Salaire minimum : le piège

Et si le salaire minimum avait un impact négatif dans la lutte contre la pauvreté ?

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Pauvreté (Crédits : Luis Felipe Salas, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Salaire minimum : le piège

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 mars 2015
- A +

Par Serge Rouleau, depuis le Québec.

pauvreté (Crédits : photonadadoru, licence creative commons)
pauvreté (Crédits : photonadadoru, licence creative commons)



Le premier mai 2015, le salaire minimum au Québec sera porté à 10,55$, une augmentation de 0,20$. Environ 260 000 personnes bénéficieront de cette hausse de salaire en mai, dont 163 000 femmes.

Pour l’histoire

En 1940, le gouvernement du Québec, dirigé par le chef du parti libéral, Adélard Godbout, présente la première loi sur le salaire minimum. Selon le premier ministre, cette mesure a pour objectif de maintenir le pouvoir d’achat des bas salariés, de redistribuer la richesse et de valoriser le travail des femmes rémunérées au salaire minimum en plus grand nombre que les hommes.

Mais contrairement aux prétentions du premier ministre, cette mesure était avant tout électoraliste. En effet, le 18 avril 1940 l’Assemblée législative avait adopté le projet de loi autorisant le vote des femmes. En adoptant la loi du salaire minimum, il espérait ainsi obtenir majoritairement leurs votes. Mal lui en prit, car à l’élection générale suivante, le parti conservateur de Maurice Duplessis prit le pouvoir. Les partis passent, mais malheureusement les lois demeurent.

Le mythe du salaire minimum

Bien sûr, cette mesure est un symbole important de lutte contre la pauvreté, mais dans les faits, elle a peu d’effets sur les inégalités de revenus et sur le nombre de personnes pauvres.
Selon Stephen Gordon, professeur au Département d’économie de l’Université Laval, dans le meilleur des cas, elle n’aura pas d’effet négatif sur la pauvreté :

«C’est une perte de temps, en ce qui concerne la pauvreté. L’effet net est pratiquement nul. Et si une augmentation aide une famille, c’est par pur hasard»

Dans les pires cas, le salaire minimum a comme effet d’accroître le chômage et la pauvreté.

Salaire minimum et emploi

Depuis près de vingt ans, le salaire minimum tourne autour de 45 % du salaire moyen des travailleurs payés à l’heure. Selon une étude de l’économiste Pierre Fortin, chaque hausse de 1 % du rapport entre le salaire minimum et le salaire moyen, entraîne une baisse approximative de 8000 emplois.

La raison est que si le salaire minimum est trop élevé, les employeurs doivent compenser le manque à gagner soit en coupant les heures travaillées, soit en supprimant des emplois, soit en augmentant les prix.

Le 1er avril prochain, les employeurs de Seattle devront graduellement relever le salaire minimum à 15$ l’heure. Cette mesure irresponsable frappe de plein fouet l’industrie de la restauration. Déjà plusieurs restaurants ont fermé ou ont annoncé leur fermeture et ce n’est qu’un début.

Les entreprises de plus grande envergure se tournent vers l’automatisation pour contenir l’augmentation de coûts découlant de l’imposition du salaire minimum. Les étudiants, les travailleurs à temps partiel, les chercheurs d’un premier emploi seront les premiers pénalisés.

Une constante chez les socialistes

Dans le langage socialiste, un salaire minimum décent c’est une sorte de premium à la dignité. Ce discours est peut-être valable pour ceux qui bénéficieront du salaire minimum, mais qu’en est-il de ceux qui ne seront jamais embauchés parce que le salaire minimum excède leur valeur économique : les étudiants qui désirent se payer un peu de bon temps, quelqu’un qui cherche une activité à temps partiel pour se désennuyer, un apprenti, un handicapé léger qui vit chez ses parents, etc.

Personne, moi le premier, ne prétend qu’il est facile de vivre décemment avec un revenu de 5 $ de l’heure. L’argument selon lequel il est impossible de vivre avec un salaire en deçà d’un certain niveau est valable, mais cela ne justifie pas l’imposition d’un salaire minimum. Il existe bien d’autres façons moins dommageables économiquement et socialement d’assurer à chacun le minimum vital. Ceux qui préconisent une telle mesure ignorent les coûts invisibles de cette politique et rendent un bien mauvais service à ceux qu’ils prétendent défendre, ce qui est une constante chez les socialistes.

La solution durable, la productivité

Il n’existe qu’un moyen de diminuer la pauvreté : augmenter la productivité, c’est-à-dire la valeur de chaque heure travaillée. Toujours selon l’économiste Pierre Fortin, à moyen et à long terme les salaires augmentent dans un rapport de un pour un avec la productivité. La croyance que les salaires sont déterminés en fonction de l’arbitraire d’un patron est un mythe entretenu par la gauche syndicale.

Les lois ne pourront jamais obliger les entreprises à payer leur main-d’œuvre au-delà de sa valeur réelle. Si le travail produit rapporte moins que ce qu’il coûte, l’emploi va nécessairement disparaître et l’employé rejoindra les cohortes des chômeurs et des assistés sociaux. Pas exactement un moyen efficace de lutte à la pauvreté.

Conclusion

En fait, une hausse du salaire minimum n’a aucun impact sur la productivité et n’a donc aucun impact sur le niveau des salaires à moyen et à long terme. C’est l’amélioration de la productivité qui permet d’améliorer la rémunération. Donc, la lutte contre la pauvreté passe par la création d’un environnement propice à l’entrepreneuriat et aux investissements.
Hausser le salaire minimum est politiquement rentable, mais néfaste pour les travailleurs. En définitive, l’imposition d’un salaire minimum c’est comme enlever les deux premiers barreaux d’une échelle, les moins débrouillards ne pourront jamais l’escalader.

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  • Intéressant, merci!

  • Augmenter la productivité sans doute mais votre argumentaire ne fonctionne pas pour tous les secteurs de l’économie à moins que des secteurs comme la restauration la grande distribution ou les emplois les moins qualifiés soient pourvus h24 et 7-7.

    • ah bon ? il y a des secteur où enlever les premiers barreau de l’échelle permet de la grimper plus facilement ? lesquels ?

      • Dans des secteurs comme la grande distribution, les chaînes de restauration rapide, les secteurs d’activités ou le temps de travail est majoritairement partiel et ne demande pas une hausse de la productivité je vois mal comment augmenter le temps de travail.

        • Sauf bien sur à flexibiliser totalement les horaires d’activité par exemple Macdo vraimment ouvert h/24 et 7/7, les hypermarchés qui fermeraient à minuit au lieu de 20h ou 21h why not mais la il s’agirait plus d’un choix de société qu’un problème de salaire minimum.

  • L’exemple des mini jobs en Allemagne est intéressant on observe que sur certains emplois un complément est versé par l’ Etat ce qui implique une certaine reconnaissance du fait que le salaire percu pour leur emploi n est pas suffisant pour garantir le minimum est ce la solution? Que le niveau de salaire soit définit selon des branches ou secteurs spécifique soit mais que l’Etat passe à la caisse pour compléter le revenu bof

    • Cela démontre surtout que fournir le minimum vital n’est pas la responsabilité de l’employeur en tant que tel.

      Si vous voulez que les pauvres aient plus, sortez voter carnet de chèque à vous.
      Aucun libéral ne vous en dissuadera.

      Notez que l’emploi de la violence et du mensonge vont de pair.
      Le socialisme oblige à payer un salaire minimum, et ce faisant interdit bien des choix économiquement meilleurs. Mais aussi il vole l’argent et distribue ce butin, ce qui revient à masquer la réalité.
      En effet prendre l’argent à ceux qui l’ont gagné honnêtement pour le donner à ceux qui ne l’ont pas gagné, c’est empêcher l’argent de jouer son rôle informatif qui permet de prendre des décisions économiquement pertinentes.
      Ainsi le CICE est une calamité économique.

      • bah si ça n’est pas de la responsabilité de l’employeur et ni à l’Etat à qui est-ce alors?

        • Si votre voisin ne peut pas se payer le dernier téléphone à la mode, ce n’est pas à vous de lui payer, ou à l’Etat, mais à lui et lui seul. Ce n’est pas votre faute, et encore moins votre responsabilité. Ou s’il veut, il peut venir vous demander de l’argent. Mais pas vous braquer, ou demander à l’Etat de vous braquer.

          • toujours cette tendance à exagérer ça relève de la malhonnêteté intellectuelle, qui vous parle de s’acheter le dernier téléphone à la mode?

            • Un Homme n’a pas à compter sur autrui pour assurer sa propre subsistance.

              Néanmoins, rien n’empêche, au niveau individuelle, d’aider son prochain. Pour les libéraux, cette aide doit être volontaire et personnelle.

              Je vous conseil la lecture de Bastiat sur la sécurité sociale. Il y a tout dedans. http://bastiat.org/fr/secusoc.html

              • La charité et la solidarité individuelle contre le salaire minimum?C ‘est ce qui différencie les sujets d’une communauté des individus d’une société. Quand a votre source concernant Bastiat elle traite de la sécurité sociale alors que le sujet abordé est le salaire minimum.Le problème est plus au niveau des dépenses publiques et des impôts plutôt que du salaire minium

                • 1/ Jamais dit que le salaire minimum était le principal problème. La réalité étant que même sans salaire minimum légal, le salaire minimum réel ne serait sans doute pas de beaucoup sous le SMIC.

                  2/ C’est bien vous mon brave qui avait lancé la question de la responsabilité collective dans votre poste de 19h38. Je vous répond, comme Bastiat, que la solidarité collective n’existe pas. Imposer un salaire minimum est parfaitement assimilable à de la solidarité collective. Tout comme les subsides étatiques dont vous parlez dans votre poste de 11h54.

        • À vous et moi.

          La responsabilité de l’État est de protéger la liberté, la propriété, la sûreté.
          Pas de définir la morale, encore moins de l’imposer par la violence.
          L’employeur n’a pas de responsabilité, il propose un travail rémunéré.

          Mais aider son prochain est la responsabilité morale de chacun.

    • Les mini-job en Allemagne sont aussi la conséquence de 50 ans de communisme à l’est.
      L’écart de compétence et d’employabilité reste considérable à ce jour.

    • La solidarité, ce n’est pas par l’impôt ?

      • Non.

        La solidarité c’est le don, et le don est volontaire – ou ce n’est pas un don.
        La redistribution socialiste est un pillage.
        Les revenus ne sont pas distribués mais gagnés, dans une logique de production.
        On ne distribue qu’un butin, dans une logique de pillage.

        Le pillage n’est pas moins immoral pour être ordonné et planifié.
        Mais il est alors stupide.
        En effet il détruit tout ce qu’il vole.
        Car beaucoup de ressources sont investies pour s’y soustraire, mais aussi pour s’arroger une part du butin.

        La solidarité soude la société.
        Le donneur a choisi d’aider son prochain, il se lie à lui, il est fier et conforté dans ses choix, il produit plus.
        Le receveur est lié au donneur par la gratitude et tire parti de son exemple.

        Mais dans la redistribution, donneurs et receveurs sont anonymes.
        Les premiers sont spoliés et découragés, dégoûtés par les gaspillages et les abus.
        Ils investissent pour s’y soustraire au lieu de produire.
        Quant aux receveurs, la dialectique de la justice sociale les convainc que ce qu’ils reçoivent est la réparation d’une injustice commise envers eux par ceux qui paient.
        La société est divisée.
        On s’emploie à payer moins, pour les uns, et à recevoir plus, pour les autres.
        Ces efforts diminuent la production.
        De combien ? Logiquement, du montant prélevé …

  • très bon l’image de l’échelle à laquelle il manque les 2 premiers barreaux.

  • Aucune loi n’illustre mieux la violence et la stupidité du socialisme que le salaire minimum.

    1 – Il heurte les pauvres, puisqu’il renchérit le travail peu qualifié
    – En trouver devient plus difficile, en perdre un devient plus grave
    – Il diminue leur pouvoir d’achat: les bas revenus consomment de travail peu qualifié (achètent leurs fringues chez Wal-Mart, et pas chez Simons, prennent leur café chez Macdo… )

    2 – Il exclut définitivement les plus faibles en les prive totalement d’autonomie.

    3 – Il fait fi du contextes individuel des personnes peu qualifiées, qui sont privées de la possibilité de choisir d’être payées moins: Soit qu’elles ne trouvent pas mieux, qu’elles y voient un investissement (adolescents…), une compensation morale (famille…), une économie (proximité, nourriture ou logement inclus…)

    4 – Il désertifie les campagnes, et oblige les travailleurs peu qualifiés à vivre en ville, quitte à dormir sous les ponts. Voir point 3. La Gaspésie ne se viderait pas, Montréal ne serait pas la moitié du Québec, sans salaire minimum. Et ceux qui resteraient là-bas seraient plus malheureux qu’à servir ou faire la plonge sur le plateau à 2h de bus de leur 2 pièces mal chauffé ?

    5 – Il repose sur la haine, sur la conviction que seule la violence vigilante et permanente de l’État peut préserver des pires désastres.

    C’est impossible: Si l’homme est pervers, comment l’État ne le serait-il pas? Serait-il peuplé de surhommes?
    C’est faux: Tous les intérêts légitimes sont harmoniques (http://bastiat.org/fr/harmonies.html)
    L’État est une idole, un pillage réciproque, une fiction.

    • @Fucius +1 , on peut ajouter une multitude d’effets de bord :
      – les gens restent « collés » au salaire minimum car pour bcp de patrons ce salaire est aussi le salaire maximum qu’ils peuvent donner. Ceci étant aggravé par les mesures diverses et variées d’allégement fiscaux pour les patrons et d’aides aux employés au smic
      – les employés au dessus du salaire minimum sont enfouis sous les tâches non effectuées par les employés ayant disparus des premiers barreaux de l’échelle : ex : il n y a presque plus d’assistante dans les sociétés , les cadres se retrouvent à faire : des photocopies , des resas de voyage , des notes de frais , etc etc . et sont donc moins productifs .
      – le recours au service devient inaccessible pour la majorité des gens car devenu trop cher : fatigue des employés qualifiés , perte de productivité .
      la liste est longue .
      On connait le resultat a long terme : démotivation généralisée , désintéret porté aux études , à l’effort en général , fuite des cerveaux , etc etc .

      • Évidemment.
        Le déni généralisé de ces évidences est à désespérer du genre humain.
        Comment est-il possible que la vaste majorité refuse de voir ces évidences ?
        Comment peuvent-ils s’accrocher à leurs bons sentiments et refuser la raison ?
        L’endoctrinement socialiste est diablement efficace…

  • Il y a un autre effet néfaste:
    Soit un SMIC à X
    Si un employeur Doit payer X à un travailleur qui a produit X-a
    Alors il sera obligé de payer X un travailleur qui a produit X+a, pour compenser.
    Excellent pour la motivation!
    On se retrouve avec une cohorte de gens tous payés le même prix, les zélés aussi bien que les cossards.

    • @kulasec c est le but du communisme : tous payés pareils , personne n est évalué, bref tout le monde arrête de bosser . On comprend alors la devise « il font semblant de nous payer alors on fait semblant de travailler » .

    • Exact.
      Et capital.

    • D’une part, même les travailleurs les moins qualifié produisent bien plus que le SMIC actuel.

      D’autre part, on peut augmenter le salaire d’un employé sans baisser les salaires des autres si on pioche dans les revenus des grands patrons qui gagne plusieurs centaines de millions d’euros mensuels chacun.

    • L’égalitarisme c’est la récompense de la médiocrité tandis que la justice c’est la récompense de l’excellence. On reçoit au prorata de ce qu’on produit ….

  • Le salaire minimum est un faux problème.

    Je ne connais pas beaucoup d’employés au SMIC qui se foulent. Alors il est évident qu’à 5/6 euros de l’heure :
    1/ Le turnover sera monstrueux.
    2/ Le travail sera bâclé.
    Chez les bas-salaires, la productivité est directement fonction du salaire : si la paie est minable le travail le sera tout autant.

    La vrai question est celle de ces intolérables prélèvement sociaux qui privent les français de la moitié du fruit de leurs labeurs.

    • Totalement d’accord avec vous qu’un salarié soit compétitif oui mais que si malgré le gain pour l’entreprise l’Etat doit passer à la caisse pour garantir le reste c’ est que le problème n’est pas résolu. Ayant un peu du mal à considérer que la charité et que la solidarité aussi volontaire soit elle participe vraiment à l’émancipation de l’individu je considère que le versement d’un salaire complet serait un moindre mal, libre ensuite à la personne de choisir les modalités de prise en charge de sa vie.

    • Vous ne connaissez pas beaucoup d’employés au SMIC qui se foulent?

      Alors vous ne connaissez pas grand monde, car tous les travailleurs, des moins qualifiés aux cadres sups, suent à la tâche et produisent par leur labeur bien plus qu’ils ne consomment.

  • Excusez-moi, mais avant de mettre en cause le smic dans le chômage de masse français, il serait plus décent de remettre en cause :
    – le niveau et la pertinence des dépenses des administrations publiques
    – le niveau de l’endettement et de la fiscalité, celle du travail, de l’entreprise et celle personnelle de l’entrepreneur
    – le rapport qualité/prix de la sécurité sociale
    – le coût de la règlementation omniprésente.
    Une fois tout ceci révisé, pour la France on peut alors discuter du salaire net au smic. Moins de 10€ de l’heure !

    Perso j’estime que les tenants d’une baisse du smic sans remise en cause du secteur public, de ses rentes, de son pouvoir, sont tout simplement les esclavagistes (fiscaux) de notre époque. Peut-être sont-ils fonctionnaires d’ailleurs !

    • Enfait dans l’idéal et à long terme ce qu’il faudrait c’est une plus grande corrélation entre salaire et dynamique économique des territoires.

    • Je tiens pour une suppression du SMIC pour les raisons exposées.
      Ce sont des raisons et non des impressions ou des sentiments.
      On peut faire un mal immense avec de bons sentiments.
      Pour moi, cela n’excuse rien.

      Si vous avez des raison à opposer aux miennes, nourrissez le débat.

      L’esclavagisme emploie la violence.
      Dans notre contexte moderne, seul l’impôt s’y apparente.

      • L’article parle du salaire minimum au Canada, et plus précisément au Québec. J’écris dans le contexte français puisque j’y réside.
        En France il y a une dépense publique et une pression fiscale très forte. Contribuables Associés sonne fin juillet le jour de la libération fiscale du contribuable français. Cette pression fiscale notamment celle sur l’investissement et l’entreprise pèse sur l’activité et sur l’emploi, de même que la sécurité sociale non concurrentielle. La France connaît un marché du travail (secteur marchand) très sélectif et déséquilibré, et ceci est dû au rôle de l’Etat. Dans ces conditions il est hors de question pour le peuple d’accepter que ce marché faussé par l’Etat, puisse fixer les salaires. S’il y a sur CP des libéraux qui pensent le contraire ils devraient se présenter devant les électeur avec un tel programme.

        Donc si les libéraux veulent que les salaires soient fixé par le marché sans minima sociaux, il faut alors rendre la justice sociale libérale. Celle-ci exige que les fruits du travail ne soient pas confisqué (plus de la moitié) par l’Etat et les politiciens. Aujourd’hui la France ne rempli pas ces conditions de justice. L’état de nécessité ne permet pas d’inférer que les contrats de travail soient librement consentis dans notre pays. (je parle des moins qualifiés, des pauvres)

  • Un exemple concret:

    J’ai mange pendant 15 ans au restaurant, 3 fois /jour matin -midi- soir a Hong kong.

    Depuis ils ont introduit le salaire minimum, tous les restaurants et fast-food ont augmenter leurs prix, du coup je n’y vais plus que le midi.

    Si le prix est légèrement supérieur, mais je n’ai pas a faire les courses et préparer les aliments, je vais aux resto, des que le coup devient beaucoup plus élevé, j’arrête d’y aller et cuisine a la maison, sauf le midi ou je n’ai pas le temps.

    • Et les pauvres qui y allaient le midi seulement n’y vont plus du tout.
      L’augmentation su salaire minimal a réduit leur pouvoir d’achat.

    • On peut éviter ce problème si on exige du salaire minimale, non pas uniquement un montant nominale, mais qu’on lui impose un niveau indexé sur les prix. Il faut aussi étendre cette indexation pour tous les salaire.

      Si on considère que compte tenu du coût de la vie, il faut minimum 1700 euros nets par mois pour bien vivre, alors on met le SMIC à 1700 euros. Mais si en réponse les prix augmentent de 10%, alors le montant du SMIC ne serait plus seulement de 1700 euros mais de 1700*(1+10%) = 1870 euros, et les patrons seraient obligés d’augmenter tous les salaires d’au moins 10%.

  • Et si s’était l’inverse ? et si l’envolée des hauts salaires ne permettaient ni davantage de consommation, ni davantage de relance de l’économie ?

     »
    Toujours selon l’économiste Pierre Fortin, à moyen et à long terme les salaires augmentent dans un rapport de un pour un avec la productivité
     »
    Celui la, tu peux le virer de tes références :
    http://www.objectifeco.com/media/k2/items/cache/4d0d80a5c53b93d11b90e199b58f24ca_Images.jpg
    (il s’agit de l’évolution de la répartition du PIB américain, depuis le site http://www.objectifeco.com/images.html )

    Je crois surtout que la hausse des salaires de la classe dirigeante n’arrange en rien l’investissement et la croissance, ce n’est que du mensonge
    sans compter que le salaire n’etait deja pas en fonction de leur réussite dans l’entreprise :
    https://www.les-crises.fr/les-salaires-des-pdg-sont-sans-rapport-avec-leurs-performances/

    nous ne sommes plus dans les années 1900 (deja que ça ne marchait pas trop comme ça deja), mais nous sommes maintenant en plein dans la croissance sans emploi.

  • Le salaire minimum n’ a été inventé à la base que pour éloigner les femmes du marché du travail. En effet quand elles ont commencés à s’émanciper les catholiques ont pris peur et en instaurant ce salaire minimum ils se sont assurées que les peu qualifiés (dont une majorité de femmes) ne trouveraient jamais un emploi car aucun employeur ne serait prêt à payer un tel salaire pour quelqu’un de peu qualifié. Que les socialistes reprennent ce concept comme une défense des pauvres, montre encore une fois leur ignorance d’un processus et du pourquoi ce processus à réellement été mis en place. Le salaire minimum aujourd’hui est un frein à l’employabilité des peu qualifiés.

    • 1/

      Voilà le raisonnement simpliste pour discréditer ceux qui défendent à la fois la justice sociale et la laïcité :

      -Toute personne s’opposant à l’intégrisme religieux est automatiquement accusée de soutien au capitalisme, même si cette personne dénonce en parallèle le capitalisme

      -Toute personne s’opposant au capitalisme est automatiquement accusée de soutien à l’intégrisme religieux, même si cette personne dénonce en parallèle l’intégrisme religieux

      Refuser un revenu minimal parce que les fondamentalistes cathos font mine de prôner ce revenu minimal, c’est comme refuser toute lutte contre la maltraitance envers les animaux sous prétexte que sous Hitler, des lois prétendues de défense de la faune étaient en vigueur.

      2/

      Ce n’est pas le SMIC en lui-même qui prive beaucoup de gens d’un emploi, mais le fait que les patrons s’en servent de prétexte pour licencier et/ou ne pas embaucher, au motif que la création de richesses serait insuffisante pour assumer ces hausses de « coût du travail » (ce qui est faux, quand on voit les centaines de millions d’euros mensuels que touchent chacun des grands actionnaires).

      On peut éviter les représailles patronales, si on exproprie purement et simplement ces milliardaires de leurs usines et autres moyens de production, sans les indemniser.

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