Le pastis Hollande : deux tiers d’échecs, un d’enfumage et un d’auto-satisfaction !

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The little world of Marcel Pagnol credits A. Rochewitz licence (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.

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Le pastis Hollande : deux tiers d’échecs, un d’enfumage et un d’auto-satisfaction !

Publié le 23 mai 2015
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Par Serge Federbusch.

The little world of Marcel Pagnol credits A. Rochewitz licence  (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.
The little world of Marcel Pagnol credits A. Rochewitz licence (CC BY-NC-ND 2.0)), via Flickr.

 

On se souvient de la recette du « Picon-citron-curaçao », donnée par César à Marius : un petit tiers de curaçao, un gros tiers de citron, un bon tiers de Picon et un grand tiers d’eau.

« Marius : mais ça fait quatre tiers ? César : exactement. J’espère que cette fois, tu as compris. Marius : dans un verre, il n’y a que trois tiers ! César : mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers ! Marius : eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers. César (triomphant) : alors, explique-moi comment j’en ai mis quatre dans ce verre ! »

Le Président s’est directement inspiré de ces pages immortelles de la littérature française dans le bilan qu’il a tiré hier à Carcassonne de ses trois années de mandat. Ce fut un vrai festival de cynisme et de mensonge débridé. Il s’est d’abord gargarisé des réformes de structure et d’urgence qu’il n’a pas faites pour annoncer que, désormais, il pourrait commencer à redistribuer de l’argent ! La preuve, dit-il ? Il a annoncé des baisses d’impôts. La réalité des quatre vingt milliards de hausses soigneusement ciblées sur ceux qui ne votent pas pour lui, c’est-à-dire les cadres à moyens et hauts revenus ayant famille nombreuse, est occultée. Ne reste que la vague promesse de micro-baisses pour le noyau dur de son électorat. Mais peu importe puisque personne ne relèvera l’enfumage auto-satisfait. Cela nous fait déjà un bon tiers.

Contrepoints495 Hollande Bilan positif - René Le HonzecAutre méthode éprouvée et très gros tiers lui aussi : se parer des plumes d’autrui. Si les taux d’intérêt baissent, c’est qu’il a effrayé la finance depuis son discours du Bourget, dit-il en substance. Eh bien non, c’est parce que, dans le monde entier, les banquiers centraux apeurés émettent à qui mieux-mieux de la monnaie pour porter le système à bout de bras. Ce recul est du reste la source principale des rares économies budgétaires faites par Hollande. Mais les taux commencent déjà à remonter car la planète financière est sourdement inquiète. Il faut des doses sans cesse plus grandes de câlinothérapie de Draghi et Yellen pour calmer son angoisse.

Troisième tiers (pas provisionnel celui-là) : Hollande a réorienté l’Europe et permis la baisse de l’euro ! Ledit tiers est tout aussi frelaté que les deux précédents. Ce recul est dû essentiellement à la croissance pâlichonne de l’Euroland qui finit par triompher de tous les efforts faits par les Américains et les Chinois pour sous-évaluer leur devise face à la nôtre. De toute façon, aujourd’hui encore, l’euro est surévalué au regard des piètres performances de l’économie française.

Dernier et quatrième tiers : la restauration de nos finances publiques puisque, nous dit notre lider minimo de retour de Cuba : « les 3 % de déficit budgétaire, nous les aurons, mais à notre rythme». Hollande oublie simplement que ledit rythme se traduit déjà par un retard de trois ans sur ses engagements initiaux et que ces fameux 3 % restent toujours des promesses.
«Cela permettra de ne pas s’endetter au-delà de nos capacités», conclut-il sans rougir tout en crevant bientôt le plafond d’une dette supérieure à la richesse produite en un an. On se demande bien où il va placer la limite de nos capacités.

Moralité de cette recette élyséenne revue et corrigée par notre Pagnolo national : «il faut garder l’esprit de réformes, rien n’est pire que le statu quo». Mais il chante «marchons, marchons» comme les chœurs d’opéra, en faisant du surplace, fermement décidé à ne plus rien faire d’autre que jeter de la poudre aux yeux et préparer les élections de 2017.

Dire le contraire de ce que l’on fait et faire le contraire de ce que l’on dit pour en venir à ne plus rien faire du tout : voilà le vrai bilan de trois années d’enfumage. Mais cela ne saurait suffire car…

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  • redistribution de l’argent pris aux contribuables…..c’est déjà commencé , comme cela a été dit à  » c dans l’air  » ; nottament dans les iles françaises , gros potentiel d’électeurs ps ; mais hollande peut bien éssayer d’enfumer quelques citoyens , il n’empêche , depuis l’arrivé du ps au pouvoir , lesdits citoyens ne cachent pas que leur pouvoir d’achat à beaucoup baissé , et face à cette réalité, hollande et cie ne peuvent que la mettre en veilleuse ;

  • Hollande « surfe sur ses maux ». C’est un peu « l’ombre qui surgit du néant ». Il s’attribue même les mérites du hasard etc. ….. La presse en a déjà parlé. Bref NUL mais régulier !
    Mais attention ! Il a des adeptes, des admirateurs.
    « C’est la chuuuute finaaaaleeeeee …. » Trop c’est trop !

  • 2ans encore et avec le coup le PEN, 5ans de plus = 7 ans. Qui peut encore attendre 7 ans avec des enfants en bas âge. Un de 12 ans dans 7 ans aurait 19 ans, formé à la méthode Belkacem du nivellement par le bas.
    Plus que quelques semaines avant notre départ définitif.

  • « les Républicains ». Encore une fois la France se doit de légiférer pour le Monde entier. Que serait celui-ci sans elle ? Rien ! Devant la nuée des partis Républicains et Démocrates existante sur le Globe, il faut réagir, et saisir l’ONU d’urgence. Et décréter une fois pour toutes que le nom des partis sera désormais donné par leurs opposants, seule manière d’assurer la liberté, l’égalité et la fraternité ! Non mais enfin ! Dans la foulée il faut aussi interdire à la gauche de s’appeler « nous les Socialistes» . Aux communistes « nous les Communistes »….et peut-être préférer « parti des Chômeurs », « parti de la Dette ». Les mots n’appartiennent à personne. Ils sont à la disposition de toute la population, et la justice n’a rien à faire contre l’Académie Française ?.D’ailleurs n’est-ce pas Cambadélice soi-même qui a affirmé devant les siens « Je vous demande de m’aider à renouveler le PS » prouvant ainsi son aveu louable de changer le changement, qui n’était sans doute, à y bien réfléchir, qu’une petite erreur de jeunesse. L’artiste ne mérite-il pas son nom délicieux ? Dans ma grande bonté, je vous laisse le soin de deviner comment va s’appeler le nouveau PS.

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