Pourquoi je n’investirai pas

Pourquoi les entreprises refusent-elles de jouer le jeu de la croissance et d’embaucher, en dépit des mesures gouvernementales en faveur de l’investissement.

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Pourquoi je n’investirai pas

Publié le 5 mai 2015
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Jacques Clouteau

euro-finance-investissement (public domain)

Article extrait du mensuel « Cool ma Gazelle tu Trimes », le magazine de la Solidarité Nationale. On relate dans cet article une discussion entre d’une part Jean-Vladimir Fourachaud, professeur d’économie, c’est-à-dire un économiste professionnel, enseignant l’économie depuis 25 ans, donc doté incontestablement d’une longue expérience de l’économie, et d’autre part Antoine Dupain, chef d’entreprise réticent à investir, en dépit des multiples ouvertures et facilités que lui offre le Pacte de Compétitivité. Que nos fidèles lecteurs n’hésitent pas à intervenir dans ce débat.

Jean-Vladimir Fourachaud — Bonjour monsieur Dupain, depuis quelques mois, notre gouvernement a pris ses responsabilités et propose désormais aux entreprises d’immenses facilités pour investir et jouer le jeu de la croissance. Or les entreprises ne répondent pas et refusent d’embaucher, en dépit des milliards d’euros qu’elles ont reçus.

Antoine Dupain — Bonjour monsieur Fourachaud, merci d’accepter de débattre avec moi, vous êtes bien courageux car j’ai l’intention de vous pulvériser. Mais auparavant, j’aimerais que nous fixions quelques points d’accord au cours de cette discussion. Premièrement je souhaiterais que nous parlions la langue française, que chaque mot ait pour nous deux le même sens, et que le lecteur comprenne bien ce sens.

Jean-Vladimir Fourachaud — ? ?

Antoine Dupain — Déjà, dès votre première phrase, vous semblez errer oralement entre des concepts flous. En effet vous affirmez « le gouvernement propose aux entreprises » et « les entreprises ne répondent pas ». Ces simples mots contiennent en eux l’étendue de votre ignorance. Vous êtes-vous déjà placé devant les murs d’une entreprise, cher monsieur Fourachaud, et avez-vous essayé de leur parler à haute voix ? Et ce faisant, les murs en question vous ont-ils répondu ? Non bien sûr, sauf après une cuite carabinée… Une entreprise, monsieur l’économiste, c’est avant toute chose un homme, qui un jour, par désir d’indépendance, sur une bonne idée, décide de rompre tout lien de subordination avec qui que ce soit, et va créer son propre emploi. Alors par respect, ne parlez pas à une entreprise, mais parlez plutôt au chef d’entreprise, il vous en saura gré. Ensuite, je ne sais dans quelles boîtes à chiffres vous êtes allé chercher les milliards que vous évoquez. Pour ma part, le CICE m’a permis de déduire 2.000 € de mon bénéfice sur l’exercice 2013. D’une part il aurait été beaucoup plus simple de ne pas me faire payer cette somme en charges, plutôt que de la payer puis la déduire ensuite, et d’autre part que voulez-vous que je fasse comme embauche avec 2.000 € sur un an ?

Jean-Vladimir Fourachaud — Certes, monsieur Dupain, mais n’ergotons pas sur les mots, et répondez plutôt à ma question : vous êtes patron, vous avez évoqué avant l’interview une très bonne idée que vous avez eue, alors pourquoi n’investissez-vous pas ?

Antoine Dupain — Effectivement j’ai mis au point ces derniers mois une invention qui pourrait révolutionner mon secteur d’activité, et rapporter beaucoup d’argent. Mais dites-moi, monsieur l’économiste, pourquoi vous, qui semblez être un spécialiste de cette discipline, vous qui manipulez les concepts économiques depuis 25 ans, et vu les ponts d’or que le gouvernement semble lancer, pourquoi n’investissez-vous pas ? Votre revenu, compte tenu des nombreux jours de grève où vous réclamez une amélioration de votre pouvoir d’achat, ne doit pas être mirobolant. C’est donc le moment de franchir le pas, et de mettre en pratique les théories que vous professez.

Jean-Vladimir Fourachaud — N’inversons pas les rôles, voulez-vous, je ne suis pas patron et je ne souhaite surtout pas le devenir. J’enseigne l’économie, c’est tout.

Antoine Dupain — Ah, vous « enseignez l’économie, c’est tout ». Donc vous ne la pratiquez pas. Alors que moi, monsieur l’économiste, je la pratique à chaque minute de chaque jour, avec mille problèmes à régler, et je ne trouve aucune solution à ces problèmes dans aucun de vos livres d’économie. Or donc ouvrez grand vos oreilles, je vais vous en donner, moi, une leçon d’économie ! Sachez tout d’abord que ma petite entreprise compte huit collaborateurs. Avec moi, nous sommes donc neuf personnes en tout dans la structure. Si je pompe dans mes économies et lance ma nouvelle idée, je serais obligé d’embaucher du monde et nous serons alors plus de dix personnes. Ce qui veut dire qu’il me faudra satisfaire aux nouvelles obligations légales sitôt qu’on dépasse ce seuil.

Jean-Vladimir Fourachaud — Certes, mais ces obligations ne sont quand même pas une montagne que vous ne sauriez franchir…

Antoine Dupain — Monsieur l’économiste donneur de leçons, si une fois dans votre misérable existence vous aviez tenu les rênes d’une entreprise, vous sauriez que ces obligations légales pour embaucher un onzième salarié viennent s’ajouter à toutes les couches précédentes qu’il me faut déjà gérer. Sachez aussi que je suis seul pour les gérer, puisque ma structure est trop petite pour permettre l’embauche d’un directeur administratif. Et sachez enfin que je ne me suis pas mis à mon compte un jour pour remplir des paperasses sans signification et payer des gens pour les lire et les classer…

Jean-Vladimir Fourachaud — Si je résume, vous êtes en train d’inventer toutes sortes d’excuses pour ne pas investir, et donc ne pas remplir le rôle social qui est le vôtre.

Antoine Dupain — Vous êtes tout bonnement sidérant de suffisance, monsieur Fourachaud. Et surtout vous êtes tellement calé dans vos certitudes que vous jugez inutile de m’écouter. À part répéter benoîtement les invocations de notre ministre de l’Économie, trouvez-moi une seule bonne raison pour que, comme vous le répétez à satiété, « j’investisse ». Et pourquoi aurais-je soudainement un « rôle social » ? Nous ne sommes pas au théâtre, monsieur l’économiste, je ne joue pas un rôle, je souhaite simplement voir mon entreprise prospérer et mettre ma famille à l’abri du besoin.

Jean-Vladimir Fourachaud — Mais enfin vous êtes chef d’entreprise, et ce faisant vous devez garantir à la société, à l’État, qui a permis que votre entreprise se crée, un juste retour des choses, et à vos employés, qui vous ont fait confiance, un revenu pérenne.

Antoine Dupain — Décidément, monsieur l’économiste, nous ne vivons pas sur la même planète… Il est évident qu’avec vos horaires de professeur d’économie, vous avez largement le temps d’imaginer un monde idéal dans lequel les uns sont contraints d’investir leurs deniers en permanence pour assurer aux autres tranquillité et sécurité. Mais dans le monde où je vis chaque jour, monsieur, ça ne se passe pas comme ça… Je travaille déjà plus de douze heures par jour, j’ai aussi une famille, j’aimerais également bénéficier d’autant de temps libre que vous en avez. Et comme la nuit, il m’arrive de réfléchir, je me demande sérieusement s’il est intelligent de développer mon idée dans la conjoncture actuelle de notre pays. Voici une semaine j’ai fait le calcul de ce qui va se passer pour moi – pardonnez mon égoïsme – si j’investis dans mon projet.

  • Première conséquence : mes économies vont disparaître, avec le risque que je ne les revoie jamais. Ça, évidement, ça ne risque pas de vous arriver…
  • Seconde conséquence : je devrais organiser dans ma petite entreprise l’élection d’un délégué du personnel, comme si j’avais besoin d’un tel intermédiaire pour discuter avec mes collaborateurs. Et ce délégué aura le droit de quitter son poste de travail pour aller se former au combat social. En clair, je devrais payer quelqu’un pour qu’il vienne m’emmerder ensuite… Et si mon entreprise connaît une phase difficile et que je suis à sec de trésorerie, il sera quasiment impossible de licencier cet individu…
  • Troisième conséquence : ce développement va me prendre beaucoup de temps sur ma vie personnelle, déjà bien remplie comme je vous l’ai expliqué.
  • Quatrième conséquence, financière celle-là : après tout le travail de mise en place, après l’investissement de mes économies, après l’embauche de collaborateurs, quel sera le complément de revenu qui me restera ? Eh bien j’ai fait le calcul, cher monsieur qui enseigne l’économie, et j’arrive au chiffre faramineux de 500 euros chaque mois. Une fois mon impôt payé, je gagnerais en sus par mois 250 euros à peine. Je résume donc, puisqu’il semble qu’aucun économiste n’a jamais pensé à ces chiffres-là : le gouvernement me bassine pour que j’investisse mon épargne, puis, quand je l’aurais fait, les caisses que vous dites sociales vont me prendre une bonne moitié du bénéfice dégagé , ensuite l’État se servira et enfin, si tout s’est bien passé, il m’en restera une portion congrue…

Pour résumer, tout ce risque financier et tout ce travail pour 250 petits euros supplémentaires. À ce rythme-là, combien d’années me faudra-t-il pour reconstituer mes économies ? Alors voilà ma question : pourquoi investirais-je ? Trouvez-moi maintenant une seule bonne raison logique, irréfutable…

Jean-Vladimir Fourachaud — Vous avez raison de souligner votre égoïsme, en fait vous voulez travailler uniquement pour vous, et vous ne voulez rien partager, ni contribuer aux frais de la nation par l’impôt et les charges sociales. À cause de gens comme vous, le pays compte des millions de chômeurs et nos caisses de sécurité sociale sont vides.

Antoine Dupain — J’entends bien, monsieur l’économiste, et je mesure l’étendue de ma culpabilité. En quelque sorte, votre système politique me spolie déjà d’une grande partie ce que je gagne, et je devrais investir le reste pour me faire encore plus escroquer. Et si je ne le fais pas, je deviens responsable de la catastrophe économique du pays. Dites-moi, monsieur Fourachaud, me prendriez-vous par hasard pour un imbécile, ou bien votre nounou vous a-t-elle bercé trop près du mur de la chambre ?

Jean-Vladimir Fourachaud — Je prétends que oui, si vous êtes chef d’entreprise, vous êtes responsable de l’état de l’économie. Et si cette situation ne vous convient pas, vous n’avez qu’à redevenir salarié, et laisser de vrais patrons prendre votre place.

Antoine Dupain — Je vais faire mieux, monsieur le professeur, je vais vous proposer une place dans mon entreprise, celle de chef de projet, et vous allez m’aider à mener cette tâche à son terme. Donc si vous le voulez bien, vous aller démissionner de votre poste d’enseignant et entrer enfin dans la vraie vie, dans la vraie économie. Et votre rémunération sera indexée sur les ventes de notre nouveau produit. Qu’en pensez-vous ?

Jean-Vladimir Fourachaud — Vous plaisantez, j’espère. Il est hors de question que je quitte ce métier qui m’assure un revenu et une sécurité pour un travail hasardeux sans aucune garantie d’avenir.

Antoine Dupain — CQFD… Voyez-vous, cher monsieur, vous venez de tracer la frontière qui nous séparera à tout jamais. Et je m’en vais résumer ce que vous venez de me dire. Vous m’avez énoncé, avec d’autres mots : moi, Jean-Vladimir Fourachaud, professeur d’économie et payé avec les impôts de monsieur Antoine Dupain, je ne souhaite surtout prendre aucun risque dans ma vie, et j’estime normal d’être payé juste pour respirer. Par contre, pour assurer mon salaire et ma sécurité, j’exige de monsieur Dupain qu’il prenne tous les risques et engage toutes ses économies. Et si ses idées rapportent de l’argent, j’exige aussi d’avoir ma part de ce gain. Voilà ce que vous m’avez dit… Et moi, voyez-vous, je n’ai plus du tout envie de jouer à ce jeu-là, car j’estime que si monsieur Fourachaud veut gagner plus, il n’a qu’à lui aussi se creuser un peu la cervelle. Je ne suis pas forcément venu sur cette terre pour assurer le salaire de tous ceux qui veulent se la couler douce. Alors pour conclure cette inintéressante et complètement inutile conversation, je n’investirai rien du tout. Mieux que ça, cet été, pour la première fois de ma vie, je vais prendre un mois de vacances d’affilée. Après tout, ça ne sera que la moitié des deux mois dont vous bénéficiez… Et puis, un jour peut-être, quand une équipe de gens sérieux dirigera ce pays, des gens qui me respectent, alors oui, ce jour-là j’investirai.

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  • Excellent, de plus il y a tellement d’embûche, il faudrait que ce professeur d’économie soit confronté a une procedure au prud’homme de la part d’un nouvel employé profiteur (si si cela existe, les mauvais patrons aussi) pour toucher du doigt la encore la réalité, l’energie qu’il faut quand un seul employé peut envoyer a terre une petite entreprise et surtout ces delais affreux de ces conseils sans aucunes certitudes de justice même lorsque le dossier est en béton.

  • Mouais. C’est bien suffisant en tout point dans la forme, c’est ce qu’on en retire en premier. Pour le fond, doit en venir a l’idée que tout improductif ne mérite pas rétribution ? J’en connais un paquet, moi le premier. J’ai quand meme de temps en temps l’impression que ma valeur non mesurable est quand même ajoutée.

  • Tellement vrai!

  • L’économiste parle d’égoïsme mais n’en cerne pas le concept… Omettre l’égoïsme de l’individu en général et ici précisément de l’employé rejoint d’autres débats faussés de notre société actuelle tel le racisme ou la représentativité électorale.

    Est-ce que tout ce terreau pourri donnera un jour une terre fertile?

  • îvestir avec les pieds nikeles en poste en france … il faut etre suicidaire …!!

  • Une brève tentative de création d’entreprise il y a quelques années, j’ai vite repris mon ancien poste dans l’entreprise quitté comme salarié. Je ne ferai pas 2 fois la meme erreur

  • Excellent et tellement pitoyablement vrai …

  • Et pan ! dans la gueule de tous les Fourachaud de l’Elysée et du gouvernement. Magnifique billet qui montre clairement pourquoi le socialo-communisme ne marchera jamais ici-bas.

  • Excellent!
    A envoyer au Sapin du Roy Faineant, parait qu’il cherche des patrons, ce con la.
    Qu’il cherche. Je ne suis pas le seul a choisir l’exil. Que le dernier veuille bien eteindre la lumière en partant.

  • jolie fable. comme celle sur les retraites par répartition avec robinson et robinçon
    et comme celle sur les 10 amis qui boivent leur bière chaque semaine dans la bonne entente jusqu’à ce que le patron du bistrot fasse une remise pour leur fidélité…
    j’imprime et je conserve.

  • Génial. Et .. tellement EXACT. !!
    Malheureusement, les Dupains vont ralentir, les Fourachauds vont avoir le dessus.
    Et la France ira au cimetière des nations..
    Puisque des citoyens … il n’y en a plus.

  • Pour ceux qui n’ont pas lu « La grève » d’ Ayn Rand, ce magnifique petit article en résume une bonne partie. La « vertu d’égoïsme » y est aussi abordée. Bravo à M. Clouteau !
    Mais que cela ne dispense personne de lire La Grève, ce petit roman philosophique de 1200 pages … que je relis avec délice, pour ma part, pour la troisième fois !

  • « Or les entreprises ne répondent pas et refusent d’embaucher, en dépit des milliards d’euros qu’elles ont reçus. »

    Cette affirmation prêtée au tenant du socialisme serait drôle si les socialistes ce n’était pas vraiment ce que croient les socialistes. Comment peut-on être assez borné pour croire que le gouvernement puisse donner des ressources aux entreprises ? La bêtise humaine est effrayante…

    Il est insuffisant de répondre « mais ces ressources leur ont été prises ».
    Car la réalité, c’est que les ressources ont été prises par la violence aux entreprises qui font des bénéfices pour les attribuer à celles qui n’en font pas.
    L’information économique est donc renversée.
    Les socialistes croient avoir démontré leur estime pour l’entreprise en lui donnant un peu de butin.
    Ils y voient une révolution, et c’en est une dans leur esprit, eux qui haïssaient l’entreprise jusqu’ici.

    Mais ils empêchent l’économie de fonctionner en prenant à ceux qui réussissent pour donner à ceux qui échouent.
    Encore un effort messieurs les socialistes, acceptez de cesser de piller.
    Mais ce serait cesser d’être socialiste…

    • je ne dirais pas que l’état prend aux entreprises qui réussissent pour donner à celles qui échouent.
      je dirais que l’état prend à toutes les entreprises (certes plus à celles qui réussissent qu’à celles qui échouent, et pour cause, comment tondre un oeuf), pour payer les salaires de ceux qui ne font rien d’utile : les fonks qui prennent et les fonks qui distribuent.

  • et un prêcheur harangue son auditoire.

    non mais, sérieux ?

    c’est une fable d’une mièvrerie à faire vomir un gamin de quatre ans.
    même si dans le fond, on est parfaitement d’accord, quel est l’intérêt de ce texte ?
    je préfère de loin
    https://www.contrepoints.org/2015/01/23/195455-un-an-apres-toute-la-verite-sur-le-pacte-de-responsabilite

  • Antoine Dupain est l’archétype du patron français chouineur (heureusement cela reste une minorité même si une minorité importante), quant à Jean-Vladimir Fourachaud c’est plutôt un mauvais économiste (ce qui est sans doute voulu par l’auteur de ce dialogue) qui finalement parle assez peu d’économie au grand bénéfice de Dupain qui sinon serait « pulvérisé » en quelques minutes. C’est d’ailleurs ce que je vais tâcher de faire maintenant bien que je ne sois pas moi-même économiste.

    D’abord Antoine Dupain tente de donner une leçon de langage à notre économiste. On pourrait pardonner à Dupain son ignorance du fait qu’il passe 12 heures par jour à s’occuper de son entreprise et cela sans doute depuis plusieurs années si celui-ci ne faisait preuve de condescendance maladroite. Dupain considère que parler de « réponse » est inadéquat, l’entreprise n’étant pas capable de parler. C’est assez ridicule. Dupain n’a-t-il jamais entendu parler de réponse immunitaire par exemple ? Il semble ignorer que certains mots peuvent avoir un sens figuré en plus de leur sens propre. Mais passons sur cette querelle sémantique grotesque et consacrons-nous plutôt sur la conception de l’entreprise selon Dupain. Il nous dit que l’entreprise « c’est avant toute chose un homme ». Au contraire, une entreprise est une chose profondément collective (si on excepte les entreprises constituées d’un unique individu bien entendu mais ce n’est pas le cas de l’entreprise de M. Dupain), un ensemble d’interactions entre individus, un ensemble souvent unique de savoirs-faire. C’est cet objet collectif et social qui va permettre la création, la production de marchandises et l’innovation.

    Passons maintenant à la question de ce qu’on appelle communément les « seuils sociaux ». Antoine Dupain explique que c’est un des éléments qui l’empêche d’embaucher. Je ne remets pas sa parole en doute, c’est sans doute vrai. Peut-être est-ce finalement que c’est un chef d’entreprise moyen voire médiocre, car lorsqu’on regarde les données statistiques, 35% des entreprises de 9 salariés passent d’une année sur l’autre à 10 salariés, idem entre 10 et 11 et plus intéressant on ne constate pas de discontinuité au niveau des seuils (je prends comme données celles de l’INSEE entre 2005 et 2006). Comme quoi beaucoup d’entrepreneurs eux ne chouinent pas et sont assez forts pour passer ces seuils qui font si peur à M. Dupain. J’ajoute, pour informer M. Dupain, qu’en Allemagne la présence de représentants du personnel est obligatoire à partir de 5 salariés, idem en Autriche, avec des pouvoirs plus étendus qu’en France dans ces deux pays.

    Enfin, revenons au rapport coût/bénéfices évoqué par Dupain. Il trouve trop peu important le bénéfice qu’il pourrait tirer de son investissement 250 euros par mois, soit 3000 euros par an. Je ne sais pas quel est le montant de son investissement potentiel, mais si on suppose un investissement de 100 000 euros, cela correspond à un rendement net d’impôt de 3% sur un an, ce qui n’est tout de même pas négligeable. D’autre part, il oublie que son investissement valorisera sans doute son entreprise, ainsi lorsqu’il la vendra tout ou en partie, il en tirera un meilleur prix. Il retrouvera donc bien plus que ses économies investies. Cependant, il est possible que ses économies soient trop justes ou encore qu’il ne veuille pas les risquer entièrement, c’est pour cela que le crédit, l’emprunt existe. C’est d’ailleurs ce qu’avait bien compris Schumpeter.

    Pour conclure : M. Dupain est peut-être un entrepreneur moyen, comme il existe des salariés moyens, des profs d’économie moyens. Heureusement il existe aussi des entrepreneurs talentueux qui, plutôt que de gémir, préfèrent prendre leur courage à deux mains pour affronter les obstacles qui peuvent exister.

    • pour etre à mon compte depuis l’âge de 18 ans , jamais , jamais je n’embaucherais une personne … du moins tant qu’il n’y aura pas eu un changement de régime .
      dupain ne vous doit rien , mais ses  » collaborateurs  » lui doivent le respect pour qu’il leur fournisse de quoi gagner leur vie.
      le bénéfice escompté de 250 euro par mois , est effectivement beaucoup trop peu pour que dupain investisse ses économie, surtout si on compare cela au salaire d’un fonctionnaire …
      ses économie, il devrait plutot les mettre, au moins en partie, sur un PEA est spéculer sur le marché de paris : avec un peu d’habitude, il gagnera beaucoup plus que ça , et en prenant moins de risque , les tuyauteries de la BCE aboutissant directement dans la cuve des tenors du CAC 40 , qui eux , ont les moyens de s’affranchir des frontières …

      • Si vous n’avez pas besoin d’embaucher, pourquoi embaucherez-vous ? Un dirigeant d’entreprise embauche parce qu’il en a besoin. N’oubliez pas que sur le marché du travail, le demandeur c’est l’employeur, l’offre c’est l’employé (malgré les âneries de « demandeur d’emploi », la réalité c’est « offreur de travail », mais passons sur cette sémantique). En réalité, ils ne lui doivent rien. C’est lui qui vient les chercher, je dirai même qu’il profite de son travail (au sens littéral), le profit qu’il va tirer de la vente de son produit, provient du fait qu’il « exploite » au sens marxien du terme le travail de lui ET de ses salariés. Il retire davantage d’argent de ce qu’il produit relativement à ce qu’il a investit, parce que le produit fini, qui est la résultante de l’ensemble du travail de lui ET de ses salariés a plus de valeur que la somme des parties. Cela il le doit à la division du travail et au travail de ses salariés.

        Si vous estimez qu’un PEA est un meilleur placement qu’un placement à 3% net par an…. Sans compter la valorisation du capital après investissement….

        •  » si vous estimez qu’un PEA est un meilleurs placement …  »

          le mien fait 10% l’an depuis 2008 …

          mais dans ce pays , le meilleurs investissement reste encore une place de fonctionnaire, avec la paye garantie à vie , pas besoin de capital de départ ( pas étonnant qu’ils aient tous 2 ou 3 maisons … ) et pas forcément besoin d’aller à son bouleau non plus … investir dans ces conditions, faut etre saoul ! comme les marins qui se faisaient enroler au 18ième siècle, par des sergents recruteurs verreux une fois qu’ils avaient le nez dans leur choppe de bière …

    • Bon, en réponse simple face à deux arguments étonnants:
      « 35% des entreprises de 9 salariés passent d’une année sur l’autre à 10 salariés, idem entre 10 et 11 et plus intéressant on ne constate pas de discontinuité au niveau des seuils (je prends comme données celles de l’INSEE entre 2005 et 2006) »v Données vieilles de 10 années, on sait aussi que ces chiffres sont biaisés car il s’agit d’emplois bruts et non d’emplois au sens d’emploi soumis à la loi des seuils.
      Et si 35% des entreprises grossissent de 10% d’emplois, étonnant de voir le chômage battre record sur record. Il faut avoir, pour corréler avec le chômage, 50% qui repassent dans l’autre sens , une fois confrontés à cette folie du seuil.
      « Heureusement il existe aussi des entrepreneurs talentueux qui, plutôt que de gémir, préfèrent prendre leur courage à deux mains pour affronter les obstacles qui peuvent exister. »
      J’aurais tendance à dire, bien malheureusement et non heureusement. Le boulot d’un entrepreneur c’est d’entreprendre en économie et non en administratif, de se battre contre des concurrents et non contre l’administration, de créer de la richesse pour enrichir les créateurs et non pour enrichir les parasites.

      • Expliquez-nous cela : « il s’agit d’emplois bruts et non d’emplois au sens d’emploi soumis à la loi des seuils. » Qu’entendez-vous par « emplois bruts » et « emplois soumis à la loi des seuils » ? Je vous précise que les données retenues par l’INSEE proviennent de la DADS. Le seul défaut est la non-comptabilisation des intérimaires.

        « Et si 35% des entreprises grossissent de 10% d’emplois, étonnant de voir le chômage battre record sur record. Il faut avoir, pour corréler avec le chômage, 50% qui repassent dans l’autre sens , une fois confrontés à cette folie du seuil. » Bien tenté, mais faux. Au contraire, le taux d’entreprise passant de 10 à + de 11, de 11 à + de 12, de 12 à + de 13 est sensiblement le même, il est même croissant. Donc encore de la fantasmagorie. Pourquoi refusez de voir la réalité en face ?

        Si vous aviez dirigé une entreprise, vous sauriez que l’administratif inutile n’est pas l’apanage de l’administration. Assurances, banques, fournisseurs, distributeurs, entreprises à qui vous vendez votre production (souvent grosses entreprises), vous en avez pour bien plus d’administratif !

    • Et vous oubliez, les commentateurs moyens comme vous :mrgreen:

      Mais que faites vous donc, si c’est si facile et que le rendement de 3% est mirifique, à ne pas devenir le chef d’entreprise excellent que vous décrivez ❓ 😉

      • Mais mon cher C, c’est déjà fait depuis maintenant un certain nombre d’années! J’ai eu la chance de pouvoir expérimenter plusieurs activité dans mon existence, à différents niveaux et même dans la fonction publique !

        Cependant, je rétorquerai à votre argument alakon que si vous estimez qu’être fonctionnaire est si bien, être un « assisté » est si bien, surtout ne vous gênez pas. Plutôt que de chouiner comme une donzelle !

        • Mouais c’est vous qui chouinez comme une grosse feignasse avec vos commentaires alakon

          On dirait pas du tout que vous dirigez une entreprise vu le temps que vous passez sur ce forum. Vous y êtes à 99%. Incompatible, sauf à être le patron d’opérette que vous êtes, mon pas cher « b ».

          • un an qu’il est chef d’entreprise , camarade , un an …. ( ça fait 12 mois , 365 jours , 4380 heures et 262800 minutes … )

        • @brasty… Ou la la que de courant d’air dans ce citron là…
          Vous avez « expérimenté plusieurs activités »… « et même dans la fonction publique » COMME VOUS LE DITES SI BIEN…
          Mais pourrait-on avoir une idée de ce fantastique résultat ???? (en tant qu’assisté dans la fonction publique)???… Emploi de « donzelle halla kon » ??? Bénéficiaire de contrats louches ????
          Laissez donc les gens sérieux et allez vous planquer… foutez-nous la paix !!!

          • Ouaip, il pète Royalement tellement plus haut que son cul que l’on pourrait se passer de gazogènes :mrgreen:
            Vous vous rendez compte de l’économie ❓
            Bon, je n’aimerai pas être le moteur … :mrgreen:

          • On parle souvent de demander aux fonctionnaires de faire un stage en entreprise, j’y suis favorable. Je suis également favorable à ce que tout citoyen fasse un stage dans la fonction publique (éducation nationale, hôpital, police justice notamment), cela éviterait d’entendre pas mal d’âneries. Mon expérience a même tendance à montrer que les fonctionnaires ont une vision assez correcte de l’entreprise privée, contrairement à un nombre non négligeable d’individus travaillant dans des entreprises privées qui ont une vision déformée de la fonction publique.

            • Pour avoir exécuté de nombreux contrats dans des entreprises publiques et même un ministère, je peux vous assurer que mon expérience personnelle contredit royalement la votre.
              Les fonctionnaires que j’y ai croisé ne comprennent absolument rien à l’économie de Marché.
              La notion de ROI est parfaitement inexistante dans leur esprit, par exemple.
              La notion d’efficacité y est pervertie pour des considérations strictement politiques, ce qu’une entreprise privée ne pourraient se permettre longtemps…
              Après il existe des exceptions…qui confirment la règle.

              En passant, et au regard de vos propos, je ne crois absolument pas que vous soyez à la tête d’une « vrai » entreprise (hors usine à gaz copain-copain avec l’administration, donc avec zéro concurrence, qui n’a de privée que le statut)

              • vous savez même au sein de nombreuses entreprises privées, peud e chefs d’entreprise connaissent quelque chose à l’économie de marché. Bon nombre de collaborateurs sortant d’écoles de commerce ne comprennent rien à l’économie de marché, étant donné qu’ils ont été formés par des profs d’éco orthodoxes qui enseigne une économie coupée du réel.

                Que la notion de ROI soit inexistante au sein de la fonction publique par exemple n’a rien d’étonnant. Une service public n’est pas là pour faire un profit !

                Quant au critère d’efficacité, permettez-moi de douter de son sens lorsque je reviens sur mon expérience de ma banque, de mes assurances, ou encore de mon syndic, ou encore de mon opérateur téléphonique ! Désolé mais lorsque FT était monopolistique, un problème et vous aviez un technicien dans la journée à une heure précise. On ne vous donnez pas un rendez-vous entre 8h et 18h ! Si vous estimez que cela c’est de l’efficacité…

                Quant au copinage, croyez-vous qu’il n’existe pas dans les entreprises privées ? Combien de fois ai-je entendu des témoignages de pistonnage, de favoritisme. Vous pensez sans doute que ces entreprises n’ont pas résisté à la concurrence ? Mais pour le coup, là c’est vous qui faites dans la théorie et non pas dans la réalité. En théorie, en effet, une telle entreprise ne résiste pas longtemps mais dans les faits…. Et oui car heureusement dans ces entreprises certains compensent l’incompétence de leurs collègues pistonnés, et surtout étant donné que c’est un phénomène qu’on retrouve dans beaucoup d’entreprises, la concurrence ne peut jouer son rôle.

                • peud e chefs d’entreprise connaissent quelque chose à l’économie de marché.

                  Ouaip coco ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ Avec les fautes … à moins que cela ne soit des phautes …

                  Tu prends les gens pour des kons

                  http://www.contrepoints.org/2015/05/05/206691-pourquoi-je-ninvestirai-pas#comment-1119782

                  Ben ouaip, t’as des arguments alakon comme dans ce commentaire …

                  Un chef d’entreprise qui pige que dalle au marché, non mais t’as avalé quoi ❓

                  Et tu voudrais qu’on gobe ces conneries ❓

                • Ca n’est absolument pas mon expérience. Aucun de mes collègues Chef d’entreprise ne « peut » se permettre de ne pas comprendre l’économie de Marché et être profitable (cela exclue donc les « héritiers » qui peuvent dilapider leur fortune et les « copain de l’administration », cela va de soit…).
                  La sanction de la banqueroute tombe très vite, surtout en France où l’administration vous mettra le coup de grâce.

                  Vous dites que « Mon expérience a même tendance à montrer que les fonctionnaires ont une vision assez correcte de l’entreprise privée » et vous admettez après que c’est normal qu’un fonctionnaire ne comprenne pas la notion de ROI. Mais dans ce cas, de quel « entreprise privée » parlez-vous donc?…
                  Seul un employé de base, fortement encadré, peut se permettre d’ignorer en quoi consiste un ROI et ne pas en tenir compte.

                  Vous dites « …lorsque FT était monopolistique, un problème et vous aviez un technicien dans la journée à une heure précise. On ne vous donnez pas un rendez-vous entre 8h et 18h ! ».
                  C’est vrai.
                  Et c’est aussi vrai que vous payiez les com nationale a plus de 15 cts d’euros la minute. Ne parlons même pas des tarifs pour des appels internationaux, ou encore le tarif à la minute du « minitel »…
                  Merci, mais vous pouvez garder votre technicien, je préfère les tarifs de com illimités.
                  C’est d’efficacité économique dont je parle. Car avec l’argent que vous avez pu économiser sur le prix des communications, vous pouvez investir ailleurs.

                  Les entreprises de connivence dont vous parlez, ne résistent que le temps de la protection que leur accorde l’Administration corrompu (contrat sans appel d’offre, donc au frais du contribuable, ou législation genre « NF » qui empêche la concurrence). Que vienne une concurrence internationale ou que l’Etat vienne à manquer d’argent, et c’est la banqueroute. Ce genre d’entreprise n’est tout simplement plus viable et c’est très bien ainsi.

              • Oui, mais là, vous avez à faire, pas affaire, avec un vrai funk de chez funk … Un funk de pointe… un funk d’élite …
                Payé par l’état, il passe son temps à déblatérer sur contrepoints.
                S’il est pas content, qu’il passe sur contrepoint …

                Vous pouvez dire ce que vous voulez, il aura toujours une réponse.

            • Ma vision déformée, je l’ai construite a l’experience. En France, d’ou je suis parti, une administration contre laquelle il faut se battre en permanence, appliquer les dernières lubies, et qui n’est jamais o grand jamais responsable. Comment pourrait elle d’ailleurs quand la plupart du temps, elle meme ne sait pas comment appliquer le dernier truc et machin, du roy faineant aujourd’hui, ou du ti nain hier? Ayant des participations dans des sociétés en Allemagne, au RU, en Australie, je peux vous garantir que l’optique est différente, et si les Allemands ne sont pas en reste au niveau complexité, au moins, l’objectif reste le meme: l’administration a mon service, citoyen payeur. En plus, pour bien moins cher, avec un effectif raisonnable. Je ne vous parle meme pas de corruption.
              Et vous croyez sincèrement qu’un stage va faire évoluer un fonctionnaire français plus que l’alignement de son statut sur le prive? A savoir, s’il est mauvais, il est vire? Vous croyez sincèrement qu’un bon fonctionnaire (ca existe) a besoin de stages? J’ai côtoyé une adjointe au maire avec 800 personnes a gérer. 60 sont en AM depuis des années, c’est mieux comme ca, ils coutent trop chers quand ils viennent au boulot. 150 auraient du être virés depuis longtemps. Votre stage, elle vous le crache a la figure, et n’a que faire de votre condescendence digne d’une Belkissaime dans ses bouffées les plus délirantes. Elle veut de vrais moyens pour faire son job mieux pour moins cher au lieu de devoir faire des montages financier de cow boys et de recommander une augmentation des impôts locaux.
              Bref, je ne crois pas une seule seconde que vous soyez entrepreneur, fieffé menteur.

    • « Antoine Dupain est l’archétype du patron français chouineur »

      On n’a pas lu la même interview : celui qui couine pour qu’on embauche, c’est l’autre qui n’a jamais créé le moindre centime de valeur.

      • Dans ce que j’ai pu lire,le prof d’éco demande pourquoi il n’embauche pas et juge les raisons qu’il évoque, il ne chouine pas. Par contre celui qui se plaint c’est bien Dupain. Comme je l’ai dit, ce prof d’éco est assez mauvais en économie, mais bien entendu, c’est voulu par l’auteur de ce dialogue.

        • le prof d’éco, il ne chouine pas

          Ben non … il couine … ❗

        • brasty: « Par contre celui qui se plaint c’est bien Dupain »

          Non, suivez le flux un peu bon sang.

          L’argent va bien des poches de Dupain dans celui de l’économiste et c’est bien ce dernier qui exerce un chantage moral et qui exige que Dupain se crève au travail pour « redresser la France » (Et son salaire)

          Dans le pays d’à coté le chômage est à 3.5% le salaire médian est le double du salaire médian Français et la dette est à 40% en réduction.

          Classé 4eme pour la liberté économique alors que la France est 70eme.

    • brasty: « J’ajoute, pour informer M. Dupain, qu’en Allemagne »

      Et moi je vous informe que l’Allemagne est classé 18eme au classement de la liberté économique alors que la France est classée 70eme. En dessous du Rwanda (65eme) et du Kazakhstan (67eme) entre autre.

      brasty: « Heureusement il existe aussi des entrepreneurs talentueux qui, plutôt que de gémir

      Oui oui, 5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres dans un des pays qui taxe le plus au monde et est totalement en faillite c’est parce que contrairement à nos voisins les patrons français sont « des chouineurs sans talents. »

      Rassurez moi, votre commentaire c’est du 2eme degré ?

  • Encore une belle fiction 🙂

  • Il faut synthétiser, pas besoin de longs discours et ou des longues démonstrations : Atlas Shrugged.

    La peur change de camp.

    Les hommes de bien, les entrepreneurs en ont simplement assez d’être pris pour des esclaves.

    Et ils se mettent en grève, comme l’avait écrit il y a 60 ans la géniale Ayn Rand.

    C’est le seul moyen pour faire plier le système « étatique » (les guillemets s’imposent tant l’état n’a plus rien de « public », mais est devenu une mafia au service d’intérêts bien privés).

    Donc pas de négociations, pas d’aumône pour obtenir une baisse de 0,12 % de charges en « échange de… », fini, terminé : la Grève.

    Avec pour seul objectif : le démantèlement de l' »état », de ses agents, de ses clients, bref tout cet écosystème qui nous asservit depuis 30 ans.

    Avec la Grève, le système sera tout simplement asphyxié : plus d’argent, le sang et l’oxygène qui font tourner la machine contre nous.

  • Le Français a la mémoire courte, ne se souvenant pas des insultes et de la Haine pour les patrons, qu’il y a eu les 2 premières années de ce quinquénat ??? Voyous, voleurs, escrocs, abuseurs, cons… et j’en passe et c’était tous les jours, sous l’oeil complaisant des journalistes des merdias. Et on allait les faire baver et payer (prélèvements supplémentaires de 50 Milliards), puis CICE de 40 Milliards (combien libérés ?? 12 ?20?? Où est le reste ?), on te prend 50 pour te rendre 12… Et on t’insulte…
    Et tu dois embaucher !!! Il est agréable de voir que le con sait faire une pause (Audiard).
    O’LEARY de RYANAIR « Qui veut employer en France ?? », il y a quelques jours, peu montré par les merdias, pour ne pas désespérer leurs maîtres Socialistes.
    Gardez votre argent et allez l’investir ailleurs.

  • Bonjour,
    la situation psychologique du patron d’entreprise que vous décrivez est exactement ce qui se passe avec le tiers payant qui s’institue de force, par la loi, dans le systéme de santé. Bien sur le modéle économique libéral et conventionné de la santé est bien particulier mais à la base, il est constitué de médecins, libéraux et ayant en charge une entreprise avec exactement les m^mes soucis qu’un chef d’entreprise. Le discours de l’état n’est pas « investissez, investissez » mais « travaillez, travaillez gratuitement » pour vos patients, nous allons vous payer…. (en fait pas seulement que payer !! et c’est là le gros gros probléme).

  • Bel exemple de simplicité dans l’argumentaire..
    Et oui ! Nos « économistes » se paient de mots pour expliquer le fonctionnement de l’entreprise, où la très grande majorité d’entre eux n’a jamais mis les pieds.
    Il y a un monde entre les « causeux » et les « faiseux » !…
    La TRES grande majorité des entrepreneurs sont des autodidactes dotés d’un solide bon sens. Chez eux,
    pas de grandes théories fumeuses, mais un solide pragmatisme où l’erreur se paie cash !
    L’expérience apporte l’humilité et surtout l’absence de certitudes.

    Après de longues années à essayer de convaincre de nombreux élus, à l’intelligence supérieure à la mienne, j’en conclu que leur aveuglement idéologique et leur suffisance méprisante, relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus crasse !

    Merci Monsieur Clouteau pour ce billet.

  • C’est hélas la réalité de ce que je vis.
    D’ailleurs, non seulement j’embauche pas, mais je débauche
    Et je prends plein de vacances et je baisse mon CA (de toute façon, pour moi c’est foutu en france).
    En attendant des jours meilleurs ici ou ailleurs, je redécouvre le soleil, les fiesta, la belle vie.
    J’ai même envie de foutre la clé sous la porte, virer tout le monde et faire un break de 1 an (payé au chomdu) pour aller voir dans d’autres pays si ce serait pas plus simple.

    • Vous êtes chef d’entreprise et vous pourriez avoir droit au chômage?
      De quelle façon?

      • Oui, gérant salarié. Vous savez, on ne prend pas les gens pour des kons (ou des pigeons …) éternellement, cela finit par se savoir et les gens réagissent. Ils prennent un autre statut, et là ce gros tas d’état, eh ben, y pompe déjà tellement qu’il peut rien dire.

  • La lourdeur administrative française? Impossible de trouver quelque chose de convaincant sur l’INSEE. Par contre quelques indications parcimonieuses trouvées ici et là :

    Un taux de prélèvement de 66% des PME supérieur au voisinage européen comme énoncé dans cette accroche commerciale de netpme. Si le coût reste élevé, par contre le temps consacré diminue.

    (source) http://www.netpme.fr/info-conseil-1/gestion-entreprise/gestion-quotidienne/formalite-administrative

    « Une part croissante de créateurs d’entreprise parmi les Français de l’étranger. En 2013, près de deux Français sur 10 à l’étranger sont des créateurs d’entreprise contre seulement 1 sur 10 en 2003. »

    (source) http://www.biop.cci-paris-idf.fr/upload/pdf/expatriation-des-francais.pdf
    page 25
    La suite de l’étude indique que professionnellement, les français expatriés préfèrent l’expatriation à la France.

    Au passage ce rapport donne l’avis des étrangers désirant s’établir en France: « Enfin, une fois en France, si ces étudiants apprécient particulièrement notre mode de vie, 52% se plaignent d’obstacles administratifs dont ils ne saisissent pas toujours le sens, ou qui leurs donnent une sensation de stigmatisation ».
    page 35

    Le poids des formalités et du coût administratif est une réalité.
    J’avais déjà évoqué une discussion que j’avais eu avec un commissaire aux comptes. Ce dernier me disait que leur chiffre d’affaires diminuait car leur cabinet perd des clients notamment car ces derniers abandonnent ou s’expatrient car ils n’ont pas de vision fiscale à moyen et long terme. Les entreprises ne savent pas à quel sauce ils seront mangés fiscalement tant ce domaine est mouvant et parfois traite (lois rétroactives).

    • David: « La lourdeur administrative française? Impossible de trouver quelque chose de convaincant sur l’INSEE. »

      La France est classé 116ème sur 142 pays dans le « World Competitiveness Report » 2011-2012 et 126éme/144 en 2013 pour la complexité administrative.

      117ème en matière de flexibilité, 135ème pour la dette publique, 134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits, 127ème pour les incitations fiscales à travailler et 134ème pour les prélèvements obligatoires. Ajoutons une 130ème place pour le poids global des réglementations, et une 137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre:
      http://www.contrepoints.org/2013/09/25/140277-competitivite-france-continue-decliner

      • Mais en fait il semblerait d’après « Brasty » qui écrit plus haut que tous nos problèmes viennent du fait que les patrons Français sont des « chouineurs ».

        Le plus grand malheur de la France ce n’est pas de foncer dans le trou à cette vitesse mais c’est de le faire avec une énorme cargaison d’imbéciles qui applaudissent à chaque coup de pelle.

  • comme dsk grand prof d économie ,mais a sa première entreprise il a fait faillite en 6 mois …!!

  • Les commentaires sont fermés.

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