Et si l’entreprise augmentait les salaires de 50% ?

L’augmentation des salaires par décret n’est pas un moyen efficace d’éradiquer la pauvreté et de faire diminuer les inégalités.

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Et si l’entreprise augmentait les salaires de 50% ?

Publié le 13 avril 2015
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Par le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.

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L’argument socialiste typique est que la pauvreté persiste parce que les salaires sont trop bas simplement parce que les capitalistes veulent encore plus de profits. Les inégalités augmentent parce que les actionnaires en veulent toujours plus des travailleurs tout en payant moins…

Dans mon article de 2013 intitutlé « La Dictature du Capital », j’avais démontré à l’aide d’un échantillon de 9 grandes entreprises canadiennes et de leurs états financiers de 2012 que la répartition des profits ne semble pas outrageusement favoriser les actionnaires et les dirigeants au détriment des travailleurs ordinaires.

Les profits avant salaires, intérêts et impôts vont à 31% dans les poches des employés contre 1% pour les dirigeants. Les actionnaires reçoivent quant à eux 11% en dividendes et rachats d’actions, comparativement à 11% en impôts provinciaux et fédéraux. En revanche, mon calcul démontrait une chose bien intéressante : 32% a été réinvesti dans l’entreprise pour la croissance !

capital-vs-salaires-2012

Qu’arriverait-il si une entreprise augmentait les salaires de 50% ?

Prenons l’exemple de l’entreprise canadienne Gildan Activewear, qui est souvent pointée du doigt pour les bas salaires qu’elle verse à ses employés du Honduras. J’ai compilé l’essentiel des résultats financiers de l’année fiscale 2014 de Gildan dans le tableau suivant.

On y constate que l’entreprise a versé des salaires de $401 millions de dollars pour l’année et a généré des profits de près de $363 millions. Son rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) est plus élevé que la moyenne, à 19,4%, notamment parce que l’entreprise a des opérations dans des juridictions où les impôts sont bas (le Honduras). Son taux d’imposition réalisé n’a été que de 1,9%, alors que son taux statutaire canadien est de 26,9%.

L’entreprise emploie 43.000 personnes et ses 5 dirigeants les mieux payés ont reçu $10,2 millions en rémunération pour l’année. Si ces 5 postes étaient supprimés et leurs salaires répartis également parmi les salariés, ceux-ci n’obtiendraient qu’une maigre augmentation de 3%, donc pas de quoi se payer une meilleure qualité de vie.

Maintenant, faisons un petit calcul théorique : quelle augmentation de salaire Gildan pourrait-elle accorder si elle ne visait qu’un ROE de 8% ? Selon mes calculs, j’obtiens +54%. Gildan aurait pu verser $618 millions en salaires au lieu de $401 millions et quand même réaliser un ROE de 8%. Son bénéfice net aurait chuté de -59% à $150 millions.

gildan_2014

Il y a cependant un grave problème avec cette situation théorique. Pour son année fiscale 2014, Gildan a investi près de $293 millions dans ses actifs. La dépréciation de ceux-ci pour l’année a été de $85 millions, ce qui indique que l’entreprise a investi $208 millions pour sa croissance. Cette somme lui a permis de bâtir de nouvelles usines et d’acheter de nouveaux équipements, ce qui crée des emplois, améliore la productivité et crée de la richesse (dans ce cas-ci, on parle plus précisément de t-shirts, de bas et de caleçons, donc des biens de consommation pour les masses). L’entreprise avait 7.400 salariés en 2004, elle a donc augmenté ses effectifs de +19% par année au cours des 10 dernières années !

Ceci dit, comment voulez-vous que l’entreprise finance $208 millions en investissements alors qu’elle ne ferait que $150 millions de profits dans notre scénario où le ROE n’est que de 8% ? En fait, après avoir versé ses dividendes de $53 millions, l’entreprise n’aurait assez de capital auto-généré que pour concrétiser la moitié de ses plans de croissance.

On constate donc que l’augmentation de salaire de +54% a des conséquences autres que la réduction des profits. On se retrouve avec une entreprise qui n’a plus les moyens d’investir dans sa croissance. Extrapolez ce scénario à l’économie en entier, et vous vous retrouverez avec de la stagnation économique massive, celle-là même que l’on observe dans les économies plus socialistes.

Ce qui ressort de cet exemple est qu’il existe une sorte d’équilibre entre le niveau des salaires et l’évolution du nombre d’emplois.

  • Si les salaires sont augmentés trop vite par rapport à la productivité, l’investissement diminue, ce qui nuit à la croissance de l’emploi et du niveau de vie. L’entreprise pourrait même décider de réduire ses activités pour remettre le capital aux actionnaires.
  • Si les prix sont augmentés pour compenser la hausse de salaire, la demande diminue tout comme le niveau de vie de la population, ce qui nuit aussi aux perspectives de création d’emplois et peut aussi mener l’entreprise à réduire ses activités, et donc à mettre des gens à la porte.

Il y a donc une relation entre salaires et emploi, comme le montre le graphique suivant. À un salaire de zéro, Gildan emploierait un nombre infini de travailleurs, mais personne ne voudrait y travailler. À un salaire de $15.000, le Honduras tout entier (et les pays environnants) voudrait travailler pour Gildan, mais à ce salaire, Gildan devrait augmenter ses prix à un niveau où la demande pour ses caleçons serait beaucoup plus faible et ne justifierait pas l’emploi d’un grand nombre de travailleurs. Là où les deux courbes se croisent, c’est une situation que l’on pourrait qualifier d’optimale car à ce salaire 1) Gildan n’a aucune difficulté à recruter un nombre suffisant de travailleurs, 2) Gildan peut vendre ses produits à un prix que les consommateurs apprécient tout en faisant suffisamment de profits pour autofinancer sa croissance.

Dans le même ordre d’idées, si une loi venait obliger Gildan à augmenter les salaires de +50%, l’entreprise n’aurait d’autre choix que de mettre des travailleurs à la porte, augmenter ses prix et réduire sa croissance future.

gildan_labor

Imaginons maintenant un scénario dans lequel le gouvernement du Honduras adopte des réformes structurelles renforçant les droits de propriété. Les investissements étrangers se mettent alors à affluer ce qui élève la production et la demande de travailleurs. Les salaires augmentent et les gens se mettent à épargner et investir. Grâce aux réformes structurelles, il leur est maintenant plus facile de démarrer leur propre entreprise. Les salariés de Gildan se mettent alors à exiger des augmentations de salaires, menaçant de quitter pour aller travailler dans la nouvelle usine de General Electric ou de Volkswagen ou encore pour démarrer leur propre petite entreprise.

Que fera Gildan ? Elle pourrait décider d’ouvrir sa prochaine usine dans un autre pays où la main d’oeuvre est plus abordable. Elle pourrait même décider de délocaliser une partie de sa production du Honduras vers ces autres pays. Cela ne fera pas vraiment augmenter le chômage car les travailleurs mis à la porte iront travailler ailleurs, où leur productivité sera supérieure grâce à des investissements en équipements dernier cri. C’est donc de cette manière que l’on peut augmenter les salaires sans créer de chômage, de pauvreté et de stagnation économique.

L’ineptie fordiste

Lorsqu’il est question du niveau des salaires, la gauche fait souvent référence au fordisme. Le mythe veut qu’Henry Ford ait délibérément haussé les salaires de ses ouvriers pour que ceux-ci puissent avoir les moyens de s’acheter un modèle T, ce qui aurait fait mousser la demande du produit et aurait assuré le succès de Ford. Comme l’explique Hadrien Gournay, cette vision du fordisme est une ineptie.

La réalité est que les hausses de salaire octroyées par Ford furent justifiées par une hausse fulgurante de la productivité résultant de l’implantation du taylorisme dans ses usines. En fait, cette augmentation des salaires avait pour but principal de lutter contre le taux de roulement devenu de plus en plus élevé avec l’apparition du travail à la chaîne, qui rendait le travail monotone. Ford a donc utilisé une part des gains de productivité découlant du taylorisme pour inciter ses employés à ne pas démissionner en raison de tâches répétitives et moins intéressantes. L’économie des années 1920 était en forte croissance, donc les opportunités d’emplois alternatifs ne manquaient pas pour ces ouvriers. Ford devait donc mieux rémunérer ses employés pour les garder.

L’autre part des gains de productivité a servi à diminuer le coût de production (et le prix) du modèle T à un niveau où de plus en plus de gens – et pas seulement les employés de Ford – avaient les moyens de se le procurer. C’est cela qui a réellement fait mousser la demande pour le produit. Avec les volumes accrus viennent les économies d’échelle et la hausse substantielle des profits… c’est ça la vraie recette du fordisme.

On constate donc que les gains de productivité engendrés par le progrès technologique constituent le meilleur moyen de faire progresser le niveau de vie et d’éradiquer la pauvreté, car en plus de justifier des hausses de salaires, ces avancements permettent de réduire les prix des produits, faisant augmenter le pouvoir d’achat des masses. Mais pour que ces innovations soient mises au jour et implantées, il faut des investissements, et pour financer les investissements il faut des profits, et on ne peut faire de profit si on paie les salariés à des niveaux excédant largement leur valeur ajoutée.

Prenez l’exemple de la Chine, qui embrasse de plus en plus le capitalisme et s’est ouverte aux investissements étrangers il y a deux décennies. On constate que les salaires y ont augmenté de manière exponentielle, favorisant l’émergence d’une classe moyenne.

china_manuf

Conclusion

Ce que cet exemple démontre est que l’augmentation des salaires par décret n’est pas un moyen efficace d’éradiquer la pauvreté et de faire diminuer les inégalités. Ce genre de politique ne ferait qu’augmenter le chômage et diminuer la croissance de l’emploi. Dans un pays comme le Honduras, cette stagnation économique serait une véritable catastrophe humanitaire.

En revanche, adopter des réformes structurelles encourageant l’accumulation du capital productif est un bien meilleur moyen d’élever le niveau de vie de la population (comme l’explique si bien Hernando De Soto dans son classique Le Mystère du Capital). Malheureusement, les politiciens et think-tanks de gauche préfèrent mettre la charrue avant les bœufs et avoir les bénéfices du développement avant que les institutions propices aient été mises en place et que l’investissement en capital ait eu lieu. Au contraire, ils font la promotion de politiques qui nuisent à l’investissement, ce qui retarde le développement…


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  • Tellement vrai et pourtant si peu explique dans la presse.

  • Pour les politiques il s’agit d’un calcul. Leur but est d’assurer la survie de leur job, ce qui passe par le réélection.
    Celle-ci passe par la satisfaction du plus grand nombre. Ou par « satisfaction » j’entends satisfaction immédiate – celle qui permettra d’assurer le siège pour la prochaine élection. Ils prendront donc des mesures visant à satisfaire au plus vite une part maximale de la population. Décréter une hausse de salaires généralisée est une idée pas si mauvaise dans ce cadre : les salariés seront heureux, et ils sont beaucoup plus nombreux que les entrepreneurs ou les investisseurs. Et si l’investissement périclite suite à cette mesure, au pire ils pourront mettre ça sur le dos de leurs successeurs, si malgré tout ils ne sont pas réélus…

    • Vous n’avez pas tort! Mais quand on se rend compte du divorce entre le discours et les faits, on mesure bien cette caractéristique encore assez nouvelle de la « communication » permanente, qui utilise les mots pour « habiller » (déguiser?) les réalités! Les pays « du nord », comme on dit maintenant en Europe, ont bien moins confiance dans le discours non soutenu par des faits. On valorise alors la sincérité. Oh! Bien sûr, certains utilisent encore la langue de bois, mais sans grand succès! Et les slogans ne conviennent qu’à soit, dire le souci prioritaire permanent qui sous-tend les actions de l’exécutif, soit à la simplification magistrale lors de meetings populaires pré-électoraux.

      Comment ne pas être lassé par les discours qui cachent mal « l’enfumage »? Comment apprécier encore cette brillante éloquence qui ne sert soit à s’attaquer au clan adverse, soit, même, à marquer des points, individu contre individu rival du même parti?

      Personnellement, ma confiance va bien plus facilement vers ceux qui n’ont pas peur d’avouer leurs erreurs ou leur tort. Pratique encore trop rare, en politique, où les bourdes ne manquent pourtant pas! Et comment faire crédit à des députés à 25 ou 30 (les autres étant pourtant autant rémunérés) pour voter des projets de loi? L’assemblée, « émanation de la nation », base d’un socialisme « par le peuple et pour le peuple » est ainsi bafoué, ridiculisé, sauf le mercredi, quand la télé est là! C’est un peu dérisoire, non?

      Bon, que le salaire minimum soit déterminé d’autorité pour éviter que des salariés soient obligés de dormir dans leur auto, pourquoi pas? Il y va de la lutte contre une exploitation manifeste (qui existe pourtant encore pour ces européens de l’est, payés au lance-pierre.

      Mais qui ne s’est jamais rendu compte du nombre incongru de lignes sur un bulletin de salaire entre salaire brut et salaire net à payer? C’est pourtant bien ces lignes intermédiaires qui permettent les excès de « train de vie de l’état » excessif! Tout le monde sait que ce prélèvement de 57,5-58 % de PIB est excessif! Mais pourtant, non seulement, il ne diminue pas, mais en fait, il ne suffit même pas à couvrir l’entièreté des frais engagés par l’état! Qui doute encore que c’est bien là que le bât blesse? En tout cas pas, l’Union européenne avec qui les prochains discours éviteront sans doute « l’amende » mais pas la surveillance rapprochée (niveau 5, maximum, comme pour la Grèce: quelle humiliation!). Alors, des réformes structurelles, point!

      Autant dire que décréter une augmentation de salaire, d’autorité, doit sérieusement chatouiller la majorité actuelle, surtout, l’année prochaine! Pourtant ce sera pour mieux plonger dans la catastrophe prévue par cet article qui tient toute sa clarté de l’exemple concret, bien expliqué.

  • Pour qui a créé et dirigé une ou des entreprises, le salaire n’est pas un problème, il ne l’est que pour les économistes qui n’ont aucune idée du fonctionnement de l’entreprise.

  • l’augmentation des salaires sans augmentation de la productivité est un moyen imparable pour déclencher l’inflation et pour fortement augmenter le chomage …

    les accords de grenelle en sont un exemple assez éclairant. à la fin des années 60, les prix commencent à monter ainsi que le chomâge quelques années plus tard. le problème est surtout politique : comment faire accepter une modération salariale alors que ce sont la masse des salariés qui élisent les dirigeants ?

    si l’on remonte plus loin , en avril 1789, l’émeute réveillon est apparemment déclenché parce que ce dirigeant d’entreprise qui était un des plus gros employeur de paris avait suggéré lors d’une réunion préparatoire à l’élection des députés aux états généraux , que la hausse des salaires n’était pas la solution : sa riche demeure fut prise d’assaut par les manifestants, les forces de l’ordre finissant par tirer, on releva de nombreux morts.

    les allemands ont accepter de voir leurs salaires contraint il y a dix ans en arrière, ils ont pris des part de marché à tout le monde. les espagnols sont en train de faire de même actuellement, et vont nous bouffer.

  •  »
    ceux-ci n’obtiendraient qu’une maigre augmentation de 3%, donc pas de quoi se payer une meilleure qualité de vie.
     »
    ça c’est un point de vue qui mérite d’être argumenté;
    je dirais au contraire que pour un bon nombre d’entre eux, c’est une petite bouffée d’oxygène, mais bienvenue dans un climat d’asphyxie.
    C’est quelques euros qui reste en plus pour redonner :
    – un cadeau de plus pour les enfant ou pour la famille, à la fin de l’année
    – une reconnaissance du travail (et ça, ça a un impact énorme)
    – et donc, un peu de réconfort.
    A terme, ces quelques euros retomberont plus facilement et rapidement dans l’économie (donc, carnet de commande pour d’autres boites) que si elles étaient cumulées au main de quelques personnes.

    Pour tout un tas de gens, quelques euros de plus apportent beaucoup. Ne les oublions pas.

    • Faites donc fonctionner l’entreprise sans dirigeants. Il faudra peu de temps avant qu’elle ne périclite. 🙁

      • Sans doute (en tout cas, je ne le nie certainement pas).

        Mais vous savez bien que ce qui fait problème, c’est quand il y a un hiatus entre les « primes » (« parachute doré », don-acquisition de stock-options) et l’action accomplie: un PDG payé royalement pour fermer l’entreprise, la délocaliser et mettre au chômage le personnel, bien que ce travail mérite salaire, les primes seront évidemment mal acceptée par les futurs chômeurs! C’est humain!

        Idem quand un patron, viré par son C.A. pour ne pas avoir atteint les objectifs, est monstrueusement gâté à la sortie. Il serait normal, et « libéral », que sa rémunération comprenne une large part liée au « mérite/résultat ». Quand c’est sans risque, c’est un peu facile et, logiquement, ça vaut moins! (Or, c’est souvent contractuel, donc accordé avant le début d’activité!)

        • Il serait normal, et « libéral »,

          Niet : ce qui est prévu au contrat s’applique. Si vous n’avez pas été bon, vous aurez de la peine a retrouver du travail, la est la morale, pas dans ce qu’il encaisse. Et ne croyez pas que les administrateurs font des cadeaux : s’ils peuvent gratter, ils grattent.

          • Sauf que le libéralisme c’est bien liberté et responsabilité: donc le contrat devrait prévoir cette marge flottante, et pas seulement par les stock options. Il est normal qu’un PDG soit gâté, en cas de réussite, mais frustré en cas d’échec, sinon la responsabilité devient théorique. C’est aussi d’un effet lamentable, quand c’est public!

    • Koriaendre: « c’est une petite bouffée d’oxygène, mais bienvenue dans un climat d’asphyxie. »

      Au détriment des dizaines de milliers d’employés qui ne serait pas embauchés dans les années à venir. Souvent des chômeurs qui sont a la charge des travailleurs, qui ne dépensent pas d’argent pour faire vivre de nouvelles petites entreprises etc. etc.

      Des gens comme vous ont monté avec les mêmes chantage larmoyant cette fabrique à pauvreté qu’est devenue la France: 5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres 25% de chômage des jeunes dans un des pays qui taxe et redistribue le plus au monde. « bouffé d’oxygène » tu parles !

      Dans le pays « ultra-libéral » voisin de la France le chômage des jeunes est de 3.6%, le salaire médian est deux fois plus élevé et tous les comptes de l’état sont dans le vert.

      • À cette condition près que les salariés n’ont pas à être plus solidaires des chômeurs que les actionnaires, sauf encouragement du cynisme financier (bien réel, je ne l’ignore pas!).
        Mais il est difficile d’expliquer et, de plus en plus, à faire passer qu’après une année « faste » pour le résultat, on exclue les salariés dans le partage du bénéfice supplémentaire: qu’on le fasse sous forme de prime ou d’un autre cadeau collectif unique, au cas où cela ne se répéterait pas, c’est évidemment prudent, car une diminution de salaire n’est éventuellement acceptable que sous la forme de chômage technique (par manque de commandes, lors d’une « mauvaise passe »( ça a existé), mais avec la volonté de maintenir l’entreprise): cela ne se voit que dans les petites et moyennes entreprises (ou en Allemagne!!!), où il peut y avoir un dialogue franc entre le patron et ses salariés, quand l’alternative est la fermeture!

        • Les travailleurs devraient pourtant le savoir: quand on leur jette ce mot « solidarité » à la face comme vous le faite c’est qu’ils vont immanquablement se faire avoir.

          Mikylux: « À cette condition près que les salariés n’ont pas à être plus solidaires des chômeurs que les actionnaires »

          « L’argent des actionnaires » a déjà été taxé en amont (ça c’est pour le coté moral) et plus l’état se sert dedans plus il tarit la source de croissance des entreprises et créé les conditions d’une pauvreté et d’un chômage accru.

          En plus facile à comprendre: Ce que vous proposer c’est de manger tout les grains blé au lieu de les planter pour récolter dix fois plus. C’est idiot.

          Vous êtes certainement remplis de bon sentiments mais vous devriez éviter d’émettre un avis sur le fonctionnement de choses que vous ne maitrisez pas du tout.

  • Excellent article.

  • Article très intéressant merci.

    « Son rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) est plus élevé que la moyenne, à 19,4%, notamment parce que l’entreprise a des opérations dans des juridictions où les impôts sont bas (le Honduras). Son taux d’imposition réalisé n’a été que de 1,9%, alors que son taux statutaire canadien est de 26,9%. »

    Et donc, si j’en crois les autres chiffres évoqués, cette différence de fiscalité crée un nombre considérable d’emplois favorisant les plus pauvres au Honduras. Non pas qu’il me fallait une raison particulière de plus pour défendre le libre échange, mais c’est toujours bienvenu.

  • Les commentaires sont fermés.

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