Huile et gaz de schiste, révolution durable ?

Bouleversement des hydrocarbures avec l’arrivée des hydrocarbures non conventionnels !

Par Aymeric de Villaret.

Marcellus Shale credits Dustin Gray (CC BY-NC 2.0)
Marcellus Shale credits Dustin Gray (CC BY-NC 2.0)

 

D’abord le gaz puis maintenant le pétrole ! Oui, la mise en exploitation aux États-Unis des hydrocarbures non conventionnels a été une vraie révolution dans le monde pétrolier. Que de conséquences ! Et la plus frappante est bien sûr en premier l’effondrement des prix, tant du gaz depuis 2010 que du pétrole depuis mi 2014.

Force est de constater qu’à part les États-Unis, il n’y a pas eu de découvertes majeures de pétrole et même de gaz de schiste. Tout espoir (voir Vaca Muerta en Argentine, Royaume-Uni…) est tout de suite salué par les marchés financiers mais pour le moment que de déceptions. Simon Henry, le directeur financier de Royal Dutch Shell a ainsi déclaré que « le développement hors États-Unis est plus lent que ce qui était attendu ». Il est clair qu’aujourd’hui avec un baril à 60-65 dollars alors qu’il a chuté sous les 50 dollars et que beaucoup sont sceptiques sur un rebond, les projets d’huile de schiste sont peu rentables. D’autant des hydrocarbures de schiste auprès du public n’est pas bonne, après toutes les campagnes faites par de nombreux lobbies avec les risques que procureraient ceux-ci du fait principalement de la fracturation hydraulique.

Aujourd’hui, dans un tel contexte, il faut du courage pour se lancer dans de nouvelles zones alors que les cash-flows libres des sociétés ont terriblement baissé ! Notons qu’en avril, suite à la guerre des prix, la production globale de pétrole des États-Unis commence à baisser.

Ne serait-ce donc pas le moment pour les pays qui auraient des réserves de prendre le temps de regarder leurs sous-sols pour être prêts le jour où le baril rebondira, d’autant que cela ne pourra n’être que bon pour la balance commerciale de ces pays ? C’est d’ailleurs tout le travail que réalise actuellement pour la France le CHNC (Centre Hydrocarbures Non Conventionnels).

Voir détails de cette étude avec le lien suivant.

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