Charlie Hebdo, frères Kouachi : Le miroir culturel

Les frères Kouachi n’étaient pas fous, comme on l’a trop entendu dire. Ils étaient parfaitement rationnels dans leur cadre logique.

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Charlie Hebdo, frères Kouachi : Le miroir culturel

Publié le 17 janvier 2015
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Par DoM P.

le miroir credits ricardo cuppini (licence creative commons)

L’attentat de Charlie Hebdo a touché les Français au cœur. Une vague d’émotion, dont on a du mal à se souvenir d’un précédent, a emporté une masse de « Je suis Charlie », dans les rues, sur les réseaux sociaux, dans les discussions en famille ou au boulot. On a condamné, fermement – comment ne pas le faire ? Certains ont refusé d’être Charlie, d’autres ont même applaudi l’acte meurtrier. Derrière l’unité de façade – obligée, imposée, même – il y a tout de même beaucoup de désaccords.

Désaccord sur l’origine, les causes de cet attentat, désaccord sur les moyens d’en éviter d’autres à l’avenir, désaccord à propos de la position que les musulmans devraient ou non adopter, désaccord sur ce qu’il convient de faire hors de nos frontières, et à propos du traitement à offrir aux candidats djihadistes de retour sur notre sol. On discute beaucoup mais, en une semaine d’émotion, de bravades verbales et d’affirmations péremptoires, j’ai rarement vu quelqu’un essayer de comprendre les assassins de la seule façon efficace qui existe : en se mettant à leur place. Or, c’est essentiel si l’on veut comprendre pourquoi cela s’est produit et pourquoi cela se reproduira.

Nous avons donc affaire à ce qu’on appelle fréquemment des « islamistes radicaux », c’est-à-dire des musulmans qui ont fait vœu d’appliquer de manière fondamentaliste les préceptes du Coran, qu’ils voient comme la Vérité. Il est important de mesurer correctement cet engagement, d’autant que c’est un phénomène très courant chez nous autres humains : à partir du moment où l’on croit en quelque chose qu’on perçoit comme grand, nous sommes naturellement attirés par son respect total, absolu. Phénomène bien sûr classique en matière de religion, mais aussi en politique ou en philosophie.

Or donc, les frères Kouachi sont persuadés d’être sur le chemin de la Vérité, montré par le prophète parlant la voix d’Allah le Très Haut. Ce n’est pas anodin, comme pensée. Cela change tout dans une vie, à commencer par l’échelle des valeurs. Si Allah est le Créateur de toute chose, dont la Volonté doit être respectée, si Mahomet est son prophète, sa voix dictant aux hommes la Volonté Divine, si le Coran impose le respect de la Charia, alors, par respect pour Allah, il faut se soumettre à sa Volonté et accepter les valeurs – toutes les valeurs – qui en découlent.

Or, si l’on part du principe que ceci est vrai, il n’y a pas de demi-mesure. Être à moitié musulman est une chose étrange (ceci vaut pour d’autres religions) : soit on croit en Allah, et sa Parole doit être intégralement respectée, soit on n’y croit pas, et tout cela peut être considéré comme une vaste blague. Et c’est ici, sur cette dichotomie, que se trouve la ligne de fracture entre Charlie Hebdo et les frères Kouachi. Les dessinateurs de Charlie Hebdo étaient athées. Ils se moquaient bien des religions, de toutes les religions. Leur système de croyance à eux était tout autre : liberté d’expression sans limite, respect de la vie, etc. Les frères Kouachi, quant à eux, pensaient que caricaturer le prophète était un blasphème, c’est-à-dire une insulte à Allah et une humiliation pour les musulmans. Ils se sentaient offensés, attaqués dans leur croyance la plus profonde, la plus intime, par ces caricatures.

Ce sont donc deux systèmes de valeurs distincts qui s’opposent ici. L’un qui place la vie et la liberté tout en haut de l’échelle, et l’autre qui y place le respect littéral d’Allah, de Mahomet et du Coran.
Les caricatures de Mahomet, surtout dans leur version Charlie Hebdo, en général particulièrement insultant, sont donc une attaque directe et particulièrement violente du système de croyances des frères Kouachi : c’est ce qu’ils considéraient comme de plus sacré, ce qui avait le plus de valeur à leurs yeux qui a été attaqué. Pas une fois seulement, mais des dizaines de fois. Ce fut, de leur point de vue, une attaque intolérable, une déclaration de guerre.

Les frères Kouachi n’étaient pas fous, comme on l’a trop entendu dire. Ils étaient parfaitement rationnels dans leur cadre logique. Attaqués de façon répétitive, ils ont organisé, de façon particulièrement efficace, il faut malheureusement l’admettre, une riposte à la mesure de l’attaque qu’ils subissaient : œil pour œil, dent pour dent. Tout en haut de notre système de valeurs se trouvent la vie et la liberté d’expression, c’est donc à cela qu’ils se sont attaqué. C’est logique, pas fou.

Nous avons là l’opposition entre deux systèmes de valeurs. Il faut cependant admettre de façon objective que nous ne pouvons, depuis notre propre système de valeurs, juger du bien-fondé de celui des autres. En effet, nos valeurs définissent grandement notre façon de penser et créent donc une distorsion de notre perception de la réalité. Nous ne pouvons voir le système de valeurs des frères Kouachi qu’au travers du prisme du nôtre et il en allait de même pour eux, d’où le titre de cet article.

En effet, cette incapacité à nous comprendre (comprendre n’est pas admettre) est à l’origine de beaucoup de tensions et c’est malheureusement tout ce qu’il y a de plus humain. C’est ce qui pousse de nombreux Français à considérer les terroristes comme des fous, par exemple, ce qui est une erreur lourde de conséquences, car ce sont en fait deux cultures qui s’opposent ici.

Car il est vrai que culture et religion vont de pair, s’influençant l’une l’autre. En Europe, et notamment en France, c’est le christianisme, et le plus souvent dans sa version catholique, qui a défini le système de valeurs. Et c’est d’ailleurs remarquable que Luz, un des rescapés de Charlie Hebdo, ait choisi, après des années passées à insulter toutes les religions, de publier en Une mercredi une énième caricature de Mahomet (affirmation salutaire et nécessaire de sa liberté d’expression), surmontée de la légende « Tout est pardonné ». Tout est pardonné… C’est bien un message profondément chrétien que celui-ci, signe que les valeurs chrétiennes ont façonné, au fil des siècles, notre système de valeurs. Les plus virulents athées parmi nous partagent, visiblement et probablement sans même s’en rendre compte, ce même système de valeurs.

C’est cependant peut-être faire l’erreur de croire que ce pardon peut apaiser les tensions, comme on aura pu le remarquer suite à la réaction de l’autorité musulmane égyptienne, condamnant de nouveau Charlie Hebdo pour cette caricature. Car en effet le pardon est chez les Chrétiens un signe de bonté et ne porte pas de limite : tout est pardonnable et il appartient à chacun de sonder son cœur pour y trouver la force et la générosité de le faire. En revanche, dans l’Islam, l’étendue du pardon porte une limite. Pour le cas qui nous occupe, le musulman est supposé pardonner à l’infidèle qui lui fait du mal, à condition que ça ne constitue pas une humiliation, car le musulman doit être fier : cette fierté se confond avec celle de l’Islam et des autres musulmans. C’est donc une responsabilité collective que d’être fier. Or, les agressions répétées de Charlie Hebdo peuvent tout à fait être considérées comme une humiliation par un musulman et, dans ce cas, il faut se faire justice : « Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés, ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux. » (Coran, 42, 39) En fait, du point de vue musulman, il est bien possible que le pardon qu’affiche Charlie Hebdo tout en persistant à insulter l’Islam soit perçu à la fois comme une bravade (à cause de la caricature) et comme un aveu de faiblesse (à cause du pardon).

Les immenses manifestations qui ont eu lieu depuis cet attentat, ainsi que la communication lacrymale autour de ce sujet devraient même renforcer ce point : les occidentaux sont faibles, puisqu’il suffit de deux hommes pour faire pleurer tout un peuple. Certes, le message est clair : nous tenons à notre liberté d’expression.

Reste que la plupart des musulmans ne sont pas terroristes. C’est qu’il y a probablement une différence d’interprétation du Coran et des devoirs du musulman. La grande question des années à venir sera de savoir si ces musulmans intègreront pleinement le système de valeurs occidental, quitte à y adjoindre leurs propres valeurs (comme le christianisme a influé sur une culture à l’origine judéo romaine) ou si, au contraire, le système actuel sera phagocyté de l’intérieur, le nombre faisant la force.

Je laisse cette question ouverte, cet article étant déjà assez long…

Précision : l’auteur de cet article n’est ni chrétien, ni musulman. Il est athée. Pas un athée de combat, à la chasse de chaque signe non laïc dans l’espace public, mais un athée tolérant et ouvert. Cela ne l’empêche nullement d’être curieux des systèmes de croyance des autres, bien au contraire. Cela étant dit pour prévenir d’éventuelles critiques qui, du coup, manqueraient leur cible.

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  • Ils sont scolarisables, peuvent apprendre à lire et à écrire, mais ils vont bloquer au niveau du raisonnement et de la logique. Donc, au bout d’un certain temps, ils vont stagner, ils ne vont plus pouvoir aller au-delà de leurs limites, il y a réellement un plafond.

    Cette définition du débile-léger colle parfaitement avec le frères Kouachi, et par extension, à tout ceux qui pratiquent cette religion de façon extrême. On n’osera pas parler de limite intellectuelle, non, on n’osera pas. Tiens, vous connaissez l’expression bas-de-plafond ?

    • Je ne suis pas du tout d’accord.
      Il y a, dans l’islam radical, des gens d’intellects très variés.
      Un Ben Laden est loin d’être idiot, par exemple.

      Quant aux frères Houachi, ils font partie d’une catégorie de la population victime d’une série d’échecs patents : échec de l’école publique, échec de l’intégration, échec de la gestion des quartiers à forte population d’origine immigrée, etc.
      Il est pour moi évident que si les frères Kouachi, avec le cerveau qu’ils avaient, avaient été les enfants de mes parents, ils n’auraient pas viré au terrorisme, même s’ils avaient été musulmans.
      L’échec scolaire, dans une grande majorité de cas, n’est pas seulement lié aux capacités intellectuelles, c’est un ensemble qu’il faut prendre en compte.

      • Vous avez raison, il y a les manipulateurs, les pervers, qui sont plus intelligents que les autres (comme Ben Laden pour reprendre votre exemple) . Mais dans la grande majorité les « soldats » de l’islamisme sont bas-de-plafond. C’est pour cela que les discours de paix des Islamologues ne passent pas en occident. Le quidam moyen se rend bien compte qu’il y a des failles dans le raisonnement « que c’est pas net ! ». Le seul qui passe c’est Tariq Ramadan car il maîtrise nos concepts, et il sait comment on peut pervertir la pensée rationnelle.

        C’est pour cela que c’est difficile de lutter contre un « Tariq Ramadan », c’est difficile de lutter honnêtement contre un pervers intelligent qui maîtrise notre langage, nos concepts. Car nous n’avons pas les armes pour lutter contre un truc impossible, qui est non rationnel.

        Du point de vue l’Islamiste : l’occident est honnête, il ne peut peser de travers, c’est là sa grande faille.

        « Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s´il s´agissait d´objets manufacturés. Je suis prêt à vous procurer les moules.  » Chantait Léo Ferré.

        C’est la doctrine de l’EI ou AL Machin.
        Bravo et merci pour vos articles et vos commentaires (j’en ai fait les frais au sujet de la variabilité numérique des clés de BTC.

        • Je ne pense pas qu’il y ait une séparation nette entre les extrémistes « bas de plafond » et ceux qui sont cultivés et intelligents, et qui seraient « pervers » d’après vous. En les qualifiant de pervers, vous niez la sincérité de leur engagement, en sous-entendant qu’ils usent de l’extrémisme comme d’un moyen pour d’autres fins.
          Je ne pense pas que ce soit le cas, du moins pas complètement ni systématiquement.

          Prenez le cas de Mohammed Atta. Cultivé, intelligent, il s’est fait sauter lors du 11 septembre. Ce personnage n’était pas pervers. Il n’était pas fou non plus. Il avait un objectif, largement atteint. Et depuis les relations de l’occident et du monde musulman sont chaque année plus tendues. Bien joué…

          Je pense au contraire que, comme pour toutes les communautés du monde, il y a des penseurs, des instruits, des hommes de la masse, et des soldats. Et, comme toujours, parmi les soldats, on ne trouve que rarement l’élite intellectuelle, loin de là.
          Il ne faut cependant pas s’y tromper, ils ne sont qu’une petite partie de la communauté concernée.

          Merci pour votre compliment en fait de commentaire. J’essaie, toujours, d’être aussi honnête que constructif…

        • Culture, intellect et instruction sont trois concepts différents : pas étonnant qu’en mélangeant tout ça dans votre baratte à sottises vous trouviez les musulmans irrationnels.
          Si vous étiez un peu moins nombrilo-centré vous vous rendriez compte que ce qu’on nous reproche c’est a) l’ingérence, b) l’insulte / le manque de respect / appelez ça comme vous voulez.

          De notre point de vue on chasse le terroriste et on défend la liberté d’expression (ce qui n’est pas faux). Du leur on s’immisce dans des affaires internes sous des prétextes fallacieux pour piller leurs ressources (ce qui n’est pas faux non plus).

          Qui a raison ? Personne, objectivement. Le problème des musulmans c’est le même que celui des français en général : être complètement embrigadés dans la politique politicienne la plus nauséabonde et faire de cas particuliers des généralités sans queues ni têtes.

          Il faut être conscient de quelque chose : un français qui part faire le djihad, ça reste un français. On ne lui confie aucun poste clé, aucune info stratégique, c’est même rare qu’on leur donne un flingue, en fait. En réalité ils participent pour la plupart à des actions humanitaires destinées à donner une bonne image de ces organisations. Ils ne voient donc que très très rarement les exactions de ces groupes sous leur vrai jour. En tout cas pas tant qu’ils ne sont pas sûr et certain que l’endoctriné trouvera l’acte terroriste légitime.

          Tout ce qu’ils ont à faire c’est donner une bonne image d’eux même : la clandestinité, le maniement des armes, les contacts dans le banditisme, les moyens de se financer discrètement, la détermination nécessaire à l’usage de la violence la plus extrême … tout ça nos petits djihadistes connaissent déjà, eux qui trempent dans la délinquance depuis le collège.

        • Pour Tariq il y a la méthode Poutine…. Pas besoin de perdre son temps.

    • C’est carrément démenti par les faits. Certains qui sont partis en syrie faire le djihad faisaient partie d’une classe moyenne parfaitement intégrée. Les deux frères dont un a été repéré accompagnant Hayat Boumedienne avaient réussi leurs scolarité et leurs études supérieures.

  • Merci DomP, c’est agréable de lire quelque choses de sensé et de réfléchi.

    on peut résumé par la formule abrupte suivante : une république qui nie le divin en ne voyant que la raison et une religion qui refuse la raison en ne considérant que le divin (inaccessible) peuvent-elles se comprendre ?

    Peut-on avoir un avis sur l’Islam sans avoir lu le coran ?

    Enfin, peut-on comprendre notre civilisation en rejetant la religion catholique ?

    Peut-on comprendre le monde en croyant que toutes les religions se valent et ne sont que des aliénations ?

    Pour ma part, je crains que l’Islam ne soit pas « réformable » : c’est un bloc. La position des musulmans est donc très difficile (comme l’explique Joseph Fadelle, qui se met à lire le Coran en tentant de le comprendre).

    Quant à l’influence du christianisme sur notre civilisation, Benoît XVI explique très bien comment ce christianisme s’est « combiné » avec la raison héllenistique dans son discours de Ratisbonne de septembre 2006.

    • Le Coran, écrit en temps de guerre est rempli de références belliqueuses, particulièrement contre les autres religions, car il a été écrit après : il s’oppose. Ils ont lu le Coran, et moi aussi. Et comme c’est la parole de dieu retranscrite, nul ne peut le modifier. De mon point de vue le Coran et donc l’Islam est une anti-religion, car il s’oppose aux religions en place, il ne fait aucune place à la pensée Grecque ou Latine rationnelle. Il a été écrit pour rallier les tribus qui n’avait pas déjà connu la rationalité. C’est pour cela que la révélation écrase le raisonnement logique. Il n’existe pas UNE logique, mais il y a une logique par religion.

      Ainsi « DoM P » fait une analyse, une synthèse sur la base de la pensée occidentale commune chez nous (Pascal, Descartes). Mais il se trompe, la logique n’est pas la même, la base de la rationalité est biaisée.

      Héllenistement votre.
      ET VIS SIT TECIM !

      • « Ainsi « DoM P » fait une analyse, une synthèse sur la base de la pensée occidentale commune chez nous (Pascal, Descartes). Mais il se trompe, la logique n’est pas la même, la base de la rationalité est biaisée. »

        Je trouve qu’au contraire, mon analyse laisse la part belle à la logique des islamiste…

        • Certain que non ! C’est un autre mode de pensée, par exemple, le lien de causalité est inadéquat et caduque pour l’Islam. Mais vous ne pouvez pas le voir car vous êtes occidentalement rationnel, c’est là la grande force perverse de l’Islam. La preuve n’a aucun sens par rapport a la « révélation ». Votre argumentaire n’a pas de sens car il est rationnel, car il est occidental. De la même façon, sur 32 bits, sur 10 vous élaguez 9.975 des combinaisons aléatoires. Vous cassez donc n’importe quoi car la théorie de l’information a dit le contraire.

          J’aime Lempel, Ziev, Huffman et les ensembles auto adaptatifs de Kohonen , mais en pensant de travers, je compresse mieux que 7z (le dernier SDK date de ce dernier mois de janvier).

          Petit, j’ai été parmi les débiles, j’étais autiste, balancé avec les débiles, autistes, psychotiques obsessionnels (ou pas) et autres super malades : c’est mes copains, et je connais leurs limites, je connais comment ils fonctionnent, et il me semble que l’Islam est la religion parfaite pour eux, c’est l’antimatière sociétale parfaite. C’est de l’anti-religion explosive.

          Je suis totalement d’accord avec votre article, vous avez totalement raison, mais c’est une raison qui ne touche que les gens raisonnables, vous convertissez les convertis.

          Allez dire à un psychotique obsessionnel que c’est mal de faire des trous dans le mur avec sa tête ! Pour lui c’est SA vie, c’est LA vie. Vous avez raison pour l’école, placez cet individu dans une usine à monter des rayons de vélo, et il fera merveille, mieux qu’une machine, il ne lâchera la roue que quand elle sera parfaitement rayonnée. Un psychotique dans une usine à vélo c’est de l’or. En Syrie, c’est une bombe humaine !

          Il y a de la maladie mentale dans les religions, c’est certain. C’est un malade mental qui a conçu et envoyé des satellites d’observation militaire qui le dit !

          Comme vous êtes du milieu, pour les BTC, ils sont sur la corde raide, j’ai fabriqué un algo PKI avec effet d’avalanche strict et surtout un effet entropique mémoire qui erratique toute parallélisation et annihile de facto la fréquence d’horloge des CPU et le MOT (le nombre de bits manipulés d’un coup). Si si c’est possible, j’ai appelé ça le Flood Square Transform car c’est comme une sorte de DFT bidim avec la phase papillonaire et tout et tout.

          ET VIS SIT TECUM !

          • et le moteur de ma tondeuse c’est un TECUMSEH …

          • « Comme vous êtes du milieu, pour les BTC, ils sont sur la corde raide, j’ai fabriqué un algo PKI avec effet d’avalanche strict et surtout un effet entropique mémoire qui erratique toute parallélisation et annihile de facto la fréquence d’horloge des CPU et le MOT (le nombre de bits manipulés d’un coup). Si si c’est possible, j’ai appelé ça le Flood Square Transform car c’est comme une sorte de DFT bidim avec la phase papillonaire et tout et tout.  »

            Je suis impressionné… Rien compris. Du tout.

      • Oui, la seule force de l’islam est d’avoir proposé une version de la trinité plus pertinent que celle de son temps.

        • à l’heure actuelle, la plus grande force de l’islam ( dans sa version la plus rigoriste ) c’est d’avoir un coup d’extraction de l’huile de roche à 10 ou 15 dollar du baril …

  • C’est fou comme la Une est typiquement chrétienne !
    Les athés de Charlie Hebdo montrent non pas qu’ils sont athés, mais qu’ils ignorent le fait religieux, et se contentent d’appliquer leurs maigres stéréotypes et connaissances chrétienne sur l’islam.
    En tout cas, même s’il s’agissait de mouiller aussi les Cathos, il est fort probable que le message soit incompréhensible et réinterprété.

    • Tiens tiens, pardonner c’est la chose qui permet d’arrêter la guerre … Vouloir arrêter la guerre c’est Chrétiens ? D’accord avec vous, la Une de Charlie Hebdo permet de pardonner.

    • et se contentent d’appliquer leurs maigres stéréotypes et connaissances chrétienne sur l’islam.

      Vous vous avancez un peu là. Vous les connaissiez ?

    • Vous avez une vision vraiment étroite. Renseignez vous sur les collaborateurs réguliers de Charlie Hebdo, leurs discours/interviews, leurs écrits, leur participations à des conférences, leur militantisme. Il faut stopper les discours insinuants qu’un comique ou satiriste n’est pas cultivé. Rien que les niveaux de lectures dans certains dessins échappent à beaucoup de leur contradicteurs.

      Dans la même veine un certain discours va distiller l’idée que seul un musulmans me comprendre et critiquer l’islam. Une étude de chercheurs américain prouvent que les athées ont les meilleurs score toutes classe d’age et professionnelle confondues sur un test de connaissance sur l’ensemble de religions. L’étroitesse d’esprit est plutôt du coté du dogme.
      Sans même parler de cela, il me parait raisonnable de penser que par exemple : un chercheur non musulman ayant étudié les textes dans différentes langues durant plusieurs années. visité de nombreux pays, fait des entretiens avec des dignitaires en sache plus sur l’islam qu’un simple pratiquant. Tout comme un agriculteur en saurait moins qu’un chercheur de l’INRA. C’est un exemple de pensée, je n’ai personne de particulier en tête. Je dis juste que la connaissance peut être acquise par quiconque en fait l’effort et que cela peut être fait dans une démarche objective.

  • Aucune religion mais propos relativiste.
    Danger du relativisme : culture ne signifie pas abandon de ses valeurs.
    Inculture est toujours synonyme d’unicité du point de vue, de la vision, du lieu depuis lequel on observe, regarde, juge.

    Une seule solution contre la religion du livre – toutes les religions, idéologies, doctrines du livre unique sont obscurantistes, il n’y a pas d’exception dans l’histoire – : les livres.

    Voir mon propos (le 17 janvier 2015 à 10h00) à ce sujet dans l’article connexe superbe de Guillaume Nicoulaud du 16/01/15 194636

    • C’est votre point de vue, ce n’est pas celui de Philippe Nemo, de Damien theillier ou de Pierre Manent pour ne citer que ceux la. Ces trois la pointent l’origine religieuse non du liberalisme mais des valeurs qui sont a l’origine du libéralisme. J’ai le sentiment que ceux qui refusent de reconnaitre ce qu’ils doivent au christianisme font preuve d’inculture.

    • Faux, vous me faites violence, je suis anarcho-libéral. il n’y a une seule religion qui abandonne la guerre pour le pardon. C’est la seule religion qui aspire à la paix, au pardon. Pour mettre fin au cycle de vengeance, il faut pardonner. C’est pour cela que la religion chrétienne a été transmise aux cultures laïques. On a juste remplacé « l’amour de dieux » par « le respect de la loi ». Sinon c’est la même chose. Et c’est beau ! C’est humain, et c’est beau !

      • Et allons dont …
        Combien de nations se revendiquant, disons, culturellement chrétiennes, déploient des troupes en Afrique ? Et quand on les chope, que ce passe-t-il ? Guantánamo ?

        Avec des méthodes de sauvages nous passons pour des sauvages. Nous n’avons plus la moindre légitimité à aller exporter de force aucun de nos beaux principes depuis l’instant précis où nous avons commencé à nous asseoir dessus, et vu d’Afrique, nous avons l’air d’une belle bande d’hypocrites, avec nos prisons secrètes, nos emprisonnements sans procès, nos espionnages, nos libertés à géométries variables, nos élus corrompus, nos fausses preuves, nos bombes nucléaires …

        Qu’on se comprenne bien : je suis tout à fait pour la défense de nos intérêts, par la force s’il le faut, mais par pitié arrêtez de vous imaginer que nous sommes des bisounours. Un FAMAS ça distribue des balles, pas l’amour de dieu ni le respect de la loi.
        Ce qui vient de ce passer en France est un acte politique et symbolique commandité par nos ennemis sur le terrain; des gens qui se foutent bien de la religion à laquelle ils prétendent appartenir du moment que ça leur permet de s’en mettre plein les poches. Ben Laden était milliardaire, comme quoi il devait quand même avoir quelques intérêts plus lucratifs que le seul coran … un peu comme nos politiques ont d’autres intérêts que notre sécurité et nos libertés.

    • Oops!
      « Inculture est toujours synonyme d’unicité du point de vue, de la vision, du lieu depuis lequel on observe, regarde, juge »
      Vous semblez poursuivre avec une splendide illustration de ce propos.
      Regrets…

  • Pour toute personne croyante, quelque soit la religion, c’est la loi de Dieu qui prime. Dans cette optique, la loi temporelle de tous les jours doit être en concordance avec la loi divine ! Un jour j’ai essayé d’expliquer cela et personne ne m’a compris, j’ai abdiqué. Je suis catho de naissance et athée, agnostique, dans la vie. En fait les terroriste fonctionnent comme des robots programmés, ils sont incapables de prendre de la hauteur par rapport à leurs motivations, ils agissent comme des fous, des fous de Dieu, bien que leur action ait été bien organisée et bien pensée. Sur terre c’est la loi temporelle qui prime dans les cieux c’est la loi spirituelle qui prime. Aucun Dieu n’exige de s’entre-tuer sur terre.

    Il sera extrêmement difficile de déprogrammer les croyants absolutismes car vis à vis d’eux nous ne pouvons qu’avoir tort !

    Il y a un piège car la laïcité devient une religion et Charlie le prouve. C’est donc des robots programmés pour s’autodétruire qui s’affrontent. Les deux aussi incapables de prendre de la hauteur par rapport à leurs idéologies.

    Difficile de raisonner sainement !

    • Il y a ou il y a eu des catholiques absolutistes je pense par exemple a Joseph de Maistre, mais le démenti se trouve dans les évangiles: rendez a césar… Les vrais fondamentalistes catholiques se trouvent dans des monastères.

      • Vous parlez de l’absolu du pardon … Ici dans le texte de l’article on parle de l’absolu du talion … Ne confondez pas le pardon avec le « œil pour œil, dent pour dent ». Merci !

        Toutes les religions ne sont pas porteuses des mêmes valeurs.

  • J’ai comme vous été étonné par beaucoup de réactions aux assassinats.
    Plus que l’athéisme de posture de Charlie Hebdo, c’est une incapacité a comprendre que le « pardon » et le « tendre l’autre joue » dont ils bénéficièrent quand ils ridiculisaient les religions chrétiennes n’existent pas en Islam, ce qui a fini par leur coûter tragiquement la vie.
    En somme, ils ont cru que l’Islam était juste une autre religion, alors que l’Islam est une religion « autre »
    La laïcité telle que conçue en France a plus sa source dans le « Rendez à César… Rendez à Dieu » de la chrétienté que des « bouffeurs de curé » ne trouveront confortable d’admettre.
    L’Islam peut-il s’accommoder de cette laïcité là?

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