Libérez l’école !

Quel projet éducatif les libéraux peuvent-ils proposer ?

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Libérez l’école !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 23 décembre 2014
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Par Florent Belon.
Une proposition du PLD

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On a réussi la décongélation d’un mammouth ! L’exploit est extraordinaire. Un groupe de « scientifiques » sait même comment le faire courir comme une gazelle. Il faut modifier délicatement l’heure de ses repas et, subtilement, le pourcentage de graminée dans le foin dont il raffole, ceci sans bousculer ses habitudes et son menu. Normal, il est gros, colérique et capable d’écraser le dompteur ! Vous ne croyez pas à cette histoire ? Pourtant elle est tout aussi crédible que bon nombre de projets de réforme de l’Éducation nationale.

Régulièrement, tant les gouvernements que leurs oppositions qu’elles soient de tendance conservatrice-socialiste (UMP-UDI et leurs ancêtres) ou socialo-collectiviste (PS et leurs ancêtres) vous donnent LA recette pour faire progresser l’Éducation Nationale. Toujours « progresser », jamais « régresser » ; imaginez la catastrophe si l’Éducation nationale régressait au point de disparaître !

Ceci n’est que le souhait de faire courir comme une gazelle un mammouth toujours congelé. Tous les partis sont convaincus de pouvoir rendre le socialisme efficace et juste sans remettre en cause la doctrine et la pratique du collectivisme.

 

Les initiatives du Parti Libéral Démocrate

Le Parti Libéral Démocrate (PLD) a récemment diffusé un tract à propos de l’école, thème et milieu trop souvent délaissés par les idées de liberté. L’université d’automne du parti a consacré une journée entière au thème avec l’intervention du Directeur de l’École 42 fondée par Xavier Niel et surtout avec celles des responsables de l’association Alerte Éducation et de la Fondation pour l’École.

L’approche du PLD exprimée dans ce congrès va dans la bonne direction. Dans le tract du PLD, il y a beaucoup d’éléments nécessaires : « totale autonomie des établissements », « libérer le développement de nouvelles écoles », « ouverture sur le monde de l’entreprise » (sur le monde réel en fait), « former des individus libres de leur destin ».

On pourrait craindre que le PLD ait trouvé LA recette pour que l’Éducation nationale progresse. Mais ce n’est pas le cas. Ce qui fait la richesse d’une réponse libérale est son ouverture aux solutions alternatives à une éducation nationalisée. Les termes du tract sont « former » plutôt que « (ré)éduquer » – « individu » plutôt que « jeune » – « libre » plutôt que « citoyen » – « destin » plutôt que « choix professionnel ». C’est tout le champ lexical de la politique française de l’éducation qui est bousculé !

La délégation du Puy-de-Dôme du PLD a souhaité développer cet aspect fondamental et nécessaire qui consiste à sortir du carcan étatiste. Sans cela, la réforme de l’Éducation nationale, fut-elle numérique, se résumera à un village Potemkine. Derrière les aménagements de rythmes scolaires et les tablettes numériques, l’absence d’acquisition de compétences perdurera.

 

L’école de Jule Ferry, émanation politique du XIXème siècle

imgscan contrepoints 814 écoleL’école est en péril ! Le titre du tract est sans ambages. Les mannes de Jules Ferry sont menacées et les libéraux arrivent à leur secours. L’école de Jules ferry, celle du film Être et Avoir, est morte. Ses écoliers sont enterrés depuis longtemps, son programme d’instruction publique oublié. Son mythe, largement fabriqué par ses adversaires1, est atteint.

Comme le montre Philippe Nemo2, se met en place à la fin du XIXe siècle « l’enseignement du peuple », un mouvement militant destiné à former des citoyens républicains.

Dans un contexte où l’éducation est fortement marquée par les valeurs du catholicisme traditionnel, pour Quinet et ses successeurs, l’instruction publique – le projet de Ferry – doit devenir le lieu de la rééducation des enfants du peuple aux valeurs de la république3 de 1793. Le laïcisme et les valeurs de la gauche révolutionnaire doivent être – et deviennent – la nouvelle religion. Le ver est mis dans le fruit dès sa première pousse, il ne le quittera plus.

À partir de là, les valeurs que l’école transmet sont celles de la République dans son acception la plus jacobine qui soit. C’est cette école et ses valeurs qui, avant 1914, enseignent le nationalisme et la haine de l’Allemand ; ce sont ces valeurs qui conduisent les hommes à la mort sous le commandement de leurs instituteurs devenus des lieutenants. Ceux-ci subiront les plus grandes pertes de la guerre dont ils reviennent, toujours de gauche, mais antimilitaristes. Comme quoi la réalité peut être un enseignement, mais ne souhaitons pas de tels cataclysmes pour que des socialistes puissent le recevoir !

Après ces prémices, nous ne ferons pas un cours d’Histoire. La lutte des deux France, des deux Républiques, continue à travers la lutte des deux écoles. L’école libre devient « l’enseignement privé » et l’école publique devient notre Sainte Mère l’Église Laïque : « l’Éducation nationale ».

 

Enseignement et Éducation

Attardons-nous sur les deux termes : enseignement et éducation. Deux constatations : le Privé enseigne, le Public éduque ; les deux structures emploient des enseignants pour délivrer des cours répondant aux mêmes programmes. Cherchez la différence !

Celle-ci est dans la finalité réelle. Certes, les deux écoles préparent aux mêmes examens ; les professeurs sont censés dispenser les mêmes matières, ils ont les mêmes diplômes.

L’un – celui du Privé – n’a, du fait de la nature de la structure qui l’emploie, qu’une seule fonction : enseigner la matière qu’il a choisi de transmettre à des élèves.

L’autre – celui du Public – a, du fait de la nature de la structure qui l’emploie, une fonction principale : « éduquer le futur citoyen aux valeurs de la République », celle de 1793 mâtinée 1946, tout en enseignant la matière qu’il a choisi d’étudier dans son adolescence. Cette matière devient le support de l’éducation qu’il dispense ; elle n’est que la finalité apparente. Au gré des modes et des « avancées sociales ou sociétales » (sic !), elle est mise en forme pour correspondre aux besoins de l’idéologie dite républicaine modèle 1793 modification 1946 dans sa dernière version 1968-1981.

En ouvrant les manuels scolaires, les professeurs d’histoire, d’économie, de biologie, de philosophie, etc., les parents partagent la même expérience. Combien de cours d’espagnol à la gloire de Cuba et du Che, combien de cours d’économie basée sur l’antimondialisme le plus délirant professé par Alternatives économiques, peuvent-ils citer ?

À propos de l’instruction économique et financière devenue une compétence basique internationale, la France est désormais hors course. Notre pays, à la fin du XIXe siècle, diffusait auprès des écoliers un manuel élaboré par l’un des plus grands pédagogues praticiens de son temps, Rapet, dont la richesse et le bon sens dépassent largement l’inanité de l’éducation civique et autres matières dites économiques et sociales4. Aujourd’hui, la moitié des Français ne comprend ni ne maîtrise les calculs les plus simples. Lorsque le Credoc leur demande de calculer l’évolution d’un capital de 100 euros placé sur un compte rémunéré à 2 % pendant un an, seulement 51 % des personnes interrogées répondent 102 !)

Avec sa vocation politique, l’école de Jules Ferry est issue du XIXe siècle, période où la raison se mêle à l’optimisme du progrès scientifique au sens le plus large. Ces caractéristiques peuvent produire de la nostalgie ainsi que l’illusion de voir l’Éducation nationale – qui revendique cet héritage – redevenir un lieu efficace de transmission de savoirs tout en restant le lieu d’inoculation du culte de l’État et du collectif. À l’encontre de ce rêve, la nostalgie se heurte à une Éducation nationale de 2014 qui a comme profession de foi l’environnementalisme culpabilisant, l’égalitarisme poussant l’inquisition jusqu’à la lutte contre les différenciations sexuelles, le tout recouvert de sentimentalisme débilitant.

Le PLD relève qu’un ministre socialiste déclare que « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents », et constate dans son tract que les enfants « n’apprennent pas les savoirs fondamentaux ». Pour les socialistes, il est normal que les savoirs fondamentaux soient transmis par Nathalie Arthaud, professeur d’économie et de gestion au lycée Le Corbusier à Aubervilliers (93) et porte-parole de Lutte ouvrière ; ces savoirs n’ont pas pour objet de servir l’emploi dans l’entreprise, ils doivent « former des citoyens responsables » au sens où eux, socialistes, l’entendent.

 

Une vision libérale pour l’acquisition de connaissances afin de gagner en compétences

René Le honzec réforme éducation nationaleQuelle peut être la finalité de ce qu’il est usuellement mis sous le vocable école ? Sous ce terme générique, nous avons trois niveaux, le primaire, le secondaire et le supérieur.

Historiquement – et de façon très schématique – le premier niveau formait des ouvriers, le second des cadres et le troisième des dirigeants. Depuis les années 1970/1980 cette situation s’est délitée ; au XXIe siècle, elle ne correspond pas à la réalité. Néanmoins, légitimement chacun veut (au sens le plus fort du verbe) que « l’école forme vers l’emploi ». Cette exigence entre dans les faits en contradiction avec la nature de la structure « Éducation nationale » qui ne désire que former des citoyens « non soumis au patronat » et de bons collaborateurs de l’État, idéalement des fonctionnaires participant, inconsciemment pour la plupart, à l’idéologie étatique jacobine.

Naturellement, il est possible, souhaitable et nécessaire de « former des Hommes libres pour qu’ils accèdent à un travail » mais pour cela il faut dépasser les postures des pédagogues parfois plus dans l’incantation que dans la démarche scientifique5. Cette réflexion doit être portée par un parti libéral.

Une autre question se pose : demande-t-on à « l’école » d’instruire, d’enseigner, d’éduquer ou de rééduquer ?

Instruire est nécessaire et indispensable, c’est ainsi que le savoir de base, le légendaire « lire écrire compter » s’imprime. Ces bases permettent de comprendre des instructions, celles qui permettent d’utiliser sans danger pour soi-même et autrui une machine ou un outil, de résoudre des problèmes de la vie quotidienne, mais également de gagner son autonomie dans les apprentissages et enseignements suivants. Or, actuellement, selon le rapport Regards, cité par Murtin et Vincent-Lancrin dans un article du quotidien Les Échos du 10 septembre 2014, « 20 % des jeunes Français n’atteignent pas le niveau de base en compréhension de l’écrit ». Remarquons que ceci est plus joliment dit que la déclaration d’Emmanuel Macron sur les salariés des abattoirs GAD, mais serait exprimé avec encore plus de douceur avec des couleurs…

Enseigner est le cœur de la mission de l’école, celle-ci est de plus en plus importante du primaire à la fin du secondaire. Pour cela les enseignants sont sélectionnés sur leurs compétences, tant en termes de connaissance de la matière qu’ils ont choisi d’enseigner que de pédagogie. Cette sélection est aujourd’hui assurée par un concours présentant de moins en moins de garantie, notamment en raison d’une crise des vocations et de la qualité de l’enseignement reçu en amont. Cette réalité est camouflée par l’exigence de titres universitaires de plus en plus élevés. Être la cheville ouvrière oubliée d’une institution en échec au service du Mordor6 manque autant de prestige que de perspectives professionnelles.

Il n’existe pas une méthode d’enseignement, même dictée par une direction pédagogique suprême, universellement efficace mais des méthodes d’enseignement adaptées ou non à certains publics et à certains contextes ; sans aucun doute, certaines restent à inventer. Le pédagogisme « démocratiquement centralisé » n’est généralement que le camouflage de l’idéologie la plus archaïque et la plus liberticide.

Pour les nouvelles méthodes d’apprentissage, de formation et d’enseignement, le numérique peut rendre de grands services en comprenant qu’il n’est pas une distribution de ce matériel électronique que les secteurs libres de l’économie ont permis de rendre efficaces et peu coûteux. Le numérique qui rend de grands services est celui qui numérise les contenus et accélère la diffusion des bonnes pratiques, construit les MOOC. Ce numérique va être et est déjà le véritable catalyseur d’une révolution des connaissances.

Imaginez les plus grands spécialistes et pédagogues7 prodiguant leur savoir au plus grand nombre : le rêve de l’université populaire des libertaires à la sauce geek dont les MOOC ne sont que les premiers balbutiements (voir l’interview d’Alain Madelin).

Ce que l’on appelle Éducation nationale ne pourra pas adopter un véritable MOOC, les innovateurs seront les UBER8 de l’enseignement que l’État s’efforcera de réprimer en vain, ces tentatives sont déjà engagées.

Ceux qui n’ont connu ou entendu parler que du système étatique d’enseignement ne peuvent imaginer l’existence d’une offre décentralisée, diverse, libre. L’enseignement privé français, principalement catholique, généralement sous contrat avec l’Éducation nationale, n’est souvent qu’un souvenir de cette dernière. Le programme, la pédagogie, le recrutement… tout est au moins semblable quand il n’est pas similaire. Ces établissements, rentiers de financements publics et de la déliquescence des établissements publics, ne secoueront jamais leur joug ; ils sont solidaires de fait de la décadence de la main qui les nourrit.

De par le monde, dans de nombreux États, surtout fédéraux, de nombreuses offres décentralisées cohabitent. L’Histoire a déjà donné plusieurs exemples ayant prospéré. Il en est de même pour de nombreux secteurs étatisés depuis longtemps. Ce combat pour une éducation libre vient d’être récompensé par le prix Nobel attribué à Malala. Même en France, dans des conditions bien moins dramatiques, on peut observer une minorité, mais grandissante, d’écoles libres.

Éduquer est par essence le rôle des parents, de la famille, des proches. Libre à eux de sous-traiter l’éducation, en tout ou partie, à un tiers, structure privée, association, parti, église voire même à un État. Si l’on désire éviter que l’éducation via une structure d’État devienne une rééducation, il ne saurait y avoir obligation ou interdiction limitant le choix du sous-traitant.

Certains affirmeront que le choix pourrait se porter sur un parti type nazi ou sur une secte type djihadiste. Ce danger est potentiel, il suppose que la société et ses lois autorisent de telles structures à agir sur le territoire, au grand jour, dans d’autres domaines que l’éducation.
De même, personne ne peut obliger à aimer un enfant. C’est oublier des éléments essentiels qui sont les seuls à apporter une protection efficace, même s’ils ne suppriment pas des dangers possibles, mais aux développements improbables, sauf basculement sociétal.

Dans l’ensemble, les parents sont animés par la volonté de faire les bons choix pour leurs enfants, ils se sentent investis d’une responsabilité bien plus grande que pour leur propre personne. Cet élément subjectif justifie que l’on fasse d’autant plus confiance aux individus pour l’enseignement voire pour l’éducation qu’on le fait à propos d’autres domaines ; notons que les socialistes ne font JAMAIS confiance à l’individu que ce soit pour « manger 5 fruits et légumes », « protéger la planète » ou choisir des « activités culturelles ».

Par ailleurs, même si des parents opéraient en nombre de mauvais choix pour leurs enfants, la situation serait moins mauvaise que la présence d’une éducation collective dite nationale obligatoire aux mains de régimes totalitaires9 comme elle le fut maintes fois.

De plus, les individus ont cette qualité individuelle répandue, fruit de l’évolution et de la concurrence par le résultat, que, lorsque la réalité s’oppose à leurs croyances, ils ont tendance à adapter leurs croyances pour qu’elles correspondent à leur comportement ; ce mouvement est réel mais lent.

La concurrence des enseignements, formations et éducations sur un marché, au sens le plus neutre du terme, doit être assurée et renouvelée. Elle permettra de chasser ou de limiter la mauvaise école, celle qui ne permet ni l’épanouissement ni la réussite. Ceci ne signifie nullement qu’elle chassera les sectes collectivistes, djihadistes et autres. Cette réflexion doit donc être approfondie par un parti libéral.

Un autre point doit être précisé, de quoi parlons-nous quand on use des termes d’instruction, de formation et de connaissance ?

Nous avons approché le mot « instruction ». Pour la « formation » la réponse théorique est simple : par nature, la « formation » est dédiée, dès sa conception, à un objet ; son succès est facilement mesurable10.

L’homme acquiert ses connaissances de l’enfance à la fin de sa vie. Dans ses premiers parcours, « l’enseignement secondaire puis supérieur » est le lieu privilégié de l’acquisition des connaissances. Pour ne pas être un amoncellement informe d’informations11 cette acquisition demande de véritables compétences donc la capacité de développer des raisonnements.

Si la croyance est spontanée, fort heureusement le raisonnement s’apprend. L’avancée de l’esprit humain n’est pas une fonction affine, elle est faite de révolutions permettant une compréhension plus globale, plus fine, dépassant certaines contradictions apparentes. Pour que les connaissances soient frugifères une vertu est nécessaire : l’esprit critique, la liberté de penser.

La liberté de penser est si indispensable, si nécessaire et vitale qu’aucune contrainte ne doit l’oppresser. Elle ne s’enseigne pas ou obligatoirement très mal. On ne peut que l’accompagner, la favoriser par des expériences, des mises en situations ; c’est une construction toute personnelle. Très souvent les génies sont des marginaux au sens d’être en marge du système normatif : leur différence ne supporte pas la norme de leur environnement ; échapper à cette dernière leur a permis d’épanouir librement leur esprit.

Un libéral ne peut pas envisager une rééducation pour que l’Homme puisse pratiquer sa liberté de penser. C’est à l’Homme de conquérir par lui-même sa liberté y compris sur ou contre lui-même.

Maintenant le dernier point : qualification, connaissance et compétence ?

Écartons tout de suite la qualification. Sauf rares exceptions tels des métiers de la santé, la qualification n’est qu’un malthusianisme social ou un outil de protection de la rente que celle-ci soit liée aux diplômes ou à n’importe quel autre critère normatif. Des marques de qualité peuvent se développer librement pour apporter une information objective aux consommateurs ou à l’employeur mais rendre légaux des critères normatifs les transforment jusqu’à aboutir à des charges bénéficiant du pouvoir d’exclusion de la concurrence que seul l‘État peut attribuer par la force de sa violence.

Les connaissances peuvent se mesurer, nous sommes même les champions du monde de l’exercice, tous nos concours et examens y participent. Ces compétitions de connaissances n’apportent aucun bien si ces connaissances ne sont pas liées à de la compétence c’est-à-dire à la capacité de l’Homme de mettre en œuvre ses connaissances dans un cadre organisé, avec toute son intelligence et sa liberté, pour atteindre un objectif librement accepté.

La réalité de la maturité de l’Homme est qu’elle n’est pas sécable ; instruction, formation, connaissance, compétence forment un tout solidifié par un ciment qui  n’existe que si l’on s’en sert : la liberté, véritable boson de Higgs du comportement humain. Cette réflexion doit être portée par un parti libéral.

Dans ce texte, il n’y a pas de considérations sur la condition enseignante. C’est un choix, laissons l’analyse du biotope et des conditions de vie du mammouth à tous ses éminents spécialistes.
Dans une école libérée, le contrat de travail de l’enseignant ou l’organisation de son entreprise seront l’objet de conventions librement établies permettant aux relations professionnelles de prendre les formes les plus variées, les plus innovantes, les plus adaptées, car donnant le plus de satisfaction aux parties en présence. Par avantages concurrentiels, les meilleurs feront alors tâche d’huile. Ce n’est pas le rôle des libéraux de présupposer les faits, de fonder des théories qui ne s’appuient pas sur l’observation et l’expérience. C’est aux acteurs de l’ensemble « instruction-enseignement-formation » d’expérimenter, d’innover, avec pour seuls arbitres l’efficacité et la satisfaction de la personne qu’elle soit payeur, dispensateur ou bénéficiaire. Par la variété de leurs expériences, ils aboutiront sans doute à des solutions adaptées à la diversité des individus et de leurs besoins.

Le PLD est un parti se revendiquant libéral et où se trouvent des libéraux. Il doit choisir entre des propositions, exactes transcriptions de sa vision de la société, la Big Society ou Grande Société, c’est-à-dire une société civile forte et dense, assumer pleinement le libéralisme ainsi que la critique de l’étatisme et du jacobinisme.

Si on veut redonner vie à l’école, à l’instruction, à la formation, à la connaissance, il faut organiser la disparition de l’Éducation nationale, Mammouth qui ne peut se réformer et qui n’a pas de place dans une société libre.

Si l’État doit conserver une intervention, elle doit se limiter à assurer l’accès au savoir, en donnant aux parents les moyens de le financer via le chèque éducation.

Si on sort l’école de sa cloche de verre pour que l’innovation, le numérique, les sciences comportementales et autres, s’en emparent, on permettra tout à la fois une hausse des résultats pour un coût incomparablement plus faible que celui qui grève nos finances. L’employabilité et la productivité en seront décuplées. Ce modèle assurera l’abondance matérielle comme l’ont déjà fait les révolutions technologiques antérieures, mais surtout il sera une source d’épanouissements individuels. Comme souvent, l’abondance générée par la concurrence favorisera ceux qui sont aujourd’hui les moins bien lotis. L’École libre, comme toutes les solutions innovantes et concurrentielles, concerne bien plus les petites filles pakistanaises, dont le symbole est la récente et jeune nobélisée Malala, voire les quartiers déshérités de nos pays développés où officie Espérance banlieues, que les enfants des familles disposant du capital économique et relationnel. Ces familles que certains qualifient d’insiders voire de Nomenklatura bénéficieront pendant encore quelques temps des oasis d’un système d’enseignement nationalisé en voie de paupérisation intellectuelle.

L’ensemble de cette réflexion doit être au centre de la réflexion portée par un parti libéral.
Pour cela, le Parti Libéral Démocrate a l’obligation de construire sa réflexion à partir de la finalité, « permettre au meilleur coût la diffusion du maximum de connaissances au maximum de personnes » et considérer tous les objectifs intermédiaires aussi séduisants électoralement soient-ils – tel « lutter contre les inégalités » – que pour ce qu’ils sont : des moyens parmi d’autres, peut-être plus pertinents, pour atteindre l’objectif. Pour la satisfaction de tous, pour retrouver de l’efficacité, l’école doit devenir un lieu de rencontre spontanée entre des offres de transfert de connaissances, techniques, scientifiques, culturelles sociétales par la grande diversité de l’offre de moyens répondant à des demandes aujourd’hui bien trop souvent non satisfaites.


Une contribution du PLD Puy-de-Dôme (63)

  1. Surnommé pendant le siège de Paris de 1870  » Ferry la famine « , il devient « Versaillais » Sous la IIIe république, Ferry était un chaud partisan des colonies au point d’être surnommé par son ultra-gauche « le tonkinois »
  2. P. Nemo, Les deux Républiques françaises, PUF 2010
  3. Même si Quinet a condamné la Terreur comme certains condamnent les excès (sic !) du Stalinisme.
  4. Les matières « économiques et sociales » le plus bel exemple de novlangue altermondialiste !
  5. Quand j’utilise le mot Homme avec un H majuscule, ceci correspond à l’Humanité et non pas à du sexisme.
  6. Quand j’utilise le mot Homme avec un H majuscule, ceci correspond à l’Humanité et non pas à du sexisme.
  7. Les pédagogues des MOOC ne peuvent être au service d’un État et d’une idéologie car ils sont au service d’individualités qui constituent leur clientèle et celle-ci peut les abandonner à tout moment.
  8. Le célèbre service de covoiturage jugé « pas du tout citoyen ».
  9. En 1940, l’école dite républicaine, comme la justice du même nom et la SNCF, ont transféré en 24 heures leurs loyalistes, leurs moyens et leur « vertu » (sic !) de la IIIe République au Maréchal Pétain. Tous les élèves chantaient « Maréchal nous voilà », la SNCF transférait les juifs, la justice guillotinait les Résistants.
  10. Bien qu’à la vue de la façon dont « l’évaluation des maîtres » est faite…
  11. L’information est la brique de base de la connaissance.
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  • N’oubliez pas les Charter Schools, véritable vivier d’innovation au service des élèves.
    Leur succès est indéniable aux Etats-Unis, certaines ont fait des miracles auprès des enfants noirs et hispaniques.
    Curieux que l’exemple ne soit jamais cité en France, c’est vraiment un truc que je mettrais en avant si j’étais candidat à la présidentielle.

    • Oh mais si ce « truc » est souvent cité et par les profs eux-mêmes, mais pour le diaboliser, car le seul qui propose depuis longtemps une école diversifiée et pluraliste avec des chèques éducation c’est …LE PEN!!
      Outre ce stigmate indélébile qui en fait un produit d’essence fascisante, le fait que les charter schools se passent allègrement des services des syndicats (je dirai même échappent à leurs sévices), fait qu’aux Etats-Unis ceux-ci tirent dessus à boulets rouges et que leurs homologues français se contentent de faire du psittacisme/

  • Il faut repenser l’éducation par l’individu, ce qui n’est pas fait du tout. Je pense que le principal du travail est a effectué au niveau secondaire, le supérieur est globalement libre (si on fait abstraction des usines a chomeurs que sont les facs), le primaire rempli en grande partie son role meme si il y a encore du travail du au probleme de diversification qu’on veut a tout prix inculquer aux enfants (anglais, chinois, education sex., education routiere,…)

    Aujourd’hui un nul en math cotoie un excellent, et ce meme excellent en math est nul en francais et cotoie un excellent… bref, un prof = plusieurs typologie d’élèves mélangés et donc pas le meme rythme et par conséquent obliger de suivre un programme….
    Le système devrait-etre penser par l’individu, c’est a dire plus de classe pure et dure, mais des cours. Un élève qui a un mauvais niveau en math est dans les cours de mauvais niveau, il progresse, il change de cour, jusqu’a atteindre le dernier cour…. et cela pour chaque matière, l’élève peut quitter le collège dès qu’il a atteint le niveau maximum de chaque cour. Plus concretement un élève de 15 ans pourrait cotoyer un élève de 13 ans en cours de francais (un est en retard l’autre en avance), l’objectif c’est qu’un prof travail avec des élèves aux memes difficultés. Un excellent élève qui apprend tout facilement passe tous les niveaux de chaque cours rapidement et passe au lycée et un mauvais apprendrait mieux car focalisé sur leurs difficultés et non plus mélangé par cette horrible égalitarisme sociétal qui au lieu de considérer qu’il faut que les enfants quittent l’école à égalité, parte du postulat que l’enfant est égal, ce qui est faux.
    Au collège l’enfant doit découvrir le plus large panel de cours (théatre, sport, cuisine, francais, maths,…) et non en faire des profs de francais, de maths ou de la seconde guerre mondiale.

    Arrivé au lycée, donc après avoir passer haut la main tous les niveaux de cours du collège, il doit s’orienter vers la branche qui lui plait. Le lycée doit orienter, alors que le collège doit généraliser. En sortie de collège, l’enfant, grace à la découverte précédente aura une vague idée de ses sensibilités (santé, commerce, technologie,….) si il choisi une orientation santé, il passe une première année à découvrir les différents métiers de la santé du médecin à l’infirmière en passant par la pharmacie. La deuxième année doit commencer a professionnaliser, un peu comme les bac pro et les BP par exemple. Imaginons notre élève avec sa sensibiité santé, aime particullièrement la pharmacie, il passe son début de professionnalisation et peut donc devenir préparateur en pharmacie à la sortie, si il souhaite devenir pharmacien, il prolonge par des études supérieurs.

    Ma logique est simple, en fin de primaire, un enfant abandonné dans la nature (on prend le pire) doit savoir lire, écrire, compter car c’est indispensable dans la vie, et cet enfant doit survivre.
    Au collège, il doit découvrir, découvrir un maximum de choses, afin qu’il puisse se construire et développer son « moi »
    Au lycée, les choses se précisent, il choisi son orientation et commence sa professionnalisation
    Au supérieur, il approfondi son savoir pour devenir encore plus compétent.

  • 100% raison pour libérer les écoles de la tutelle de « l’éducation nationale » et par la compétition de ces écoles, suivre les plus performantes.
    0% de chance que ça arrive dans la France d’aujourd’hui. Peut-être après un cataclysme , mais sinon…

  • L’excellence mythique de l’école de Jules Ferry ne prouve pas du tout que l’école d’État puisse être bonne.
    Tout simplement parce que l’école existait déjà, qu’elle était le fruit de siècles d’efforts des Églises (catholique en France), et que l’école publique n’a donc rien inventé – sinon la décadence.
    On glose souvent sur le dévouement quasi sacerdotal des instituteurs de la IIIe: Mais c’était précisément leur modèle.

    La création de l’école publique ne répondait pas au souci d’instruire, sinon elle ne se serait pas accompagnée de la fermeture de 5000 écoles et le licenciement de dizaines de milliers d’excellents enseignants – mais coupables d’être catholiques.
    Si le savoir avait été l’enjeu, aurait-on expulsé les jésuites, sans doute la société savante la plus féconde de l’Histoire ?

    Non, l’enjeu était le pouvoir essentiel, celui d’endoctriner de force les enfants de toute la population.
    Il faut repousser la tentation de la Spoliation et de la Contrainte.
    Les fruits de cet arbre sont vénéneux, il faut le couper et le brûler avant de mourir empoisonnés.

    L’École publique est foncièrement, profondément, intrinsèquement un projet totalitaire.
    L’école doit être privée, pour détruire ce pouvoir exorbitant et donc corrompu.
    Sous l’effet de la concurrence, la qualité progresserait et le prix baisserait.
    La diversité se développerait pour répondre à celle des besoins des enfants.
    L’économie orienterait les compétences et chasserait les talents dans tous les milieux, assurant le progrès social.

  • Outre la politisation de l’enseignement qui ne devrait pas être, il faut surtout constater un gâchis lamentable : une part très importante de nos ressources gâchées par idéologie, une génération (et même plusieurs) sacrifiées, une économie qui cherche des compétences et un métier qui n’arrive plus à recruter malgré le chômage.

    Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais je sais ce qu’il ne faut pas faire. Mais peut-être d’autres que moi considère que l’éducation nationale française est un succès ?

  • Petite parenthèse, ayant en parti grandi dans une bourgade montagnarde, il n’y avait pas assez d’enfants pour avoir une classe de chaque âge, aussi, étaient mélangés les C.P.,CE1,… jusqu’au CM2.
    Et là, surprise, on se rendait compte que sur certains exercices, on pouvait être d’une classe supérieure. A l’inverse, revoir un cours d’une année précédente permettait de comprendre enfin une chose qui nous avait échappé.
    évidemment, nous n’étions qu’une vingtaine, mais bien plus soudés et concernés que dans les écoles dites normales.

  • Très bon article. Pour combattre ce que je nomme PEDAGAUCHISME, il convient effectivement d’en retracer la genèse en identifiant sa matrice intellectuelle qui est à la fois illbérale (liberticide) et anti-libérale (jacobine).

    Cette idéologie « archaïque et liberticide » est l’un des nombreux avatars de l’égalitarisme, lui-même un pilier de la doxa socialiste. Sa prolifération est favorisée par le centralisme jacobin, excroissance de l’absolutisme royal et maladie infantile de la République de 1792, qui s’est muée (a muté ?) en pathologie gériatrique au XXème siècle. Belle continuité historique de la France éternelle.

    Les pédagauchistes sont des épigones de Rousseau et de ses héritiers directs, les Jacobins, qui prétendent démocratiser la société par l’école et servir l’intérêt général, deux notions qu’ils ont vidées de leur sens. Ils ont combiné le délire onirique de l’Emile et un modèle éducatif emprunté à Sparte pour subjuguer l’individualité de l’enfant et fondre celui-ci dans le collectif.

    Dans  » La liberté et ses traîtres », Isaiha Berlin (philosophe letton, puis britannique, puis américain) dépeint Rousseau comme «l’un des ennemis les plus sinistres et les plus redoutables de la liberté, dans toute l’histoire de la pensée moderne ». Il a infantilisé les hommes, même si c’est surtout à titre posthume. Urbi et orbi, ses disciples ont trahi la cause dont il s’était voulu le chantre et, depuis plus de deux siècles, les despotes se réclament de lui, en se vantant de penser à la place de ceux qu’ils ont ainsi tout le loisir d’opprimer, à l’image de Jean-Jacques, tirant les ficelles de son pantin Emile, dans ce « roman » de pure fiction sur l’éducation. Selon un biographe, « Emile n’est donc nullement un manuel de pédagogie pratique mais une expérience imaginaire destinée à montrer que les vices ne sont pas inhérents à la nature humaine ».
    Ce procédé littéraire diablement efficace imprègne une œuvre qui poursuit un but unique : dédouaner l’auteur. Il est né bon. C’est la société qui l’a perverti et lui a fait commettre des actes que la morale réprouve. Rousseau a lui-même souligné que l’Emile était un roman sur l’éducation et que suivre ses préceptes était un contresens aux conséquences nécessairement funestes pour les enfants… et leurs parents. (Raymond Trousson, « Jean-Jacques Rousseau », Paris 2003, 444 et s.) Les cuistres de l’Education nationale n’en ont cure.

    Un régime totalitaire sévissait en URSS et dans les « colonies » soviétiques d’Europe orientale tout comme dans la France de Vichy, or ces pays n’ont pas détruit les apprentissages fondamentaux ni vidé les contenus disciplinaires. Bien au contraire, Staline a prestement mis fin dès son arrivée aux lubies que les Bolchevicks avaient importées d’Amérique, cette Progressive Education, matrice intellectuelle du pédagogisme, qu’ils appliquaient sous la férule de Kroupskaïa et de son âme damnée Lounatcharski. Lequel a écrit en 1920 : « beaucoup des choses que nous introduisons dans notre école…sont une application socialiste des méthodes introduites dans les meilleures écoles américaines ».

    Je remarque que cet excellent programme éducatif venu d’Auvergne fait du Condorcet, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. En effet, il reprend, sans jamais s’y référer, tous les points théorisés en 1791 par ce philosophe dont l’œuvre éducative est méconnue, voire trahie, en France : l’avancée de l’esprit humain par le développement de « l’esprit critique », indissociable de la liberté de penser, et mission première de l’Instruction publique qui ne peut dispenser un savoir « émancipateur » que par des méthodes non sectaires; la laïcité qui découle de cette liberté, comme principe directeur d’un tel enseignement, avec l’exclusion de tout cléricalisme, religieux et séculier ; ajoutons y encore l’autonomie des établissements et le pluralisme et on voit se profiler un système proche de celui des « charter schools » !!

    Condorcet ne voulait même pas que l’école soit obligatoire. En bon libéral, il était convaincu que les bienfaits du système suffiraient à lui rallier une adhésion générale et volontaire. L’Etat procure les locaux et rémunère les enseignants et il n’a surtout aucun mot à dire sur le contenu des programmes. Cette architecture scolaire est l’idéal-type d’une école ancrée dans la pensée libérale. Quant au chèque- éducation, son disciple Daunou l’a proposé aux vainqueurs de Thermidor.

    En 1983, tout comme J . de Romilly, (L’enseignement en détresse) J.- Cl. Milner ( De l’Ecole) a identifié le coupable: l’égalitarisme. Ce virus a été inoculé à l’ensemble de l’institution par ses instances dirigeantes que Milner nomme la Corporation (en majorité des cathos de gauche) et elle s’est désormais fossilisée en une Nomenklatura inamovible qu’Allègre a baptisée Mammouth.

    Edgar Quinet est un activiste dont les idées sur l’instruction publique obligatoire sont celles de tous les républicains de son époque, mais il bien trop radical pour figurer à titre principal parmi les fondateurs de l’Ecole de la IIIe République. Comme celle-ci, elle fut l’œuvre de modérés, des protestants LIBERAUX, républicains exilés eux aussi en Suisse sous Napoléon III, mais conduits par Ferdinand Buisson qui n’avait rien d’un excité. Quant à Jules Ferry, Mona Ozouf et quelques autres l’ont enfin débarrassé du manteau d’infamie que les socialistes (qu’il détestait) lui tricotent depuis plus d’un siècle. Il ne mérite pas l’opprobre d’une critique qui n’a ostensiblement jamais lu une ligne de ses écrits (accessibles pourtant dans les dix tomes de ses discours) et aveuglée par l’historicisme.
    Buisson est allé en Amérique apprendre de Horace Mann comment instaurer la laïcité scolaire. Si « le ver a été mis dès ses premières pousses » par ces gens qui se sont eux aussi inspirés de l’école prussienne, mais …après Sedan, comment expliquer le succès d’un système dont les principes fondateurs demeurent intemporels puisque toutes les écoles qui instruisent avec succès les utilisent encore ? Comment expliquer que la destruction des apprentissages ne se soit déclenchée en France que dans les années 1970 ? Comment expliquer la qualité incontestable des contenus du Primaire supérieur que ne possède pas un étudiant en droit muni d’une licence aujourd’hui ?

    Enfin sur ceux qui « lorsque la réalité s’oppose à leurs croyances, (…) ont tendance à adapter leurs croyances pour qu’elles correspondent à leur comportement », j’ajouterai que ceci est l’inverse de l’utopie socialiste, qui conduit ses ouailles à plier la réalité aux exigences leurs doxa.

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