Rapport PISA : le genre féminin l’emporte sur le masculin !

Le rapport PISA 2012 est clair, dans tous les pays de l’OCDE les filles réussissent mieux les tests que les garçons, en moyenne 38 points de plus.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
feminisme credits morning theft (licence creative commons

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Rapport PISA : le genre féminin l’emporte sur le masculin !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 avril 2015
- A +

Par Jacques Henry.

Capture d’écran 2015-03-28 à 10.58.23

Une des études figurant dans le rapport PISA et qui fit beaucoup de bruit lors de sa publication parut presque inaperçue car elle révèle ce que l’on veut cacher : la différence entre garçons et filles. Ce n’est plus politiquement correct d’établir une telle différence même si les faits sont pourtant là. Prétendre que les filles sont plus douées que les garçons pour les études bouscule la théorie du genre dont l’apologie fut largement répandue par Sarah Palin, membre du Parti Républicain américain mais surtout militante du Tea Party. Palin défend presque hystériquement, au sens étymologique du terme, la théorie du genre ; et quand on se rend à l’évidence, prétendre que les filles sont plus douées que les garçons dans l’apprentissage de la lecture pourrait au contraire satisfaire les tenantes de l’égalité des genres, tout dépend naturellement de quel côté on se trouve idéologiquement. Le rapport PISA 2012 est pourtant clair, dans tous les pays de l’OCDE les filles réussissent mieux les tests que les garçons, en moyenne de 38 points de plus (515 pour les filles et 478 pour les garçons), leur domaine d’excellence étant la lecture.

Le pays dont les filles sont les plus performantes est la Finlande. Elles surpassent les garçons de 62 points dans les tests de lecture. Ce sont d’ailleurs ces excellentes performances des filles qui font que la Finlande a été classée première dans les tests PISA.

genre rené le honzecSi on analyse le graphique ci-dessus, il y a trois pays qui n’utilisent pas les caractères romains, Israël, la Corée et le Japon. Israël fait un peu exception car les élèves apprennent systématiquement l’anglais et l’hébreu à l’école, ce qui n’est pas le cas en Corée et au Japon lors des premières années d’étude. Ceci pourrait expliquer pourquoi la différence entre garçons et filles est la plus faible dans ces deux pays. L’incitation à la lecture pourrait faire la différence, or ce n’est pas le cas. On ne peut qu’en être réduit à des hypothèses floues considérant que les garçons se découvrent d’autres sujets d’intérêt les divertissant de leur scolarité. Dans des pays comme le Canada ou l’Australie où les enseignants encouragent les élèves à lire, les scores PISA n’ont pas été sensiblement augmentés pour les garçons. De même que les écoles exigeant plus de « travail à la maison » n’ont pas vu leur score PISA amélioré, il paraît illusoire de tenter d’établir des corrélations compte tenu de l’apparente simplicité du classement PISA qui n’autorise aucune stratégie analytique des « différences dans les différences ». Ce dernier point pourrait tout simplement remettre en cause la validité du classement PISA qui n’est finalement qu’une image très approximative du classement par pays de la qualité de l’enseignement.

Il faut cependant remarquer que la différence entre filles et garçons a tendance à s’estomper depuis une cinquantaine d’années en particulier dans des disciplines comme les maths ou les sciences. Et cette « égalisation » des genres est encore plus marquée chez les adultes dans leur vie professionnelle. Il n’en reste pas moins que 65% des hommes adultes déclarent (moyenne OCDE) ne jamais lire de livres alors que 63% des femmes adultes s’adonnent régulièrement à la lecture. Une étude a montré que les femmes étaient très avides de livres d’occasion dans les présentoirs de certaines librairies alors que les hommes ne s’y intéressent que très rarement.

Peut-être que les tests PISA se vérifient à l’âge adulte…

  • Source : Brookings.edu


Sur le web

 

Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • Bonjour
    Le test PISA se fait à l’age de 15 ans.
    Peut-être que les filles sont en avance à cette age (puberté 1 ans 1/2 plus précoce) ?

    • c’est certain les filles ont(en moyenne) de l’avance au niveau physiologique.
      En tout cas heureusement que les hommes politiques ont imaginé le système de la parité pour enrayer le déclin inexorable de la domination masculine ! 🙂

  • Le jour où les garçons liront des romans à l’eau de rose pendant que les filles joueront à la game-girl, la proportion s’inversera.

  • Quelles sont les sources qui vous permettent de mouiller Sarah Palin, le Parti Républicain et le Tea party avec la théorie du Gender ? J’ai fait une recherche google et n’en ai pas trouvé.

    Comme chez nous, en amerique ce sont surtout les gauchistes qui promeuvent la theorie du genre!
    Ca ne colle pas avec Sarah Palin, le Parti Républicain et le Tea party !!!

    Alors, où sont vos sources?

  • La meilleure réussite des filles aux test PISA ne pourrait-elle pas s’expliquer aussi par le fait que l’instruction dans les pays de l’OCDE est majoritairement dispensée par des femmes?

    • Non puisque l’enseignement dispensé est le même. La seule explication est chimique. La testostérone rend les garçons plus agités et il est plus difficile pour eux de se concentrer. Je suis contre la mixité des cours il faudrait séparer les garçons et les filles dans l’intérêt de tout le monde.

  • Re-écrire l’article en Français en remplaçant le mot genre par le mot sexe.
    Merci pour nos yeux.

    • « Genre » et « Sexe » renvoient à deux définitions distinctes. Y compris en français.

      Merci et au revoir.

  • La différence s’explique par le fait que les filles sont plus dociles et suivistes que les garçons. Les garçons en majorité plus rebelles réussissent mal lorsqu’il sont plongés dans la pédagogie moderne qui repose sur le consentement et la coopération des « apprenants », l’élève « acteur de son apprentissage » etc…

    Une pédagogie plus autoritaire à l’ancienne donnerait des résultats filles-garçons plus proches.

  • l’intelligence se développe plus vite chez les filles. alors cela n’a rien d’étonnant qu’elles aient des meilleurs résultats dans le secondaire

  • Je ne sais pas si ça remet en cause la soi-disante « théorie du genre », mais en tout cas ça montre que l’école est, depuis longtemps, un système auquel les filles s’adaptent mieux que les garçons. Elles sont plus studieuses, acceptent plus facilement de rester toute la journée assises sur une chaise entre quatre murs à écouter quelqu’un parler, quelqu’un qui dans 90% des cas est une femme, donc les affinités et l’identification à une figure d’autorité se font plus facilement.

    À lire à ce sujet : « The Minds of Boys: Saving Our Sons from Falling Behind in School and Life « 

  • Bah, que les femmes réussissent mieux ce test EN MOYENNE ne signifie pas pour autant que ce soit des femmes qui aient les meilleurs résultats à ces tests! J’aimerais vraiment connaître la distributions des résultat des filles et des garçons pour étudier ça de plus près et tirer mes conclusions.

    La moyenne reste un indicateur extrêmement peu robuste de tendance centrale et n’est souvent utilisée que par facilité car facile à appréhender. La médiane et l’asymétrie, l’aplatissement d’une distribution donneraient de biens meilleures indications.

  • « Measurement invariance ».

    C’est la première idée qui me vient en tête.

    Täht, K., & Must, O. (2013). Comparability of educational achievement and learning attitudes across nations. Educational Research and Evaluation, 19(1), 19-38.

    L’étude ci-dessus indique que les scores PISA entre nations ne sont pas « comparables » dans le sens où les propriétés psychométriques des tests sont différents. Généralement, quand les tests transgressent la condition « measurement invariance » il y a plusieurs explications : différences culturelles (i.e., interprétations dans le sens des mots, tournure de phrase, etc.), différences de connaissance (i.e., connaissance des mots, concepts, idées inégalement répartie entre groupes de personnes), différences dans le test-taking attitude (i.e., stress, guessing, anxiety, …).

    L’étude de Taht & Must ne compare pas les filles et garçons, mais mon commentaire est juste une mise en garde sur la possibilité que les différences de scores entre filles et garçons peut être dues à des biais psychométriques. Dans ce cas, on peut difficilement conclure quelque chose sur les différences d’habileté, et ça ne prouvera pas que les filles soient plus « doués » (par doué, j’entends, plus intelligents). Si les filles ne sont pas plus douées, alors la conclusion évidente est qu’elles obtiennent un score plus élevé en raison d’un avantage sur l’une ou plusieurs des sources de biais de mesures (e.g., interprétation, connaissance, attitude).

    Bien sûr, si le PISA n’était qu’une mesure de connaissance, et non d’intelligence, alors ma critique n’est pas tout à fait pertinente. Le problème c’est que j’ai vu nombre de chercheurs utiliser le PISA comme un proxy de tests QI. D’où le problème.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Ah les seventies ! L’ORTF, Le Petit Rapporteur, les reportages de Daniel Prévost dans le village de Montcuq et les batailles de boudin blanc ! Ce ne sont sans doute que des ouï-dire pour les plus jeunes, mais le parfum de l’impertinence ne s’est pas totalement évaporé.

Peut-être que quelques-uns se souviennent encore de cette interview d’un grand chef étoilé qui, à la question posée par un des joyeux compères de l'émission de Jacques Martin et Stéphane Collaro : « pourquoi les grands chefs sont tous des hommes, alors qu’à la maison, ce... Poursuivre la lecture

 

« Le privé est politique » expliquait récemment la candidate malheureuse à la primaire des écologistes Sandrine Rousseau au micro du web-magazine féminin-féministe Madmoizelle, « privé » signifiant ici vie privée, vie personnelle. En vertu de quoi elle voudrait voir reconnaître un délit de non-partage des tâches domestiques au sein des couples, écoféminisme de combat oblige.

La nouvelle idée de Sandrine Rousseau

On pourrait évidemment se dire que la propension de Sandrine Rousseau à proférer des âneries pour se faire rema... Poursuivre la lecture

L’isolement maladif peut conduire à toutes les déraisons en matière politique. À force de vouloir enchérir sur les propositions de leurs concurrents, — enfermés qu’ils sont par leurs œillères—, les candidats à la présidentielle s’arment de mesures de plus en plus isolées, comme le combat contre l’endométriose (Emmanuel Macron et Valérie Pécresse) ou des amendes pour les parents des filles de moins de quinze ans voilées (encore Valérie Pécresse).

En Afghanistan, cet isolement vire tout bonnement à la régression totalitaire, coupée de la... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles