Transition énergétique : le spectre de l’échec

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Transition énergétique (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Transition énergétique : le spectre de l’échec

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 avril 2015
- A +

Par Michel Gay

Transition énergétique (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le projet de loi de transition énergétique (LTE) était examiné en seconde lecture par les députés cette semaine (du 14 au 17 avril). La LTE est destinée à préserver (au moins en apparence) les engagements électoraux du gouvernement, tout en s’efforçant de donner une image environnementale exemplaire de la France en prévision de la conférence sur le climat (COP 21) de décembre 2015.

L’objectif principal de cette conférence est de parvenir à une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial. Mais, le gouvernement français continue à soutenir le développement des énergies renouvelables électrogènes, aux dépens de la production d’électricité nucléaire décarbonée et compétitive pour réduire la consommation des combustibles fossiles. Or, il est mensonger d’attribuer une réduction des émissions de CO2 au déploiement des énergies renouvelables électrogènes en France.

L’analyse des productions actuelles des énergies intermittentes montre que les gigantesques programmes de développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque prévus par la LTE (environ 10 milliards € d’investissements par an) augmenteront les émissions de GES, comme en Allemagne.

Ces programmes conduiront aussi à une forte croissance du coût de production et de distribution de l’électricité. Ce surcoût sera payé par le consommateur via une taxe, la contribution au service public de l’électricité (CSPE) qui finance désormais principalement le solaire et l’éolien. Si la LTE est mise en application sans modification des prix d’achat des productions intermittentes, cet « impôt innommé »1 s’élèvera à près de 13 milliards € par an en 2025, et plus de 16 milliards € en 2030.

De plus, ce programme perturbera gravement la stabilité du réseau et amplifiera le déficit commercial du pays en augmentant les importations d’équipements (éoliennes, panneaux photovoltaïques), de gaz et même de charbon pour faire face aux fluctuations de la production.

Par ailleurs, les conséquences économiques et sociales de cette loi ont été largement masquées dans sa présentation. Elle se caractérise par :

  • un gaspillage de la production nucléaire,
  • une gabegie du développement non maîtrisé des énergies renouvelables électrogènes,
  • une ambition d’amélioration de l’efficacité énergétique techniquement irréaliste.

Au nom de la protection du climat, la LTE accumule des promesses excessives, ruineuses et inefficaces alors que la France est déjà une des nations les plus performantes d’Europe en matière d’émission de GES. Nos émissions de gaz carbonique (CO2) du secteur électrique sont seulement d’environ 40 g/kWh2.

À titre de comparaison, l’Allemagne a émis 477 g/kWh (en 2013), soit… 12 fois plus de CO2 que la France pour produire son électricité ! Elle a pourtant déployé un vaste parc d’énergies renouvelables électrogènes intermittentes et… elle a diminué sa production nucléaire. Mais elle a compensé ses choix par des centrales à gaz et au charbon pour répondre à la demande (l’essentiel de sa production électrique, 43,6% en 2014, provient du lignite et de la houille3).

La loi ne donne que des objectifs généraux pour 2030. Les propositions du gouvernement s’appuient sur un scénario indicatif à peine esquissé dans l’étude d’impact qui accompagne le projet de loi. Cette étude4 manque de justifications et sa faiblesse est flagrante. Pourtant des députés et des sénateurs ont débattu et amendé cette LTE sur ce fondement5. L’évaluation de sa faisabilité technique et l’estimation de son coût pour la collectivité sont tout simplement impossibles à établir sans connaitre les moyens prévus pour sa mise en œuvre.

Attendre du déploiement des énergies renouvelables électrogènes en France une réduction des émissions de CO2 en même temps qu’une contribution à la défense du niveau de vie du consommateur est illusoire, et ne peut conduire qu’à un échec retentissant.

  1.  Rapport de la Cour des comptes janvier 2012.
  2. RTE, Bilan électrique 2014 : 19 MteqCO2 pour 540 TWh produits (35g/kWh), ou pour 465 Twh consommés (41 g/kWh).
  3. Voir cet article de La Tribune. Une subtilité de cet article consiste à séparer la production d’électricité à partir de lignite et de houille pour faire croire que les productions des renouvelables électrogènes sont en tête avec 25,8%.
  4. « Quand la science ignore certains faits pour servir une idéologie, ce n’est plus de la science, c’est de la propagande pour un dogme ». Keneth Hilborn, 1996.
  5. Le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte poursuit son parcours : après avoir été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale à l’automne dernier, puis avoir été voté dans une version remaniée au Sénat en mars, il repassait devant les députés en nouvelle lecture cette semaine. Un nouveau vote aura lieu dans la chambre basse le 19 mai prochain.
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  • Un article d’edf… Nucléaire, non merci !

    • 100% d’accord avec vous.

      Le solaire et l’Éolien sont des énergies libérales, le soleil et le vent sont la, gratuit pour tout le monde sur la planète, tous les jours.
      Le nucléaire, le charbon, le pétrole, est toujours la propriété d’état ou de grosse entreprise qui font du lobbying. (tout le monde n’a pas un puits de pétrole pu de gaz dans son jardin, par contre le soleil tape contre nos fenêtres tous les jours depuis 4 milliards d’années et gratuitement).

      Moins de nucléaire, moins de pétrole, moins de petro-dollars qui alimente les terroristes = moins de guerres (et moins de pognon pour les politiques et les journaleux qui font du lobbying)

  • tout le monde sait que c’est débile mais il y a un paramètre oublié:
    si on renchérit le cout de l’énergie en la produisant de façon la moins rentable possible on crée du travail .. et donc des emplois ..et des travailleurs pauvres mais quelle importance du moment que la ‘crème’ reçoit toujours son due
    hé oui l’opération ‘réchauffement’ n’a qu’un but faire bosser les gens alors que les progrès techniques ne font que supprimer des emplois…enfin , c’est ce qu’ils pensent.

    • Non, cela ne crée pas de travail car la baisse du pouvoir d’achat des citoyens ( à cause de l’augmentation du prix de l’énergie) se traduit forcément par une baisse d’activité dans d’autres secteurs ( tourisme, restauration, culture, transports ou autres), ce qui bien sûr a pour conséquence d’augmenter le chômage. Il faut donc déduire des emplois apparemment gagnés dans l’éolien et le solaire ceux qui sont perdus ailleurs. Il y a donc une escroquerie à prétendre qu’une solution énergétique plus chère va créer des emplois.

  • Si tous les citoyens pouvaient s’instruire – comme le fait Michel Gay qui partage son savoir: MERCI à lui! – ils sauraient tous que le « réchauffement climatique » est une invention et que les « énergies renouvelables » servent juste à « prier le dieu réchauffement » pour… enrichir les promoteurs de toutes ces machines coûteuses et inutiles, polluantes!! Non, ces machines ne procurent guère de travail en France; elles en donnent en Chine et dans des conditions de pollution telles qu’aucun Français ne les accepterait.
    NB. Je viens de lire dans « Science et Vie » que le nucléaire 4e génération au thorium et sels fondus est pour bientôt (Transatomic): aucune pollution à craindre, aucun usage militaire possible, aucune dépendance du vent ou du soleil… un prix acceptable et du travail!

    • Il est amusant de lire que vous donnez en référence Sciences & Vie (excellente revue) pour son article sur le réacteur au Thorium alors que cette revue appuie la théorie du réchauffement climatique, so what ?

      • so what ?

        Donc en avant pour le réacteur au thorium ❗ 🙂

        • De ce point de vue je suis d’accord si le réaction à Thorium est une solution viable pas, je n’ai pas de problème avec çà.
          Je disais juste qu’entonner le refrain sur « le réchauffement climatique est une vue de l’esprit » et en même temps donner en référence une revue (que j’apprécie beaucoup) qui est totalement dans la ligne du GIEC c’est bizarre.

          • Il y a bien longtemps que je n’ai plus lu S&V, mais une telle revue n’a pas me semble-t’il l’ambition d’être une référence mais de faire de la vulgarisation scientifique. Leur business est donc de vendre du rêve ou de la peur – un peu comme tous les media. Mais comme on dit chez VW : « on ne peut pas se tromper tout le temps » et une fois sur mille ils doivent bien finir par tomber juste par accident.

    • le nucléaire de 4ième génération …. encore faudrait il que le 3ième fonctionne. J’admire votre commentaire que même un nucléocrate de la pire espèce n’oserait pas faire : le thorium 232 n’étant pas fissile il ne peut y avoir de réaction de fission sans passer par l’uranium 233 qui est fissile …. Or l’uranium 233 peut être utilisé dans les armes nucléaires comme cela a été le cas en Inde qui n’avait accès qu’à cette technologie. Un réacteur à thorium de xième génération sera toujours un réacteur à neutrons rapides avec conversion in situ du thorium 232 en uranium 233 et à condition d’avoir du combustible fissile pour le démarrer (uranium 235 uranium 233 ou plutonium 239). Cette technologie implique aussi le retraitement technologie hautement proliférante.
      Toute réaction de fission conduit à des produits de fission et ceci quel que soit l’élément fissile du départ. Écrire qu’il n’y aura pas de pollution relève du phantasme
      Quant au prix …. regarder le cout de la filière Phénix / Superphénix avant de parler de prix acceptable

      • Quelques précisions pour le thorium:
        1/ La Belgique développe la filière MYRRHA pour 2025. Alimenté au thorium, il ne lui faut pas d’allumette – ni U235, U233 ou plutonium 239.
        2/ L’extraction de l’U233 est très difficile et je n’ai jamais entendu dire que les bombes de l’Inde y recouraient.
        3/ Si la France a bien reproduit les réacteurs Westinghouse dont elle a acheté le brevet, elle a abandonné toutes les filières propres. « Astrid » de la sénile AREVA promet de beaux incendies de sodium…
        4/ Il « traîne » des tonnes de plutonium 239 qui pourront servir d’allumettes ou à fabriquer des bombes.
        5/ Les méthodes d’extermination massive de la surpopulation peuvent relever du nucléaire, de la chimie ou de la biochimie par ordre décroissant de prix.
        6/ Certaines variantes de centrales nucléaires, essentiellement au thorium, fonctionnent comme avaleuses de tous les déchets nucléaires, principalement les actinides, et « brûleront » ceux des autres réacteurs comme les leurs. Claude BRASSEUR

        • Myrrha est une réacteur de recherche dont une partie des neutrons sont produits par la collision
          d’électrons sur une cible. En aucun cas c’est un réacteur qui peut produire de l’électricité (un simple calcul de neutronique montre que les neutrons fournis par l’intermédiaire d’électrons « consomment » plus électricité que l’électricité qu’on pourrait produire à partir de l’énergie de fission du réacteur)
          Inde : test nucléaire Shakti V avec de l’uranium 233 du 13/5/1998
          Il n’y a pas de filière propre basée sur la fission nucléaire …. il n’y a que les journalistes qui savent violer les lois de physique
          Citez moi un exemple de réacteur nucléaire opérationnel capable de bruler les déchets nucléaires à vie longue.

      • Vous dites n’importe quoi.

        Déjà les réacteurs au Thorium à sel fondu (RSF) ne produise pas de déchets transuranien tel que le plutonium car ils sont consommé dans le réacteur, ce qui veut dire qu’il peuvent se débarrasser de leur propre déchets mais également des déchets transuraniens des autres réacteurs , que demander de mieux !!!!

        Donc ne reste plus que les produits de fissions. Or les produits de la fission ne sont dangereux que pendant 300 ans maximum donc bien plus faible que les milliers d’années ou plus des transuraniens mais en plus en 10 ans, 83% de ses déchets auront disparus donc sur 1 tonne de déchets ils n’en reste plus que 170 kg après 10 ans.

        Pour l’uranium 233 en tant que matériaux fissiles dans une arme nucléaire, c’est possible mais extrêmement difficile car l’uranium 233 d’un RSF au Thorium est contaminé par de l’uranium 232 qui émet de grande quantité de radiations gamma hautement pénétrante, donc c’est bien plus difficile à manipuler que l’U235 ou le Pu 239 et bien plus facile à détecter. Donc c’est quasiment impossible à utiliser dans une arme nucléaire. Aucune arme nucléaire actuellement n’utilise de l’uranium 233.

        Quand au coût, il est évident que les RSF au thorium ou autre coûteront bien moins cher que le nucléaire actuel et même le charbon pour les raisons suivantes:

        – Thorium 4 fois plus abondant que l’uranium et qui n’a pas besoin d’être enrichis
        – Les RSF opère à pressions ambiantes donc pas besoin d’enceintes de confinement. Les réacteurs peuvent être donc compact et léger, produit en usine, à la chaine comme les voitures puis être transporté par camion/bateaux/trains sur place
        – Fiabilité largement supérieur, sécurité passive, plus besoin de générateur de secours car un RSF même sans courant et humains va s’arrêter automatiquement.
        – Combustible liquide sous forme de sel fondu bien plus facile à manipuler/filtrer que les barres d’uranium
        – Pas de déchets transuraniens à traiter

        Avec un RSF , les accidents comme à Tchernobyl/Three Miles Iland et Fukushima sont complètement impossible par conception et même si de la matière radioactive fuit, les sels fondu sont tellement peu volatile que la contamination sera négligeable. La seul possibilité de contamination massive avec un RSF serait qu’un astéroïde s’écrase dessus pour le vaporiser complètement mais dans ce cas là la contamination radioactive est négligeable par rapport aux dégâts causé par l’astéroïde.

      • « le retraitement technologie hautement proliférante. »

        Mais tous ces réacteurs « proliférants » sont justement un cheval de Troie de la prolifération : ce sont les moyens les plus longs, coûteux et tortueux pour fabriquer la bombe.

        Alors que la voie directe est plus facile!

  • Vu le désastre de l’EPR de Flamanville, je recommanderais aux nucléocrates étatistes de la mettre en veilleuse…

  • promesses excéssives , ruineuses , innéficaces…on n’a l’habitude…..raisons pour lesquelles la france est dans l’état ou elle est ;

  • Ce qu’il y a de sur, c’est que quelle que soit la solution énergétique du futur : PV, éolienne, gaz et huiles de schistes, centrales nucléaires au thorium ou réacteurs à fusion nucléaire par confinement … cette solution ne sera pas développée, mise au point et vendue par la France mais importée.

    Chez nous, on est champions des interdictions, des taxes, des économies de bout de chandelle et de la casse systématique au nom de l’écologie.

  • Les articles de M Guy me laissent toujours pantois car ils relèvent du fixisme doctrinal qui l’empêche d’analyser lucidement la situation. C’est dommage car certaines positions sont correctes (et je les partage).

    Deux exemples :
    – gaspillage de l’énergie nucléaire : cela fait 30 ans qu’EDF gaspille l’énergie nucléaire du fait d’une surcapacité qu’elle ne veut pas résoudre. Simple calcul : 63 GW * 8760 heures * 90% (standard de disponibilité chez les concurrents) cela fait 497 TWh …. Production des dernières années 390/415 TWh
    Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je vous conseille le site suivant qui détaille la production annuelle par réacteur depuis la mise en service http://www.iaea.org/pris/ EDF a décroché dans les années 90 et n’a jamais rattrapé son retard de performance
    – compétitivité du nucléaire : le nucléaire est compétitif UNIQUEMENT si il répond à 50-60% de la demande électrique ET si les couts de construction et de démantèlement sont maitrisés. J’attends avec impatience un article sur l’anomalie des provisions d’EDF pour le démantèlement 15bn (déjà provisionnés) pour une dépense estimée à 25 bn € pour 63 GW (400 €/kW) alors que chez beaucoup de compagnies électriques les provisions sont faites sur un montant de 800 à 2000 € / kW

    Je vous rejoins sur le point suivant : aussi bien pour le nucléaire que pour le renouvelable c’est le contribuable / consommateur qui paiera l’addition

    • Je ne suis pas certain que la surcapacité soit assimilable à un gaspillage. Il faut quand même reconnaître que le nucléaire a un gros défaut : la difficulté de réguler la puissance par arrêt/démarrage des réacteurs. (Mais les EnR font bien pire en rendant la production aléatoire et même inverse au besoin de puissance).

      La France a clairement déployé le nucléaire au maximum et encouragé le chauffage électrique (ce qui n’était pas forcément une mauvaise idée) mais avec une technologie dont le choix est discutable, en faisant fi des préoccupations des citoyens en matière de sécurité, et avec des données d’amortissement que l’on peut toujours discuter car il n’y a de toutes façons jamais de vraies réponses à ce genre de questions.

      Maintenant, si on part de l’existant le problème n’est plus le même. On en est à des coûts d’entretien, de sécurisation et à des réflexions et des tests sur les solutions futures. La question est « pourquoi une transition énergétique massive maintenant », alors que l’on n’a pas de solution optimale ni même viable de remplacement, et que le prétexte souvent invoqué du RCA justifierait au contraire le nucléaire. La réponse est bien sur politique, mais l’amateurisme dont les politiciens font preuve en la matière a franchement de quoi inquiéter.

    • Pour les coûts de construction, je m’étonne que personne ne semble comprendre qu’il ne peut pas y avoir de fromage plus juteux pour le BTP ou la plomberie qu’un chantier nucléaire avec des spécifications pointues où le donneur d’ordre se moque pas mal des délais et des surcoûts, qui seront payés par l’usager ou le contribuable et ne vaudront qu’au x-ième milliard une promotion au PDG dans une autre gâche publique ou semi-publique. Ne voyez-vous pas que si les travaux étaient réalisés aux spécifications et dans les délais, pour le coût prévu, ce serait le chef de chantier Vinci ou Bouygues qui serait viré en raison du manque à gagner avec un client aussi facile ?

      Pour le démantèlement, la solution de laisser en l’état et d’attendre en interdisant le site est parfaitement évidente, peu coûteuse, et s’imposerait si les démanteleurs potentiels ne voyaient pas là un deuxième fromage du même acabit que celui de la construction.

      • Politiquement, il faut avoir fait quelques démantèlements juste pour justifier le fait qu’on sait les faire!

    • « cela fait 30 ans qu’EDF gaspille l’énergie nucléaire du fait d’une surcapacité qu’elle ne veut pas résoudre. »

      Si on veut être en production maximale en hiver pour réduire les besoins en centrales à combustible, il me semble évident qu’on est en sur capacité en été. Et la France est il me semble le seul pays à avoir poussé le nucléaire au maximum d’utilisation.

      • Cela permet aussi d’exporter la plupart du temps, donc d’équilibrer à bon compte la balance commerciale (faire fonctionner une centrale coûte à peine plus cher que de ne rien en faire).

    • « le nucléaire est compétitif »

      par rapport à quoi?

  • Pourquoi notre Marisol et notre Ségolène ne nous ont-elles pas tenus informé que la pollution par les particules qui a récemment frappé la France est venue tout droit de l’échec de la transition écologique allemande et plus particulièrement à la mise en service de nombreuses usines électriques à charbon pour suppléer l’intermittence des productions dites bien à tort écologiques? Est-ce à cause du prochain sommet écolo à Paris où cette question sera pourtant cruciale ? On aimerait croire que non, mais ce n’est guère croyable : il n’est pas question de porter atteinte à l’enfumage écologique, plus que jamais nécessaire !

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