce qu’il s’endette !

      • Réponse « mathématique » : MV=PT.

        il n’y a pas d’inflation P lorsque la masse monétaire M et la richesse T (volume des transactions) augmentent en même temps, tandis que V, la vitesse de circulation de la monnaie, est stable. Il est même possible d’observer une augmentation de T tout en stabilisant M, grâce à la baisse de P, V étant toujours fixe. Ceci dit, on peut supposer que V a probablement tendance à évoluer au même rythme que T. Ce serait même une excellente estimation de la dynamique économique si nous étions capables de le calculer directement. Mais V est inconnu. Il est seulement déduit des autres paramètres de l’équation. C’est pourquoi dans le raisonnement théorique, on considère que V est stable. Quoi qu’il en soit, la déflation n’est pas cette horreur économique imaginaire dont les socialo-keynésiens nous bassinent à longueur de propos démagogiques.

  • Impuissance publique. Les politiques sont des sangsues qui vivent de la pauvreté et par anticléricalisme nous attirons tous les musulmans en France pour secourir l’islamisme
    Attention qui sème le vent récolte la tempête !!

  • L’exemple des migrants est biaisé. La plupart de ces gens ne fuient pas à cause de la pauvreté mais surtout à cause des conflits, guerres civiles et instabilité politique qui rongent leur pays (vous avez au passage oublié de parler des syriens). Certains vous diront que l’augmentation de la croissance Africaine fait également fuir ceux qui se sont constitués un petit capital.

    • Bonjour,
      Je détaille le cas migrants dans un lien que j’ai donné sous le nom Dambisa Moyo. Pour une partie d’entre eux en effet, il s’agit d’une petite classe moyenne qui a pu se constituer un petit pécule (les passeurs demandent bcp de dollars). Certains sont même diplômés mais ne se voient aucun avenir dans leur pays d’origine.
      Mais pour la plupart, les motivations de départs sont bien les conflits ET la pauvreté. Et il y a tous ceux qui restent en Afrique, qui ne sont donc pas migrants, pour lesquels la pauvreté est une réalité quotidienne (20 % de la population régionale dit le rapport de la FAO), empirée par les guerres.

      • La pauvreté est une réalité quotidienne dans beaucoup de pays. ce qui fait surtout fuir les gens ce sont les conflits larvés ou pas et l’instabilité politique qui rendent inexistants les perspectives d’avenir. Les conflits et les guerres sont les éléments majeurs de l’exil et non uniquement la pauvreté. A aucun moment vous ne citez que les pays dont les migrants sont issus sont des pays ou les conflits et l’instabilité politique y sont élevés sans parler des dictatures comme en érythrée qui font même fuir des ministres et sportifs .
        A votre phrase « Croyez-vous que les migrants qui gagnent nos côtes au péril de leur vie cherchent à échapper aux inégalités ou à la pauvreté ? » je répondrai non ils cherchent surtout à échapper aux conflits et à la dictature
        C’est dans ce sens que je dis que l’exemple des migrants n’est pas forcément le meilleur choix.
        Cela dit, je suis d’accord sur le fond de votre article que la première des choses à faire est combattre la pauvreté et non les inégalités en évitant de prêter attention aux experts qui dénoncent les inégalités quand certains pays ont besoin de perspectives d’avenir et de sortir de la pauvreté

        • Merci pour votre réponse. Dans mon esprit, les migrants ne sont qu’un exemple. Ayant écrit un précédent article sur les migrants, j’ai pensé à eux, mais j’ai en tête toutes les personnes en situation de pauvreté. (La phrase est dans mon texte, mais l’exergue n’est pas de mon fait). A la réflexion, j’aurais dû écrire : « croyez-vous que les personnes en situation d’extrême précarité souffrent de la pauvreté ou des inégalités ? »

          Je profite de ce commentaire pour dire que je rejette toute situation « inégalitaire » résultant de fraude, abus de pouvoir, situation oligarchique etc…

          Et pour revenir aux conflits, je pense aussi aux conflits suivis de la mise en place de politiques économiques (agraires souvent) catastrophiques, par exemple dans l’Ethiopie de Mengistu.

  • Quand on lit le pédigree des membres de SHERPA, on s’apercoit que c’est un circuit fermé de membres gauchistes abonnés aux cumuls et gamelles des ONG.

    Les inégalités coté pile des uns n’empêche pas le cumul indécent coté face de gamelles et émoluments associatifs gauchistes de l’autre.

    L’une se gave d’émoluments de « Iddri » asso science po (extrême gauche).

    Un autre cumule avec un poste de « directrice financière d’une association de lutte contre l’exclusion »….(extrême gauche)

    Une autre est chargée de Chargée de plaidoyer et de campagne à une autre asso « Corporate Europe Observatory »(extrême gauche)

    Une autre est Gérante depuis 2014 d’une entreprise d’économie sociale et solidaire. Une recherche internet découvre un supermarché subventionné à hauteur de 115000€ par le conseil général…..sic.

  • « Que faut-il combattre : la pauvreté ou les inégalités ? »

    Réponse: le collectivisme.

  • « Croyez-vous que les migrants qui gagnent nos côtes au péril de leur vie cherchent à échapper aux inégalités ou à la pauvreté ?  »

    J’adore, quand un pas-blanc migre vers le nord, c’est forcément 100% pour des raisons économique… Jamais juste pour sauver leur peau, mise en danger par l’effondrement de leur Etat ? (Irak, Syrie, Libye) ou parce que leur Etat est devenu une prison (Erythrée) ?

    • pour sauver sa peau il n’est pas nécessaire de migrer vers le « nord ». un petit déplacement vers le sud, l’est ou l’ouest fait aussi bien l’affaire. Et d’ailleurs en pratique 99% des migrants ne vont pas vers le nord.

  • Cette rhétorique de la « lutte » m’insupporte de plus en plus. Elle traduit une agressivité malvenue.
    En outre, il y toutes sorte de pauvretés. Celle assumée, voire voulue, de gens qui donnent tout à une cause (moine, artiste, …), ou un projet (étudiant, entrepreneur,…) qui leur réserve un futur meilleur. Celle du malheureux qui perd tout par hasard (catastrophe naturelle) ou par la malveillance d’autrui. Celle de l’insouciant qui se ruine par une « mauvaise vie ». etc.
    Les englober dans une « lutte » commune est une escroquerie morale et intellectuelle.
    La seule « lutte » qui vaille est contre les mauvaises actions des voleurs, comme Piketty & Co. Les autres pauvretés ont une solution naturelle (l’assurance), ou ne sont pas un problème.

  • La différenciation entre les mots « pauvreté » et « inégalités » met en lumière une vérité : appauvrir les riches n’est pas un but en soi, ce qui compte est d’enrichir les pauvres.

    Mais une question reste à poser : peut-on enrichir les classes moyennes et populaires sans que cela n’entraîne des milliardaires? Or, la réponse est un « non » catégorique.

    Vous vous en remettez à une hausse de la productivité. Or, cela n’est pas possible, car suite à 2 siècles de forte industrialisation, le niveau de création de richesses est de nos jours très élevé, si bien qu’il ne peut plus grimper davantage.

    La planète sur laquelle nous vivons est matériellement finie. L’éradication de la précarité ne pourra donc pas se faire sans piocher dans les portefeuilles des grands actionnaires.

    • Malthus, sors de ce corps 😀

    • Facebook est valorisée des milliards de $$ et pourtant elle ne produit que de l’immatériel.

      Quant aux inégalités… faites baisser le revenu du riche de 20% et celui du pauvre de 10%, vous avez réduit les inégalités mais tout le monde est plus pauvre. A l’inverse faites augmenter le revenu du riche de 20% et celui du pauvre de 10%, les inégalités ont augmentées, quelle catastrophe! mais tout le monde est plus riche pourtant.

      • 1/

        Les salariés du groupe propriétaire de Facebook produisent certes de l’immatériel, mais cette même production immatérielles (à savoir, un réseau de communication), va faciliter l’activité d’autres entreprises, dont des industrielles.

        Autrement dit : tout est lié, et le secteur tertiaire contribue, au même titre que ceux primaire et secondaire, à la création de richesses bel et bien matérielles.

        2/

        Concernant les inégalités, relisez-moi, et vous vous apercevrez que j’ai justement dit que prendre aux riches et réduire les inégalités ne constituaient pas une fin en soi.

        Quadrupler les revenus des nantis et doubler les autres, de sorte à que personne n’y perde, serait, malgré la hausse mécanique des inégalités, une avancée positive. Oui, un tel résultat serait bon…. s’il était possible. Or, je suis au regret de vous annoncer qu’il ne l’est pas.

        La baisse des patrimoines des grands actionnaires serait une conséquence inévitable d’un éventuel recul de la pauvreté. Et donc, symétriquement, la montée de la pauvreté est une conséquence inévitable de la hausse et même de la stagnation des patrimoines des grands actionnaires.

        • Que du vent, des affirmations et aucune démonstration… je dis, je dis, je dis…

        • @ Pas invité 2018
          Votre rhétorique sous entend une idéologie nivelée sortie tout droit de l’ENA avec un État redistributif et tout puissant certainement « pour le bien des gens ». Essayez peut-être de revoir vos paradigmes (moins d’état)

          • Je ne m’en remet pas à la toute puissance d’un État, ce dernier étant intrinsèquement dévoué aux profits des grands patrons, et le mot d’ordre de sa « politique de redistribution » étant bien souvent « multiplions les cadeaux en faveur des milliardaires en taxant les autres personnes ».

            Je crois en revanche à la capacité des travailleurs à tenir les promesses que les politiciens ne font que faire, aux conditions qu’ils s’unissent, et décident en même temps et collectivement de bafouer de nombreux dogmes du système capitaliste.

  • A la question du titre je réponds:

    1) Il faut lutter contre pauvreté. Dans les pays du sud certaines organisations comme le CCFD ou Vision du Monde font un travail extraordinaire pour développer l’agriculture, amener l’eau potable et éduquer les enfants.

    2) Il faut lutter contre les inégalités lorsqu’elle sont injustes. Mais qui décide de ce qui est juste? Le bouquin de Piketty est chargé de sous-entendus à ce sujet: hériter d’un patrimoine pour lequel vos parents ont trimé, c’est injuste? Gagner beaucoup d’argent quand on a fait de bonnes études et qu’on a su se faire une place dans une grande entreprise c’est injuste?

    • Je suis d’accord avec vous.
      Cet article parle d’un glissement sémantique bien-pensant et hypocrite qui se fait vers la dénonciation des inégalités, ces dernières n’étant regardées que dans leur borne haute avec un objectif culpabilisant et confiscatoire précis.
      Sans même parler de ce qui est juste ou injuste, les hauts revenus et les patrimoines importants sont rarement conservés sous un matelas. Ils ont un rôle dans l’économie.
      En revanche, ce qui ne va pas, ce sont par exemple toutes les subventions qui vont à notre agriculture, à l’agriculture américaine, et qui empêchent le paysan africain d’accéder aux marchés mondiaux.

      •  » ce qui ne va pas »

        Oh mais il y a plein de choses qui ne vont pas. C’est pas difficile de trouver des raisons de se plaindre, c’est même une spécialité française 😀

         » les subventions qui vont à notre agriculture »

        Oui, y compris les subventions à l’agriculture africaine qui faussent le marché et découragent les autres producteurs sont un excellent exemple. L’enfer est pavé de bonnes intentions 🙁

        Pour revenir au sujet des inégalités, il y a de véritables abus. Le PdG qui met l’entreprise en difficulté et qui s’en tire avec un parachute doré est un cas typique.

        Ou encore les administrateurs consanguins: lorque le PdG de l’entreprise machin fait partie du comité de rémunération de l’entreprise truc; Il influe sur la rémunération du PdG de l’entreprise truc, qui fait lui même partie du comité de rémunération de l’entreprise machin… et la boucle de la connivence est bouclée. A bas le cumul des mandats!

  • D’une manière générale, si on fait une carte en indiquant les zones de conflits, et une carte qui indique les zones de pauvreté, on a à peu près la même carte.

    Est ce la pauvreté ou le conflit qu’ils cherchent à fuir ? plutôt le conflit. Il y a des pauvres parfaitement heureux la ou il sont.

    • Vous écrivez : « Il y a des pauvres parfaitement heureux ».

      Plutôt que « parfaitement heureux », dire « moins malheureux que certaines autres personnes » serait mieux approprié.

      Je doute que l’on puisse accéder au bonheur avec le train de vie du subsaharien moyen, train de vie qui n’est pas supérieur à celui des français contraints de se contenter du RSA.

      • Lisez (ou relisez) la Cité de la joie de Dominique Lapierre et vous comprendrez qu’on peut être pauvre et heureux!

        • L’œuvre que vous citez est un roman. Elle n’a donc pas vocation à prouver ou démontrer quoi que ce soit.

          Et si l’un de ses personnages fut inspiré par des gens réels, il s’agit de croyants dotés d’une force mentale ultra-minoritaire au sein de la population mondiale.

          L’extrême majorité des citoyens deviennent plus malheureux au fur et à mesure qu’ils s’appauvrissent.

          • Il n’est pas question de démontrer quoi que ce soit. Il s’agit de comprendre.

            « L’extrême majorité des citoyens deviennent plus malheureux au fur et à mesure qu’ils s’appauvrissent. »

            Oui bien sûr, mais la question n’est pas là. Si d’autres s’enrichissent plus vite que moi les inégalités se creusent, certes, mais je m’enrichis tout de même!

            • Je n’ai jamais dit qu’enrichir des gens sans en appauvrir d’autre serait une mauvaise chose. Et je reconnais sans réserves que ce serait au contraire une bonne chose.

              Mais une bonne chose n’est pertinente qu’à la condition d’être également une chose possible. Or, enrichir certaines personnes sans que cela se fasse au détriment d’autres est quelque-chose de matériellement impossible, car la production globale est actuellement très élevée, si bien qu’elle ne peut pas augmenter davantage.

              • Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire hier:

                Malthus, sors de ce corps 😀

                Je me répète je sais, mais je ne suis pas le seul.

                 » enrichir certaines personnes sans que cela se fasse au détriment d’autres est quelque-chose de matériellement impossible, »

                Voilà une belle affirmation qui ne repose sur rien. Mieux: elle est démentie par toute l’histoire de l’économie. Sortez de votre bulle!

                • Bah… ils devaient être super riches les hommes préhistoriques vu qu’ils étaient 1000 fois moins !

                • Je précise que quand je disais qu’on ne pouvait pas enrichir des gens sans en appauvrir d’autres, je ne le sous-entendais pas dans l’absolu. Je voulait en faite dire qu’on ne pouvait pas enrichir des gens sans en appauvrir d’autres SI on partait d’un niveau de création de richesses non-inférieur à celui en vigueur actuellement.

                  Si depuis le début du XIXème siècle, la productivité a fortement augmenté, c’est parce qu’elle partait d’assez bas. De même que si le PIB mondiale venait à baisser de 99%, cette récession pourrait sans problèmes être suivie par une croissance de 30% voir davantage.

                  On peut croître si l’on décroît juste avant, mais on ne peut pas croître par rapport à l’instant « T ».

                  Mais je pense que vous faisiez semblant de ne pas avoir compris mes sous-entendus. Ai-je raison?

                  • Votre dernier message ne fait que confirmer ce que vous avez déjà écrit. Vous faites fausse route. La croissance potentielle de l’activité n’est limitée que par la créativité, le travail et le dynamisme des agents économiques. L’histoire a montré à de nombreuses reprises que lorsqu’une ressource naturelle vient à manquer, quelqu’un se débrouille pour inventer une solution et aller de l’avant.

                    • Vous écrivez :  » L’histoire a montré à de nombreuses reprises que lorsqu’une ressource naturelle vient à manquer, quelqu’un se débrouille pour inventer une solution ». Sauf que dans ces cas-là, les ressources en question ne « manquaient » que dans le sens où elles n’avaient pas été travaillé par les humains et reposaient encore à leur état brut.

                      La totalité de ce que nous consommons n’est que le fruit d’assemblages de matières déjà existantes il y a 10 millions d’années. L’intelligence de l’espèce à laquelle nous appartenons n’a pas permis de « création » de matières, mais simplement d’avoir repérés les bonnes combinaisons de mélanges.

                      On sera top ou tard confronté à une pénurie, non seulement de ressources, mais également d’ingrédients de ces ressources. Dans ce cas, nous aurons atteint un PIB mondial maximal, et devrons donc bien nous résoudre à revoir à la baisse les centaines de millions d’euros mensuels que nous offrons à chacun des grands patrons que sont par exemple Dassault et Bolloré.

              • « La totalité de ce que nous consommons n’est que le fruit d’assemblages de matières déjà existantes il y a 10 millions d’années »

                J’ai l’impression que vous êtes bloqué sur cette vision d’un monde fini dont l’humanité consomme les ressources… Ce n’est pas comme cela que fonctionne l’économie.

                Le recyclage ça existe.
                Si une matière première vient à manquer, on la remplace par une autre.

                Produire de la richesse ce n’est pas seulement consommer de matières premières, c’est aussi transformer une chose en une autre, de plus grande valeur.

                Produire de la richesse ce n’est simplement produire des biens matériels, c’est aussi produire des bien immatériels et des services.

                Produire de la richesse ce n’est pas simplement produire et consommer, c’est aussi échanger.

                etc.

                Si vous ne parvenez pas comprendre ces notions et à dépasser ce stade du raisonnement, désolé mais je ne peux plus rien pour vous 🙁

                • 1/

                  Comme vous dîtes, le recyclage existe. Mais encore une fois, il s’agit de re-mélenges de matières décomposées.

                  Je n’ai d’ailleurs jamais dit que l’on était incapable de consommer indéfiniment. J’ai dit que l’on ne pouvait pas faire progresser sa consommation indéfiniment, ce qui n’est pas pareil, et n’est nullement remise en cause par votre argument.

                  2/

                  Vous décrivez la production comme l’action de transformer une chose en une autre chose qui serait « de plus grande valeur ». Mais tout dépend de ce que vous entendez par « de plus grandes valeurs ».

                  Si vous possédez 300 grammes de matières « M1 », 400 grammes de matières « M2 », et 300 grammes de matières « M3 », votre patrimoine en ressource est de 1000 grammes. Si vous mélangez toute ces matières pour les changer en un produit « P », celui-ci pèsera exactement un kg, ce qui fait que votre patrimoine en ressource restera de 1000 grammes ni plus ni moins.

                  La seul différence est que vous aurez convertis vos biens en un état d’utilisation. C’est uniquement dans ce sens qualitatif, et non dans celui quantitatif, que les produits seront « de plus grande valeur » que les matières.

                  Et je vous signale que « transformer une chose en une autre » consiste à « consommer des matières premières ». Dire que produire de la richesse n’est pas seulement le second mais aussi le premier reviendrait à dire : « Je ne réside pas seulement en France, mais aussi à Paris » (le nom de la figure de style m’échappe).

                  3/

                  Vous écrivez : « Produire de la richesse ce n’est simplement produire des biens matériels , c’est aussi produire des biens immatériels et des services ». Sauf que dans toutes prestation de service, il y a consommation de choses matériel.

                  Le plombier qui réparera votre fuite d’eau utilisera des outils qui sont le fruit d’assemblages de ressources auparavant présentes à la surface du globe ou en sous-sol. Et à force d’utiliser ces outils, ils s’usent et devrons être remplacés par d’autres, dont la fabrication impliquera de piocher de nouveaux dans la nature.

                  4/

                  Quand on échange, on ne produit rien. On produit pour ensuite échanger, et dans certains cas on échange pour pouvoir produire ensuite, mais on ne produit pas pendant qu’on fait du commerce.

                  Ni en important ni en exportant l’on n’augmente le poids des ressources.

                  • J’apprécie vos efforts pour expliquer votre point de vue, mais là j’ai atteint un point de non retour.

                    « Quand on échange, on ne produit rien »

                    Désolé mais mon stock de patience est épuisé (pas assez de matière première sans doute…) De deux choses l’une: soit vous êtes un troll et je perds mon temps; soit vous êtes sincère et je reconnais min incapacité à vous faire comprendre le moindre début de commencement de prémices des bases de l’économie. Bye bye.

      • i> »…train de vie du subsaharien moyen, train de vie qui n’est pas supérieur à celui des français contraints de se contenter du RSA. »

        Un lol de compétition. Voudraient-ils émigrer ? rhoooo…

  • le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme

  • ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. que faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches. ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilté sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus richer, passer dans une autre classe. dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est socialiste moins il y a de mobilité sociale. les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la luttre contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale

  • imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? la réponse est oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions nt plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.

    • Il y a du vrai dans ce que vous dîtes : le problèmes n’est pas de réduire les inégalités mais d’enrichir les pauvres.

      Mais si l’égalité de revenu n’est effectivement pas un but, elle est en revanche un moyen d’atteindre le réel but qui est le combat contre la pauvreté. Un moyen non-suffisant certes, mais indispensable.

      Pour que les classes moyennes et populaires voient leur pouvoir d’achat augmenter, il faut bien que les fortunes des milliardaires baissent, car le niveau de création de richesses par le travail est très élevé, si bien qu’il ne peut grossir davantage.

      Rien ne peut donc remettre en cause la nécessité de très polémique réduction drastique des dividendes perçus par de grands actionnaires tel que par exemple Dassault et Bolloré (qui touchent chacun au moins 100 millions d’euros par mois)

  • Les commentaires sont fermés.

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