Le mythe de l’égalité des revenus

La thèse centrale du livre phare de Thomas Piketty résiste-elle à l’argument proposé par Adedayo Thomas ?

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Le mythe de l’égalité des revenus

Publié le 20 mai 2015
- A +

Par Temba A Nolutshungu.

Thomas Piketty credits News blu.org  (CC BY-SA 2.0)
Thomas Piketty credits News blu.org (CC BY-SA 2.0)

L’ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, a ravivé l’idéologie discréditée du socialisme/communisme et ses diverses affirmations, comme l’État développementaliste, le capitalisme d’État, l’État providence et l’État dirigiste. La thèse centrale de l’ouvrage : assurer l’égalité des revenus pour la stabilité socioéconomique et politique en mettant en œuvre la taxe punitive et d’autres mesures politiques qui ciblent les riches. Cette thèse irrationnelle est attrayante pour les décideurs qui prospèrent sur l’impôt.

À cet égard, les mots de Hans F. Sennholz, président de la Fondation pour l’Éducation Économique (Freeman, août 1992) sont remarquables :

« Pour poursuivre l’idéal d’une répartition égale des biens, il faut partir du constat que l’envie et la convoitise compromettent l’harmonie sociale et la paix économique et lutter pour rétablir cette inégalité. Cette lutte devient immorale quand elle repose sur la spoliation.».

Malheureusement, même aux États-Unis, la thèse de Piketty semble avoir acquis un certain crédit. Heureusement, de l’autre côté de l’océan Atlantique, Adedayo Thomas, directeur de l’Organisation pour le développement du Nigeria « African Liberty », a une façon remarquablement simple de détruire l’argument de l’égalité des revenus quasi-socialiste. Le raisonnement de Adedayo est que, si vous donnez à un certain nombre de personnes un montant d’argent de valeur égale, afin qu’ils soient tous sur un pied d’égalité sans aucun différence ou inégalité socio-économique les distinguant, après un certain temps, vous trouverez des écarts criants sur la façon dont ces personnes ont utilisé les sommes égales d’argent que vous leur avez données.

Beaucoup d’entre eux auront utilisé l’argent totalement ou partiellement. Quelques individus l’auront investi pour démarrer une entreprise afin de générer des revenus supérieurs à la somme initiale. D’autres auront investi de l’argent dans des placements sûrs et stables tels que les comptes en banques et les actifs des entreprises. Les banques et les sociétés de financement à leur tour auront utilisé cet argent collecté pour générer des rendements en faveur de leurs investisseurs. En d’autres termes, même si tous les individus avaient commencé sur un pied d’égalité, au fil du temps, les inégalités se seraient développées à travers la recherche de leurs besoins personnels.

L’explication d’Adedayo n’est pas nouvelle. Déjà, il y a des siècles, le philosophe grec Aristote (384 BC – 322 BC) avait averti que : « la plus grande inégalité est d’essayer de rendre les choses inégales égales ». Sans surprise, le résultat est une conséquence inévitable de la réalité de la nature humaine. Les individus sont différents. Ils sont dotés de compétences différentes et ont des priorités différentes, des préférences et des goûts différents. Certains peuvent être musicalement, artistiquement ou athlétiquement doués et, si la chance leur sourit, ils seraient en mesure de gagner beaucoup plus d’argent que les autres en raison de leurs talents uniques.

Les inégalités sociales et surtout celles du revenu reflètent le fait que les individus sont dotés et pourvus différemment. Il y a de nombreuses façons de créer de la richesse et de travailler à l’amélioration de ses conditions socio-économiques. Pas étonnant alors qu’il y ait autant de résultats différents. Ainsi, Lionel Messi, le joueur de football doué, est devenu un multimillionnaire ; Michael Jackson, a utilisé son don du chant et de la danse pour accumuler une fortune, Muhammad Ali a utilisé ses dons pour pulvériser ses adversaires et gagner des millions. Il y a les nombreux acteurs de Hollywood inégalement dotés qui engrangent des millions. Toutes ces différences auront inévitablement et naturellement entraîné des écarts de revenus que dénoncent Piketty et ses cohortes d’orientation socialiste. Karl Marx doit rire dans sa tombe. Piketty a prescrit exactement ce que Marx a toujours soutenu : « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme, par des impôts, des impôts et encore plus d’impôts ». Il est choquant que les gens qui utilisent leurs qualités et font des sacrifices personnels pour s’enrichir soient toujours pénalisés. Ce que propose Piketty ne peut pas être mis en œuvre sans nuire à la liberté d’autrui de poursuivre ses objectifs économiques.

« L’égalité devant les règles générales du droit est le seul genre d’égalité favorable à la liberté qui peut être fixée sans détruire la liberté », écrit alors le professeur Walter E Williams dans son livre « Plus de liberté signifie moins de gouvernement » (1999). Si vous confisquez les fruits du travail des personnes économiquement productives, vous tuez leur motivation à produire plus. Vous découragez les contributions globales des riches à l’économie et démotivez ceux qui cherchent le progrès. La cause de l’égalité échoue à l’épreuve de la réalité économique.

La doctrine sociale des pays socialistes tentant de niveler les revenus de leurs populations (conformes à l’idéologie marxiste), a engendré les implosions dramatiques de 1989 et l’effondrement du mur de Berlin. Ceux qui proposent ce genre de mesures populistes devraient réfléchir à l’impact de telles propositions qui peuvent paraitre séduisantes au premier abord.

Les mots de la fin seront laissés à l’économiste et lauréat du prix Nobel, le professeur Milton Friedman :

« Une société qui met l’égalité, dans le sens de l’égalité des résultats, devant la liberté, va se retrouver avec ni égalité ni liberté… D’autre part, une société qui fixe la liberté comme premier objectif se retrouvera avec à la fois une plus grande liberté et une plus grande égalité ».

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  • A chaque fois que je lis ces article sur l’égalité des revenus et la perte de motivation qu’elle engendre pour ceux qui sont matraqués fiscalement ,me fait penser à mon cas : depuis quelques années , je m’en tiens à une certaine tranche de revenue annuels : entre 60 et 85 k nets par an car au delà la progressivité devient confiscatoire .
    Le fait de rester dans certaines tranches permet de limiter cette dernière et cet acte constitue une sorte de de révolution silencieux qui , ma foi , me sied à merveille .

    • Je ne sais évidemment pas d’où vous viennent vos revenus ni dans quelle branche vous travaillez et je ne vous le demande clairement pas!

      Un premier point de vue vous dirait que vous agissez sagement, ne gagnant que ce dont vous avez besoin, vous, vos proches et vos perspectives d’avenir, « en bon père de famille », sans chercher à sacrifier, par simple exemple, votre présence auprès des vôtres à « gagner plus » quitte à en laisser les 3/4 , pour d’autres: votre « mission » première étant d’abord de profiter du plaisir d’être en famille et disponible pour chacun de ses membres, toujours « en bon père de famille »!

      Un autre point de vue vous dira que si vous faites appel, un jour, à un professionnel, toute affaire cessante, pour un problème urgent, vous le trouverez mais il vous demandera un supplément financier pour compenser ce manque, pour lui, de disponibilité « en famille »! Ce n’est que normal!

      Je ne vous apprends rien en vous disant qu’il y a des « addicts » de l’argent, prêts à tout pour gagner toujours plus d’argent, de pouvoir ou d’influence.

      Enfin, certains ont une vocation plus attirée vers le tiroir-caisse, que la satisfaction d’être et de se ressentir simplement « the right man in the right place ».

      Il y a dans l’humanité, une variété de points de vue et d’options: je n’ai pas (envie ni) compétence pour condamner les uns et louer les autres.

      Si vous êtes bien le « sage », je serais sans doute de ceux qui pensent comme vous!

  • L’égalité de revenus bafoue non seulement la liberté mais également l’égalité telle que rappelée, en France, par la devise républicaine. Les hommes naissent libres et égaux en droit. On ne peut être plus clair. L’égalité républicaine, c’est seulement l’égalité en droit, certainement pas en mérites, en dons, en talents ou en revenus. L’égalité socialiste ou égalité réelle marxiste implique l’inégalité en droit, à commencer par l’inégalité fiscale sous l’effet des impôts progressifs ou redistributifs, agression fiscale manifestement arbitraire qui se poursuit entre autres par le nivellement par le bas à l’école, sacrifiant les enfants aux dogmes idéologiques, et se termine par une justice inéquitable, méprisant les victimes au nom de cette même idéologie. Enfin, sans liberté et sans égalité en droit, l’Etat favorisant arbitrairement certains groupes aux dépens des autres, la fraternité n’est qu’une fiction, ce qui conduit inexorablement le pays à sa dislocation de l’intérieur (spoliation, corruption, népotisme, délitement économique, anarchie législative planifiée). Au-delà de la France, le socialisme est incompatible avec toute forme de régime constitutionnel puisque l’arbitraire, notamment l’arbitraire socialiste, n’a nul besoin de constitution pour prospérer.

    Les inégalités sont bonnes et nécessaires, à l’exception des inégalités en droit. Le socialisme, peu importe ses variantes, est définitivement incompatible avec la République. Tôt ou tard, il faudra en tirer les conséquences pratiques.

  • Si je puis me permettre, un autre défaut majeur de l’égalitarisme est que la plupart du temps, il mesure uniquement les revenus et/ou le capital en argent, sans tenir compte du libre exercice des préférences individuelles. Je m’explique par un exemple vécu. Un ami ingénieur avait le choix de partir à Dubaï construire de grands immeubles en l’échange d’un salaire très important. Il a préféré rester en Europe, proche de sa famille. Tout à fait légitimement, ces éléments justifiaient pour lui l’abandon d’une partie de ses revenus. On voit mal en quoi une redistribution de revenus s’imposerait entre lui et l’ingénieur qui aurait fait le choix de partir, à moins (1) de nier toute pertinence aux choix que réalisent les individus (et donc nier la liberté), ou (2) de considérer que l’argent est la mesure de toute choses. Dès lors, un socialiste est soit un totalitariste qui s’ignore, soit un matérialiste au sens le plus vulgaire du terme… ou les deux.

    • Tout à fait d’accord
      Chacun fait ses choix personnels, si un couple préfère que la mère (ou le père) ne travaille pas pour bien éduquer ses enfants, l’état n’a pas à discriminer fiscalement le couple qui gagne plus.

      • Sauf si la crèche où on « parque » les gosses pour aller gagner son oseille, est subsidiée, bien évidemment!

        Rien n’est aussi mathématique ni logique avec des humains et les gens l’expriment clairement lors d’actions de générosité comme le téléthon et bien d’autres choses!

        Si des parents s’occupent bien mal de leurs enfants, n’est-il pas normal que ces enfants soient aidés par la communauté ou faut-il simplement les considérer comme de simples « dégâts collatéraux », au nom d’un libéralisme bien compris?

        Si vous avez malheureusement un enfant handicapé, est-il inacceptable que la communauté participent à la compensation du temps consacré à cet enfant et qui ne rapporte évidemment pas un cent?

        Le libéralisme, si il devient idéologie, poussé aux extrêmes de son raisonnement, s’écroule de lui-même!

        Aucune idéologie rencontrée dans mon existence ne m’a semblé avoir raison, toute seule!

        Le libéralisme n’est qu’une orientation qui prône l’importance prépondérante de la liberté personnelle, contre la force de groupes pseudo-uniformes constitués en « lobbies »! En cela, j’y adhère!

        Si il s’agit d’autoriser le profit financier maximum sans aucune règle ni frein, j’aurais bien plus de mal!

        Alors, Th. Piketty, comme tout autre économiste, est capable d’expliquer, éventuellement, le passé! Quant à prévoir l’avenir, ils sont souvent, à 50%, à avoir raison, les autres pas! (Il n’y a malheureusement pas de « sans avis », dans cette tribu trop écoutée!)

        • Dans ce cas la il suffit de mettre en place une lois qui oblige les familles dont l’un des deux enfants ne travaillant pas à prendre en charge les frais de crèche. Vu que le couple dont le deuxième parent travail payent plus d’impôts sur le revenu ils payent largement les frais de crèches (surtout que le cout des crèches en France est indexé sur le salaire )

          ça c’est TON avis, beaucoup de philosophes pensent qu’aucun don n’est désintéressé (et j’approuve totalement cette théorie), ça peut être inconscient (ce déculpabiliser de quelque chose par exemple) ou conscient (passer pour quelqu’un de grand et généreux). Dans tous les cas tu ne peux affirmer ça .

          ça dépend, si les enfants sont maltraités (physiquement ou moralement) ou si ils sont « mal éduqué », si ils sont maltraités il est normal de protégé les enfants et de punir pénalement les parents, si ils sont mal éduqué c’est leur problème, tu n’as pas a t’immiscer dans l’éducation que choisissent les parents pour leurs enfants. C’est a l’enfant plus tard de faire ses choix et de remettre en cause cette éducation.

          Il est normal d’aider les handicapés (je parle des vrais handicapé, pas les mec qui se foulent souvent la cheville et qui ont le droit à un statu d’handicapé pour ça, oui oui ça existe !), personnellement c’est le seul assistanat que j’accepte (comme toute personne civilisé), mais ça coute pas bien cher à la société ce type d’aide .

          La encore ça dépend de quel Libéralisme tu parles (il y a énormément de courant de pensé), certains sont totalement viable, le libéralisme bête (tout le monde fait absolument ce qu’il veut quand il veut) me semble pas crédible (mais après qui suis-je pour l’affirmer ?)

          Il n’en existera jamais qui auront « raison », aucune idéologies ne fera plaisir à tout le monde et n’aura que des avantages c’est impossible ! Il y a des avantages et des inconvénients a tout choix, tout est une question de point de vue .

          Réduire le Libéralisme à la lutte contre les lobbies est un erreur, c’est surtout une cause de la non intervention de l’état.

          Pourquoi ? Ne cherchez vous pas le profit vous même ? En quoi faudrait’il des règles ou des freins ? Avez-vous résolu cette science qu’est l’économie pour pouvoir affirmer être capable de changer les règles ? Si c’est le cas, vous aurez retiré une énorme épine du pied de l’humanité, car l’économie est beaucoup trop complexe pour être comprise

          Car l’économie est imprévisible ! C’est pas plus compliqué que ça ! C’est l’un des seuls points ou Hayek et Keynes était d’accord (sauf que l’un parle de cycle et l’autre de l’esprit animal afin d’expliquer les crises économiques).
          Le travail d’un économiste est de regarder ce qu’il s’est passé afin d’essayer de comprendre pourquoi ça c’est passé comme ça et en tirer des leçons afin que cela ne se reproduise plus (enfin plus exactement de la même manière)

          • Nous sommes d’accord, il me semble, en général et sur deux points: le libéralisme a des niveaux différents et des sens un peu ou plus différents.
            Sur le rôle des économistes aussi.

        • Quel libéral a dit qu’on abandonnait les handicapés ❓
          Hier soir, j’ai dépanné un cycliste dont la chaîne avait déraillé. En haut de la cote, rebelote.
          J’ai bien passé 15-20 minutes a aider cette personne.

          Le problème, quand l’état s’occupe de tout, les réflexes, les circuits d’entraide d’autrefois disparaissent.
          Quand vous êtes sous pression parce qu’il faut être rentable en moins de temps parce l’état augmente les taxes, vous n’avez plus le temps d’aider qui que ce soit. Vous rentrez chez vous, douche, repas, TV et au lit.
          Avec moins d’état, celui qui aura réussi, pourquoi n’aurait-il qu’envie de dormir sur son tas d’or et être enterré avec ❓

          Non le monde sans état n’est pas forcément négatif.

          • Si, évidmment! Un état est actuellement, indispensable, ne fut-ce que pour avoir la parole dans le concert des nations, à l’O.N.U. (où la France ne manque d’ailleurs pas de jouir de ses dernières années dans un siège du Conseil de Sécurité, sans doute, clairement remanié, d’ici, quelques années pour s’adapter à la réalité!).

            De plus, difficile d’imaginer, toujours actuellement, que la France se déclare sans état!

            Surtout quand la dette est délirante, ça ferait fort « faillite frauduleuse »!

            Enfin, je ne suis pour rien dans votre constitution!

            En ce qui me concerne, je chargerais l’état de traduire en lois et règlements, la volonté majoritaire de la population.

            Tout en respectant et protégeant, cependant, les droits de la population minoritaire, singulière ou plurielle.

            C’est bien sur ces 2 critères qu’on reconnait une démocratie vraie!

            À cet état, vraie émanation de tout une population, de définir les règles du « vivre ensemble », du « vivre face au restant du monde », aussi!

            L’état aura à écrire des « cahiers des charges » pour tout ce que la population lui demande de coordonner, mais pas du tout à créer des entreprises dont il deviendrait propriétaire.

            Le reste: vote obligatoire (option très personnelles: la communauté investit pour que vous puissiez voter, si vous ne le faites pas, vous devrez au moins rembourser les frais investis pour votre vote! Et ce ne sont certainement pas les « assesseurs » requis et indemnisés que très symboliquement qui me démentiront!

            Investiture, forcément à la proportionnelle (le reste n’étant que tripatouillage)!

            Contrôle sur le représentant élu!

            Mais la France n’a que faire de l’avis d’un étranger (j’ai été bien mal payé pour le savoir!) et si elle désire rester aussi raciste et xénophobe que maintenant, cela ne me regarde plus!

            Mais un état libéral français n’est qu’une utopie: aucun parti, digne d’une vraie confiance, ne se présente dans l’éventail!

            L’état es squatté par un trouble magma d’ « étatistes » liés par des combines turpides, tous sortis des mêmes écoles, leurs parents se connaissaient. Ce n’est plus de la politique, c’est la « famiglia »!

            • Si cela se limite à une représentation à l’ONU et à la sauvegarde des frontières, je suis d’accord avec vous.

        • Bonjour Mikylux
          Je ne comprend pas très bien votre réaction qui me parait épidermique.
          Je demande seulement la neutralité de l’état et de ne pas discriminer à tout va.
          Le pb des enfants handicapés est un autre pb.
          Cordialement.

  • Il y a un aspect qui n’est jamais évoqué : celui du hasard. Il y a un aspect « lotterie » qui n’est pas pris en compte : les socialistes se concentrent sur l’illusoire égalité des chances, les libéraux ont tendance à considérer la réussite en oubliant les échecs.

    Cependant, ce hasard est probablement nécessaire : hors toute considération de justice ou de mérite, il favorise l’émergence des bonnes solutions. En d’autre termes l’inégalité n’est que la conséquence d’une méthode empirique de développement qui est elle même totalement incontournable. Toute tentative de réduction du hasard est contre-productive, et on ne peut de toutes façons pas dépasser une certaine limite dans la réduction du hasard sans aboutir à une catastrophe.

    Concrètement, une entreprise (et son créateur) peut se développer et faire des proffits scandaleux pace qu’elle a touvé un « créneau » par hasard, mais ce n’est pas une raison pour torpiller son développement au proffit d’autres sociétés qui se sont engagées dans une mauvaise voie.

    • Oh le « hasard »! Cette « incertitude » devenue « chose », « loi », « facteur », invoquée par certains par un croisement des doigts mais qui n’est, en définitive que notre ignorance de l’avenir!

      En voilà un bel « argument »! « Logique », puisque le terme existe, aussi flou soit-il!

      Mais en fait, il n’en est rien et l’état français comme « La Française des Jeux » ou le « P.M.U. » l’ont bien compris qui prélèvent AVANT la distribution, ce dont ils veulent disposer!

      Ils sont évidemment gênés par ces bookmakers étrangers, qui pariant sur des matchs de foot français, même avec des Français, ne sont pas pour autant imposables en France: un « scandale »! (aurait dit G. Marchais!).

      Alors oui, il y a de la chance, mais il y a aussi de la malchance!

      Si d’un côté, on laisse au « chançard » tout le profit de sa chance, peut-on demander dignement à tous de compatir à la malchance d’autres?

      Si la loi du hasard prévaut, faut-il encore des pompiers? Puisqu’on n’est responsable de plus rien et, en aucun cas du malheur des autres? Les humains ne réagissent heureusement pas comme ça! (Beaucoup d’animaux, non plus!).

      Donc si le libéralisme, c’est la loi du plus fort, et une loi de la jungle où les hommes sont plus bêtes que les bêtes, ce sera sans moi!

      • « mais qui n’est, en définitive que notre ignorance de l’avenir! »

        Il est aussi la construction de notre présent et sa quasi-improbabilité. A tous les niveaux, nous sommes le fruit du hasard (à commencer par l’invraissemblable succession de rencontres de nos ancêtres qui nous fait naître un jour).

        Individuellement, nous ne sommes rien, mais globalement nous avons une destinée qui résulte de hasards convergents. Je suis d’accord que cette destinée ne mérite pas que l’on si intéresse si elle doit nous renvoyer au chaos ou au néant. Mais je doute que nous puissions agir sur la destinée de l’humanité et qu’au contraire en allant au-dela d’une simple et « humaine » amélioration du présent, on a toutes les chances de mal agir sur le futur.

  • L’éléphant dans le couloir que Piketty & Co rate bien consciencieusement, ce sont les « droits » (en 1789 on aurait dit « privilèges », terme plus juste) et le pouvoir.
    par exemple que vaut le « droit » d’occuper un logement HLM bien situé à Paris ? le droit de distribuer à sa guise (et à ses copains, donc) 1 million d’euro de commande publique ? etc.
    Piketty n’en parle pas, n’en tient aucun compte. il compte l’argent de la fondation Bill Gates comme une richesse de Bill Gates (ce qui est juste), il ne compte pas l’argent de l’Etat que Mollande peut distribuer (pas tout, heureusement, mais plusieurs dizaines de milliard quand même) comme une richesse de Mollande, et c’est injustifiable.

    • Comme quoi, il y a loin entre un texte voté « démocratiquement » (entre 15 et 25 députés en séance), et ce qu’en font les personnes « en place (utile?) »

  • On peut pousser l’exemple encore plus loin, si on trouve normal que celui qui a crée une entreprise doit redistribuer une partie de ses revenus, alors, si il s’agit de perte, ce sont les autres qui doivent le renflouer et là je pense que nos petits amis égalitaristes ne seront pas très d’accord.

    • N’en soyez pas si sur, ils vont faire leur B.A. en renflouant l’entreprise malheureuse avec VOTRE argent, sans vous demander votre avis.

    • T’inquiète pas ils les renflouent ! Les banques par exemple, ou encore les nationalisations d’entreprises pas viable du tout. Quand c’est pas ton pognon tu n’hésites pas à mettre la main au portefeuille

  • A l’auteur : pourriez vous citer le ou les passages du « livre » de Piketty » qui font références à l’égalité des revenus ? merci
    PS : ne donnez que le N° de/des page(s)

  • Imposer les plus riches, c’est prélever les plus pauvres.

    C’est quand même incroyable que des bac + 32 ne parviennent pas à comprendre qu’un patron, si on augmente ses impôts, diminuera la masse salariale de ses salariés pour les payer plutôt que de diminuer ses propres revenus.

    C’est aussi incroyable que ces même bac + 99 n’arrivent pas à comprendre que les inégalités sociales n’existent pas et qu’il n’y a que des différences sociales : la condition sociale n’est absolument pas comparable d’un individu à un autre selon un quelconque critère extérieur : il est absolument impossible de décider pour quelqu’un si il est heureux ou pas et de lui mettre une note de bonheur sur une échelle de 0 à 20.

    Après cela, on s’étonne que des gens croient qu’avec un bouquin, Casimir Piketty va les rendre riche d’un coup de baguette magique, en inventant la solution politique qui rend tout le monde heureux :

    Voici venu le temps des rires et des chants
    Dans l’île aux enfants
    C’est tous les jours le printemps
    C’est le pays joyeux des enfants heureux
    Des monstres gentils
    Oui c’est un paradis

  • La thèse de Picketty est fausse et Bastiat l’a prouvé il y a deux siècles dans Les harmonies économiques, une lecture absolument nécessaire.
    Démonstration: Si le capitaliste acquiert une machine, c’est pour gagner en productivité du travail.
    Or pour être profitable, l’investissement doit augmenter la part du travail dans la valeur ajoutée.
    => Le capitalisme enrichit donc les ouvriers davantage que les capitalistes.

    C’est un fait.
    Picketty peut écrire un million de pages de statistiques.
    Du reste, ce pseudo-exprimentalisme est vain.
    L’action humaine est le produit de la pensée, pas des lois de la nature.
    Il est aussi superstitieux de prêter une pensée aux objets que de nier celle des hommes.
    Le marxisme est une superstition.
    Sur ce sujet, écouter François Guillaumat: lumiere101.com/2007/11/13/le-pseudo-experimentalisme/
    Sur tous les autres sujets aussi, lui et son comparse Georges Lane.

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