Pour une nouvelle donne en Méditerranée

L’islam d’aujourd’hui tel qu’incarné par des États ou prétendus États est une fausse incarnation de l’islam premier tel qu’en a donné une juste image le soufisme.

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Islam (Crédits : zbigphotpgraphy, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Pour une nouvelle donne en Méditerranée

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 janvier 2015
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Par Farhat Othman.

Islam credits zbigphotpgraphy (licence creative commons)

Je est un autre, disait Rimbaud. L’islam dont on dénonce actuellement les turpitudes est, dans sa plus horrible incarnation, un produit d’une certaine mentalité prisée aujourd’hui par l’Occident déconnecté de l’hommerie de ses plus illustres penseurs, car il ne s’agit que d’un islam judéo-chrétien. Nous le vérifierons avec l’exemple de sa politique méditerranéenne.

Un islam judéo-chrétien

L’islam d’aujourd’hui tel qu’incarné par des États ou prétendus États, soutenus pour la plupart directement ou indirectement par l’Occident, est une fausse incarnation de l’islam premier tel qu’en a donné une juste image le soufisme.

De fait, l’horrible déclinaison actuelle n’est que le produit de l’Occident arrogant, c’est un islam judéo-chrétien. Cela étant assez évident pour l’islam minoritaire, je ne parlerai ici que d’islam sunnite où l’influence de la tradition judéo-chrétienne est plus subtile.

Sans avoir à évoquer les États salafistes, plus sûrs des partenaires arabes des Occidentaux, les États supposés pratiquer un islam modéré ne font de l’islam des origines qu’une lecture déformée par les apports extérieurs à son esprit premier.

Que ce soit en matière d’apostasie, d’homophobie ou encore de blasphème et de guerre sainte, le soufisme a tôt démontré que cela ne relevait en aucune façon de l’éthique islamique, combien même il compose aujourd’hui l’essentiel des législations arabes musulmanes. La revendication d’une source islamique est abusive ; il suffit de rappeler pour cela deux vérités : celle établie par Ibn Khaldoun, premier sociologue, sur l’origine non arabe des savants, notamment de la Loi religieuse en islam ; et celle précisée par l’imam andalou Chatibi au huitième siècle de l’hégire sur la nécessité pour une bonne compréhension des préceptes de l’islam originel de recourir non seulement au texte, contingent par définition, mais aussi et surtout, à son esprit, ses visées.

J’ai d’ailleurs apporté la preuve ultime dans mes écrits, articles, mais aussi essais, sur le caractère non islamique de prohibitions portant sur des droits reconnus en islam et qui sont légalement interdits aujourd’hui, comme la liberté de croyance, y compris l’apostasie, de mœurs, incluant l’homosexualité ou de comportement comme la consommation d’alcool.

Sur toutes ces questions et d’autres, c’est moins l’islam qui est en cause que ses adeptes ; et en la matière, la responsabilité des élites est grande. En effet, celles-ci sont dans une complicité objective sinon subjective qu’elles soient traditionalistes ou modernistes. Les premiers perpétuent la tradition biblique en islam, celle que l’Occident a renié grâce aux acquis démocratiques ; les seconds singent un esprit occidental qui n’est plus de mise, laïcard et xénophobe, et ce au nom d’une laïcité dépassée.

En effet, ce concept est périmé en Occident même où il a donné naissance à un esprit prêtre. Dire cela ne veut pas dire qu’en islam il n’y a pas lieu de distinguer le religieux et le politique.
De fait, en islam, si la foi est totale, à la foi loi civile et religion, elle ne fait pas moins la distinction entre la sphère privée et le domaine public ; de la première relève la religion dans un rapport direct entre le croyant et son créateur, sans aucun intermédiaire ; de l’autre relève la politique qui, si elle peut s’inspirer de la religion en est absolument indépendante. C’est avant la lettre une pensée complexe en islam, cette unité multiple dont on a fait une unicité, l’unitax multiplex des anciens, la foi islamique telle qu’incarnée par le soufisme étant une spiritualité œcuménique que résumerait l’épitomé de Caseribus qualifiant la personne de l’empereur Hadrien : varius multiplex multiformis.

Or, que voit-on ? Une mise en œuvre de ce que Houellebecq a imaginé avec talent pour la France, dénonçant l’extinction des lumières occidentales dans non seulement une soumission d’autant plus volontaire à une idéologie supposée étrangère qu’elle réveille un archétype premier gisant dans l’inconscient collectif. Ainsi l’Occident encourage-t-il Daesh à prendre pied en Méditerranée avec le soutien indirect de l’Europe par sa politique migratoire immorale et criminogène.

Daesh aux portes de la Méditerranée

Les derniers événements ont montré à quel point l’Europe et l’Occident étalent leurs contradictions coupables en un moment plus que jamais propice à une rupture urgente avec le paradigme ancien d’un monde fini afin de réaliser le tournant qualitatif non seulement politique et idéologique, mais surtout épistémologique, culturel et éthique dans leur politique en Méditerranée.

On a ainsi vu l’Europe tour à tour s’adonner à de multiples facettes de ce que Durkheim appelle rite piaculaire, cette nécessaire manifestation sociale expiatoire impliquant de monter sa souffrance, moins pour expier un péché que pour consolider le lien social. En l’occurrence, l’Europe dans la terrible confusion des valeurs qui marque ses élites dirigeantes aujourd’hui expie tout à la fois ses péchés en les niant, les rejetant sur l’autre qui n’est son prochain que tant qu’il a les moyens pour acheter sa conscience.

À l’occasion du drame de Charlie Hebdo où l’enfant terrible de la liberté d’opinion a été érigé en agneau divin, rachetant toutefois moins les fautes que désignant un bouc émissaire ;
ensuite, lors du deuil ayant frappé l’Arabie Saoudite qui a été l’occasion pour certains qui auraient mieux fait de ne pas parler afin de ne pas étaler les turpitudes occidentales actuelles.

Un tournant, une Kehre pour référer à Heidegger, est plus que jamais nécessaire pour la pensée politique et idéologique occidentale similaire à celui imprimé à la philosophie occidentale par l’éminent philosophe. Il toucherait la pratique politique nationale et internationale ciblant en premier la Méditerranée où il ne suffit plus de se dire attaché aux valeurs humanistes quand on viole quotidiennement les droits de l’Homme.

Il suffit pour illustrer cela de rappeler qu’un besoin de libertés est patent dans tous les pays arabes musulmans, mais il est contrarié par leurs dirigeants soutenus à bout de bras par l’Occident alors qu’ils sont loin de représenter leurs peuples et ses attentes. Or, au vrai, ce sont moins ces dirigeants qui contrarient les élans humanistes évidents à l’intérieur de leurs frontières, que leurs soutiens occidentaux sans lequel ils ne peuvent rien, ayant souvent besoin de leur aval pour la moindre initiative d’envergure.

Il suffit ici de rappeler l’exemple de la Tunisie pour l’illustrer, le coup du peuple tunisien n’ayant fini par aboutir, au bout de terribles convulsions ayant commencé au moins en 2008, que grâce au feu vert venu d’outre-Atlantique.

Une telle bascule est obligatoire désormais dans les mentalités, celle de la classe politique européenne en premier, car sans le feu vert de l’Europe, les dirigeants maghrébins n’oseraient jamais un pareil saut qualitatif salutaire pour la paix en Méditerranée et dans le monde.
C’est qu’il importe incontinent de renouer avec le vrai libéralisme en rejetant sa déclinaison dévergondée actuelle, rompant avec le dogmatisme intégriste actuel dans le dossier migratoire qui est la cause et l’effet de la crise du monde dans toute sa complexité.

Changer de conception en la matière suppose de ne plus parler d’immigration ni de clandestinité, mais d’expatriation et de liberté de circulation. Assurément, un tel changement de concept serait en conformité avec le changement en cours d’épistémè ; cela aiderait à accompagner dans la sérénité et non dans les plus terribles convulsions la transformation actuelle du monde devenu un immeuble planétaire où désormais l’altermondialité est une mondialité.

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  • si l’islam a des problèmes d’image, si certains mahométans ont des problèmes de comportement, la responsabilité n’est pas à chercher du coté de « l’Occident arrogant » et les mauvais cotés de l’islam ne sont pas dus à un « islam judéo-chrétien ». la solution à vos problèmes viendra de vos réformes, tout comme notre problème de retraytréparty ne peut être réglé que par nous.
    je n’en dis pas plus car « padamalgam »

    • Pas d’amalgame, justement. Mais qui en fait?
      N’oubliez pas que nous vivons désormais dans ce que je qualifie d’immeuble planétaire. Or, qui commande ce monde à sa guise ? Une poignée de richissimes gourous d’Occident auprès desquels les cheikhs font pâle figure et ne jouent que les pantins.
      Vous croyez que la Tunisie qui cherche à réussir son Coup du peuple est libre de faire ce qu’elle veut ?
      Pas d’amalgame, parfaitement, et voyons les choses en face, sans oeillères dogmatiques, je vous prie !

      • vous ne m’avez pas compris :
        quand je dis « padamalgam », je me moque de ceux qui le disent et en même temps, je revendique le droit de faire les amalgames que je veux. la liberté d’expression, ce n’est seulement pour parler de météo, j’ai le droit de déranger par mes propos, j’ai le droit de choquer les uns et les autres, et en dernier recours, j’ai le droit de tuer avant d’être tué par un quelconque agresseur.

  • A mon avis, la raison est simple : il faut être un tantinet malade mental pour croire en un dieu qui aurait déplié un tapis pour faire le monde … et puis les rivières de miel et les vierges, tout ça tout ça … L’humanité se grandirait en se moquant, en rigolant, en ridiculisant ces croyants. Car modéré ou pas, modernes ou pas, ce sont avant tout des obscurantistes.

    • vous prenez plus de la moitié des êtres humains pour des cons, ainsi que les plus grand penseurs libres de Aristote, en passant par Avicenne, Newton ou Einstein

  • Ce qui se passe actuellement dans les pays musulmans est au contraire la fin d’une parenthèse de deux siècles durant laquelle l’influence occidentale chrétienne a fortement pénétré le monde musulman.
    Car l’Occident écrasait le monde musulman dans tous les domaines de la puissance: Démographie, puissance militaire, économie, technologie… Et cet Occident puissant était aussi conquérant, quoique pas au sens musulman: Il n’était pas corrodé par le doute, le nihilisme, le relativisme.
    Puis il s’est détruit par les guerres entre nations, et, au sein de chacune, par le socialisme.

    Dans le même temps le rapport de force démographique s’est équilibré et va s’inverser.
    La déchéance et l’autodénigrement n’incitent pas à l’imitation.
    Le monde musulman revient donc à ses valeurs islamiques.

    L’auteur se moque du monde quand il prétend que le soufisme ait été dominant dans la définition de l’ordre qui régnait dans le monde musulman d’avant cette parenthèse occidentalisante.
    Certes le soufisme est ancien et il est endogène de l’islam, à ma connaissance; mais l’ordre en terre d’islam a toujours été celui de l’islamisme.

  • Encore une tentative pour nous permettre de distinguer le « pur » du déviant !
    Et si vous tentiez de distinguer point de départ et ligne d’arrivée ?
    Dans votre précédente intervention vous indiquiez que la sagesse n’était pas une vertu innée ; elle ne saurait guère être autre chose qu’un lieu, où parfois, aborde l’homme vertueux.
    Alors, saurait-on être sage s’en avoir tempéré ses excès, sans s’être corrigé, sans avoir vécu…?
    Si la réponse à cette question est non ; croyez-vous vraiment qu’il suffise qu’émerge la « juste » interprétation pour que soudain cesse le chaos ?
    Je ne suis pas spécialiste de l’islam et suis prêt à prendre pour argent comptant, votre « vision ».
    Vous exprimez une « sagesse », une « perfection », aboutissement des réflexions des plus grands théologiens. Et alors ?
    Les criminels qui prétendent se dédouané de la responsabilité de leurs actes en invoquant votre religion n’ont-ils pas besoin que celle-ci soit « pure » ? Et n’est-ce pas alors pur orgueil de votre part, que de croire que « votre pureté », parce qu’elle est plus « pure » sans doute, l’emportera sur sa concurrente à leur yeux.
    La sagesse que vous exprimez est une forme de stoïcisme, « allah n’est-il pas grand » !
    Seulement voilà, ce ne sont pas ces sages qui nourrissent de progrès leurs semblables. La création, le progrès, sont les fruits des pragmatiques, des révoltés, des insoumis…
    L’occident n’est pas vertueux ; seuls les hommes peuvent l’être. L’occident s’efforce de laisser les hommes libres et constate que les créateurs améliorent le bien-être matériel de tous.
    Aujourd’hui, l’occident a considérablement amélioré son bien-être matériel, tandis que l’islam a végété dans ces certitudes. Prétendriez-vous que l’enseignement de votre « sagesse » saurait éteindre la convoitise ? Croyez-vous vraiment que vous accéderez à la modernité sans côtoyer les « vices » de l’occident ?
    De quelle culture étaient-ils ces criminels « vengeurs de l’islam » ? De ces stoïques qui s’accommodent de ce que dieu leur dispense, ou des « pseudos-révoltés » qui, de par leur culture occidentale, agissent pour améliorer leur situation ?
    Et au final ; oseriez-vous abolir la contrainte invisible de la tradition, de la culture, de la race… et ainsi prendre le risque de voir vos mosquées désertées ?

    • Yrokwa, vous faites erreur, vous étant arrêté à la surface de mes propos. Loin de distinguer le pur illusoire et l’im-pur mythique, je fais une analyse qui se veut organique, allant au fond des choses, signifiant pour qui sait voir, dans un savoir (ça-voir) toiletté des dogmatismes intégristes, religieux comme profanes, que dans notre temps spiralesque, tout point de départ est aussi une ligne d’arrivée, celle-ci n’étant que le point de départ qu’on croyait avoir quitté. Toutes les spiritualités du monde vous le confirmeront.
      Aussi, on est toujours sur le départ !
      L’Occident est en déclin depuis longtemps, sa matérialité excessive le faisant détourner de ses valeurs. On est en Postmodernité qui ferme la parenthèse de la Modernité; et il ne suffit à rien de faire de l’incantation pour éviter une telle fatalité qui est dans l’ordre des choses.
      À ce propos, pour mieux comprendre notre époque, je vous conseille le dernier livre de Michel Maffesoi titré justement L’Ordre des choses. Penser la postmodernité.
      Pour moi, l’avenir est à une Mondianité, une aire de civilisation occidentalo-orientale commençant par un espace méditerranéen de démocratie.
      C’est à cela que je travaille, y invitant toutes les bonnes volontés, et non à une culture de la haine et de l’exclusion, car j’ose rêver à un ordo amoris.
      Amitiés

      • Vous voulez une civilisation antinomique ? Vous dites « une aire de civilisation occidentalo-orientale » mais personne ne le demande car cela n’a aucun sens. Allez vous enfin accepter une civilisation qui n’a aucune autre croyance qu’en elle même ?

        • Chère Alice,

          En quoi des retrouvailles de l’Occident avec ses racines orientales seraient antinomiques?
          La postmodernité est marquée par l’invagination du sens des choses, un retour aux sources.
          C’est notre incapacité de gérer les mots et les choses qui nous fait nager en pleine confusion; d’où la crise actuelle qui est d’abord dans nos têtes.
          Pensez-y !

      • La longueur de mon commentaire brouille sans doute mon propos.
        Cependant l’aire de civilisation occidentico-orientale à laquelle vous travaillez est de ce simple énoncé un constructivisme.
        La distinction que vous faites entre « pur et déviant », sépare de fait ; théologie et pratique. Ce que je crois constater, c’est que si la pratique islamique que vous dénoncez se perpétue depuis près de 15 siècles, c’est aussi parce qu’elle s’appuie sur un raisonnement théologie rigoureux. Rigoureux au sens du plus possible exempt de contradiction. En définissant dieu comme non engendré et n’ayant pas engendré par exemple. La théologie « explique » dieu en même temps qu’elle montre que l’esprit ne peut se le représenter. Dès lors, celui qui veut interdire les représentations de ce dieu trouve en cette théologie un argument difficilement contestable. Sauf que ; c’est en essayant de se représenter dieu, et en échouant à le faire, que le croyant sincère découvrirait cette « grandeur ».
        Aussi, ne croyez-vous pas que d’autres érudits musulmans aient, au court des siècles, eux-aussi tenté d’insuffler le « pur islam » à leurs contemporains ? Vous ne nous éclairez pas sur leur échec, et je n’investirai pas un kopek sur votre possibilité de réussite.

  • Je souhaite que vous soyez pris au sérieux ! si seulement le soufisme était majoritaire et faisait réellement autorité en terre d’Islam … mais on en est très loin. Le soufisme a été étouffé, anéanti il y a plus de 5 siècles …. faites le revivre !

  • en 1644, aprés plusieurs décennies de déclin et de trouble politique dans l’empire du millieu, l’armée mandchou, fer de lance d’une nouvelle confédération des peuples de la steppe, passe la muraille de chine et s’empare de pékin. la nouvelle dynastie, mettra 40 ans avant de réduire le sud de la chine, et rapidement sinisé, règnera jusqu’en 1911 …

    surement qu’a cette époque aussi, le rapport de force à été colorié de beaucoup de philosophie et de repantance …

  • Attention cher Farhat Othman, depuis quelques articles vous avez de l’humour, comme Sihem Souid sur Le Point. Vous allez vous ramasser une bombe… Déconnez-pas ! Mohammed Sifaoui a préféré déménager en France, lui ! Protection policière maximum.

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