Nos salaires pourvoiront à l’entretien des syndicats !

Lepaon cgt rené le honzec

Sommes-nous condamnés à financer des syndicats minoritaires et incompétents ?

Par Geneviève Frixon.
Un article des Contribuables d’Aubagne

Lepaon cgt rené le honzec

Le Canard Enchaîné dénonçait dernièrement les goûts de luxe du « patron » de la CGT aujourd’hui sur la sellette pour des dépenses inconsidérées et l’on apprend par le biais de Contribuables Associés qu’à partir du 1er janvier 2015, une cotisation de 0,014% du salaire brut sera prélevée sur la fiche de paie et reversée aux cinq syndicats de salariés (CFDT, CGT, CGC, FO et CFTC) et trois syndicats d’employeurs (MEDEF, CGPME et UPA), soit environ 100 millions d’euros par an que se partageront les huit centrales.

Votée le 5 mars 2014, cette nouvelle contribution vise à remplacer le financement des syndicats par la formation professionnelle, et cela au nom de la « transparence ». La part de la masse salariale affectée à la formation professionnelle (0,9%) n’a en revanche pas été réduite. Il s’agit donc d’un alourdissement de la fiscalité pesant sur les entreprises, et au final sur les salaires.

En 2012, notre association avait organisé une conférence sur « les rapports financiers entre l’État et les syndicats » et nous avions invité à cette occasion M. Richard Maillé président de la commission parlementaire chargée d’une enquête sur ce sujet qui s’était poursuivie pendant six mois. Rappelez-vous ! Le fameux rapport Perruchot qui fit la lumière sur les mécanismes de financement des organisations syndicales d’employeurs et de salariés purement et simplement « enterré » avec une consigne pour les membres de la commission : de ne pas divulguer le contenu sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la prison avec sursis ! La démocratie galvaudée mise au pilori, sacrifiée sur l’autel de la sacro-sainte paix sociale !

Quelques chiffres pour nous rafraîchir la mémoire :

  • Taux de syndicalisation dans notre pays : (public, privé) 8%
  • Nombre de syndiqués : CGT, premier syndicat en France, 670 000 adhérents ; en comparaison, premier syndicat allemand IG Metall : 2,4 millions.
  • Ressources des syndicats patronaux et de salariés : 5,5 milliards d’euros par an de subventions.

D’après une étude conjointe de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Paris et du cabinet d’audit-conseil Audisol, les syndicats sont financés jusqu’à 81% par les subventions publiques.

Cette mesure conforte les centrales syndicales qui n’auront donc pas à faire trop d’efforts pour trouver de nouveaux adhérents…


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