Secteur privé non financier : l’endettement continue

Alors qu’elle s’allège dans l’ensemble des pays, la dette des agents non financiers français continue de progresser

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

dig here credits paul reynolds (CC BY 2.0)
dig here credits paul reynolds (CC BY 2.0)

 

Selon la dernière statistique publiée par la Banque de France, le taux d’endettement du secteur privé non financier (SPNF) de la zone euro revient à 126,2% du PIB à fin septembre 2014 après 127,4% à fin juin.

Le recul est moins marqué pour les ménages (61,2 % après 61,6 %) que pour les sociétés non financières (64,9 % après 65,8 %).

L’érosion du ratio de dette du SPNF se poursuit en Allemagne (93% après 94,3%) et en Espagne (160,1% après 162 %), en revanche il continue d’augmenter graduellement en France (120,8%, après 120,3%) et remonte quelque peu en Italie (115,1% après 114,7%).

Même si la BdF tient à préciser que le taux d’endettement du SPNF français reste très en deçà des niveaux observés au Japon, au États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne, il n’en demeure pas moins que c’est une tendance qu’il faut analyser. Si les autres pays à économie comparable et monnaie identique se désendettent alors que les entreprises françaises ne le font pas, cela veut dire que les marges sont supérieures chez les autres que chez nous (ce que nous savons déjà mais que les ayatollahs du socialisme ne veulent pas prendre en compte). De manière prospective, des entreprises qui sont plus endettées sont des entreprises fragiles, donc vulnérables, et des entreprises aux frais de gestion plus élevés que leurs concurrents, donc moins bien positionnées sur les marchés.

On recherche désespérément un coach « éco » pour le 55 rue du faubourg St Honoré à Paris !

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