Le Conseil d’État rejette une requête liberticide contre la GPA

Bébé qui dort credits peasap (licence creative commons)

Bonne nouvelle, le Conseil d’État a validé une circulaire autorisant aux enfants nés de GPA de bénéficier de la nationalité française.

Par Emmanuel Bourgerie.

Bébé qui dort credits peasap (licence creative commons)

La Gestation Pour Autrui est un sujet très houleux, je ne vous apprend rien, et la gauche comme la droite sont parties en guerre contre la GPA alors qu’elle n’est ni légale ni pratiquée en France, s’accusant l’un l’autre de vouloir faire avancer la marchandisation du corps de la femme.

Bonne nouvelle pourtant, puisque le Conseil d’État a validé une circulaire qui autorise aux enfants nés de GPA de bénéficier de la nationalité française (pour les couples qui y ont recours à l’étranger). C’est une bonne nouvelle, car l’adoption et la GPA sont des processus qui sont suffisamment longs, coûteux et stressants pour les parents pour, en plus, leur faire subir une telle incertitude sur l’avenir de leurs enfants.

Quelle que soit votre position sur la GPA, gardez à l’esprit qu’à ce stade elle a déjà eu lieu et que ceux qui auraient le plus souffert de l’abandon de cette directive auraient été les enfants eux-mêmes, qui n’ont rien demandé à personne et pouvaient se retrouver dans des situations légales invraisemblables.

Les parents qui veulent aller adopter aux États-Unis ou au Canada n’auront plus à avoir peur des répercussions légales en France. Rappelons qu’un des principes de base du droit est que si les parents commettent quelque chose d’illégal, c’est au pays dans lequel la GPA a eu lieu de les juger, pas à la France.


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