La puissance de la liberté

atlas credits jeff berman (licence creative commons) https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/

La société aurait donc besoin de l’État pour protéger les plus faibles et compenser les failles du marché ?

Par Frédéric Gardel.

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L’école apprend aux élèves que le marché est imparfait et qu’une société jouissant de trop de libertés est dangereuse. Les plus faibles deviendraient une proie pour les plus puissants, ces derniers étant supposés forcément mauvais.

La société aurait donc besoin de l’État pour protéger les plus faibles et compenser les failles du marché ?

Le besoin de sécurité, le jeu politique et l’éducation qui insiste sur les soi-disant imperfections du marché pur amènent donc les Français à défendre l’idée d’un État intervenant souvent dans la vie économique et sociale. Nous avons récemment pu observer un exemple du pouvoir de la liberté aux États-Unis. De plus, nous connaissons tous la supériorité du marché libre sur les autres formes d’organisation car nous l’expérimentons avec le mariage.

Plus de liberté = Plus de bonheur !

En fin d’année dernière, la police new-yorkaise s’est mise en grève pour protester contre le manque de soutien du maire aux forces de police. Selon elle, ce manque de soutien serait en partie responsable du meurtre tragique de deux policiers à New York le 20 Décembre 2014. Les policiers ont décidé de ne plus verbaliser les infractions mineures.

Pour la semaine du 22 au 29 Décembre, les présentations au tribunal pour infraction routière ont donc diminué de 95%, les arrestations pour délits mineurs ont diminué de 70% et les infractions de stationnement (constatées) ont quant à elles diminué de 90% par rapport à la même période en 2013.

Les citoyens new-yorkais ont pu éviter de subir des amendes, des dépositions au commissariat ou des convocations inutiles au tribunal ce qui leur a permis d’économiser du temps et de l’argent.
Par ailleurs, les tribunaux ont été désengorgés et les policiers ont pu mieux se concentrer sur leur vrai métier : assurer la sécurité des citoyens et arrêter les criminels.

Meilleur choix de son époux = libre marché ou choix parental ?

Prenons un exemple plus général. Une grande partie des habitants sur Terre ne peut pas choisir son conjoint. Les parents, la famille ou même parfois le village choisiront pour eux. Ces sociétés trouvent en effet bien plus pertinent de laisser un choix aussi important à quelqu’un de sage et d’expérimenté.

Un des arguments est que si les jeunes étaient autorisés à faire le choix pour eux-mêmes, ils choisiraient trop souvent quelqu’un de désargenté, ayant une vie trop décousue et subiraient les effets de mode du cinéma ou des romans à l’eau de rose.

Dans les pays occidentaux, le choix est généralement laissé à chacun des acteurs du marché des unions, il y a compétition et concurrence et il est plus facile de changer d’avis et faire un nouveau choix que dans les autres pays. On peut avancer que le marché des unions est plus libre dans les pays occidentaux et ceux-ci en comprennent bien les avantages.

En moyenne, les gens feront des meilleurs choix pour eux-mêmes qu’une autorité extérieure et il y a plus de flexibilité. La concurrence et la compétition amènent plus d’innovations et d’amélioration de la qualité.

En revanche, quand c’est une autorité extérieure qui fait le choix, elle pensera trop souvent à d’autres intérêts, à son image, à son intérêt et à ses projets avant de penser à la satisfaction de la personne pour laquelle elle fait le choix.

Les pays occidentaux ont accumulé beaucoup de richesses grâce au système de marché mais ils se laissent désormais trop souvent aller à la tentation de s’en remettre à une autorité de tutelle pour régler des problèmes dont l’origine est à chercher dans les déséquilibres causés par les interventions étatiques.