France Culture ou l’environnementalo-correct

Par je ne sais quel mystère, il est quasiment impossible d’entendre une analyse critique à rebours de la doxa réchauffiste, anti-OGM, anti-nucléaire, pro-EnR…

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France Culture ou l’environnementalo-correct

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 avril 2015
- A +

Par Thierry Levent.

kindergarten on the air credits Australian broadcasting corporation  (CC BY-NC-ND 2.0)
kindergarten on the air credits Australian broadcasting corporation (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Lassé des radios dites commerciales, j’avoue avoir écouté durant de nombreux mois, le top du top radiophonique, je veux parler de France Culture, et ses débats de hautes tenues non saucissonnés de messages publicitaires abrutissants.

Cependant, en tendant une oreille attentive, une petite musique insidieuse est perceptible.

Par je ne sais quel mystère, il est quasiment impossible d’y entendre une analyse critique à rebours de la doxa réchauffiste, anti-OGM, anti-nucléaire, pro-Énergie renouvelable… Dès que l’un de ces thèmes est abordé, l’invité(e) prioritaire est soit Corinne Lepage, insupportable et multifonctions (anti-nucléaire, anti-OGM, pro-Énergie renouvelable), soit Jean Jouzel le prix Nobel que le monde nous envie, soit le(la) représentant(e) d’une ONG environnementale, donc anti-tout, Greenpeace ayant une préférence évidente.

Un débat équilibré semble donc difficile, et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de cette radio. Le catastrophisme érigé en ligne éditoriale nappé d’un militantisme éco-conscientisé à peine dissimulé des journalistes finit par me convaincre d’engager une migration auditive.

Rendons grâce à Mathieu Gallet d’avoir favorisé une grève dont l’impact principal a été le retour, et le mien par la même occasion, de la bonne musique sur France Culture devenu enfin supportable. Pas de chance, entre deux plages de grève citoyenne censée sauver le Titanic des ondes, voilà le retour des matins de France Culture avec une invitée de poids : Naomi Klein en personne !

france culture environnement rené le honzecNaomi Klein est également multifonctions : journaliste canadienne, essayiste, cinéaste, militante altermondialiste et accessoirement, en pleine promotion publicitaire en Europe. En effet, elle publie Tout peut changer : capitalisme et changement climatique. Selon elle, la lutte contre le changement climatique requiert une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l’environnement, et une transformation sociale radicale, décroissante évidemment (enfin j’en ai l’impression…).

Ce moment de radio a atteint des sommets stratosphériques de guimauve écologique, saupoudrée de détestation de cette maudite humanité, les occidentaux en priorité, et bien entendu du modèle économique libéral. Retour aux peuples premiers, à leur sagesse, à l’huile de coude, aux saintes énergies renouvelables, direction la poubelle pour les énergies fossiles et le nucléaire, adoration autistique du modèle énergétique allemand… etc.

Dans un accès incontrôlé de naïveté, j’ai pris la liberté de manifester mon agacement sur le fil des matins de France culture :

« Entendre Naomi Klein prôner, voire, si elle le pouvait, imposer la décroissance à l’ensemble de l’humanité souillant la Nature était un grand moment.

Cette journaliste représente une caricature de ce qui se fait de pire concernant cette nouvelle religion qu’est devenu l’écologisme. Les bons d’un côté (elle évidemment, les ONG environnementales sans conflits d’intérêts, les promoteurs des énergies renouvelables qui ne magouillent jamais, etc..) et les mauvais de l’autre (devinons lesquels). La remise en cause radicale du système qu’elle exècre passerait par une attaque en règle des principes démocratiques. Souvenons-nous des réflexions de Dominique Bourg (Fondation Nicolas Hulot) pour qui la version rêvée de la démocratie verte consiste à confisquer la démocratie représentative et à laisser les ONG environnementales, sans aucune légitimité élective, bloquer toutes les décisions qu’elles jugent non conformes à la survie de la planète. Un droit de veto sur tout.

L’anthropocentrisme s’efface devant l’éco-centrisme. L’éthique de la Terre fait passer homo sapiens à une simple composante bien encombrante pour les tenants de la Deep Ecology comme le philosophe norvégien Arne Naess, pour lequel l’épanouissement de la vie non humaine exige une diminution de la population humaine puisque la façon dont interfèrent les hommes avec le monde non humain est excessive et nuisible.

La soi-disant apocalypse climatique est bien utile pour faire gober tout et n’importe quoi, Klein étant une spécialiste de la stratégie du choc. »

Contre toute attente, un miracle se produisit le lendemain de Pâques. Mon mail n’était pas censuré bien que contenant les termes « conflits d’intérêt, magouilles, énergie renouvelables, apocalypse et hiatus », mais un peu noyé dans une marée d’autres plus béats les uns que les autres devant la parole révélée de Sainte Naomi. Enfin, béats, pas tout à fait. Brice Couturier, le seul chroniqueur atypique de cette radio en a pris pour son grade. Vous pensez, il s’est permis, lors de cette émission, de remettre en question le modèle énergétique allemand, d’affirmer que le progrès et la science n’étaient pas les ennemis du genre humain et de Gaïa, que les occidentaux n’étaient pas tous des criminels climatiques.

Il faut donc se rendre à l’évidence, l’hémiplégie doctrinale sclérose l’ensemble des médias audiovisuels publics concernant l’écologie, l’écologisme et ses avatars, le climat en tête. Stéphane Foucard (Le Monde), Sylvestre Huet (Libération), Denis Cheissoux (France Inter) et consorts ont été clonés par la main invisible du marché militant réchauffiste. Ils sont donc partout (les clones), et pas moyen d’y échapper.

En attendant, Klein met en œuvre les mêmes techniques qu’elle décrit avec délectation dans l’ouvrage qui à fait sa gloire : s’appuyer sur une théorie climatologique apocalyptique prônée par des experts nobélisés du type GIEC-boys, pour faire accepter un altermondialisme rigoriste, brider la recherche scientifique et l’orienter dans la direction souhaitée, refondre notre modèle démocratique à la baisse. Bref ratatiner tout ce qui l’incommode. Il faut éviter comme la peste les personnes qui veulent absolument votre bien, Klein en fait partie.

Les Français l’ont bien compris, et c’est un exploit compte-tenu du gavage médiatique dont ils sont victimes. Le réchauffement climatique et son cortège de catastrophes ne semblent pas trop les impressionner, pour ce qui concerne les écologistes, la messe est dite.

Aux dernières nouvelles, N. Klein enchaîne un maximum de plateaux télé pour vendre son livre, avant de reprendre un bon vieux jet bien polluant vers Toronto. Solar Impulse ne semble pas assez fiable pour embarquer notre prêtresse altermondialiste. Il y a des limites à ne pas dépasser à la décroissance technique.

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  • oui sur tous les sujets sociétaux / polémiques, c’est la voix du bobo indigné / revolutianoroïde version CNRS

  • « Les Français l’ont bien compris ». Je ne suis pas sûr que ce soit bien le cas quand on voit le nombre de partisans du monde de la bonne logique court-circuiter des postes à pouvoirs. Sont-ils à l’abri de la manipulation qui suinte dans leur discours? Sans compter tous ces gens qui adoptent cette forme de pensée comme en se mettant à fumer pour se donner une contenance, paraître tendance, être dans le coup, pour appartenir à un groupe. Regardez l’état démocratique de la France. Les Français ont-ils vraiment bien compris?

    • Ne désespérez pas des Français qui n’ont rien de commun avec les usurpateurs au pouvoir. Les processus de sélection sont ainsi faits que l’ambitieux le plus amoral ne peut réussir sa carrière sans démontrer une soumission de chaque instant au triptyque du pouvoir absolu : Obèse omnipotent, modèle social que le monde ne nous envie pas et réchauffisme hystérique. Les politiciens étant pour l’essentiel issus de ce moule, un gouffre qui ne sera pas comblé les oppose désormais à une population dont plus de 50% refuse de participer à la pantalonnade, sans compter ceux votant avec leurs pieds. La panique saisi d’ailleurs les zélotes qui en viennent à proposer le vote obligatoire, ajoutant l’ignominie de la manoeuvre au mensonge politicien pour tenter de survivre encore un peu.

  • Klein ne fait rien d’autre que de « recycler » les idées les plus fumeuses de Rousseau: le bon sauvage et le méchant civilisé… Quant à la décroissance, les ventes de son bouquin n’en fait « probablement » pas partie.

  • La nouvelle stratégie à l’œuvre : Les effets ne seraient plus linéairement liés à la quantité !
    A partir de cette simple assertion « magique », bien peu prouvée, tout dénonciation devient possible, et surtout le catastrophisme trouve des bases pseudo scientifiques légitimes.

    Cela ressemble à l’homéopathie, la mémoire de l’eau et autre poudre de perlimpinpin.

    En conséquence, on est parti dans une spirale sans fin à la recherche de la pureté, du 0 Co2, de l’absence de radioactivité.
    En parallèle, il devient facile de choisir LE bon coupable entre tous : une tempête se déclenche, alors forcément, le RCA est derrière, ou l’a renforcée, ou l’inverse.

    Un autre bon client sont les tribunaux, qui vont pouvoir accepter de traiter les cas les plus improbables.

  • Le courage de la jeune journaliste qui avait réalisé ceci est d’autant plus à signaler :

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4941622

  • C’est l’avantage/désavantage de laisser les gens s’exprimer : ils disent ce qu’ils ont envie de dire. France-Culture permet un véritable échange, une conversation avec les invités plutôt qu’un passage à la question peu constructif et en fait pas du tout dans l’objectivité affichée par les interviewers.
    L’émission avec Klein n’était pas la meilleure. Je dirais quand même qu’il y a un bon nombre de matins qui sont désagréables, mais surtout parce qu’ils font réagir, parce qu’il y a des idées qui sont exprimées.
    Klein n’a pas été la plus agréable des invitées… de manière générale je pense que le conversationnel est géré de manière assez différente entre les français et les anglo-saxons qui restent toujours très contrôlés, ce qui nous donne, à nous auditeurs français, l’impression d’une froideur hautaine. A priori les anglo-saxons ont la même impression venant de notre part.

    Il y a eu des matins qui ont donné la parole à d’autres approches. Après on retrouve la distribution des positions que l’on a chez les scientifiques, industriels et économistes (c’est à dire que les pro-réchauffements sont en fait moins représentés sur France-Culture qu’ils le sont dans les universités par exemple).

    Après… présenter Couturier comme un intervenant atypique… je ne suis pas d’accord. Ici il a porté la contradiction, de manière plus ou moins réussie, en cherchant l’invitée sans non plus être dans la débilité rhétorique.

  • Vous avez une bonne plume mais quid du ramage? L’écologisme est effectivement une sorte de religion mais le libéralisme n’en est-il pas une autre? « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le cher Rabelais et c’est plus que jamais d’actualité. Nos chercheurs sont toujours au service de la main qui les nourrit et quand la main est sale, il faut en changer. Il nous faut croire en la révolution verte comme nos ancêtres ont voulu croire à la révolution industrielle car c’est notre seul rayon d’espoir en ce monde où l’homme saccage tout ce qui ne lui est pas d’une utilité immédiate. Sortir du modèle de la croissance à tout prix, de la société de surconsommation et de surmédiatisation n’a rien d’absurde. Travailler moins mais mieux est possible. Cela me fait penser à l’histoire du football : pendant longtemps on a cru qu’il fallait courir après le ballon pour gagner et un beau jour, on a compris que c’était le ballon qui devait « courir »… le jeu collectif était né.

    • Le problème n’est pas que écologisme soit une religion, c’est que c’est une religion totalitaire, qui nie la réalité pour lui substituer son dogme, et agressive car elle veut l’imposer à tous. Si le libéralisme est une religion (?), il n’a pas ces défauts : le libéralisme permet tous ceux qui le souhaite de vivre comme il le souhaite, y compris en communistes ou en écolo.
      Et si il suffisait d’être anti-science pour acquérir une conscience, nos sociétés serait idéales. Elle ne le sont manifestement pas, et les écolos contribuent largement au bordel, car « qui veut faire l’ange fait la bête » (comme l’illustre à merveille l’energiewende ).
      « il faut croire » rien du tout : il faut pratiquer et expérimenter, sans peur (mais non sans précaution au bon sens du terme, terme dévoyé par les écolos qui corrompent tout ce qu’il touchent )
      Vous voulez sortir du modèle de la croissance? grand bien vous fasse. Juste faites le. Allez rejoindre les amish qui, eux, pratiquent ce qu’ils prônent (et donc ne publie pas des posts sur internet pour dire tout le mal qu’ils en pensent ).
      Si votre façon de jouer au foot vous fait gagner, tout le monde vous imitera. Sinon, c’est que votre rêve n’était que ça (au mieux ; parce que cauchemar me semble plus indiqué…)

      • La principale différence qui fait que l’écologisme est intrinsèquement totalitaire c’est que paradis et enfer sont collectifs.

    • « Cela me fait penser à l’histoire du football : pendant longtemps on a cru qu’il fallait courir après le ballon pour gagner et un beau jour, on a compris que c’était le ballon qui devait « courir »… le jeu collectif était né »
      Magnifique celle là. Donc maintenant on a 11 personnes au lieu de une qui courent de chaque côté, soit un nombre de mètres parcourus infiniment supérieur. Et le ballon coure 10 fois plus pour un résultat, rentrer dans le but, qui se serait amélioré?
      Toute la purée mentale écologiste se retrouve au fond dans cette allégorie; Merci l’EdNat, merci la France.

    • « en ce monde où l’homme saccage tout ce qui ne lui est pas d’une utilité immédiate »

      Vous avez un chien ou un chat ? Cela vous ravage vos coussins, vos pantoufles et vos tapisseries à vitesse grand V. Les herbivores ont tendance à détruire la végétation et les carnivores le gibier. Un volcan, un tsunami ou un tremblement de terre ravagent des milliers d’hectares de terrain et la faune qui l’habite.

      L’homme est au contraire une des rares espèces à organiser, ménager les sols, prévoir … A condition d’être propriétaire, car dans le cas contraire il détruit effectivement ! Et cela est vraisemblablement inscrit quelque part dans nos gènes. Votre affirmation est donc globalement fausse quelque part et ce biais cognitif souligne bien l’effet de la propagande à laquelle se livrent les activistes écologistes.

      Maintenant on ne peut pas organiser sans détruire l’ordre existant. Mais soyez sur qu’un propriétaire valorise toujours ses possessions et qu’il est très difficile de protéger ce qui n’appartient à personne en particulier et qu’il est même plus facile de le surveiller s’il est exploité en surveillant la production.

  • Le problème des bobos, constructivistes, écologistes ou autres est d’être imbus d’eux-même et de croire en la supériorité de leur intelligence déductive.

    Mais l’intelligence n’est pas de construire de A à Z – cela n’est pas à la portée de nos faibles esprits – mais de copier. L’intelligence est d’observer, de tester et de rejeter ce qui ne fonctionne pas. Toute construction passe par ce long et difficile processus qui est rarement l’oeuvre d’une seule personne et s’étale souvent sur des durées très longues. La construction passe alors par un très modeste assemblage de « briques » de connaissance que nous ont laissé les génération précédentes et qu’un individu met des dizaines d’années à maîtriser pour un domaine précis.

    Quelle prétention de refaire un monde de A à Z, de donner des réponses toutes faites à des problèmes sur lesquels l’humanité a toujours butté, de parler de nature alors qu’on est bien incapable de reproduire et comprendre ce qu’elle a organisé de façon expérimentale en des centaines de millions d’années. Quelle bêtise de ne voir que ce qui va dans le sens de leurs idées. Quelle monstrueuse et dangereuse arrogance de vouloir construire des cathédrales sans avoir la moindre notion d’architecture et de ne même pas expérimenter.

    C’est toute aberration du constructivisme : des gens qui prétendent réguler, diriger, refaire en mieux ce qu’ils ne comprennent pas et sans avoir conscience qu’ils ne le comprennent pas et que la compréhension n’est pas à leur portée ni à celle d’aucun être humain.

    Cela s’explique par le fait que tous les constructivistes n’ont jamais rien réalisé eux-mêmes et se contentent de brasser du vent.

  • Au moins, cette grève a le mérite de démontrer que les radios concernées appartiennent effectivement au secteur public, c’est-à-dire qu’elles sont foncièrement improductives : quand elles ne travaillent plus, personne ne s’en aperçoit ni ne s’en plaint. Mieux même, chaque jour de grève est un jour de fête car c’est un soulagement de charge autant financière que morale. Pourvu qu’elle dure longtemps !

    • Vous écoutez France-culture, les bobos parlent aux bobos gentilshommes. C’est vrai que c’est reposant de ne plus entendre leur prose. Avec la grêve, France Info devient écoutable : un bulletin minimum avec juste des faits.

      • Toujours les mêmes histoires entre les citadins et les campagnards, entre les bourgeois et les prolétaires… évidemment, en fonction de lauto-identification qu’on se donne on tourne en ridicule le soit-disant camp d’en face. Le truc c’est que les lignes de clivage du 20è siècle ne fonctionnent plus trop, au niveau démographique il y a une citadinisation de la campagne, il y a des moins en moins de paysans et d’ouvriers.
        Que France-Culture ne plaise pas à tout le monde c’est une chose, mais essayer de ressortir les vieux concepts de classe, je trouve ça un peu nouillot franchement.

        Il serait bon en effet de discuter des licences d’exploitation exclusive des fréquences sur des contenus dans l’industrie audio-visuelle, tant ce modèle économique est devenu complètement injustifié et illégitime, mais c’est encore une autre débat.

        • « France-Culture ne plaise pas à tout le monde c’est une chose » : vous êtes à côté du sujet et çà, c’est franchement « nouillot ». Le problème de France-Culture et des autres services publics improductifs, c’est qu’on est obligé de payer pour, peu importe que ça plaise ou non. Les péroraisons boboïdes ne posent de problème à personne tant que seuls « celles et ceux » (sic) que ça intéresse payent pour en jouir.

          « celles et ceux » : le pathétique tic de langage de la novlangue socialiste, de plus en plus fréquent et risible, qui déconsidère définitivement « celles et ceux » qui l’utilisent. Immédiatement, l’honnête citoyen correctement éduqué sait que les propos tenus relèvent de l’idéologie la plus crasse.

          • Vous citez qui avec « celles et ceux » ? Y a quelqu’un qui m’a blacklisté sur Contrepoints et je ne vois pas ses commentaires ou vous vous inventez des contradicteurs ?

            Pour ce qui est du service public… à partir du moment où c’est toute l’industrie qui est protégée de la concurrence et qui bénéficie d’avantages indus, pourquoi cela ne devrait-il que s’intégrer dans des entreprises de comm’ d’actionnaires privés ? Vous êtes obligés de payer TF1, NRJ et compagnie, seulement le montage économique est un tout petit peu moins clair, mais juste à peine.
            Je prône l’arrêt de l’audiovisuel public, mais le système général de licence d’exploitation des fréquences dédiées à une diffusion exclusive de contenus. M6, Europe1 et compagnie n’en ont pas besoin pour diffuser leur contenu, il n’y a aucune raison pour leur donner un avantage quelconque (sans compter tout un tas de subventions et de crédits d’impôts qu’ils touchent par derrière).

            En ce qui concerne la grève en elle-même, je ne suis pas du tout solidaire (de toutes façons la solidarité c’est débile). Par contre j’avoue n’être intéressé que par France-Culture à la radio, non que j’adhère à tout ce qu’il s’y dit, mais d’abord parce que j’aime bien le rythme des échanges et que les invités peuvent y développer des raisonnements (même erronés, c’est toujours mieux que le néant cérébral). Si la radio s’arrête demain (ce que je souhaite en tant que Citoyen) je trouverai bien quelque chose sur internet.
            J’ai entendu l’émission à laquelle fait référence cet article, et je suis tout à fait d’accord avec l’agacement suscité par l’invitée… mais non il n’y a pas que ce genre de personne qui est invité sur cette station, et non Couturier n’y a rien d’atypique. Personnellement je trouve que c’est plutôt un chroniqueur tout à fait lambda, il y a bien plus atypique sur France-Culture et, pour ceux que ça intéresse, il y a bien plus conservateur et s’inscrivant dans une droite traditionaliste, et je préférais les chroniqueurs précédents sur cette émission.

  • Félicitations !
    Enfin un Auteur et un Média qui enfreignent l’Omerta climaticienne ! Et qui dénoncent les simagrées du GIEC.
    Le vent est en train de tourner, avec l’Arrêt du Réchauffement depuis 17 ans, qui va finir par imposer la Réalité dans le Débat.
    Courage, continuez !

    • J’aimerais tellement partager cet optimisme, mais je suis convaincu que les catastrophistes vont gagner, ils ont atteints le point critique ou toute forme de remise en question est impossible.
      Quand on leur pointe du doigt les problèmes de la théorie du rca et les prédictions ratés, ils se mettent a nous haïr personnellement, peu importe les faits.
      Attitude qu’on ne retrouve pas chez les sceptiques, les alarmistes sont agressifs et n’hésitent pas a mentir ou a faire des menaces.

  • Mon cher Thierry, je partage bien des points de vue que vous exprimez de façon percutante, caustique et évidement excessive. toutefopis, il ne vous faudrait pas tomber dans le travers de nombreux journalistes qui manquent à l’obligation de travailler leur sujet. Notre belle radio sait faire la part belle aux anti-doctrinaires écolosophistes. France-cul invite très régulièrement Jean de Kervasdoué, scientifique de renom, économiste de la santé, professeur au conservatoire des métiers qui est un pourfendeur des idées reçues des sectataires anti OGM, anti-pesticides, anti-gaz de schiste et anti principe de précaution. Ses interventions font beaucoup de bien aux opposants de la pensée écolo-monolithique. Certes, le cadre est moins mainstream que les matins de France-culture, mais quand même, une amende honorable de votre part serait gage d’honnêteté.
    Quant à Naomi….elle doit gagner sa vie….en vendant de l’opinion…comme nous tous.

    • Parlez pour vous ! Moi je donne mon opinion gratuitement et ça ne me permet pas de gagner ma vie…

    • « Quant à Naomi….elle doit gagner sa vie….en vendant de l’opinion…comme nous tous. »

      Parce que vous pensez qu’une opinion a la moindre valeur ? C’est comme vendre du sable dans le désert.

      D’abord si vous voulez vous enrichir rapidement, il faut vendre aux gens leur propre opinion. Ensuite si vous voulez gagner honnêtement votre vie, il faut vendre des faits vérifiés, des résultats, des expérimentations consolidés (et de « première main ») afin que l’acquéreur puisse se faire sa propre opinion la plus juste possible et en tirer profit.

  • La France a bien la droite la plus bête du monde. Un droite idiote qui eu le pouvoir 10 ans au cours des quinze dernières années, mais qui a été infichue de fermer ce relais de propagande de la gauche progressiste qu’est Radio France.

    C’est une réforme simple qui aurait fait des économies, réjouit les électeurs UMP et affaiblit le PS. Il semble que la pseudo-droite Française aime trop lécher les bottes du PS pour assumer un positionnement politique opposé au rose-vert.

    Une primaire à droite se profile, et aucun des prétendants n’a de propositions à faire sur l’avenir de Radio France. Il ne faudra pas s’étonner si l’UMP perd les présidentielles en 2017

  • Les fachauds qui rêvent d’exterminations massives et de génocides (hors d’Europe évidemment, leur petit confort ne doit pas être affecté) seront crédibles quand ils commenceront par se flinguer histoire de donner l’exemple.

  • L’auteur
    @ropib, @guimard
    Je dois vous avouer que je préfère écouter France Culture que les autres radios dites commerciales. Le rythme assumé des émissions permet aux intervenants de pouvoir s’exprimer sans être pressés et coupés par les tranches publicitaires insupportables. J’ai également précisé dès le début de l’article que les échanges étaient de bon voire de haut niveau, plus particulièrement concernant les sciences (continent science par exemple), la philosophie (Adèle), l’histoire et l’économie du samedi matin (des libéraux ayant largement la parole)… Je maintiens cependant que le partis pris écologiste qui imprègne la ligne éditoriale dessert largement cette radio, même si de temps en temps des voix à rebours de la doxa verte s’exprime. c’est le minimum.
    Je suis impressionné par la culture de Brice Couturier , certaines de ses chroniques volent vraiment haut. Je maintiens qu’il défend une ligne ultra-minoritaire sur France Culture, libérale et équilibrée.
    @thierry
    Je partage en partie votre analyse concernant l’avenir de l’économie verte, mais pas l’économie verte idéologique abreuvée de fonds publics que l’on nous sert à longueur d’antenne. Contestant un projet éolien, j’ai pu apprécier à sa juste valeur les méthodes des promoteurs, des écolos locaux avec l’appui des fonctionnaires tendance EELV de la DDTM. Les avancées technologiques vertes se feront et se font loin du barnum des EnR vendues comme miraculeuses. Mais je suis en totale opposition avec votre approche économique et sociétale. Je pense que la Nature est bien mieux traitée dans les pays occidentaux « pratiquant » le capitalisme et la « religion » de la croissance. Un haitien, un malgache ou un gamin des faubourgs de Calcuta dont l’unique préoccupation est de savoir quand il pourra manger n’a que faire de la protection du saint panda et de l’approche décroissante d’ATTAC.

  •  » LES français l’ ont bien compris  » osez osez osez DES vraiment non ?
     » refondre notre modèle démocratique à la baisse  » ah bon ! moi qui pensais que c’ était une sorte de modèle étatique ! Serai-je mal conditionné ?
    il est vrai j’ ai abandonnez Fr Cult il y a 25 à 30 ans mais j’ en garde quand meme de bons souvenirs , certain que l’ INA possède de belle richesses inexploitées issues de ce média

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